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Chers tous,

Nous avons le plaisir de vous informer de la publication d’un nouveau « Flash Sécurité Patient », élaboré par l’Association Française d’Urologie (AFU) et labellisé par la HAS : « Complications infectieuses liées aux instillations endovésicales de BCG. Bien les connaitre pour mieux les reconnaitre »

Ce flash, réalisé à partir de déclarations d’évènements indésirables associés aux soins (EIAS) de médecins accrédités, rappelle les points essentiels pour améliorer la prise en charge de cette complication rare :

  • valider et tracer l’indication et l'absence de contre-indications des instillations endovésicales de BCG ;
  • informer le patient et ses proches des modalités pratiques du traitement et des risques associés, en particulier des signes devant l'amener à contacter l'urologue (notamment, tout signe infectieux persistant plus de 48h);
  • remettre au patient une fiche d’information et un carnet de suivi, avec les contacts au niveau de l’établissement à alerter si besoin ;
  • ne jamais réaliser d’instillation en cas de sondage douloureux ou traumatique ;
  • informer les professionnels de ville du traitement et des risques associés.

Bien à vous,

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Chers membres,

Nous avons souhaité porter à votre connaissance un message de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) sur le risque de survenue d’effets indésirables graves voire fatals, en cas d’utilisation non conforme à l’autorisation de mise sur le marché (AMM) de l’eau oxygénée (solution de peroxyde d’hydrogène).

Récemment, l’ANSM a été informée du décès d’un patient ayant présenté un arrêt cardiorespiratoire suite à un lavage des corps caverneux par injections intra-péniennes avec des mélanges successifs d'eau oxygénée diluée à 50%, de povidone iodée diluée à 50%, de vancomycine 1 g, et de gentamycine 80 mg. Une embolie gazeuse à la suite du passage systémique de l’eau oxygénée est suspectée.

Un précédent cas fatal déclaré en 2024 concernait une adolescente décédée lors d’une reprise chirurgicale pour suspicion d’infection de matériel. Un arrêt cardiorespiratoire était survenu peu après un lavage du site opératoire comprenant de l’eau oxygénée.

Compte tenu du mécanisme connu de libération d’oxygène lors de son contact avec les tissus, le rôle potentiel de l’eau oxygénée dans la survenue de l’arrêt cardiaque avait été évoqué.

Dans ce contexte, l’ANSM souhaite rappeler de ne pas utiliser l’eau oxygénée pour l’irrigation des cavités closes ou semi-closes, ni sur des plaies très vascularisées ou sous pansement occlusif. Des embolies gazeuses d’évolution fatale, par formation et diffusion de bulles d’oxygène, peuvent en effet survenir lors de cette utilisation, et ce, pour des doses parfois minimes (cf. Mises en garde du résumé des caractéristiques du produit).

Nous vous remercions par avance de l’attention que vous porterez à cette alerte, afin de renforcer la sensibilisation et la prévention de liées à l’usage de l’eau oxygénée.

Bien à vous, 

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À l’hôpital Cochin - La Collégiale (AP-HP), Marie Chamontin, psychologue clinicienne, anime un groupe thérapeutique pour les soignants confrontés à la souffrance au travail. Elle décrypte ce qui précède la rupture, les signes qui doivent alerter et les conditions d’une reprise durable après un arrêt, dans un contexte où plusieurs enquêtes récentes confirment la persistance de taux élevés de burn-out chez les médecins. La pause estivale est aussi un moment propice pour interroger son rapport au travail avant l’installation des premiers signaux d’alerte.

 

Qu'est-ce que le burnout, d'un point de vue clinique, et quels facteurs expliquent son apparition chez les médecins et les chirurgiens ?

Marie Chamontin : Le burnout figure dans la CIM-11, mais sa définition ne fait pas consensus dans la recherche. Le MBI (Maslach Burnout Inventory), largement utilisé pour l’évaluer, présente une limite méthodologique importante : il ne fixe pas de seuil (« cut-off ») permettant de déterminer si une personne est ou non en burnout ; ce n’est donc pas un outil clinique. À cette difficulté d'évaluation s'ajoute une difficulté clinique, car les patients ne présentent pas tous les mêmes symptômes. Une chose est sûre en revanche : leur souffrance est réelle et procède d'un stress chronique lié au travail, plus précisément à l'organisation du travail.

Cette souffrance répond à une mécanique bien identifiée, celle des risques psychosociaux, décrits notamment dans le rapport Gollac (voir encadré). Parmi eux figurent la charge et l'intensité du travail, mais aussi la latitude décisionnelle ou autonomie, c'est-à-dire la marge de manœuvre dont on dispose pour exercer son métier selon son jugement professionnel. S'y ajoutent des contraintes organisationnelles souvent trop lourdes pour être résolues à son niveau, comme le manque de moyens ou d'internes. Le jour où la personne comprend que ce n'est pas à son niveau que cela peut se résoudre, elle commence à changer de regard sur sa situation.

L’écart entre le travail prescrit et le travail réel constitue un autre facteur central, en particulier chez les soignants. Un acte simple sur le papier peut devenir bien plus complexe dans la pratique, face à un patient qui refuse, à un accès veineux difficile ou à un manque de matériel. Cet écart peut devenir une autre source importante de souffrance au travail.

 

Cliniquement, comment cette souffrance évolue-t-elle dans le temps ?

Marie Chamontin : Le burnout n'est pas un épisode ponctuel de stress aigu, comme un trouble de l'adaptation. Il s'installe au minimum six mois avant la rupture, parfois sur un an ou deux, avec des troubles physiques et anxieux, et très souvent des troubles du sommeil, qui se développent progressivement. Cette progression passe d'autant plus inaperçue qu'elle s'inscrit dans une idée apprise dès les études, celle que « le travail, c'est dur ». L'internat est éprouvant, les horaires sont à rallonge, et les soignants apprennent tôt à faire avec cette difficulté, jusqu'à un certain point. On en retrouve trois dimensions cliniques classiques : l'épuisement émotionnel, avec une fatigue psychique et cognitive qui va jusqu'à la difficulté à rédiger un simple mail, le cynisme ou dépersonnalisation, qui se traduit par une mise à distance du travail et, chez les soignants, une forme de froideur envers le patient, et le sentiment de ne plus bien faire son travail, qui alimente une culpabilisation et un cercle vicieux.

 

Quels signes devraient alerter l'entourage avant la rupture ?

Marie Chamontin : Les personnes qui basculent dans le burnout n'en ont, la plupart du temps, absolument pas conscience elles-mêmes. Beaucoup restent dans le déni face aux signaux que leur entourage, conjoint, collègues, médecin du travail, leur renvoie pourtant déjà, et/ou continuent à tenir malgré tout, incapables de dire non, portées par le sentiment de devoir rester pour ne pas abandonner leurs patients. C'est justement parce qu'elles ne se voient pas elles-mêmes que le repérage revient souvent à l'entourage.

De l'extérieur, le premier signal n'est pas la quantité de travail en soi : on peut travailler beaucoup, avec plaisir, sans que cela pose problème. Le vrai signal, c'est la disparition du plaisir. La personne ne prend plus de satisfaction dans ce qu'elle fait, rumine négativement sur le travail, anticipe avec anxiété. Le sommeil est aussi un marqueur très fiable, avec des réveils nocturnes envahis de pensées liées au travail, ou une fatigue diurne persistante malgré une nuit complète. Sur le plan relationnel, on observe souvent une irritabilité et une sensibilité accrues, ainsi qu'un repli sur soi. La frontière avec la dépression est alors très fine.

Un point essentiel pour l'entourage : ces signes doivent s'inscrire dans la durée, sur plusieurs mois d'accumulation continue, et non dans un pic ponctuel lié à une échéance. Après cette période d'accumulation, la rupture est souvent repérée rétrospectivement par les patients comme un moment précis : ils se souviennent du jour où quelque chose a basculé.

 

Après un burnout, qu'est-ce qui permet à un médecin de reprendre durablement son exercice ?

Marie Chamontin : La reprise est très variable selon les personnes. Certaines retrouvent une organisation de travail qui n'a pas changé pendant leur arrêt, mais elles-mêmes ont changé. Elles ont appris à dire non, à mettre de la distance avec l'activité professionnelle, et comme elles aiment leur métier, elles peuvent reprendre dans le même cadre. D'autres ne le peuvent pas et reprennent rarement à temps plein d'emblée, le plus souvent en temps partiel thérapeutique. D'autres encore reprennent après un aménagement de poste, avec certaines activités ou projets retirés.

Pour les personnes dont l'organisation du travail n'a pas bougé du tout, nous recommandons de ne pas y retourner en l'état. La thérapie n'a pas vocation à rendre la personne infiniment plus résistante à un environnement resté délétère. Il faut alors envisager un changement d'organisation, d'établissement, voire de métier. Une reconversion complète reste rare, mais les compétences soignantes sont souvent réinvesties autrement, dans l'éducation thérapeutique, l'enseignement, la recherche ou le consulting.

Ce qui rend la situation particulièrement difficile pour les soignants, c'est le sentiment d'abandonner leurs patients. Ils redoutent qu'en s'arrêtant, ceux-ci ne se retrouvent sans personne pour les prendre en charge.

 

Sur quoi porte le travail thérapeutique après la reprise ?

Marie Chamontin : Le sommeil reste, dans ma pratique, le premier point d'entrée. C'est ce qui doit être systématiquement interrogé, avec cette question simple posée au patient : « Comment ça va au travail ? », puisque la souffrance procède, in fine, d'un stress chronique.

Le travail thérapeutique porte ensuite sur l'identification des facteurs de risques psychosociaux propres à la personne, sur la place que le travail occupe dans sa vie, sur l'affirmation de soi et la capacité à dire non quand c'est justifié. Mais l'essentiel se joue aussi dans la capacité à se réapproprier ce que le travail signifie vraiment pour soi.

 

Propos recueillis par Pierre Derrouch et relus par Marie Chamontin, psychologue à l'AP-HP (Hôpital Cochin - La Collégiale).

Ne passez pas à côté

  • Connaître le DUERP de sa structure. L'évaluation des risques psychosociaux est une obligation réglementaire dans chaque établissement, via le document unique d'évaluation des risques professionnels (DUERP). Pour Marie Chamontin, ces facteurs ne sont pas toujours suffisamment identifiés ni réellement travaillés dans les démarches de qualité de vie au travail.
  • Surveiller son équilibre de vie.Beaucoup de patients en viennent à oublier de manger, faute de temps, ou renoncent progressivement à l'activité physique, aux loisirs, au temps passé avec leurs proches. « Quand vous perdez cet équilibre, que vous n'êtes plus allé nager depuis six mois, que vous n'avez plus le temps d'aller chercher votre enfant à l'école alors que c'était important pour vous, c'est le moment de vous poser la question », souligne-t-elle.
  • Interroger la place du plaisir dans le travail. Travailler beaucoup n'est pas un problème en soi, tant que cela reste une source de satisfaction. « Le travail peut être une source de plaisir. Mais quand ce n'est plus le cas, c'est un indicateur », résume Marie Chamontin.

Les six facteurs de risques psychosociaux

  • Intensité du travail et charge de travail,
  • Exigences émotionnelles
  • Autonomie,
  • Rapport sociaux au travail,
  • Conflits de valeurs,
  • Insécurité de la situation de travail.

Allez plus loin : Trois conseils pour limiter le stress au travail, Marie Chamontin, 06/2025, https://theconversation.com/trois-conseils-pour-limiter-le-stress-au-travail-258424

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Du 24 au 25 septembre 2026

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Du vendredi 4 au samedi 5 septembre 2026

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Le Pr Yann Neuzillet, Vice-Président de l'AFU et responsable du Registre TVNIM-AFU, est convaincu que les urologues français disposent d'une mine de données qu'ils n'exploitent pas. Le registre TVNIM est l'outil pour y remédier, à condition que tous jouent le jeu. C’est qu’il rappelle à l’occasion du mois de la vessie.

 

À l'origine du registre TVNIM de l’AFU, il y a une alerte venue d'une autre spécialité. Racontez-nous.

C’est de l’exemple de la chirurgie thoracique et de son registre EPITHOR qu’est né le projet de registre TVNIM-AFU. EPITHOR a créé un précédent qui a alerté l'AFU autour de 2010 : les chirurgiens thoraciques avaient vu leur exercice conditionné par la HAS à la participation au registre, ce qui avait suscité des inquiétudes chez les urologues. Cela a conduit l'AFU à prendre les devants en mettant en place son propre registre pour ne se voir imposer un registre pour pratiquer une activité oncologique.

 

Pourquoi avoir choisi les tumeurs de vessie non infiltrant le muscle pour lancer le premier registre de données de l’AFU ? Vous auriez pu partir de la prostate ou du rein, par exemple.

Nous avons fait le choix des tumeurs de vessie non infiltrant le muscle car elles constituent une pathologie purement urologique, sans intervention d'autres spécialités : pas de radiothérapeute comme pour le cancer de la prostate, pas de radiologue pour les biopsies. Les TVNIM sont notre domaine exclusif, il n'y a pas de multidisciplinarité. C’était donc le terrain idéal pour mettre en place un registre. De plus, la fréquence des TVNIM en pratique urologique permettait d’envisager l’inclusion d’un nombre important de patients et la constitution rapide d’une base de données de soins courants, au bénéfice des urologues qui les produisent, de la recherche française et de l’urologie.

À partir de 2019-2020, nous avons fait un long chemin réglementaire pour mettre en place le registre et ouvrir les premiers centres en 2022 ; on en compte aujourd’hui une centaine. Il y a une vraie dynamique ; l'énergie est là.

 

Le registre a été créé pour évaluer des biomarqueurs urinaires en vue de réduire les fibroscopies vésicales. Est-ce son seul intérêt ?

Le registre ne se résume pas aux biomarqueurs, même si c'est par là que nous avons démarré. Il nous fallait un financement pour payer le temps des techniciens d'études cliniques qui aident au remplissage du registre. Ce financement a permis, indirectement, d'enregistrer toutes les données de soins courants : comment le diagnostic a été posé, quels traitements ont été reçus, quelle est leur efficacité. Ces données fournissent des informations précieuses sur l’ensemble du parcours de soins. Elles reflètent aussi la pluralité des prises en charge sur l’ensemble du territoire, pas seulement dans les grands centres, mais partout, par tous les urologues. Leur exploitation doit toutefois s’inscrire dans une méthodologie clinique rigoureuse : ce n’est qu’à cette condition qu’elles peuvent produire des résultats interprétables et utiles à la pratique. C’est ce qui leur donne une valeur considérable pour la recherche, la formation et l’auto-évaluation de chaque praticien.

 

Vous dites que les urologues sont assis sur une mine de données qu'ils n'exploitent pas. Qu'entendez-vous par là ?

À chaque opération, chaque compte-rendu de cystoscopie, chaque examen d'anatomopathologie, nous produisons des informations précieuses sur les traitements administrés et leur efficacité. Ces données de soins courants intéressent les chercheurs, l'industrie, la médecine française. Pensez à ce que coûte un sondage d'opinion à 12 mois des présidentielles: des centaines de milliers d'euros pour savoir ce que pensent les Français. Le nombre de tumeurs réséquées, les résultats anatomopathologiques, les traitements administrés... ce que nous produisons chaque jour en travaillant vaut de l'or pour notre spécialité, la recherche et les patients, et nous ne l'exploitons pas, faute de systèmes adaptés. Le registre TVNIM est précisément l'outil qui permet de valoriser ces données, sans travail supplémentaire quand les comptes-rendus sont bien rédigés conformément aux recommandations de l'AFU. C'est d'ailleurs un cercle vertueux : le registre encourage à bien rédiger les comptes-rendus, ce qui améliore la prise en charge, et ces comptes-rendus alimentent en retour la base de données.

 

Pourtant, les inclusions restent insuffisantes. Quels sont les freins ?

Il y en a de légitimes et de moins légitimes. Le plus légitime, c'est le manque de techniciens d'études cliniques. Tous les centres n'en disposent pas à plein temps, et quand le TEC est partagé entre plusieurs études, les collègues limitent leurs inclusions pour ne pas le surcharger. C'est compréhensible, mais dommageable, car le registre doit être le plus exhaustif possible. Le deuxième frein, moins légitime, tient aux directions d'établissements qui refusent de contractualiser avec plusieurs laboratoires pour les biomarqueurs, limitant de fait les possibilités d'inclusion. Il faut rappeler aux directions financières que la contractualisation n'engendre aucun surcoût pour l’hôpital ; chaque biomarqueur prescrit est remboursé selon son tarif. Et puis il y a ceux qui invoquent le manque de temps. Mais si on donne les outils et que les gens ne veulent pas les utiliser, on reste à l'âge de pierre.

 

Que répondez-vous à ceux qui hésitent encore ?

Que l'AFU leur offre une chance que d’autres spécialités n'ont pas : le financement du temps TEC pour alimenter un registre de soins courants. Aucune autre société savante ne fait ça pour ses membres. Ce n'est pas une étude financée par un industriel avec un intérêt commercial derrière, c'est de l'évaluation au service des urologues et de leurs patients. L'urologie française est aujourd'hui leader sur ce terrain : les autres spécialités regardent ce que nous faisons avec intérêt. Ne pas en profiter, c'est risquer de perdre l'avance que nous avons prise. Il n'est jamais trop tard pour rejoindre le registre.

 

Qu'est-ce qui pourrait contribuer à simplifier encore plus la participation au registre, et lever les réticences des urologues qui n'y participent pas encore ?

L'un des grands objectifs est d'utiliser l'intelligence artificielle, notamment la lecture automatisée de documents, pour éviter la saisie manuelle des données. À partir du compte-rendu de chirurgie ou du compte-rendu de RTUV, le remplissage de la base de données serait généré automatiquement, le TEC n'ayant plus qu'à en vérifier l'exactitude. D'ici cinq à dix ans – peut-être avant –, le temps TEC ne sera probablement plus nécessaire pour la saisie. C'est l'ambition du séminaire de juin de l’AFU : choisir la solution d'IA adaptée, et définir des comptes-rendus types que l'AFU mettra à disposition des urologues pour faciliter l'extraction automatisée des données. Sur ce plan, l'urologie française est en avance. C'est une opportunité à saisir collectivement, et c'est précisément l'ambition de ce séminaire. Il faut être fier de notre leadership, mais surtout ne pas se reposer dessus.

Propos recueillis par Pierre Derrouch

 

Pour rejoindre le Registre TVNIM-AFU ou en savoir plus : https://www.urofrance.org/recherche-2/registre-tvnim-afu

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L’AFU a mis en place tout au long du mois de mai une campagne de sensibilisation visant à informer le public sur le cancer de la vessie, et un symptôme d’alerte, la présence de sang dans les urines.

 

Découvrir la campagne

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Plus qu’une course, la Novemb’Run est un élan collectif au service d’une cause essentielle : la santé des hommes. Dans une ambiance sportive, conviviale et engagée, cet événement phare de Novembre au Masculin, porté par l’Association Française d’Urologie, mobilise le grand public pour briser les tabous et mieux faire connaître les pathologies urologiques.

La Novemb’Run est aussi un événement 100 % caritatif : en participant, chacun contribue directement à soutenir la recherche en urologie. Les fonds collectés permettront de financer des projets innovants et de faire avancer l’innovation thérapeutique, au bénéfice des patients.

Parce que chaque pas compte, cette course est une occasion unique de s’engager concrètement pour la santé masculine.

Lire la suite

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EAU 2026 | Le Congrès Européen d'Urologie s'est déroulé le week-end dernier à Londres.

Découvrez le résumé des principaux messages partagés durant ces 3 jours. ⬇️

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[post_title] => Résumé du Congrès Européen d'Urologie à Londres - EAU 2026 [post_excerpt] => [post_status] => publish [comment_status] => open [ping_status] => open [post_password] => [post_name] => resume-du-congres-europeen-durologie-a-londres-eau-2026 [to_ping] => [pinged] => [post_modified] => 2026-03-23 10:58:18 [post_modified_gmt] => 2026-03-23 09:58:18 [post_content_filtered] => [post_parent] => 0 [guid] => https://www.urofrance.org/?p=116442 [menu_order] => 0 [post_type] => post [post_mime_type] => [comment_count] => 0 [filter] => raw ) [9] => WP_Post Object ( [ID] => 116055 [post_author] => 6357 [post_date] => 2026-03-04 09:26:47 [post_date_gmt] => 2026-03-04 08:26:47 [post_content] =>

L’AFU poursuit son engagement avec la 5e édition de l’ascension cycliste du Mont Ventoux, destinée à sensibiliser sur la santé de l’homme par la pratique d’une activité physique adaptée.
Nous vous donnons rendez-vous le samedi 19 septembre 2026 à Bédoin, pour relever une nouvelle fois le défi en vélo musculaire ou électrique.

[post_title] => Roulons pour la Santé de l'Homme en 2026 [post_excerpt] => [post_status] => publish [comment_status] => open [ping_status] => open [post_password] => [post_name] => roulons-pour-la-sante-de-lhomme-en-2026-2 [to_ping] => [pinged] => [post_modified] => 2026-03-04 15:35:46 [post_modified_gmt] => 2026-03-04 14:35:46 [post_content_filtered] => [post_parent] => 0 [guid] => https://www.urofrance.org/?p=116055 [menu_order] => 0 [post_type] => post [post_mime_type] => [comment_count] => 0 [filter] => raw ) [10] => WP_Post Object ( [ID] => 115596 [post_author] => 6357 [post_date] => 2026-01-19 16:50:58 [post_date_gmt] => 2026-01-19 15:50:58 [post_content] =>

À la suite de la publication dans Uronews n° 134 d'un résumé de la revue Cochrane sur le traitement substitutif par testostérone dans la dysfonction sexuelle masculine, nous avons sollicité Charlotte Methorst pour un éclairage clinique. Cette méta-analyse souligne l'absence de bénéfice du traitement en l'absence d'hypogonadisme biologique. L'urologue précise ici la place du bilan hormonal en pratique courante et discute les indications actuelles du traitement substitutif, tant dans le champ sexuel qu'en dehors.

 

En l'absence de déficit androgénique biologique, quelle place donner à l'évaluation hormonale dans la dysfonction sexuelle masculine ?

La dysfonction sexuelle masculine constitue un ensemble complexe de troubles affectant la qualité de vie des patients et de leurs partenaires. Parmi ces troubles, la dysfonction érectile (DE) occupe une place prépondérante. Elle se définit comme l'incapacité persistante et récurrente à obtenir ou maintenir une érection suffisamment rigide pour permettre un rapport sexuel satisfaisant. Cette définition, bien qu'apparemment simple, recouvre une réalité clinique multidimensionnelle nécessitant une approche diagnostique rigoureuse et nuancée.

La nature multifactorielle de la dysfonction érectile en fait un véritable défi diagnostique.

L'évaluation initiale de tout patient consultant pour une dysfonction érectile doit reposer sur une approche systématique et complète. L'interrogatoire constitue le pilier de cette démarche diagnostique, permettant de préciser les caractéristiques de la dysfonction, son ancienneté, son caractère situationnel ou généralisé, ainsi que son retentissement sur la qualité de vie. L'examen clinique, bien que souvent peu contributif, demeure indispensable pour rechercher des signes d'hypogonadisme, évaluer l'état vasculaire périphérique et identifier d'éventuelles anomalies anatomiques.

La recherche systématique des facteurs de risque cardiovasculaires et métaboliques s'avère cruciale. Le diabète, l'obésité, la dyslipidémie, le tabagisme et la sédentarité constituent des déterminants majeurs de la dysfonction érectile. Cette exploration permet non seulement d'orienter le diagnostic étiologique mais également d'identifier des patients à risque cardiovasculaire global nécessitant une prise en charge préventive spécifique.

 

Comment intégrer l'évaluation hormonale dans un bilan étiologique multifactoriel ?

Dans ce contexte diagnostique complexe, la question du bilan hormonal se pose naturellement. L'absence de déficit androgénique biologique, définie par des taux de testostérone totale et libre situés dans les valeurs de référence, soulève une interrogation fondamentale : jusqu'où faut-il pousser l'exploration hormonale ? Cette situation, fréquente en pratique clinique, questionne la pertinence d'un bilan hormonal approfondi et invite à une réflexion sur les indications réelles de ces investigations complémentaires.

Les recommandations internationales, notamment celles de l'Association Européenne d'Urologie (EAU) et de l'Association Française d'Urologie (AFU), ont établi un cadre précis pour l'évaluation hormonale dans la dysfonction sexuelle masculine. Ces guidelines insistent sur l'importance de la mesure de la testostéronémie totale matinale, réalisée à jeun, idéalement entre 7 et 11 heures du matin, période correspondant au pic circadien de sécrétion androgénique. Cette recommandation repose sur des arguments physiologiques solides et vise à optimiser la fiabilité du dosage.

En cas de valeur limite ou basse, les recommandations préconisent la réalisation d'un second dosage de confirmation, associé le cas échéant à un dosage de testostérone libre ou biodisponible. Cette approche en deux temps permet de limiter les faux positifs liés à la variabilité biologique intra-individuelle et aux conditions de prélèvement. Cependant, lorsque les valeurs initiales de testostérone s'avèrent franchement normales (supérieures à 12 nmol/L), la question de la poursuite du bilan hormonal se pose.

Les données scientifiques récentes, notamment la revue systématique Cochrane publiée en 2024, apportent un éclairage décisif sur cette problématique. Cette méta-analyse, considérée comme le plus haut niveau de preuve en médecine factuelle, démontre que la supplémentation en testostérone chez les hommes présentant une dysfonction érectile sans déficit androgénique biologique n'apporte aucun bénéfice significatif sur la fonction érectile. Plus encore, l'impact sur la qualité de vie sexuelle globale et la satisfaction des patients s'avère minime voire absent.

Cette conclusion appelle toutefois une nuance clinique importante : chez les patients non-répondeurs aux IPDE5 (inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5), le traitement par testostérone peut restaurer leur sensibilité à ces molécules via ses effets directs sur le tissu caverneux. Les IPDE5 demeurent néanmoins le gold standard de la prise en charge de la dysfonction érectile.

 

Le traitement substitutif par la testostérone a-t-il encore une indication ?

Cette méta-analyse Cochrane ne montre pas non plus d'efficacité sur l'amélioration de la santé cardiovasculaire de l'homme. Il convient toutefois de préciser que la population étudiée est celle des hommes présentant une dysfonction érectile, alors que l'étude TRAVERSE, qui a spécifiquement évalué la sécurité cardiovasculaire du traitement substitutif, démontre l'innocuité du traitement substitutif sur le plan cardiovasculaire.

D'autre part, on sait aujourd'hui que l'hypogonadisme entraîne chez l'homme une problématique de troubles métaboliques et d'ostéoporose. Chez ces populations cibles, en particulier les patients présentant un syndrome métabolique, un traitement substitutif peut être particulièrement pertinent pour améliorer la sensibilité à l'insuline, augmenter la masse maigre et osseuse, ainsi que pour améliorer le profil lipidique.

En synthèse, au-delà des conclusions sur la dysfonction érectile, cette nouvelle revue Cochrane confirme surtout l'innocuité, déjà établie, des traitements substitutifs chez les populations d'hommes hypogonadiques.

Concernant la dysfonction érectile, la prise en charge de la dysfonction sexuelle masculine doit s'inscrire dans une démarche résolument multidisciplinaire. Celle-ci intègre les dimensions vasculaires, neurologiques, psychologiques, relationnelles et médicamenteuses. Dans ce cadre global, l'évaluation hormonale trouve sa place lorsque le contexte clinique l'indique, mais ne saurait constituer un automatisme systématique en l'absence d'arguments biologiques ou cliniques.

Propos recueillis par Pierre Derrouch

 

Lien vers l’article dans Uronews n° 134 (réservé aux membres de l’AFU): https://www.urofrance.org/newsletter/uro-news-134/

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l’AFU se mobilise pour sensibiliser, libérer la parole et faire bouger les lignes. Chaque année, la Semaine de la Continence mobilise médecins, associations et grand public autour d’un message fort : L’incontinence n’est pas une fatalité.

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Les derniers résultats de l’ERSPC, vaste essai européen lancé en 1993 pour évaluer l’intérêt du dépistage par PSA, confirment après plus de vingt ans de suivi son impact sur la mortalité spécifique du cancer de la prostate. Les données actualisées et publiées le 29 octobre 2025 dans le The New England Journal of medecine montrent un gain clinique qui se renforce avec le temps et un rapport bénéfices-risques plus favorable. Le surdiagnostic demeure central et oriente vers des approches ajustées au niveau de risque. L’ensemble consolide la place d’un dépistage ciblé. Entretien avec Arnauld Villers, co-auteur de l’étude et membre de l’AFU.

 

L’étude européenne randomisée sur le dépistage du cancer de la prostate (ERSPC) montre une augmentation progressive du bénéfice absolu du dépistage, avec un excès d’incidence qui diminue au fil du temps. Après 23 ans, un décès est évité pour 456 hommes invités au dépistage. Cette évolution du rapport bénéfices-risques justifie-t-elle la mise en place d’un dépistage organisé en France, et comment l’intégrer dans l’élaboration d’un tel programme ?

Après un suivi moyen de 23 ans, le dépistage par PSA a conduit à une réduction relative de 13 % du risque de décès par cancer de la prostate. Un tel effet est largement en ligne avec ceux du dépistage du cancer du sein (réduction relative du risque de 13 %) et du côlon (réduction relative du risque de 10 à 25 % selon les tests).

Ces résultats sont là pour améliorer la santé des hommes. Nous devons faire mieux que de se défausser de la responsabilité de la prise de décision en matière de dosage de PSA envers les hommes individuellement. Pour cela, il faut débuter sans attendre des politiques d’information organisées sur les facteurs de risque et sur le dépistage par PSA qui maximisent les avantages et minimisent les inconvénients.

 

Au-delà de la réduction de 13 % de la mortalité spécifique, l’étude montre une baisse de 34 % des formes avancées (RR 0,66). Cet impact sur les stades métastatiques constitue-t-il un argument décisif pour le dépistage, et comment peut-il intervenir dans le dialogue avec les autorités de santé ?

Un quart des décès spécifiques liés à ce cancer en France surviennent avant 75 ans. La période difficile de maladie au stade métastatique est mise en avant par les patients. Lors d’un séminaire de l’INCa pour le lancement du Programme d’Actions Intégrées de Recherche (PAIR) sur le dépistage du cancer de la prostate en décembre 2024, une table ronde a réuni experts et représentants des patients. Les attentes des patients ont été clairement exprimées par leurs associations représentatives (ANAMACaP, Cerhom, Europa Uomo) : « Plus un cancer de la prostate est diagnostiqué à un stade avancé, plus les effets du traitement sur la qualité de vie sont délétères. Par conséquent, diagnostiquer la maladie à un stade précoce est d’une importance capitale. De plus, le diagnostic précoce suivi d’une surveillance active doit être considéré comme traitement de première intention lorsqu’il peut être appliqué en toute sécurité. »

 

L’ERSPC démontre le bénéfice du dépistage, mais révèle un doublement des cancers à faible risque (RR 2,14). Les nouveaux essais de dépistage fondé sur le risque, tels que ProScreen et STHLM3-MRI, qui intègrent IRM et biomarqueurs, visent à réduire ce surdiagnostic. Que nous apprennent les premières données disponibles ? Ces stratégies de triage permettent-elles d’envisager un dépistage organisé plus efficient ?

D’autres études récentes ont effectivement montré que l’on pouvait être plus efficient. Par exemple, l’étude Stockholm-3MRI a montré que le surdiagnostic pouvait être abaissé de 48 % pour l’étude ERSPC à 17 %.

Le dépistage du cancer de la prostate doit être personnalisé en fonction de ces facteurs de risque individuels. En cas de PSA anormal supérieur à 3 ng/ml, l’utilisation de l’IRM comme test réflexe après le PSA a donc permis de réduire le surdiagnostic. En cas de cancer à faible risque évolutif – ce qui est les cas dans un cas sur 5 –, une surveillance par PSA suffit. Cela a permis de diminuer le surtraitement.

La Commission européenne a approuvé en 2022 cette méthode personnalisée de dépistage du cancer de la prostate stratifiée selon le risque, avec pour objectif une mise en œuvre dans tous les pays européens d'ici 2026-2027.

Tout cela implique que le dialogue avec les autorités de santé doit être intensifié.

 

Propos recueillis par Pierre Derrouch.

 

Référence :

Roobol MJ, de Vos II, Månsson M, et al. European study of prostate cancer screening – 23-year follow-up. N Engl J Med. 2025;393(17):1669-1680. doi:10.1056/NEJMoa2503223

[post_title] => Dépistage du cancer de la prostate : plus de vingt ans de données qui relancent le débat sur une stratégie organisée en France [post_excerpt] => [post_status] => publish [comment_status] => open [ping_status] => open [post_password] => [post_name] => depistage-du-cancer-de-la-prostate-plus-de-vingt-ans-de-donnees-qui-relancent-le-debat-sur-une-strategie-organisee-en-france [to_ping] => [pinged] => [post_modified] => 2025-12-12 11:09:44 [post_modified_gmt] => 2025-12-12 10:09:44 [post_content_filtered] => [post_parent] => 0 [guid] => https://www.urofrance.org/?p=115223 [menu_order] => 0 [post_type] => post [post_mime_type] => [comment_count] => 0 [filter] => raw ) ) [post_count] => 13 [current_post] => -1 [before_loop] => 1 [in_the_loop] => [post] => WP_Post Object ( [ID] => 118496 [post_author] => 6357 [post_date] => 2026-09-07 10:00:36 [post_date_gmt] => 2026-09-07 08:00:36 [post_content] =>

Chers tous,

Nous avons le plaisir de vous informer de la publication d’un nouveau « Flash Sécurité Patient », élaboré par l’Association Française d’Urologie (AFU) et labellisé par la HAS : « Complications infectieuses liées aux instillations endovésicales de BCG. Bien les connaitre pour mieux les reconnaitre »

Ce flash, réalisé à partir de déclarations d’évènements indésirables associés aux soins (EIAS) de médecins accrédités, rappelle les points essentiels pour améliorer la prise en charge de cette complication rare :

  • valider et tracer l’indication et l'absence de contre-indications des instillations endovésicales de BCG ;
  • informer le patient et ses proches des modalités pratiques du traitement et des risques associés, en particulier des signes devant l'amener à contacter l'urologue (notamment, tout signe infectieux persistant plus de 48h);
  • remettre au patient une fiche d’information et un carnet de suivi, avec les contacts au niveau de l’établissement à alerter si besoin ;
  • ne jamais réaliser d’instillation en cas de sondage douloureux ou traumatique ;
  • informer les professionnels de ville du traitement et des risques associés.

Bien à vous,

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  • Dépistage du cancer de la prostate : plus de vingt ans de données qui relancent le débat sur une stratégie organisée en France

    12 décembre 2025 - Actualités

    Les derniers résultats de l’ERSPC, vaste essai européen lancé en 1993 pour évaluer l’intérêt du dépistage par PSA, confirment après plus de vingt ans de suivi son impact sur la mortalité spécifique du cancer de la prostate. Les données actualisées et publiées le 29 octobre 2025 dans le The New England Journal of medecine montrent […]

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