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    Numéro 7- Volume 30- pp. 365-412 (Juin 2020)

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    • Cure de cystocèle par prothèse vaginale libre de faible grammage : résultats à 6 ans

      Résumé
      Introduction

      L’objectif de cette étude était d’évaluer à long terme, l’efficacité anatomique et fonctionnelle, mais aussi la prévalence des complications des prothèses vaginales posées sans fixation dans la chirurgie de cystocèle.

      Matériel et méthodes

      Il s’agit d’une étude rétrospective, monocentrique, incluant 90 patientes opérées par voie vaginale d’un prolapsus uro-génital, entre juin 2006 et novembre 2008. Une prothèse de polypropylène (Novasilk, COLOPLAST®) de faible grammage (22g/m2) était mise en place sans fixation en inter-vésico-vaginal. Les patientes étaient revues à 1 mois, 1 an, 3 ans et à plus de 6 ans. Seuls les résultats à long terme sont présentés dans cette étude. Le résultat anatomique était apprécié par la classification de POP-Q et les résultats fonctionnels par des questionnaires standardisés de symptômes (PFDI-20), de sexualité (PISQ-12) et de qualité de vie (PFIQ-7)

      Résultats

      A plus de 6 ans post-opératoire, la prévalence des perdues de vue était de 26 % (n =23). Sur le plan anatomique, la prévalence des récidives (Ba≥0) était de 17 % (n=8). Sur le plan fonctionnel, la satisfaction globale des patientes était de 89 %. Les scores de qualité de vie (4,11±8,45 vs 17,5±14,4, p <0,0001) et de symptômes (35,8±15,9 vs 94±23,4, p <0,0001) ont été significativement améliorés. Concernant les complications, la prévalence des rétractions et des expositions de prothèse était de 1,7 % (n =1) et la prévalence des ré-interventions de 6,7 % (n =4). Un seul cas de dyspareunie de novo a été observé.

      Conclusion

      Dans cette courte série rétrospective d’interposition prothétique pour le traitement de la cystocèle, la prévalence de satisfaction des patientes à moyen terme était élevée.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Cure de cystocèle par prothèse vaginale libre de faible grammage : résultats à 6 ans

      Summary
      Introduction

      The objective of this study was to evaluate the long-term anatomical and functional efficacy, but also the safety of tension-free vaginal mesh in cystocele repair.

      Methods

      This retrospective and monocentric study included 90 women who underwent a prolapse repair between June 2006 and November 2008. A light-weight polypropylene vaginal mesh (22g/m2, Novasilk COLOPLAST®) was used without any fixation. Females were followed at 1 month, 1 year, 3 years and 6 years. Only long-term results are presented in this study. The anatomical result was assessed by the POP-Q classification and the functional results by standardized symptoms (PFDI-20), sexuality (PISQ-12) and quality of life (PFIQ-7) questionnaires.

      Results

      6 years after surgery, the follow-up rate was 74%. Anatomically, the prolapse recurrence rate (Ba≥0) was 17% (n =8). Functionally, the overall patient satisfaction rate was 89%. Quality of life and symptoms scores (4,11±8.45 vs. 17.5±14.4 and 35.8±15.9 vs 94±23.4 respectively) were significantly improved (p <0.001). Concerning the prevalence of the complication, the retraction and exposition rate was 1.7% (n =1) and a re-intervention rate was 6.7% (n =4). The rate of de novo dyspareunia was 1.7% (n =1).

      Conclusion

      In this short retrospective series of vaginal mesh interposition for cystocele repair, the prevalence of medium-term patient satisfaction was high.

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    • Satisfaction des patientes et efficacité du pessaire en cas de prolapsus des organes pelviens

      Résumé
      Introduction

      Le pessaire fait partie de l’arsenal thérapeutique proposé aux femmes ayant un prolapsus des organes pelviens (POP). Pourtant, son utilisation en France semble être limitée aux patientes âgées ou en cas de refus ou de contre-indication à la chirurgie.

      Objectifs de l’étude

      L’objectif principal de l’étude était d’évaluer et de rechercher les facteurs associés à la satisfaction des patientes porteuses d’un pessaire. Les objectifs secondaires étaient d’évaluer l’amélioration des scores de symptômes et de qualité de vie et de rechercher les facteurs associés à l’échec du pessaire.

      Matériel et méthodes

      Nous avons réalisé une étude de cohorte unicentrique. Le critère de jugement principal était le résultat au score PGI-I (Patient Global Impression of Improvement). L’amélioration des symptômes a été évaluée à l’aide des scores de symptômes PFDI-20, ICIQ-SF, PISQ-12 et USP et le score de qualité de vie PFIQ-7.

      Résultats

      Quatre-vingts patientes ont été incluses. Le taux de satisfaction était de 78,1 % à 1 mois et 87,5 % à 6 mois. L’efficacité du pessaire était le principal avantage rapporté par les patientes à 1 mois (60 %) comme à 6 mois (59,4 %). Les seuls facteurs associés à la satisfaction des patientes étaient l’amélioration plus importante des symptômes (PFDI20 et PFIQ7 (p <0,05)). En cas d’échec, les patientes étaient significativement plus jeunes et en surpoids (p =0,001).

      Conclusion

      Le pessaire est un dispositif efficace avec un taux de satisfaction élevé. Il constitue une véritable alternative thérapeutique de première intention sans complication majeure chez les femmes présentant un POP symptomatique.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Satisfaction des patientes et efficacité du pessaire en cas de prolapsus des organes pelviens

      Summary
      Introduction

      Pessary is one of the commonly used conservative treatments of pelvic organ prolapse (POP). However, its use seems to be limited to elderly patients or in case refusal or contraindication to surgery.

      Aim

      Our main objective was to evaluate and identify factors associated with satisfaction in women using a pessary. Secondary objectives were to assess improvement in symptom and quality of live scores and to identify factors associated with unsucessfull pessary use.

      Methods

      This was a prospective cohort study performed in a French teaching hospital in women with symptomatic POP. The primary endpoint was the PGI-I (Patient Global Impression of Improvement). Symptom improvement was assessed using the symptom scores (PFDI-20, ICIQ-SF, PISQ-12 and USP) and the PFIQ-7 quality of life score.

      Results

      Eighty five patients were included. The satisfaction rate was 78,1% at 1 month and 87,5% at 6months. The effectiveness of pessary was the main benefit reported by patients at both 1month (60%) and 6 months (59,4%). The only factors associated witch patient satisfaction were the greater improvement in symptoms (PFDI20 et PFIQ7; p <0.05). In case of failure, patients were significantly younger and overweight (p =0.001).

      Conclusion

      The pessary is a true first-line treatments alternative of POP without major complications. Patient acceptance and satisfaction are important.

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    • Prise en charge chirurgicale des complications de bandelette sous-urétrale et résultats fonctionnels

      Résumé
      Objectifs

      Identifier les différents tableaux cliniques amenant au diagnostic des complications de bandelettes sous-urétrales (BSU) et analyser les résultats fonctionnels après prise en charge chirurgicale de ces complications.

      Méthode

      Étude monocentrique observationnelle rétrospective de toutes les patientes opérées d’une section ou ablation de BSU, entre décembre 2005 et octobre 2019, dans un centre de référence de pelvipérinéologie.

      Résultats

      Pendant la durée de l’étude, 96 patientes ont été incluses. Les complications de BSU prises en charge chirurgicalement étaient les suivantes : exposition prothétique vaginales (48 %), urétrales (17 %), vésicales (10 %) ; dysurie (30 %), douleur (6 %), infection (3 %). Le délai moyen avant diagnostic était de 2 ans. Ce retard au diagnostic s’expliquait par une symptomatologie aspécifique et polymorphe. La prise en charge chirurgicale a consisté en une exérèse partielle de la BSU dans 79 % des cas et une section simple dans 21 % des cas avec une faible morbidité péri-opératoire. À trois mois post-opératoire, 36 patientes (53 %) présentaient une incontinence urinaire d’effort (IUE) dont 13(19 %) de novo (i.e. non présente avant section/ablation) et 19(28 %) une hyperactivité vésicale dont 9(13 %) de novo. Il a été possible de reposer une 2e BSU à la moitié des patientes présentant une IUE après section/ablation avec un taux de succès, à 3 ans, de 83 %.

      Conclusion

      La présentation clinique des complications de BSU était polymorphe. Le traitement chirurgical était associé à une faible morbidité dans notre étude. En post-opératoire, la moitié des patientes présentaient une IUE et la pose d’une seconde BSU était une option thérapeutique pertinente après une bonne évaluation.

      Niveau de preuve

      4.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

      Prise en charge chirurgicale des complications de bandelette sous-urétrale et résultats fonctionnels

      Summary
      Objectives

      To identify various clinical presentation leading to the diagnosis of mid-urethral sling (MUS) complications and to analyze the functional outcomes after surgical management of these complications.

      Method

      Retrospective observational monocentric study of all patients treated by MUS section or removal, between December 2005 and October 2019, in a pelviperineology centre.

      Results

      During this study, 96 patients were included. MUS complications surgically managed were vaginal mesh exposure (48 %), urethral mesh exposure (17 %), bladder mesh exposure (10 %); dysuria (30 %), pain (6 %), and infection (3 %). The mean time to diagnosis was 2 years. This diagnosis delay was caused by a non-specific and heterogeneous symptomatology. Surgical management consisted in MUS partial removal (79 %) and MUS simple section (21 %) with low perioperative morbidity. At three months follow-up, 36 patients (53 %) had stress urinary incontinence (SUI), including 13 (19 %) de novo (meaning no SUI before MUS section/removal) and 19 (28 %) had overactive bladder, including 9 (13 %) de novo. Half of the patients with SUI after MUS section/removal were able to be treated by a second MUS with a success rate of 83 % at 3 years.

      Conclusion

      Clinical presentation of MUS complications is heterogeneous. Surgical treatment was associated with low morbidity in our study. Post-operatively, half of the patients had SUI and a second MUS was a relevant treatment option after proper evaluation.

      Level of evidence

      4.

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    • Editorial Board

      Prog Urol, 2020, 7, 30, i

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    • How to dress up in Neuro-urology department?

      Résumé
      Introduction

      L’objectif est d’évaluer la perception et la préférence des patients concernant la tenue vestimentaire du médecin en service de neuro-urologie.

      Matériel

      Un questionnaire montrant différentes tenues vestimentaires médicales (tenue de ville avec blouse blanche, pyjama de bloc, pyjama de bloc avec blouse blanche) a été soumis aux patients dans un service de neuro-urologie. Les sujets sélectionnaient la tenue qui leur semblait idéale et notaient si une des tenues les choquait. Les sujets indiquaient l’importance qu’ils accordaient à la tenue vestimentaire du médecin et si elle influençait leur satisfaction concernant leur prise en charge médicale.

      Résultats

      163 questionnaires ont été complétés. Les trois tenues vestimentaires étaient autant choisies par les patients. Pour 71,4 % des répondants, aucune tenue n’était choquante. Quand une tenue choquait, c’était à 68,2 % la tenue de ville avec blouse blanche. Pour 52,5 % la tenue vestimentaire de leur médecin était importante et pour 36,3 % la tenue de leur médecin influait leur satisfaction concernant leur prise en charge médicale. Les hommes préféraient le pyjama de bloc avec blouse (44 %) alors que les femmes préféraient la tenue de ville avec blouse blanche (42 %) (p =0,02). L’âge du répondant, le motif de venue, la connaissance antérieure du service par le patient, la présence d’une pathologie neurologique, la catégorie socioprofessionnelle et le niveau d’études du patient n’étaient pas associés à la préférence du patient concernant la tenue vestimentaire du médecin.

      Conclusion

      La tenue vestimentaire du médecin influence la perception des soins par le patient. Aucune tenue ne semble être préférée de manière consensuelle.

      Niveau de preuve

      4.

      How to dress up in Neuro-urology department?

      Summary
      Introduction

      To examine patient preferences and perceptions regarding physician dress code in a neuro-urology department.

      Material

      A questionnaire presenting with different physician dress codes was submitted to patients in a neuro-urology department: casual outfit with white coat, scrubs and scrubs with white coat. Respondents selected their ideal dress code and mentioned if any dress code shock them. Respondents’ general opinions regarding physician attire, its importance and relation with patient satisfaction were collected.

      Results

      163 questionnaires were completed. The three physician attires were chosen equally by the respondents. 71.4% of the respondents felt comfortable with the three attires. When an attire appeared to be offending, the casual attire with white coat was mentioned in 68.2%. 52.5% of the patients reported that the way their doctor dressed was important to them. 36.3% of respondents reported that physician attire influenced how confident they felt about the care they received. Male respondents preferred scrubs with white coat (44.0%) while female respondents preferred casual attire with white coat (42.0%), P =0.02. Neither the age, nor the reason of the consult, the knowledge of the department, the presence of neurological disease, the occupational category and the education level of the patient had an influence on the preference for one specific physician attire.

      Conclusion

      Physician attire in neuro-urology may influence the way that patients perceive care. Physicians must not be restricted to one particular attire in neuro-urology department. However since almost 20% of the patients feel uncomfortable with the casual attire and white coat, it should be avoided.

      Level of evidence

      4.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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    • Effect of need to void on Parkinsonian gait

      Résumé
      Introduction

      Outre les altérations motrices et le tremblement des syndromes parkinsoniens, les troubles du bas appareil urinaire sont fréquents et associés aux troubles de la marche. Aucune étude n’a évalué leur association. L’objectif principal de cette étude était d’évaluer l’effet du besoin d’uriner sur la vitesse de marche dans les syndromes parkinsoniens. Les objectifs secondaires étaient d’évaluer l’effet du besoin d’uriner sur la vitesse de marche en double tâche, le temps de relever du sol (GMT), le timed-up-and-go (TUG).

      Méthodes

      Cette étude prospective incluait tous les patients avec un syndrome parkinsonien suivis pour une hyperactivité vésicale. Ils devaient boire jusqu’à un besoin fort d’uriner et réalisaient trois tests de marche de dix mètres, un test de marche de dix mètres en double tâche, un TUG, un GMT. On répétait les mêmes mesures après vidange vésicale.

      Résultats

      Neufs hommes et deux femmes (age 69±6) ont été inclus, soit sept maladies de Parkinson idiopathiques, deux atrophies multi-systématisées, deux syndromes parkinsoniens non étiquetés. Pour cette population, le score moyen UPDRS-III était à 17(±6.5) et l’échelle Hoehn & Yahr à 1.9 (±0.7). Le temps d’évolution de la maladie depuis le début des symptômes était de 7 ans (±4.4). Les patients ont réalisé les tests de marche avec un besoin fort d’uriner pour un volume moyen de 220±189mL. La vitesse de marche était significativement augmentée après vidange vésicale comparée à celle enregistre lors d’un besoin fort d’uriner (1,1m/s contre 1m/s P <0,001). Le TUG était significativement plus court après vidange vésicale comparé à un besoin fort d’uriner (8,8 s contre 9,8 s p <0,003).

      Conclusion

      Dans les syndromes parkinsoniens modérés, le besoin d’uriner peut impacter les performances de marche.

      Niveau de preuve

      4.

      Effect of need to void on Parkinsonian gait

      Summary
      Aims

      Beside motor control alteration and tremor, the main symptoms in Parkinsonian disorders, lower urinary tract dysfunction is very common and thus often associated with gait disorder. No studies have assessed their association yet. The aim of this study was to assess the effect of the need to void on walking speed in this particular population. The secondary aim was to assess the effect of desire to void in a double task condition on the walking speed, and on the time to raise up from the floor.

      Methods

      This prospective study included all Parkinsonian disorders who had a follow-up for overactive bladder (OAB). We invited them to drink until a desire to void or equivalent (DV), then they performed three ten-meters walk tests, one double-task ten-meters walk test, one timed-up-and-go test (TUG), one timed raise of the floor (GMT). We repeated the same tests just after bladder emptying.

      Results

      Nine men and two women (age 69±6) were included in the study (seven Parkinson's Diseases, two multisystem atrophies, two not yet characterized). Mean scores of UPDRS-III were 17±6.5, Hoehn & Yahr scale were 1.9±0.7, time since onset 7±4.4 years, levodopa daily equivalent 691±478mg. Patients performed the walking tests at DV with a mean bladder volume from 220±189mL. The mean speed was 1m/s at DV and 1.1m/s at PV (P <0.001). TUG was also increased for patients at DV: mean 9.8 s at DV versus 8.8sec at PV (P <0.003).

      Conclusion

      In Parkinsonian disorders, need to void may impact the walking speed, a strong desire to void worsening gait velocity.

      Level of evidence

      4.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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    • Comparison of indices allowing an evaluation of detrusor contractility in women

      Résumé
      But

      Comparer 3 indices de contractilité du détrusor : la pression isovolumétrique projetée (PIP-BCI), PIP1 et le paramètre (index) k du modèle mathématique VBN, chez les femmes ayant eu un bilan urodynamique pour évaluation de divers troubles urinaires du bas appareil (TUBA), en fonction de l’âge, de la plainte et du diagnostic urodynamique.

      Méthodes

      Les tracés urodynamiques de patientes non neurologiques ont été analysés. Les 3 index de contractilité du détrusor ont été calculés à partir des données l’instantané mictionnel. Les critères d’exclusion étaient un volume uriné<100mL, un prolapsus de grade>2, un débit interrompu ou une poussée abdominale. Les sous-groupes d’âge étaient pré-, péri- et post-ménopause. Le diagnostic urodynamique comprenait le bilan de l’incontinence et l’activité du détrusor au cours de la miction.

      Résultats

      La plainte principale était une incontinence pour 354 patientes ; 95 patientes (OTHER) avaient des TUBA sans incontinence. PIP-BCI, PIP1 et k diminuaient de manière significative avec le vieillissement dans chaque sous-groupe d’âge. Le PIP-BCI était significativement plus élevé pour incontinence mixte vs OTHER (p =0,0259), PIP1 pour l’urgenturie vs OTHER (p =0,0161) et k pour l’urgenturie vs incontinence d’effort (p =0,0107), vs incontinence mixte (p =0,0010) et vs OTHER (p =0,0224). Une valeur basse de PIP-BCI était observée pour obstruction sous-vésicale vs hyperactivité du détrusor alors que les valeurs de PIP1 et k étaient élevées et semblables pour ces 2 diagnostics. Une valeur élevée de PIP-BCI était observée pour l’hyperactivité du détrusor avec hypocontractilité, proche de la valeur de l’obstruction sous-vésicale alors que les valeurs de PIP1 et k étaient basses.

      Conclusion

      L’évaluation de la contractilité du détrusor chez la femme est facilement obtenue à l’aide des index PIP-BCI et PIP1 ou du nomogramme VBN donnant le paramètre k . PIP1 et le paramètre-indice k conduisent à des résultats comparables, cohérents avec le diagnostic urodynamique, tandis que PIP-BCI conduit à des incohérences.

      Niveau de preuve

      4.

      Comparison of indices allowing an evaluation of detrusor contractility in women

      Summary
      Aims

      To compare 3 detrusor contractility indices, projected isovolumetric pressure (PIP-BCI), PIP1, and k from the VBN mathematical model, for women referred for evaluation of various lower urinary tract symptoms (LUTS) in relationship to age, presenting complaint and urodynamic diagnosis.

      Methods

      Urodynamic tracings of non-neurologic women were analyzed. Three indices of detrusor contractility were measured from the pressure-flow study. Exclusion criteria were voided volume<100mL, stage>2 prolapse, interrupted flow, abdominal straining. Age sub-groups were pre-, peri- and post-menopause. Urodynamic diagnosis included incontinence findings and detrusor activity during voiding.

      Results

      Main complaint was incontinence (354 women); 95 women (Other) had non-incontinence LUTS. PIP-BCI, PIP1 and k decreased significantly with ageing in each sub-group. PIP-BCI was significantly different between MUI and Other (P =.0259) while PIP1 was significantly higher in UUI vs. Other (P =.0161) and k in UUI vs. SUI (P =.0107), MUI (P =.0010) and Other (P =.0224). Low value of PIP-BCI for bladder outlet obstruction vs. detrusor overactivity while PIP1 and k values were high and similar for these two diagnoses and a high value of PIP-BCI for detrusor overactivity with impaired contractility close to the value for bladder outlet obstruction while PIP1 and k were low.

      Conclusion

      Evaluation of detrusor contractility in women is easily obtained using indices PIP-BCI and PIP1 or using the VBN nomogram giving indice-parameter k . PIP1 and parameter k produced comparable and consistent results with the urodynamic diagnosis while PIP-BCI leads to inconsistencies.

      Level of evidence

      4.

      Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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