Évaluation par l'index international de la fonction érectile (IIEF-15) de la fonction sexuelle des hommes atteints d'une maladie de Parkinson idiopathique

25 janvier 2011

Auteurs : M. Roumiguié, J. Guillotreau, E. Castel-Lacanal, B. Malavaud, X. De Boissezon, P. Marque, P. Rischmann, X. Gamé
Référence : Prog Urol, 2011, 1, 21, 67-71




 




Introduction


La maladie de Parkinson idiopathique (MPI) est une affection dégénérative qui touche 1,5 % des hommes âgés de plus de 65 ans [1]. Elle est définie cliniquement par des signes moteurs qui apparaissent lorsque la perte des neurones dopaminergiques du locus niger atteint 70 % [1]. S’y associe une atteinte du cortex limbique, de l’hypothalamus, des régions du système nerveux autonome central entraînant des symptômes non moteurs fréquemment responsables d’une altération de la qualité de vie de ces patients. Cette dysautonomie se manifeste en particulier par des troubles uro-génitaux s’exprimant par une hyperactivité vésicale (pollakiurie, urgenturie, incontinence par urgenturie) et par des troubles de la sexualité [2]. Ces derniers se manifestent par une dysfonction érectile (DE) et par des troubles de l’éjaculation [3]. Ces troubles sont responsables d’une altération de la qualité de vie sexuelle de ces patients [4]. Basson rapporte même que ces derniers considèrent la DE comme le trouble le plus douloureux parmi ceux associé à leur pathologie [5].

Peu d’études ont évalué la sexualité des hommes parkinsoniens en utilisant des questionnaires validés.

Nous rapportons un travail préliminaire évaluant la sexualité des hommes atteints d’une MPI en utilisant un autoquestionnaire validé et déterminant les facteurs influençant leur sexualité.


Patients et méthode


Population


Une étude transversale descriptive monocentrique visant à évaluer la sexualité des patients atteints de MPI a été menée de novembre 2008 à mars 2009. Les patients ayant une atrophie multi-systématisée et ceux ayant un syndrome parkinsonien non étiquetés ont été exclus. Un autoquestionnaire a été adressé par voie postale à l’ensemble des patients ayant une MPI, qu’ils soient sexuellement actifs ou non, pris en charge dans notre institution depuis 2004 pour des troubles vésico-sphinctériens ou sexuels et étant toujours en vie.


Paramètres étudiés


L’autoquestionnaire utilisé était l’index international de la fonction érectile (IIEF15) sous sa forme complète comprenant 15 questions [6]. Ce questionnaire évalue cinq domaines de la sexualité masculine : la fonction érectile (score EF), la fonction orgasmique (score OF), le désir sexuel (score SD), la satisfaction des rapports (score IS) et la satisfaction globale (score OS). La fonction érectile a été caractérisée selon la classification de Cappelleri [7]. Cette dernière permet à partir du score EF de l’IIEF de distinguer les hommes ayant une DE de ceux qui n’en ont pas et d’en déterminer la sévérité.

Chez les patients répondeurs, ont été étudiés leur âge, la durée de la maladie, leurs symptômes urinaires avec l’autoquestionnaire Urinary symptom profile (USP) [8], l’association ou non à une dysautonomie et leur lieu de vie.


Analyse statistique


L’impact de ces différents paramètres sur la sexualité a été évalué en utilisant un test de Mann-Whitney ou un test de corrélation de Spearman pour les valeurs quantitatives. Le seuil de significativité était p <0,05.


Résultats


Patients répondeurs


Un questionnaire a été envoyé à 35 hommes. Le taux de réponse a été de 42,9 % (15 patients sur 35). Les patients n’ayant pas répondu après l’envoi par courrier postal ont été relancés une fois par téléphone.

Les patients répondeurs étaient âgés en moyenne de 68,7±10,0 ans et avaient une MPI en moyenne depuis 10,4±6,8 ans. Ces hommes avaient consulté en urologie en moyenne 7,4±2,6 ans après le diagnostic de MPI. Le principal motif de consultation était des troubles du bas appareil urinaire dans 11 cas et une DE dans quatre cas. Les troubles urinaires étaient une hyperactivité vésicale chez cinq patients, une dysurie et une hyperactivité vésicale chez cinq patients et des infections urinaires récidivantes chez un patient. Dix d’entre eux vivaient à leur domicile alors que les cinq autres étaient en institution.

Parmi ces patients, trois avaient une hypertrophie bénigne de la prostate contrôlée par traitement médicamenteux, trois avaient eu une résection trans-urétrale de prostate, un patient avait un diabète de type II et quatre patients avaient des antécédents cardiovasculaires.

Tous avaient eu au moins un rapport dans le mois précédant l’envoi du questionnaire.

Les traitements en rapport avec la MPI étaient la l-dopa chez 13 patients (86,6 %) et une stimulation cérébrale profonde chez deux patients (13,3 %). Deux patients étaient traités pour une dysautonomie par midodrine.


Fonction érectile


Les résultats de l’autoquestionnaire IIEF-15 sont présentés dans le Tableau 1 et sur la Figure 1.


Figure 1
Figure 1. 

Représentation schématique des résultats de la fonction sexuelle des hommes parkinsoniens évaluée par l’index international de la fonction érectile (IIEF-15).




La fonction érectile moyenne était de 9,4±10 (absence de fonction érectile : 0 ; fonction érectile normale : 30). Selon la classification de Cappelleri [7], huit patients (54 %) avaient une DE sévère, quatre patients (26,6 %) une DE modérée, un patient (6,6 %) une DE légère et quatre patients (13 %) n’avaient pas de DE.

La fonction orgasmique moyenne était de 3,4±4 (absence de fonction orgasmique : 0 ; fonction orgasmique normale : 10). Le score OF était de 0 chez neuf patients. La fonction orgasmique était normale chez trois patients (20 %).

Le désir sexuel était en moyenne de 6,7±2,6 (absence de désir sexuel : 2 ; désir sexuel normal : 10). Il était préservé chez huit patients (54 %).

La satisfaction moyenne des rapports était de 3,1±4,9 (absence de satisfaction des rapports : 0 ; satisfaction des rapports normale : 15). Le score IS était nul chez dix patients (66 %).

La satisfaction sexuelle globale moyenne était de 4,1±3 (absence de satisfaction sexuelle globale : 2 ; satisfaction sexuelle globale normale : 10).


Urinary symptom profile


Le score moyen d’hyperactivité vésicale était de 8,5±2,8. Le score moyen d’incontinence urinaire d’effort était de 3,4±2,8. Le score moyen de dysurie était de 1,9±2,0.


Facteurs influençant l’IIEF


Les patients les plus âgés avaient statistiquement plus de DE (r =−0,52, intervalle de confiance à 95 % [IC95] : −0,8224 à 0,001075, p =0,0451), d’altération de la fonction orgasmique (r =−0,57, IC95 : −0,8441 à −0,06989, p =0,0254) et de la satisfaction des rapports sexuels (r =−0,55, IC95 : −0,8293 à −0,05387, p =0,0333) que les plus jeunes. L’âge n’avait pas d’impact sur le désir sexuel et la satisfaction globale.

La durée de la maladie et la présence d’une dysautonomie n’avaient aucun impact sur l’ensemble des domaines de la sexualité.

Les patients institutionnalisés avaient un désir sexuel plus faible que les patients non institutionnalisés (3,0±1,4 versus 7,6±2,6 ; p =0,0208). Les autres domaines de la sexualité n’étaient pas statistiquement différents en fonction de l’institutionnalisation.

Concernant les scores USP, les scores d’incontinence urinaire d’effort et de dysurie n’étaient pas corrélés avec les différents domaines de la sexualité masculine. Les scores d’hyperactivité vésicale étaient inversement statistiquement corrélés avec la satisfaction des rapports (r =−0,57, IC95 : −0,8368 à −0,07822, p =0,0272) et la satisfaction globale (r =−0,51, IC95 : −0,8126 à −0,002714, p =0,0498).


Discussion


La MPI est une affection dégénérative fréquente entraînant des symptômes moteurs et non moteurs qui altèrent la qualité de vie des patients [1]. Nous avons mis en évidence, à travers cette étude monocentrique transversale descriptive, une altération de la fonction sexuelle des patients atteints de MPI marquée par une DE, une altération de la fonction orgasmique, une altération de la satisfaction des rapports et globale. En revanche, le désir sexuel était conservé. Des facteurs influençant certains domaines de la sexualité ont pu être mis en évidence. Il s’agissait de l’âge, de l’institutionnalisation et des symptômes d’hyperactivité vésicale qui avaient tous un impact négatif sur la sexualité. Enfin les troubles de la sexualité constituaient la deuxième cause de consultation en urologie dans cette population.

L’altération de la fonction sexuelle dans cette population est connue. Nos résultats sont d’ailleurs comparables à ceux rapportés. Ainsi, Bronner et al. rapportent un taux de 67 % [4] et Sakakibara et al. une incidence légèrement plus élevée de 79 % [9]. Toutefois, pour la première fois, nous soulignons la sévérité de la DE qui selon la classification de Cappelleri est modérée ou sévère dans 80,6 % des cas. De plus, seulement 13 % de nos patients n’avaient pas de DE. Ce faible taux souligne l’importance de dépister ces troubles ce d’autant plus que des traitements efficaces sont disponibles [10, 11]. Malheureusement, cette étude n’ayant pas été conçue pour déterminer le délai entre le début de la maladie neurologique et l’apparition des troubles de l’érection, il ne nous est pas possible d’indiquer à partir de quand ces troubles doivent être recherchés.

Les autres domaines de la sexualité ont moins été étudiés. Brown et al. ont rapporté que la majorité de ces patients avaient une perte de l’éjaculation [12]. Nos résultats l’ont confirmé en mettant en évidence une perte de la fonction orgasmique, de la satisfaction des rapports et de la satisfaction globale. Ces altérations sont probablement directement liées à la maladie de Parkinson. En effet, les études par imagerie fonctionnelle ont mis en évidence que la fonction orgasmique passait par une activation de neurones dopaminergiques. Arnow et al. ont ainsi rapporté chez des sujets volontaires ayant eu une tomographie par émission de positons pendant l’orgasme et l’éjaculation, l’activation de régions cérébrales (aire ventrale du tegmentum et jonction mésodiencéphalique) riches en neurones dopaminergiques [13].

Des modifications de la libido sont fréquemment rapportées chez ces patients soit sous la forme d’une perte du désir soit à l’inverse sous la forme d’une hypersexualité [4, 14]. Le questionnaire utilisé dans notre étude (IIEF 15) [6] n’ayant pas été développé pour évaluer un excès de désir ou de sexualité, ce paramètre n’a pas pu être étudié. Ainsi, les patients considérés comme ayant un désir normal dans notre étude pouvaient en fait avoir une hypersexualité. Il est à noter qu’un questionnaire évaluant ce trouble existe en anglais mais n’est pas traduit en français [15], limitant pour le moment toute étude en ce sens en France.

Dans notre travail, l’âge était un facteur déterminant de l’altération des fonctions érectile, orgasmique et de la satisfaction des rapports. Cependant, l’impact de l’âge sur la qualité de la sexualité n’est pas spécifique des patients ayant une maladie de Parkinson et a été notamment très bien décrit dans la population générale par la Massachussets Male Aging Study (MMAS) [16]. Cependant à âge égal, l’incidence de la DE était plus élevée dans notre population (87 % contre 47 % dans la MMAS) renforçant l’importance de ce trouble [17]. Hobson et al. ont rapporté que la DE était deux fois plus fréquente chez les hommes parkinsoniens que dans sa population témoin appariée par âge [18].

De manière surprenante, la durée de la maladie n’avait pas d’impact sur la sexualité. Cela était probablement lié au faible effectif mais aussi à la population étudiée qui n’était constituée que de patients ayant consulté en urologie pour des troubles génito-urinaires. En effet, à la fois les troubles urinaires et sexuels ne surviennent habituellement qu’après plusieurs années d’évolution de la maladie [3, 9].

Pour la première fois, dans cette population, nous avons mis en évidence une corrélation entre la sévérité de l’hyperactivité vésicale et la satisfaction sexuelle globale et des rapports. En revanche, la dysurie et l’incontinence urinaire d’effort n’avaient pas de lien avec la qualité de vie sexuelle. Alors que l’impact des troubles mictionnels sur la sexualité n’a jamais été étudié dans cette pathologie, il a été évalué chez les patients n’ayant pas de maladies neurologiques. Ainsi, Irwin et al. ont mis en évidence que l’hyperactivité vésicale était associée à une baisse de la fonction érectile et de la satisfaction sexuelle [19].

L’institutionnalisation était associée à une diminution du désir. Son impact sur la fonction sexuelle a été très peu étudié [20]. Toutefois, il a été rapporté que ces patients avaient fréquemment un syndrome dépressif pouvant conduire à un syndrome de glissement [21]. La perte de désir sexuel peut tout à fait être liée à ce trouble de l’humeur ce d’autant plus que les autres domaines de la sexualité n’étaient pas différents par rapport aux patients non institutionnalisés. Malheureusement, nous n’avons pas utilisé de questionnaire spécifique nous permettant de confirmer cette hypothèse.

Une des principales limites de notre étude est son faible effectif. De plus, le recrutement des patients est biaisé puisque tous les patients avaient consulté en urologie pour des troubles en rapport avec leur maladie neurologique. Ces résultats devront donc être confirmés par une étude à grande échelle portant sur l’ensemble d’une population de patients ayant une maladie de Parkinson et intégrant un suivi longitudinal. Toutefois, ce travail permet de souligner l’importance de ces troubles et doit inciter tout urologue rencontrant un patient parkinsonien à les rechercher et à les prendre en charge.


Conclusion


La fonction sexuelle des patients atteints de MPI était altérée et constituait la deuxième cause de consultation en urologie de ces derniers. Elle associait une DE, une altération de la fonction orgasmique et une altération de la satisfaction des rapports et globale. En revanche, le désir sexuel était conservé. Ces altérations étaient favorisées par l’âge, l’institutionnalisation et la présence de symptômes d’hyperactivité vésicale. L’urologue prenant en charge l’hyperactivité vésicale et les troubles de la sexualité masculine a donc une place prépondérante dans la gestion de ces patients.


Conflit d’intérêt


Les auteurs n’ont aucun conflit d’intérêt en rapport avec cette étude.



 Niveau de preuve : 3.





Tableau 1 - Résultats de l’évaluation par l’index international de la fonction érectile (IIEF-15) de la fonction sexuelle des patients masculins ayant une maladie de Parkinson idiopathique.
Score  Résultats  Minimum  Maximum 
Fonction érectile  3,4±10,1  30 
Fonction orgasmique  3,4±4,1  10 
Désir sexuel  6,7±2,7  10 
Satisfaction entre les rapports  3,1±4,9  15 
Satisfaction globale  4,1±3,0  10 




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