Réunion de concertation pluridisciplinaire en pelvipérinéologie en France : résultats d’une enquête nationale du CUROPF auprès des urologues français
Les réunions de concertation pluridisciplinaires (RCP) de pelvipérinéologie ont vocation à se généraliser en France avec dorénavant une obligation légale de validation des dossiers avant toute promontofixation ou pose de bandelette sous-urétrale. L’accès à ces réunions reste cependant inégal sur le territoire. Le but de cette étude était de réaliser un état des lieux de la mise en place de ces RCP en France.
Un questionnaire en ligne comportant 15 questions a été envoyé à deux reprises (entre juin et juillet 2020 puis entre novembre 2021 et janvier 2022) à l’ensemble des urologues membres de l’Association française d’urologie (AFU). Une analyse statistique descriptive a été réalisée.
Trois cent vingt-deux questionnaires ont été retournés auprès du CUROPF lors de la première phase et 158 questionnaires lors de la seconde. Début 2022, la participation à une RCP de pelvipérinéologie était possible dans 61,3 % des cas avec une répartition inégale sur le territoire. La présentation de dossier, le plus souvent pour prise en charge d’une situation complexe, représentait la principale activité (68 %). Vingt-deux pour cent des urologues participants déclaraient dès fin 2021 d’envisager de réduire volontairement, partiellement ou totalement l’activité de pelvipérinéologie suite à la publication des derniers arrêtés ministériels.
Malgré un cadre légal renforcé concernant leur caractère obligatoire, le déploiement des RCP de pelvipérinéologie semble avoir été très progressif, et restait encore insuffisant en 2022 avec une répartition inhomogène sur le territoire national. Certains urologues déclaraient ne pas y avoir accès et environ 1 sur 5 envisageaient une diminution volontaire de leur activité de pelvipérinéologie dans ce contexte.
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