Nécrose pénienne, une complication spécifique de l’embolisation prostatique
La chirurgie endoscopique est le standard de traitement de l’hyperplasie bénigne de prostate (HBP) réfractaire aux traitements pharmacologiques. Afin de réduire le caractère invasif et de préserver la fonction sexuelle, l’embolisation des artères prostatiques (EAP) s’est développée. Cependant, les difficultés techniques de réalisation ainsi que ses résultats restant à confirmer, font qu’elle n’est actuellement pas recommandée. La gravité des complications engendrées doivent amener à une réflexion sur la balance bénéfice-risque. L’objectif est de rapporter un cas d’ischémie pénienne après embolisation des artères prostatiques.
Une complication sévère à la suite d’une (EAP) est rapportée avec son évaluation clinique paraclinique pré-et post interventionnelle ainsi que la prise en charge thérapeutique.
Une nécrose pénienne survenant à la suite d’une embolisation des artères prostatiques est rapportée chez un patient de 75ans malgré une tentative de désobstruction. Les symptômes du bas appareil urinaire s’aggravent en période postopératoire, associés à une nécrose du gland et une dysfonction érectile réfractaire.
La place de l’EAP dans l’arsenal thérapeutique de l’HBP nécessite d’être confirmée. Cette technique novatrice expose le patient à des risques potentiellement sévères comme l’ischémie pénienne, non rencontrés lors des traitements chirurgicaux endoscopiques conventionnels. L’EAP ne doit pas intégrer l’arsenal thérapeutique de l’HBP en dehors d’essais cliniques.
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