Traitement des rétentions aiguës d’urine spontanée ou provoquée : état des lieux chez 6074 hommes
Objectifs.- Evaluer la pratique courante dans le traitement des rétentions aigues d’urine (RAU) associées à une hypertrophie bénigne de la prostate (HBP).
Méthodes.- 6074 hommes (âge médian 70 ans), ayant eu un drainage pour une RAU douloureuse sur HBP ont été inclus par 963 urologues dans une étude prospective observationnelle réalisée transversalement en France, Amérique Latine, Algérie et Moyen-Orient. Les RAU étaient considérées par l’urologue comme spontanées dans l’évolution naturelle de l’HBP, ou provoquées par un facteur déclenchant. L’histoire de l’HBP, le type de drainage et le traitement ont été colligés.
Résultat.- La RAU était spontanée dans 4289 cas (71%) et provoquée dans 1785 cas (29%). Les facteurs déclenchants étaient l’anesthésie loco-régionale ou générale (28,5%), une consommation d’alcool excessive (18,2%), une infection urinaire (14,2%), une constipation (11%) et un traitement médical (10,4%).
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Total |
Spontanées |
Provoquées |
p |
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Volume prostatique >50g, % |
36% |
39% |
27% |
<0.001 |
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HBP découverte lors de RAU, % |
36% |
33% |
44% |
<0.001 |
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Drainage Uréthral, % |
90% |
90% |
90% |
ns |
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Hospitalisation pour RAU |
57% |
57% |
58% |
ns |
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Traitement après drainage: |
78% |
74% |
87% |
<0.001 |
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Taux de reprise des mictions après TAD : |
61% |
59% |
66% |
<0.001 |
Conclusion.- La chirurgie d’emblée en cas de rétention est peu fréquente. La TAD est plus souvent un succès en cas de rétention provoquée. En cas d’échec d’une TAD, une seconde et une troisième tentatives peuvent être un succès, que la rétention soit spontanée ou non.