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Résultats fonctionnels à long-terme après implantation de sphincters urinaires artificiels à grande manchette (au moins 8 cm) chez la femme : expérience monocentrique

Objectifs.- L’implantation d’un sphincter urinaire artificiel (SAU) est un option chirurgicale envisageable dans le traitement de l’incontinence urinaire féminine d’effort par insuffisance sphinctérienne. Dans quelques cas, pour des raisons anatomiques ou chirurgicales, la situation impose l’implantation d’une très grande manchette (au moins 8 cm ou plus) entre le col de la vessie et l’urèthre proximal. Nous avons souhaité rapporter les résultats fonctionnels à long-terme obtenus après implantation de SAU avec grande manchette chez la femme.

Méthodes.- Toutes les patients implantées d’un SAU dans notre centre en 1984 et 2007 ont été revues. Parmi elles, 50 avaient eu un SAU avec grande manchette et 43 (86%) avaient déjà été opérées d’une chirurgie de l’incontinence préalablement. Le SAU était implantée en chirurgie ouverte en utilisant une voie incisionnelle abdominale pour la dissection du col de la vessie. Les complications péri-opératoires ont été revues. Pour l’évaluation des résultats du SAU sur la continence, les patientes ont été revues à 1, 3, 6 et 12 mois puis une fois par an.

Résultat.- Au total 50 patientes ont été incluses dont l’âge moyen était de 59 ±12.4 ans [26-81]. Le BMI moyen était de 27.3 ±5.1[19-37]. La pression de clôture pré-opératoire moyenne était de 19.1 ±9.4cmH2O [3–46]. La durée moyenne de séjour à l’hôpital était de 14.1 ±5 jours [5-28]. Le recul moyen, SAU en place, était de 5.7 ±4.4 ans (0.06-17.3). Au total, 34 femmes (68%) étaient complètement sèches. Les facteurs protectifs vis-à-vis d’une explantation étaient un nnombre de grossesse inférieur à 2 (p = 0.04), aune pression de clôture supérieure à 19 cmH2O (p = 0.04) et une taille de manchette équivalente à 8 cm (p = 0.005). Figure/ Courbe de survie sans explantation du SAU

Conclusion.- Des conditions anatomiques spécifiques chez la femme peuvent parfois conduire à l’implanatation de SAU avec de très larges manchettes. Les résultats fonctionnels ontenus sont encourageants même s’ils demeurent un peu inférerieus à ceux obtenus dans les grandes séries de SAU chez la femme. Un suivi à plus long-teme est toutefois nécessaire avant de pouvoir statuer sur le risque d’érosion de la manchette en fonction de sa taille.