Prise en charge des tumeurs testiculaires en France, et compliance avec les recommandations nationales
Type de financement : Ligue nationale contre le cancer
Objectifs.- Les cancers du testicule chez l’adulte sont rares, de pronostic favorable. Leur prise en charge très standardisée fait l’objet de recommandations nationales. Notre objectif était de comparer la réaiité de la prise en charge et les recommandations en France.
Méthodes.- Les cancers testiculaires diagnostiqués en 2003-2004 ont été recensés par onze registres généraux de cancer. Leur prise en charge a été décrite à partir des dossiers médicaux, et évaluée selon des critères de conformité définis par un groupe d’experts à partir des recommandations publiées en 2002. Chaque critère pouvait être conforme, non-conforme de façon majeure (désaccord avec les recommandations ayant un impact sur la survie ou la morbidité), non-conforme de façon mineure (absence d’impact) ou non-conforme mais justifiable. A partir de ces critères, la prise en charge a été évaluée par étape puis globalement.
Résultat.- 256 patients avec un séminome (TS) et 197 avec une lésion non séminomateuse (TGNS) ont été inclus: 68 % de stade I, 16 % de stade II et 16% de stade III. Globalement seuls 10% des patients avec une TS et 12% avec une TGNS on reçu une prise en charge totalement conforme. En se limitant aux étapes thérapeutiques, la conformité était respectivement de 44% et 28% pour les TS et les TGNS. Les non compliances les plus importantes sont reprises dans le tableau.
?
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TS |
TGNS |
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Marqueurs au diagnostic |
40% |
33% |
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CR anatomopathologique |
35% |
46% |
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Radiothérapie |
31% |
/ |
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Chimiothérapie |
62% |
58% |
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Surveillance seule |
/ |
95% |
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Curage post chimiothérapie |
/ |
70% |
Conclusion.- Cette étude, montre que la réalité de la prise en charge des tumeurs testiculaires est très divergente par rapport aux recommandations. Elle justifie l’importance de leur diffusion répétée auprès de l’ensemble des intervenants et la nécessité d’enseignements spécifiques. Elle pourrait représenter également un argument fort en faveur de la centralisation des patients.