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Incidence et types de complications hémorragiques après urétérorénoscopie souple (étude multicentrique)

Objectifs.- L’urétérorénoscopie souple associée au laser Holmium (URSS-H) est une technique récente de traitement des calculs du haut appareil urinaire. Bien que la morbidité liée au geste opératoire reste très faible, les complications de type « hémorragiques » n’ont jamais été spécifiquement étudiées. L’objectif de cette étude était d’estimer l’incidence et le type de complications hémorragiques retrouvées après URSS-H.

Méthodes.- Notre étude multi-centrique a revu les dossiers de patients ayant présenté une complication de type hémorragique après une URSS-H. Différents paramètres ont été recuillis tels que l’indication opératoire, le délai de survenue, les conséquences, la durée opératoire et l’existence d’une coagulopathie génétique ou acquise.

Résultat.- De 2001 à 2009, plus de 2000 URSS-H ont été pratiquées dans les 5 centres étudiés. Nous avons dénombré 13 cas (incidence < 0,65%) de complications hémorragiques catégorisés comme suit : 1 hématome sous-capsulaire, 5 hématomes rétro-péritonéaux et 7 caillotages de la voie excrétrice. L’indication opératoire était un calcul chez 92% des patients. La complication a été diagnostiquée endéans le 3ème jour post-opératoire chez 6 patients et aucune complication n’est apparue au-delà d’un mois. Les conséquences de ce saignement ont abouti chez 4 patients à la réalisation d’une néphrectomie totale et un patient a été temporairement en contre-indication de transplantation hépatique suite à un volumineux hématome rétro-péritonéal. La durée opératoire était en moyenne de 81 minutes (25-120). Parmi les patients, on dénombrait un hémophile, un porteur d’une coagulopathie hépatique, deux traités par anti-agrégants et un traité par anti-vitamine K.

Conclusion.- Les complications hémorragiques de l’urétérorénoscopie semblent exceptionnelles mais leurs conséquences sont parfois sévères. La coagulopathie génétique ou acquise représente un facteur de risque.