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Etude de pratique sur les injections de toxine botulique intra-sphinctérienne

Objectifs.- Les solutions thérapeutiques qui existent pour les patients présentant une dyssynergie vésico-sphinctérienne (DVS) sont dominées par les méthodes d’incontinentation par sphinctérotomie (prothétique ou chirurgicale) et le cathétérisme intermittent. Dans certains cas où ces traitements ne peuvent pas être proposés, l’injection de toxine botulique (TB) dans le sphincter urétral peut être une alternative intéressante.

Méthodes.- Etude observationelle rétrospective rapportant l’expérience de notre centre de décembre 2002 à mars 2010 portant sur des patients présentant une DVS confirmée en urodynamique (étiologies neurologique et non neurologique). Tous les patients avaient reçu la dose de 300 UI DYSPORT par voie transpérinéale et repérage électromyographique. Les principaux critères d’évaluation ont été le résidu post-mictionnel (RPM) et l’utilisation d’une échelle visuelle analogique (EVA) pour la dysurie, la pollakiurie, les fuites et l’impériosité mictionnelle.

Résultat.- Les dossiers de 47patients (7 femmes et 40 hommes) ont été étudiés. Le suivi moyen a été de 13 mois. Les résultats ont été jugés « non significatif », « partiel » ou « satisfaisant » à J30, J60, J90 et au-delà de J120. En définitif, il y avait 23,40% (11) de résultats satisfaisants, 19,14% (9) de résultats partiels, 42,55% (20) de résultats non significatifs et 14,89% (7) de patients perdus de vue. Il y a eu une baisse de la moyenne du RPM de 59.7 ml (de 211.7 à 152 ml) et une amélioration globale du confort concernant tous les symptômes évalués par l’EVA. Il n’y a eu aucun effet secondaire.

Conclusion.- Même si elle reste mal codifiée, l’injection de TB dans le sphincter urétral pour DVS est une technique qui peut apporter un soulagement transitoire à certains patients, sans risque d’effets indésirables. Afin de pouvoir la proposer de façon plus large en première intention, ses modalités d’évaluation et d’administration (dose, voie d’injection) devraient être mieux codifiées.