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Elargir les indications de la néphrectomie partielle augmente-il la morbidité ? Expérience monocentrique sur une période de 10 ans chez 500 patients

Objectifs.- Evaluer la morbidité de la néphrectomie partielle (NP) en fonction de la taille, de la localisation tumorale et de l’expérience chirurgicale, à travers une étude mono centrique et prospective

Méthodes.- Les paramètres suivants ont été recueillis de façon prospective: indication de la NP (élective ou de nécessité), taille et localisation tumorale. Nous nous sommes intéressés aux complications spécifiques de la NP que sont les complications hémorragiques et urinaires. L’analyse statistique des variables qualitatives et quantitatives a été faite à l’aide du test de Chi 2 et du test-t de Student.

Résultat.- Entre 2000 et 2010, 500 patients ont été opérés d’une NP selon la même technique opératoire.Le taux de complication globale était de 22,65% avec un taux de complication urinaire égale à 3,26% et un taux de complication hémorragique égale à 4,69% dont 2,65% de fistules artério-veineuses. Parmi les tumeurs opérées, 131(33,46%) mesuraient plus de 4 cm dont 104 (21,22%) entre 4 et 7 cm et 27 (5,5%) de plus de 7 cm, aucune différence significative n’a été retrouvée entre ces différents groupes. Il en est de même pour les 201(53.17%) tumeurs intra parenchymateuses ou sinusales vs exophytiques.Aucune différence significative n’a été retrouvée,que l’indication soit élective ou de nécessité. De 2000 à 2005 vs 2005 à 2010, le taux de complications urinaires et hémorragiques n’était pas significativement différent (p=0.74 et 0.12)

Conclusion.- Elargir les indications des NP électives aux grosses tumeurs et aux tumeurs sinusales n’augmente pas la morbidité. L’indication d’une chirurgie conservatrice devrait dépendre de la faisabilité technique plutôt que de la taille tumorale ou de la localisation.