Comparaison des paramètres influençant la fragmentation in vitro de calculs artificiels en testant 6 lasers Holmium YAG différents
Objectifs.- La fragmentation par laser Holmium de faible énergie est actuellement la méthode de choix pour le traitement urétérorénoscopique des calculs du haut appareil urinaire. Le but de l’étude était d’identifier sur base d’excavations obtenues in vitro sur des calculs artificiels, les paramètres susceptibles d’améliorer l’efficacité de la lithotritie par laser Holmium
Méthodes.- Nous avons évalué 6 différents dispositifs laser Holmium (Storz calculase, Cook Odyssey 30, Dornier MedilasH20, AMS Stonelight, Wolf MegaPulse, Lumenis). Des calculs artificiels de type dur ont été immergés dans 100ml de serum physiologique. Les calculs étaient fixés, empêchant tout phénomène de rétropulsion. La fragmentation a été réalisée en contact direct pendant 30 secondes pour différentes valeurs d’énergie (échelonnées de 0,4 à 1 Joule), et de fréquence (de 4 à 10 Hz). Deux fibres neuves de petit et moyen diamètre (273um et 365 um) ont été testées pour chaque appareil. Nous avons comparé la surface, la profondeur et le volume des excavations créées sur les calculs artificiels.
Résultat.- Les excavations obtenues par fragmentation ont révélé constamment et indépendamment du dispositif laser utilisé que pour une même énergie délivrée en terme de Watts, le volume vaporisé était significativement plus important pour l’association d’une basse fréquence avec une énergie élevée. La profondeur des excavations créées était directement dépendante du laser et de l’énergie utilisée mais indépendante du diamètre de la fibre et de la fréquence utilisée. Pour une même énergie délivrée, la plus importante surface de vaporisation et le plus gros volume désintégré ont été obtenus par le laser Lumenis.
Conclusion.- Sur des calculs artificiels de type dur, le diamètre de la fibre n’influence pas significativement le volume de vaporisation du calcul. Pour la même énergie délivrée, la désintégration calculeuse la plus importante est obtenue en associant une fréquence basse avec une énergie pulsée élevée.