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Comparaison de l’effet d’un traitement par estétrol à celui de l’œstradiol sur la lubrification vaginale de la souris

Objectifs.– L’estétrol est un œstrogène naturel produit par le fœtus qui a comme particularité clinique d’avoir peu d’effets hépatiques et d’avoir un certain effet anti-œstrogénique au niveau mammaire. Le but de ce travail était d’évaluer l’impact de l’estétrol sur la lubrification vaginale et de le comparer à l’effet de l’œstradiol.

Méthodes.– Des souris femelles C57/BL6 ont eu une ovariectomie à l’âge de 5 semaines. Une semaine plus tard, elles étaient divisées en 3 groupes, souris non traitées, souris traitées par des implants diffusant pendant 60 jours de l’œstradiol (E2) à la dose de 80 ?g.kg?1 par jour (0,1 mg/implant, 60-day release, Innovative Research of America, Sarasota, FL, États-Unis) ou souris traitées avec des mini-pompes sous-cutanées (Alzet®, Charles River Laboratories) assurant une diffusion continue pendant 28 jours d’estétrol (E4) (6 mg/kg par jour). À l’âge de 10 semaines, la lubrification vaginale était induite physiologiquement à l’aide d’une stimulation cervico-vaginale puis mesurée à l’aide d’un papier buvard préalablement pesé. Les souris étaient ensuite sacrifiées et l’appareil génital prélevé.

Résultats.– Alors que la lubrification vaginale moyenne des souris castrées était diminuée (0,33 ± 0,14 mg), la lubrification vaginale des souris E2 n’était pas statistiquement différente de celle des souris E4 (respectivement 1,76 ± 1,27 vs 1,6 ± 1,6 mg, ns) (Fig. 1). Alors que le poids du vagin des souris ovariectomisées était diminué (15,8 ± 11,7 mg), il n’était pas différent entre les deux traitements (respectivement 157,8 ± 61,1 vs 166,8 ± 36,4 mg, ns) (Fig. 2). Les taux circulants d’E2 et d’E4, mesurés par spectrométrie de masse, étaient respectivement de l’ordre de 1 et 100 nM. L’analyse histologique n’a pas montré de différence entre les souris E2 et E4 alors que les souris castrées avaient une atrophie vaginale.

Conclusion.– L’effet de l’estétrol sur la lubrification et la trophicité vaginale est comparable à celui de l’œstradiol. Cet œstrogène pourrait constituer un nouveau traitement des troubles sexuels post-ménopausiques de la femme.

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