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Abord coelioscopique retro-péritonéal pour l’exérèse d’une métastase d’un cancer du rein

Objectifs.- L’abord coelioscopique retro-péritonéal est une option possible dans la chirurgie d’exérèse de métastases survenant après néphrectomie élargie pour cancer.

Méthodes.- Nous présentons le cas d’un homme de 62 ans qui présentait une masse de 32 mm située en inter aortico-cave, 6 ans après une néphrectomie élargie pour un carcinome à cellules claires de stade PT2 R0 Nx, de grade de Furhman II. L’examen clinique était normal. Un abord coelioscopique retro péritonéal était alors réalisé. Le patient était placé en décubitus dorsal strict. L’incision initiale était pratiquée au niveau du flanc droit sur la ligne axillaire antérieure, à 2 travers de doigt de l’épine iliaque antero-supérieure. La dissection et le refoulement du péritoine en avant étaient réalisés au doigt. Un trocart de 10 mm était introduit au niveau de l’incision initiale et 2 autres trocarts étaient positionnés sous contrôle de la vue. L’exérèse de la masse était pratiquée sous coelioscopie après une dissection tissulaire classique. La pièce d’exérèse était extraite dans un sac étanche au travers de l’incision cutanée initiale.

Résultat.- La durée opératoire et les pertes sanguines étaient respectivement de 125 min et 20 cc. La durée d’hospitalisation était de 2 jours. Aucune complication n’était rapportée. L’étude histologique confirmait le diagnostic de métastase d’un carcinome à cellule claire avec des marges chirurgicales saines. Après 12 mois de suivi, le patient ne présentait pas de récidive.

Conclusion.- Les récidives retro-péritonéales sont possibles chez les patients ayant eu une néphrectomie élargie pour cancer. Ces récidives peuvent être traitées par un abord coelioscopique retro-péritonéal au prix d’une faible morbidité. Le principal avantage de cette voie d’abord serait de limiter le risque de complications, notamment digestives, du fait de l’absence d’accès à la cavité péritonéale.