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La technique du « split-cuff-nipple » dans la réimplantatioin urétéro-vésicale et urétéro-néo-vésicale : notre expérience

Objectifs.- Présenter sous forme d’un film, notre expérience dans la réimplantation uretèro-vésicale et uretèro-iléale en utilisant la technique du manchon urétéral « split-cuff nipple ». et de montrer l’aspect endoscopique de contrôle et la possibilité de manœuvres endoscopiques rétrogrades.

Méthodes.- Entre Septembre 2001 et février 2008, 26 patients (24 H et 2 F), d’âge moyen de 57 ans (10 à 64 ans), ont bénéficié d’une réimplantation urétrale. L’indication de la réimplantation était une entéro-cystoplastie de remplacement dans 23 cas, un mégauretère bilatérale dans 3 cas et une fistule uretèro-vaginale gauche dans un seul cas. La technique opératoire consistait à réaliser une spatule de 0,5 à 1 cm de l’extrémité distale de l’uretère qui est retourné sur lui-même, formant ainsi un manchon urétéral « split-cuff nipple », puis l’uretère est amarré à la paroi intestinale selon la technique de le Duc et Camey, ou à la muqueuse vésicale après un tunnel sous muqueux. En cas d’uretère très dilaté on réalise un simple retournement sans spatule. Tous les patients avaient bénéficiés systématiquement à 3 mois, d’une cystoscopie, en plus de leur suivi habituel, et le film montre l’aspect endoscopique plusieurs uretères de différent calibre.

Résultat.- 53 unités urétérales ont été réimplantées avec cette technique. Le suivi moyen est de 36 mois (6 à 54 mois). La réalisation de la réimplantation était toujours possible en moyenne en 25 minutes (20 à 35 min). Aucun lâchage anastomotique n’a été observé en postopératoire. Le contrôle cystoscopique trouvait dans tous les cas, un uretère mamelonné facilement repérable et cathéterisable. L’urètrocystographie rétrograde n’avait détecté aucun cas de reflux vésico-urétéral patent.

Conclusion.- La technique du manchon urétéral « split nipple » est facile à réaliser. Elle permet de prévenir le reflux et les sténoses dans la réimplantation uretèro-vésicale et uretèro-néo-vésicale. Son atout principal, par rapport aux autres techniques, est la préservation de l’avenir endo-urologique de ces patients qui sont menacés en plus par les compressions urétérales néoplasiques.