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Le volume chirurgical par chirurgien ou par centre est-il un facteur prédictif en termes de coût et de durée de séjour chez le donneur vivant après néphrectomie par voie ouverte ?

Type de financement : Subvention de l’AFU

Objectifs.- Malgré la très large diffusion de la coelioscopie, de très nombreux prélèvements de rein chez le donneur vivant se font par voie ouverte (PVO). Le but de ce travail était de voir si les PVO réalisés par les chirurgiens ou les centres à gros volumes avaient de meilleures suites post-opératoires en termes de durée moyenne de séjour et de coûts que les PVO réalisés par des chirurgiens ou des centres de moindre expérience.

Méthodes.- Entre 1988 et 2008, 2674 PVO ont été réalisés dans l’État de Floride aux USA. Des modèles de régression linéaire uni et multivariés ont été utilisés pour évaluer l’association entre le volume chirurgical du chirurgien ou du centre transplanteur et la durée moyenne de séjour et le coût du prélèvement. Les covariables étaient l’année de prise en charge, l’âge et les comorbidités selon l’index de Charlson.

Résultat.- Le volume chirurgical des 109 chirurgiens allait de 1 à 28,5 PVO par an (moyenne 11,5; médiane 11,2) pendant que le nombre de PVO dans les 17 centres variait de 0,14 à 32,4 par an (moyenne 25,7 ; médiane 28,8). La durée de séjour variait de 1 à 22 jours (moyenne 4,7 ; médiane 4,0) et le coût par PVO variait de US$ 5.050,00 à 226.604,00 (moyenne 27.324,00, médiane 23.560,00). En analyses multivariées, un volume chirurgical croissant par chirurgien était associé à une durée d’hospitalisation plus courte (p<0.001). Par contre, il n’existait pas de relation entre volume chirurgical et coût (p=0,5). Au niveau des centres, un volume chirurgical croissant était associé à une plus longue durée de séjour (p<0.001) et à des coûts plus élevés (p<0.001).

Conclusion.- Bien qu’un volume chirurgical croissant par chirurgien ait eu l’effet escompté sur la durée moyenne de séjour, il n’a pas eu d’effet sur le coût des PVO. Au niveau des centres, un volume croissant de PVO était associé à une plus longue durée d’hospitalisation et à des coûts plus importants. Ces résultats suboptimaux méritent d’être confirmés dans d’autres larges bases de données.