Accueil > Les évènements de l’AFU > Congrès français d'Urologie > 104ème congrès français d’urologie – 2010 > Pyéloplastie laparoscopique avec assistance robotisée Da Vinci : résultats à moyen terme
Ajouter à ma sélection Désélectionner

Pyéloplastie laparoscopique avec assistance robotisée Da Vinci : résultats à moyen terme

Objectifs.- La pyéloplastie laparoscopique s’est affirmé comme une approche sure et efficace pour le traitement de la maladie de la jonction pyélo-urétérale. La longue courbe d’apprentissage et les difficultés intrinsèques de la procédure représentent un obstacle à sa diffusion. L’introduction de l’assistance robotisée Da Vinci a permis d’accélérer l’apprentissage de cette technique en offrant au patient le bénéfice maximal de la chirurgie minimalement invasive

Méthodes.- Entre mars 2006 et mars 2010, 35 patients (10H /25F) ont bénéficié d’une pyéloplastie par laparoscopie avec assistance Da Vinci. L’age moyen était 43 (17-86) ans. Nous avons répertorié de manière prospective le temps opératoire, la durée d’hospitalisation et la présence ou non d’un traitement préalable (endopyélotomie laser) et d’anomalies vasculaires. L’obstruction pré-opératoire a été documentée par une scintigraphie rénale avec injection de Furosémide. Les complications post-opératoires ont été recensées (classification de Clavien). Les patients ont été suivis par des contrôles cliniques et échographiques itératifs et une scintigraphie rénale à 6,12 et 18 mois a été effectuée.

Résultat.- Huit patients (22%) avaient déjà bénéficié d’un premier traitement endoscopique. 14 patients (42%) présentaient une maladie de la jonction due à une pince vasculaire. Trois (8.5%) patients présentaient une lithiase calicielle traité en intra-opératoire. Le temps opératoire moyen était de 190 (110/270) minutes, durée médiane d’hospitalisation de 3 (20-2) jours. Un cas de conversion en début de série pour mauvaise vision, une complication de grade II et une de grade IIIa (saignement colique post-opératoire ayant nécessité une embolisation sous CT). Le suivi moyen est de 26 mois. Deux cas de récidive ont été identifiés : une sténose anastomotique traitée avec succès par endoscopie et une néphrectomie pour un rein préalablement subatrophique a été effectuée dans le second. Chez les autres patients, les scintigraphies nucléaires successives ont démontré une amélioration de la fonction rénale relative significative (de 39% à 45% en moyenne) ainsi que de l’excrétion rénale (Tmax : de 16 à 9 min) (p<0.05)

Conclusion.- la pyeloplastie laparoscopique avec assistance robotisée Da Vinci est une technique efficace et sure. Elle permet de reproduire toutes les étapes de la chirurgie ouverte avec des résultats fonctionnels comparables à la chirurgie ouverte tout en étant mini-invasif