Prise en charge et besoin médical non couvert en médecine générale des patients souffrant d’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) en France
Type de financement : Laboratoire GlaxoSmithKline
Objectifs.- En France, les patients souffrant d’HBP symptomatique sans complication sont généralement suivis en médecine générale. L’objectif de cette étude était de décrire leur prise en charge et ses résultats.
Méthodes.- Une étude observationnelle transversale a été menée auprès de 247 médecins généralistes entre oct2009-janv2010. Une prescription pour HBP déclenchait sur leur ordinateur une proposition d’inclusion. Le suivi des patients et leurs antécédents étaient recueillis à partir des dossiers informatisés. Un questionnaire-patient, constitué de l’IPSS (Q-8 comprise), du BPH Impact Index (BII) et une échelle visuelle analogique (EVA) estimant l’évolution des symptômes durant les 12 derniers mois (graduée de -5 à 5), devait être retourné par la poste.
Résultat.- Sur 1098 patients inclus avec un âge moyen 71,7 ±8.9 ans et un suivi moyen de 6.2 ±5.1 ans, 718 patients (65%) ont retourné leurs questionnaires et verront leurs résultats fonctionnels analysés. Chez les 1098 patients, une monothérapie était prescrite par Alpha-Bloquants (48%) extraits de plantes (22%) et Inhibiteurs de la 5 Alpha-Réductase (13%). Les 17% restant avaient une association : A-B+I-5AR (8 %), A-B+Plantes (8%) et plantes+I-5AR (1%). Parmi eux, 434 (60%) prenaient le même traitement depuis au moins 12 mois, 151 (21%) étaient traités depuis moins de 12 mois et 133 (19%) en avaient récemment changé. Le score IPSS moyen des patients était de 10,3 ±6,5. Il était entre 8 et 19 pour 52,1% et supérieur 19 pour 9,8%. Le tableau montre la prévalence de quatre critères pour lesquels le résultat est insatisfaisant, illustrant ainsi le besoin médical non couvert de ces différents groupes de patients.
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Besoin médical des patients HBP traités en médecine générale |
Patients HBP |
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Total (N=718) |
Traités depuis ?12 mois (n=434) |
Traités depuis <12 mois (n=151) |
Ayant changé de traitement < 12 mois (n=133) |
p-value |
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Symptômes persistants (IPSS ?12)* |
234 (35,5%) |
116 (29,4%) |
57 (41,0%) |
61 (48,4%) |
<0,001 |
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Impact sur la qualité de vie (IPSS-Q8 ?3) |
292 (42,3%) |
149 (35,6%) |
70 (48,3%) |
73 (57,0%) |
<0,001 |
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Aggravation des symptômes (EVA ? -1) |
135 (18,8%) |
62 (14,3%) |
30 (19,9%) |
43 (32,3%) |
<0,001 |
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Gêne importante (BII ? 9) |
18 (2,6%) |
4 (0,9%) |
6 (4,0%) |
8 (6,2%) |
<0,001 |
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Au moins un des critères ci-dessus |
379 (52,8%) |
194 (44,7%) |
93 (61,6%) |
92 (69,2%) |
<0,001 |
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*un score ?12 est un critère d’inclusion pour les études cliniques sur les traitements de l’HBP. |
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Conclusion.- D’après les questionnaires validés utilisés, des résultats insatisfaisants sont montrés chez la moitié des patients, en médecine générale, y compris ceux prenant le même traitement depuis longtemps. Le besoin médical non couvert pour l’HBP reste donc important.