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Résultats à long terme du traitement de l’incontinence urinaire d’effort de type III par sphincters urinaires artificiels chez la femme

Objectifs.- Le but de cette étude est d’analyser les résultats à long terme de l’efficacité, des complications et de la survie du sphincter urinaire artificiel (SUA) AMS 800TM chez les femmes ayant une incontinence urinaire d’effort de type III.

Méthodes.- De Janvier 1987 à mars 2007, 376 SUA ont été implantés chez 344 patientes d’âge moyen à l’implantation 57,2 ans. Toutes les patientes avaient, une manœuvre de soutènement négative. Les données pré et postopératoires ont été recueillies de façon prospective. Une modification technique a été introduite en 1999 (dissection intervésico-vaginale bilatérale). La durée de vie des SUA a été calculée jusqu’à l’ablation pour toute cause ou la révision mécanique et les probabilités de survie évaluées par la méthode de Kaplan-Meier.

Résultat.- Le suivi moyen était de 9,66 ans. La médiane de survie globale des SUA a été estimée à 155,2 mois IC 95% (146,4-163,9). Il a été noté 48 explantations pour complications infectieuses (12,8%) dont la moitié est survenue dans les 3 premières années. Le taux d’infection-érosions a été de 16% avant 1999 et de 7,9% après la modification technique (p<0,05). 45 révisions pour complications mécaniques sont survenues en moyenne après 97,2 mois. La probabilité de survie des SUA à 3, 5, 10 et 15 ans était respectivement de 92%, 88,6%, 68,7%, et 51,7 %. Il existait une différence de médiane de survie significative en fonction de l’étiologie de l’incontinence : neurologique (116,5 mois) ou non neurologique (163,4 mois) (p<0,001) et du nombre d’antécédent de chirurgie pelvi-perinéale (1 : 169,7 mois Vs >1 : 136,4 mois, p<0,003). La continence était totale chez 81, 1% des patientes, 6,9% des patientes avaient de rares fuites sans protection et 4% avaient des fuites et portaient au moins 1 protection par jour.

Conclusion.- Cette étude confirme l’efficacité des SUA chez des patientes avec insuffisance sphinctérienne et en échec des techniques de soutènement. Elle montre pour la première fois une excellente durée de vie de ces prothèses et confirme l’existence d’une corrélation entre technique opératoire, antécédents des patientes et complications.