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Le traitement des événements indésirables liés à la sonde urétérale JJ : alfuzosine vs naproxene vs oxybutynine : une étude comparative prospective à propos de 175 cas

Objectifs.- Evaluer et comparer l’efficacité de l’alfuzosine (alpha-bloquant), l’Oxybutynine (inhibiteurs de la cyclo-oxygénase-2 (COX-2)) et du Naproxène (Anti inflammatoire non stéroïdiens) dans le traitement de l’inconfort dû à la présence de sonde urétérale type JJ.

Méthodes.- Entre Février 2005 et Septembre 2009, 178 patients consécutifs ont été inclus dans cette étude prospective, randomisée. Il s’agissait de 105 hommes et 73 femmes avec un âge moyen de 41,4 années (18 – 67). Les patients ont été randomisés en quatre groupes: Groupe 1 : prescription d’alfuzosine 10 mg une fois par jour pendant 4 semaines, Groupe 2 : 5 mg d’oxybutynine deux fois par jour pendant 4 semaines, Groupe 3 : 550 mg de Naproxène une fois par jour pendant 4 semaines et le Groupe 4 (groupe contrôle) ont reçu un placebo une fois par jour pendant 4 semaines. Le drainage interne par sonde JJ a été indiqué : dans les suites d’une urétéroscopie pour lithiase urétérale (n= 90 cas), après cure d’une anomalie de la jonction pyélo-urétérale (n=12 cas), après pyélolithotomie (n=31 cas), après traitement endoscopique de sténose urétérale (n=9 cas), après cure de kyste hydatique du rein (n=5 cas) et après une néphrolithotomie percutanée (NLPC) (n= 28 cas). La durée moyenne du drainage était de 5 semaines (4-11). Les sondes étaient de type Percuflex. Tous les patients ont répondus à un auto-questionnaire validé évaluant ces symptômes (USSQ) avant et 4 semaines après la mise en place des sondes et après l’ablation de cette dernière. Ce score évalue ces différents paramètres : douleur pelvienne et lombaire, troubles urinaires irritatifs, la survenue d’une hématurie et le dysfonctionnement sexuel. La consommation du patient en antalgiques a été évaluée.

Résultat.- Les 4 groupes étaient statistiquement comparables concernant les données épidémiologiques. Les principaux signes étaient la pollakiurie, la douleur pelvienne en fin de miction, la sensation de vidange incomplète de la vessie et l’hématurie. L’efficacité médicale a été comparée au groupe placebo (amélioration du score de 5 points). L’analyse des scores, a montré une aggravation des symptômes urinaires (13,1 vs 26,4, p = 0,008) et de la douleur (4,1 vs 21,6, p = 0,002) chez les patients ayant reçu l’oxybutynine, le Naproxène et le placebo. L’Alfuzosine permet une fonction sexuelle satisfaisante mais sans que cela soit statistiquement significatif par rapport au groupe contrôle (0,017). Les deux autres traitements ne semblent pas avoir d’effet sur la fonction sexuelle. Le groupe oxybutynine constitue le groupe qui a requiert le moins d’antalgiques, mais cette constatation n’est pas statistiquement significative. Six patients ont présenté un total de 9 événements indésirables liés aux dispositifs nécessitant une hospitalisation. Les événements indésirables disparaissaient dans les 3 jours qui suivent l’ablation de la sonde JJ.

Conclusion.- Le traitement alpha-bloquant améliore significativement les symptômes liées à la présence de sonde urétérale JJ avec une nette diminution des douleurs pelviennes, des signes urinaires irritatifs et du retentissement sexuel.