L’effet sur la qualité de vie de l’hormonothérapie dans le traitement du cancer de la prostate localement avancé ou métastatique : castration chirurgicale versus médicamenteuse. A propos de 100 patients
Objectifs.- Comparer la qualité de vie après privation androgénique par castration chirurgicale versus médicamenteuse chez les patients atteints de cancer de la prostate localement avancé ou métastatique.
Méthodes.- Il s’agit d’une étude rétrospective, comparative et uni-centrique. 100 patients porteurs d’un cancer de la prostate avancé ont été inclus dans cette étude comparative. Tous ces patients avaient une confirmation histologique de leur cancer. 40 patients ont été traités par des analogues de la LH-RH et 60 par pulpectomie. L’âge variait de 54 à 72 ans avec une moyenne de 69,2 ans. Tous ces patients avaient un suivie régulier (clinique et biologique) de 24 mois au minimum. Ils ont été interrogés sur leur qualité de vie sous privation androgénique selon le score Expanded Prostate Cancer Index Composite (EPIC) permettant d’évaluer 4 domaines: troubles mictionnels (TUBA), troubles digestifs, dysfonctionnement érectile et les troubles hormonaux. Ces deux groupes étaient comparables concernant l’âge, les donnes du TR, le stade tumoral et le suivi.
Résultat.- La comparaison des scores entre les deux groupes n’a pas trouvé une différence significative concernant les TUBA et la dysfonction érectile (p = 0,1 et 0,13 respectivement). Les patients ayant eu une castration chirurgicale se plaignent moins de troubles digestifs (crampes et trouble du transit intestinal : p= 0,03 et 0,01 respectivement) et des conséquences hormonales (bouffées de chaleurs: p = 0.01 et mastodynies : p=0,02).
Conclusion.- La qualité de vie est un élément primordial dans la prise en charge du cancer de la prostate avancé. Nos résultats montrent la supériorité de la castration chirurgicale par rapport à la castration médicamenteuse en particulier sur les troubles digestifs et hormonaux.