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Evaluation de l’antibioprophylaxie en chirurgie urologique

Objectifs.- L’antibioprophylaxie en chirurgie a pour but de limiter les risques d’infection du site opératoire chez les patients opérés. Des référentiels ont définis les principes pour chaque spécialité chirurgicale. Ainsi, la prescription doit obéir à certaines règles, établies grâce aux études menées sur le sujet. Devant l’absence de tout protocole interne d’antibioprophylaxie, dans notre établissement, il a été intéressant de réaliser une étude d’évaluation de la pratique de l’antibioprophylaxie en chirurgie urologique dont le but est de déterminer les écarts avec les référentiels internationaux et de proposer des mesures correctives.

Méthodes.- Un groupe de praticiens hospitaliers, s’est chargé de la mise au point de la méthodologie du travail de cette prospective qui s’est déroulé durant 2 mois et en trois phases : recueil des données de manière prospective pour chaque patient sur des fiches élaborées en concertation. L’analyse des résultats a permis de déterminer les critères d’inclusion et d’exclusion des fiches en différenciant les fiches avec prescriptions d’antibiotique à visée antibioprophylactique ou non. Une lecture de la littérature pour juger la conformité des décisions d’antibioprophylaxie par rapport aux recommandations spécifiques pour chaque spécialité.

Résultat.- L’analyse des résultats de cette étude a montré que parmi les interventions ayant été répertoriés au cours de la période d’étude, la nephrolithotomie percutanée et l’urétéroscopie ont représenté respectivement 46 % des cas et 12 % des cas. Le taux de conformité aux recommandations de l’indication de l’antibioprophylaxie a été de 70 % [dans 59 cas était recommandée et a eu lieu et dans 4 cas n’était pas recommandée et n’a pas eu lieu]. Non – conformes aux recommandations dans 30 % des cas [dans 11 cas par excès et dans 16 cas par défaut].

Conclusion.- Notre étude a permis d’évaluer la qualité des prescriptions en antibioprophylaxie. Certaines discordances dans nos pratiques ont été observées et nous ont poussées à l’élaboration des protocoles locaux en accord avec les recommandations internationales existantes, leur validation par le comité de lutte contre les infections nosocomiales, la veille à leur diffusion et à leur application.