Épidémiologie des urgences urologiques en France
Établir un état des lieux de l’épidémiologie et du parcours de soin des urgences urologiques en France pour le rapport officiel du 115ieme Congres Français d’Urologie.
Nous avons fait une requête auprès de l’Institut de Veille Sanitaire et son Système de Surveillance Sanitaire des Urgences et des Décès (SurSaUD®). Au sein de ce système, le réseau OSCOUR® (Organisation de la surveillance coordonnée des urgences) centralise en temps réels les données de passages aux urgences de plus de 720 services d’urgence sur l’ensemble du territoire national (>93 % du territoire national couvert par le réseau OSCOUR®). Pour chaque urgence défini par son code CIM-10 ont été collectés de 2014 à 2019 : âge, genre, durée de passage et devenir post-urgence (hospitalisation vs retour a domicile).
De 2014 à 2019, les urgences urologiques ont représenté en moyenne 4,2 % de la totalité des passages aux urgences, soient en moyenne 591 080±66 782 passages/an dont 25 % ont abouti à une hospitalisation. Les urgences urologiques infectieuses ont représenté 35 % des passages aux urgences. Les 3 urgences urologiques les plus fréquentes étaient : la colique néphrétique, la rétention aiguë d’urine et l’hématurie pour les hommes ; la cystite aiguë, la pyélonéphrite et la colique néphrétique pour les femmes.
Dans une analyse du registre OSCOUR® (Organisation de la surveillance coordonnée des urgences) nous avons pu déterminer avec des données contemporaines les profils épidémiologiques des principales urgences urologiques.
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