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Le carcinome papillaire à cellules claires est-il une entité réservée à l’insuffisant rénal chronique ?

Objectifs.- Le carcinome papillaire à cellules claires (CPCC), anciennement considéré comme "carcinome à cellules rénales inclassé », a été décrit chez le patient insuffisant rénal (PIR), dialysé ou ayant bénéficié d’une transplantation. Quelques cas ont également été décrits chez le patient non insuffisant rénal (NIR). Le but de l’étude est de rechercher, en collaboration avec les néphrologues et les anatomopathologistes, les différences entre les populations de PIR et NIR ayant présenté cette pathologie qui reste très rare.

Méthodes.- De 2006 à 2010 les caractéristiques démographiques, histologiques, biologiques et pronostiques des CPCC survenus dans les populations PIR et NIR ont été étudiées.

Résultat.- Quatre CPCC ont été observés parmi 531 cancers du rein chez les NIR (0.75%) et 8 parmi 16 NIR (50%), ce qui confirme la rareté de cette affection. Toutes les lames ont été relues par deux anatomopathologistes. Aucune différence significative en terme d’âge (68 ±15 vs 54±8, p=0.06), ou de localisation de la tumeur. Toutes les tumeurs avaient été découvertes fortuitement et classées pT1a. Le stade de Fuhrmann était équivalent dans les deux groupes (p=0.28), sans contingent sarcomatoïde. Il n’existait pas de différence en termes d’envahissement de la voie excrétrice (p=0.94), de présence de nécrose intra-tumorale (p=0,78) ou de taille de la tumeur (2.9±0.36 vs 2.1±1.27, p=0.32). Toutes les pièces opératoires présentaient des marges saines. A ce jour tous les patients sont en rémission avec un suivi moyen de 18 mois (4-48 mois)

Conclusion.- Il n’a pas été mis en évidence de différence entre les population PIR et NIR ayant présenté un CPCC. Cela permet de mieux appréhender les anciens "carcinomes à cellules rénales inclassés » et en définit le pronostic qui semble être meilleur. Cette constatation, conjointement avec le club des uro-pathologistes pourrait déboucher sur une étude AFU de cohorte spécifique.