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ADMINISTRATION AUTO-CONTROLEE POUR LA LITHOTRIPSIE EXTRA-CORPORELLE (LEC) : PROPOFOL versus REMIFENTANIL

Introduction. La LEC peut nécessiter une anesthésie en ambulatoire. L’administration auto-controlée par le patient (ACP) d’un hypnotique, le propofol (P), a déjà été évaluée ; l’index de satisfaction patient est meilleur que lors de la sédation titrée par le médecin et les besoins sont moindres. Une alternative possible, mieux adaptée à l’analgésie ACP, serait le rémifentanil, un morphinique peu sédatif, d’action rapide et courte (R). Le but de cette étude était d’en comparer l’efficacité et la tolérance versus propofol.
Méthode. En respect de la loi Huriet, après tirage au sort, 30 patients se sont auto-administrés du P (bolus de 0,5 mg.kg-1; période d’interdiction 3 min) ou du R (bolus de 0,15 mcg.kg-1; période d’interdiction 1 min) au cours d’une LEC (EDAP? LT02) pour un calcul caliciel de plus de 5 mm de diamètre. Les critères de jugement étaient : les scores de douleur (EVAmax), de sédation (Index BiSpectral de l’EEG = BIS), le CO2 expiré (FETCO2 max), l’administration d’anesthésique supplémentaire, la fragmentation du calcul et l’aptitude à la rue 90 min après la LEC.
Résultats. La sédation était plus profonde avec le P et l’analgésie meilleure avec le R. Le P a été suffisant chez 60 % des patients et le R chez 93% (p<0,001), mais presque toujours accompagnée d’une hypercapnie (cf. tableau avec médianes et extrêmes). Tous les patients étaient aptes à la rue 90 min après la LEC (toujours efficace)
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Conclusion. Le risque d’hypercapnie avec le R. et l’instabilité de l’anesthésie sous ACP font toutefois préférer l’administration d’autres produits par le médecin, qui peut anticiper les besoins.

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