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PATHOLOGIE DU MOIS

 

L’APPORT DE LA GENOMIQUE DANS LE CANCER DE LA PROSTATE

Sujet phare des différents congrès de cancérologie et d’onco-urologie, la génomique voit sa côte explosée ces dernières années, avec une utilisation de plus en plus régulière et accessible dans de nombreux pays, notamment les États-Unis. Interview du Dr Ugo Falagario (urologue, Mount Sinai Hospital, New York) sur l’émergence de la médecine personnalisée.  

En France, les tests génétiques n’ont pas encore leurs places dans les dernières recommandations du comité de cancérologie de l’AFU pour le cancer de la prostate(1). Néanmoins, les patients métastatiques ou en récidive biochimique résistants à l’hormonothérapie font l’objet de nombreux essais cliniques incluant des tests génétiques. 

De plus en plus d’études incluant la génomique 

Une rapide recherche de Pubmed permet de bien comprendre l’importance du sujet : en 2019, déjà plus de 480 articles ont été publiés en rapport avec la génomique dans le cancer de la prostate : du diagnostic au patient métastatique, en passant par les causes génétiques de la résistance à l’hormonothérapie, tous les stades sont étudiés de près. 

« La plupart des institutions américaines spécialisées en onco-urologie utilisent désormais en routine les différents tests génétiques : cela permet d’avoir des cohortes importantes où l’on peut associer les scores génétiques à d’autres informations cliniques, biologiques, ou d’imagerie, afin de permettre une meilleure prédiction d’un type de cancer » explique Ugo Falagario. « Nous avons par exemple démontré l’utilité du test génétique Decipher™ afin de mieux définir deux types de population avec un risque intermédiaire de cancer de prostate(2), mais également de déterminer l’agressivité d’un cancer de prostate, avec l’aide de l’IRM(3). »

De nombreux tests génétiques associés au risque métastatique ou de récidive biochimique

Decipher™, Sema4™, Prolaris™(4)… Les différents tests génétiques ne manquent pas, et sont utilisés de plus en plus en pratique courante dans certains pays, notamment aux États-Unis, où les scores de prédiction sont utilisés dans la prise en charge thérapeutique des patients en récidive biochimique ou après une prostatectomie présentant des caractéristiques cliniques péjoratives (marges positives, extension extra-capsulaire, upgrading, upstaging…). « Cela permet de mieux caractériser les patients à risque, et ainsi d’opter plus facilement pour un traitement adjuvant, plus radical si le patient est à haut risque métastatique. »
En France, les tests génétiques sont pour l’instant seulement réalisés pour les patients à risque (antécédents familiaux de cancer de la prostate ou mutations BRCA connus dans la famille) ; une question de coût essentiellement, qui sera sûrement rediscutée dans les prochaines années, tant la génomique prend une place de plus en plus essentielle dans la cancérologie urologique ! 

 

Références

  1. Rozet F, Hennequin C, Beauval J-B, Beuzeboc P, Cormier L, Fromont-Hankard G, et al. [French ccAFU guidelines - Update 2018-2020: Prostate cancer]. Progres En Urol J Assoc Francaise Urol Soc Francaise Urol. 2018 Nov;28(12S):S79–130. 
  2. Falagario UG, Beksac AT, Martini A, Cumarasamy S, Gupta A, Prasad S, et al. Defining Prostate Cancer at Favorable Intermediate Risk: The Potential Utility of Magnetic Resonance Imaging and Genomic Tests. J Urol. 2019;202(1):102–7. 
  3. Hectors SJ, Cherny M, Yadav KK, Beksaç AT, Thulasidass H, Lewis S, et al. Radiomics Features Measured with Multiparametric Magnetic Resonance Imaging Predict Prostate Cancer Aggressiveness. J Urol. 2019 Apr 8;101097JU0000000000000272. 
  4.  Alford AV, Brito JM, Yadav KK, Yadav SS, Tewari AK, Renzulli J. The Use of Biomarkers in Prostate Cancer Screening and Treatment. Rev Urol. 2017;19(4):221–34

 

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