Résultats de la neuromodulation des racines sacrées postérieures dans le traitement des troubles de la phase mictionnelle sans obstruction sous-vésicale

21 novembre 2014 - 11:30am

Thème: 
Neuro-urologie et autres troubles mictionnels
Référence: 
O-129

Objectifs
Évaluer les résultats de la neuromodulation des racines sacrées postérieures chez les patients en rétention chronique d’urine sans obstruction sous vésicale.

Méthodes
Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur les patients ayant des troubles de la phase mictionnelle d’origine neurologique ou idiopathique traités par neuromodulation entre janvier 1998 et décembre 2013. Chaque patient suivait une période de test de 15 jours avec réalisation d’un catalogue mictionnel incluant la mesure des résidus post-mictionnels (RPM) par autosondage et une débitmétrie avec mesure du RPM par échographie lors de la visite d’évaluation. Le critère de jugement principal était l’implantation définitive du boîtier de stimulation à l’issue du test, lorsque les symptômes étaient améliorés de plus de 50 % par la neuromodulation et après récidive des symptômes à l’arrêt du test.

Résultats
Quarante patients, 8 hommes et 32 femmes, d’âge moyen 52,4 ± 19,9 ans étaient testés. 14 patients (35 %) avaient des troubles de la phase mictionnelle d’origine idiopathique, 23 patients (57,5 %) d’origine neurologique et 3 un syndrome de Fowler (7,5 %). Le boîtier était implanté chez 26 patients (65 %), avec une médiane de 32 jours après début du test. Pour un suivi médian de 30 mois (max 186 mois ; min 2 mois), 18 des 26 patients implantés étaient toujours porteur d’un boîtier (69,2 %). L’explantation était motivée par : perte d’efficacité (n = 6), douleur (n = 2), souhait d’arrêter la stimulation (n = 1). Le délai moyen entre implantation et explantation était de 17,8 mois. En intention de traiter, pour une médiane de 30 mois, 30 % des patients avaient des mictions spontanées sans résidu post-mictionnel.

Conclusion
Le boîtier était implanté chez 65 % des patients ayant des troubles de la phase mictionnelle sans obstruction sous vésicale. Plus de deux tiers des patients implantés étaient toujours porteur d’un boîtier définitif de neuromodulation pour un suivi médian de 30 mois.