Prise en charge chirurgicale de la gynécomastie secondaire à une hormonothérapie pour un cancer de la prostate

20 novembre 2014 - 4:00pm

Thème: 
Cancer de la prostate avancé
Référence: 
O-076

Objectifs
La gynécomastie est une des complications fréquentes de l’hormonothérapie lors de la prise en charge du cancer de la prostate. Elle peut être la source d’une altération de la qualité de vie. L’objectif de cette étude était de présenter les résultats de la prise en charge de la gynécomastie hormono-induite selon une technique standardisée.

Méthodes
Les dossiers de 70 patients pris en charge dans notre institution pour un cancer de la prostate par une hormonothérapie et qui ont une gynécomastie traitée chirurgicalement ont été revus. La technique chirurgicale est basée sur la préservation nerveuse aréolaire à 6 et à 12 heures. Tous les patients ont été opérés par le même chirurgien. Les patients ont un à suivi à un mois et 6 mois. Les résultats esthétiques et sur la sensibilité aréolaire, jugés à 6 mois, ont été rapportés.

Résultats
Le bicalutamide était l’agent le plus incriminé. Parmi les patients opérés, 10 (14,3 %) avaient une gynécomastie de grade III. Les bilans échographiques préopératoires et les résultats anatomopathologiques ne montraient pas d’anomalies malignes. Aucune complication intra-opératoire n’a été rapportée. La durée d’hospitalisation était de 48 heures pour tous les patients. Les patients avaient un résultat esthétique satisfaisant sauf un patient qui a développé une cicatrice chéloïde. À 6 mois de l’intervention, 40 % des patients avaient une hypo-sensibilité aréolaire.

Conclusion
Le traitement chirurgical de la gynécomastie reste une option thérapeutique qui peut être proposée aux patients qui ont une gynécomastie hormono-induite. Les résultats esthétiques sont satisfaisants avec un taux de complication acceptable.