Base bibliographique

Formation et avenir des internes et chefs de clinique d’urologie en France : résultats d’une enquête nationale auprès de 154 urologues en formation
Training and future of urologist residents and chief residents in France: Results from a national survey among 154 urologists in training
2011
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2011, 21, 2, 139-145

Objectifs : Dresser un état des lieux des caractéristiques démographiques, de l’activité, des facteurs influençant l’obtention d’un post-internat et des souhaits de carrières des internes et chefs de clinique assistants (CCA) en urologie.
Méthodes : Un questionnaire électronique a été envoyé entre juin 2009 et janvier 2009 aux 288 internes et CCA français en urologie en activité. Il concernait les caractéristiques démographiques, la réalisation ou non de travaux universitaires et les projets post-internat.
Résultats : Au total, 156 questionnaires ont été analysés (soit 54 % de réponses). On dénombrait 47 (27 %) CCA et 114 (73 %) internes. Leur rythme moyen de travail hebdomadaire était de 68,1 ± 10,9 heures (40–100 heures). Trente et un (20 %) prenaient leur repos compensateur après une garde. Trente-deux (20,5 %) avaient obtenu un DEA ou un master 2. Parmi les internes, 54 (47,3 %) avaient la certitude de l’obtention d’un poste de CCA. Concernant les internes, la réalisation d’un master 2, de travaux universitaires et d’un travail hebdomadaire supérieur à 65 heures étaient, en analyse multivariée, des facteurs indépendants d’acquisition d’un poste de CCA. Une installation dans un centre hospitalier général, un centre hospitalier et universitaire et une clinique privée était envisagée par respectivement 21,7 %, 41,6 % et 67,3 % des médecins interrogés.
Conclusion : Les internes et CCA d’urologie français travaillent en moyenne 68 heures par semaine. Les facteurs déterminants dans l’obtention d’un poste de CCA sont la réalisation d’un master 2, un travail hebdomadaire supérieur à 65 heures et la réalisation de travaux universitaires. Au terme de leur formation, les futurs urologues qui aspirent à une activité libérale sont les plus nombreux.

Purpose: To raise an appraisal of French urologist resident and chief resident's demographic characteristics, activity, post-residency project, career desires and factors associated with obtaining a fellowship.
Methods: An electronic questionnaire was sent by email between June 2009 and January 2010 to the 288 French urologists currently in training. Items analysed included demographics, achievement of academic works and post-residency projects.
Results: Overall, we obtained 156 answers (response rate of 54%). Our population was composed by 47 (27%) fellows and 114 (73%) residents. They work 68.1 hours per week and 31 (20%) leave the hospital after an on-call night. Thirty-two (20.5%) have validated a master 2. Among the resident, 54 (47.3%) are certain to have the opportunity to be a chief resident. Regarding residents, factors significantly associated with the fact to obtain a fellowship in multivariate analysis were: to gain a master 2, working more than 65 hours per week and achieving academics works. Installation in a general hospital, a university hospital and a private clinic was considered by respectively 21.7%, 41.6% and 67.3% of young urologists.
Conclusion: French urologist resident and chief resident's work an average 68 hours per week. The determining factors in obtaining a fellowship are the realization of a master 2, a workweek exceeding 68 hours and the achievement of academic work. After completing their academic training, a majority of young urologists are attracted by private practice.

Mots clés:
urologie / Internat / Chef de clinique / Formation universitaire / Activité professionnelle
Mots-clés:
Urology / Residency / Fellow / Academic training / Professional activity
Lithiase urinaire et sclérose en plaques
Multiple sclerosis and urolithiasis
2011
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2011, 21, 2, 102-108

But : Le but de notre travail a été de déterminer la nature des calculs urinaires ainsi que les principaux processus lithogènes chez des patients atteints de sclérose en plaques (SEP) ayant développé secondairement une lithiase urinaire.
Patients et méthode : Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur 60 calculs qui provenaient de 49 patients lithiasiques dont 30 femmes et 19 hommes. Les calculs ont été analysés par microscopie optique et spectroscopie infrarouge.
Résultats : Les résultats ont mis en évidence la nette prépondérance des calculs phosphatiques. Les lithiases étaient localisées dans le haut-appareil urinaire dans deux tiers des cas. Parmi ces calculs, on notait la fréquence particulièrement élevée de la struvite (65 % des cas chez la femme et 45 % des cas chez l’homme), suggérant que le principal mécanisme lithogène chez les patients atteints de SEP était l’infection urinaire à germes uréasiques. Le second processus lithogène chez ces patients était métabolique. En effet, la fréquence élevée, surtout chez l’homme, de la weddellite et de la brushite évoquait une hypercalciurie à l’origine d’une partie des calculs observés au cours de la SEP.
Conclusion : Dans cette série de calculs développés au cours de la SEP, l’origine infectieuse s’est révélée prépondérante, notamment chez la femme. Les complications lithiasiques d’origine infectieuse pouvaient être rattachées aux troubles vésico-sphinctériens qui sont extrêmement fréquents et polymorphes chez ces patients ; d’où l’importance d’une prise en charge adaptée afin de prévenir les complications liées aux infections urinaires, en particulier la migration ascendante des bactéries et de préserver l’avenir uro-néphrologique des patients.

Objective: The aim of our study was to determine the nature of urinary stones and the main lithogenic process in patients with multiple sclerosis who developed secondary urolithiasis.
Patients and method: This is a retrospective study of 60 urinary stones from 49 patients with lithiasis including 30 women and 19 men. The stones have been analyzed by optical microscopy and infrared spectroscopy.
Results: Our study clearly showed the net preponderance of phosphatic stones. Urinary stones were mainly located in the upper urinary tract (2/3 of cases). A particularly high frequency of struvite was observed among these stones (65% of cases in women and 45% of cases in men), thus suggesting the main lithogenic mechanism in multiple sclerosis patients was a urinary tract infection by urea splitting-bacteria. The second lithogenic process among these patients was metabolic. The high frequency of weddellite and brushite, especially in men, suggested that mainly hypercalciuria was involved in these metabolic stones.
Conclusion: Urolithiasis in multiple sclerosis was mainly due to urinary tract infection, especially in women. Urinary tract infection related to bladder and sphincter disorders is extremely frequent and polymorphic in multiple sclerosis. Hence the importance of providing appropriate care to prevent complications of urinary tract infections and, especially, the ascending migration of microorganisms and the risk of pyelonephritis and of infectious kidney stones.

Mots clés:
sclérose en plaques / Lithiase urinaire / Calculs phosphatiques / infection urinaire
Mots-clés:
Multiple sclerosis / Urolithiasis / Phosphate stones / urinary tract infection
Nécrose vésicale dans les suites d’une instillation postopératoire précoce (Ipop) de mitomycine C
Bladder necrosis after an immediate post-operative mitomycin C instillation
2011
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2011, 21, 2, 151-153

L’instillation endovésicale postopératoire précoce (Ipop) de mitomycine C diminue le risque de récidive des tumeurs urothéliales de vessie n’infiltrant pas le muscle vésical (TVNIM). Nous rapportons l’observation d’un homme, ayant eu une nécrose vésicale complète dans les suites d’une Ipop de mitomycine C. L’échec de la résection de la zone nécrosée nous a conduit à réaliser une cystectomie totale avec reconstruction par entérocystoplastie. Une revue de la littérature nous a permis de répertorier quatre autres cas de nécrose de la vessie ou des voies urinaires basses. Dans la totalité des cas, les règles d’instillation précoce ont été respectées.

Administration of intravesical chemotherapy by mitomycin C decreases the risk of recurrence in non-muscle-invasive bladder tumours. We report the case of a man, who presented a full bladder necrosis after an immediate adjuvant mitomycin C instillation. The failure of resection of the necrotic area led us to perform a total cystectomy with an intestinal reconstruction. A review of the literature showed four other cases of necrosis of the bladder or of lower urinary tract. In all cases the rules of early instillation were observed.

Mots clés:
Instillation postopératoire précoce / Ipop / Mitomycine / Nécrose vésicale / Cancer de vessie
Mots-clés:
Immediate post-operative instillation / Mitomycine / Bladder necrosis / Bladder cancer
Prolapsus vaginal. Comment l’IRM pelvienne dynamique vient-elle compléter l’examen clinique ?
Vaginal prolapse. What dynamic pelvic MRI adds to clinical examination?
2011
- Urologie de la femme
- Réf : Prog Urol, 2011, 21, 2, 93-101

Objectif : Nous avons analysé l’apport de l’IRM pelvienne dynamique (IRMd) dans la prise en charge chirurgicale des patientes souffrant d’un prolapsus génito-urinaire.
Patientes : Un bilan IRMd systématique avant et après double promontofixation cœlioscopique a été proposé à 15 patientes avec un prolapsus vaginal symptomatique relevant d’un traitement chirurgical. Cet examen a été assorti de trois auto-questionnaires de symptômes et de qualité de vie. Nous avons comparé l’évaluation clinique préopératoire des prolapsus aux données de l’IRMd. Les modifications apportées par le traitement chirurgical ont également été étudiées.
Résultats : L’IRMd apportait une évaluation diagnostique précise, objective et reproductible de l’ensemble du pelvis. La concordance entre les évaluations clinique et radiologique en résonance magnétique était de 53,3 % seulement. En l’absence d’antécédent de chirurgie pelvienne, on notait une discordance radioclinique pour 40 % des patientes, tandis qu’en présence d’un antécédent on retrouvait une discordance pour 60 % des patientes. Celle-ci s’expliquait par une confusion clinique entre élytrocèle et rectocèle, ou par un sous-diagnostic de prolapsus compétitifs. La sensibilité de l’IRM pour le diagnostic de cystocèle, d’hystérocèle et de rectocèle était respectivement de 100, 100 et 83 %. Le gain de sensibilité apporté par l’IRM était majeur pour le diagnostic d’élytrocèle : 100 % contre 33 %. La spécificité était de 100 %. Les acquisitions statiques permettaient une étude fine des altérations musculaires et conjonctivo-ligamentaires.
Conclusion : L’IRMd semblait être indiquée prioritairement dans le bilan préopératoire des prolapsus vaginaux complexes, des prolapsus après hystérectomie, des prolapsus récidivants après traitement chirurgical ou de présentation symptomatique discordante afin d’ajuster au mieux la stratégie chirurgicale.

Objective: We wanted to study the role of dynamic pelvic MRI (D-MRI) in the surgical management of patients with genito-urinary prolapse.
Patients: A routine D-MRI examination before and after laparoscopic double promontofixation was performed in 15 cases with symptomatic vaginal prolapse in need of surgical treatment. The review included also three self-administered questionnaires of symptoms and quality of life. We compared the preoperative clinical evaluation of the studied cases with D-MRI data. Changes after the surgical treatment were also studied.
Results: The D-MRI provides an accurate diagnostic evaluation of the pelvis, which is both objective and reproducible. The correlation between clinical scores and radiological magnetic resonance was 53.3% only. In cases with absence of previous pelvic surgery, there was a radio-clinical discrepancy of 40% of cases, while in cases with history of a previous pelvic surgery we found a discrepancy of 60% of cases. This was due to clinical difficulty in differentiating between peritoneocele and rectocele, or due to under-diagnosis of complex prolapse. The sensitivity of MRI in the diagnosis of cystocele, hysterocele and rectocele were respectively 100, 100 and 83%. The gain in sensitivity provided by the MRI was significant for the diagnosis of peritoneocele: 100% against 33%. The specificity was 100%. Static images allowed a detailed study of damaged connective tissues and pelvic muscles.
Conclusion: The D-MRI seems an appropriate tool in pre-operative assessment of cases with vaginal prolapse. It will help in focusing our surgical strategy, especially in cases that present post-hysterectomy and in cases with residual or recurrent prolapse.

Mots clés:
prolapsus vaginal / IRM pelvienne dynamique / Promontofixation laparoscopique
Mots-clés:
Vaginal prolapse / Dynamic MRI / Laparoscopic sacrocolpopexy
Résultats préliminaires d’une nouvelle technique de recueil du sperme vésical en présence d’éjaculation rétrograde réfractaire au traitement médical
Initial results of a novel technique for sperm retrieval in male infertility due to refractory retrograde ejaculation
2011
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2011, 21, 2, 134-138

But : Décrire et évaluer une nouvelle technique de recueil des spermatozoïdes (SPZ) en cas d’éjaculation rétrograde réfractaire au traitement médical.
Méthode : Étude prospective comparant une technique de recueil des SPZ après ajustement per os des paramètres physicochimique des urines (U) à une technique d’instillation endovésicale de milieu de conservation des gamètes (Ferticult®) avant éjaculation (F). Chaque patient était son propre témoin. L’évaluation a porté sur la mobilité et la vitalité des SPZ. Les couples ont été suivis au moins un an quant aux résultats de leur recours à l’aide médicale à la procréation (AMP).
Résultats : Le passage à la technique F permettait d’améliorer significativement mobilité et vitalité chez tous les patients (8/8). Sept patients sur huit (87 %) passaient d’un test de décongélation négatif avec prélèvement U à un test de décongélation positif et une possibilité d’AMP après prélèvement F. Quatre couples ont utilisé les SPZ prélevés durant l’étude 3 ont obtenu une à trois grossesses donnant naissance à cinq enfants.
Conclusion : L’instillation endovésicale de milieu de conservation des gamètes avant éjaculation a été une technique efficace de recueil des SPZ en cas d’hypofertilité par éjaculation rétrograde réfractaire au traitement médical. Entre nos mains et sur un effectif restreint, elle a permis d’obtenir de meilleurs résultats que l’ajustement per os des paramètres physicochimique des urines.

Aims: To describe and evaluate a novel technique of spermatozoa retrieval from patients suffering from infertility secondary to refractory retrograde ejaculation.
Method: Prospective study to compare mobility and vitality of spermatozoa obtained from urine (U) after oral modification of chemical parameter (PH, Osmolarity) versus from endovesical instillation of sterile spermatozoa culture medium before ejaculation (F). Patients were their own controls. Twelve month prospective follow-up was achieved to document the results of assisted procreation.
Results: Eight patients were included and mobility and vitality were improved in all patients after F technique was compared to U technique. With U technique, eight patients on eight had negative defrost test; after F technique, seven patients on eight had a positive defrost test and could therefore have access to assisted reproduction techniques. Four couples had five ICSI and obtained three pregnancies leading to five births.
Conclusion: Endovesical instillation of sterile spermatozoa culture medium before ejaculation was a safe and effective technique to improve spermatozoa quality in male infertility related to refractory retrograde ejaculation.

Mots clés:
Infertilité masculine / éjaculation rétrograde / Anejaculation / sperme / Vessie
Mots-clés:
Infertility / retrograde ejaculation / anejaculation / Sperm / bladder
Thérapie photodynamique et cancer de la prostate
Photodynamic therapy and prostate cancer
2011
- Article de revue
- Réf : Prog Urol, 2011, 21, 2, 85-92

Introduction : La photothérapie dynamique (PDT) est une modalité thérapeutique innovante en cancérologie urologique.
Matériel et méthode : Une revue exhaustive de la littérature concernant les principes et modalités d’utilisation de la PDT en cancérologie prostatique a été réalisée.
Résultats : La thérapie focale du cancer de prostate est un champ d’application de la PDT. Des études cliniques de phase II sont en cours pour déterminer son efficacité thérapeutique et sa tolérance dans cette indication. L’utilisation de la PDT comme traitement de rattrapage après radiothérapie prostatique a été étudiée. Les résultats carcinologiques étaient encourageants au prix d’une toxicité importante. La planification dosimétrique individuelle doit permettre de limiter celle-ci.
Conclusion : Les premières applications cliniques de la PDT pour le cancer de prostate montrent sa faisabilité technique. De nombreuses voies de recherche sont à l’étude afin d’en améliorer l’efficacité carcinologique et limiter les effets indésirables.

Purpose: Photodynamic therapy (PDT) is an innovative therapeutic modality in urologic oncology.
Material and methods: We reviewed the current literature on principles and modalities of PDT in prostatic oncology.
Results: Focal therapy of prostate cancer is an application field of PDT. Clinical phase II studies are ongoing to determine PDT efficacy and safety in this indication. PDT as salvage treatment after prostatic radiotherapy has been tested. Carcinologic results were promising but important side effects were reported. Individual dosimetric planification is necessary to avoid this toxicity.
Conclusion: PDT first clinical experience for prostate cancer has showed its technical feasibility. Several research ways are currently in study to improve carcinologic efficacy and to limit potential side effects.

Mots clés:
Thérapie photodynamique / urologie / prostate / Cancer
Mots-clés:
Photodynamic therapy / prostate / Cancer
Urétéroscopie souple et mini néphrolithotomie percutanée dans le traitement des calculs pyélo-caliciels inférieurs ou égaux à 2 cm
Flexible ureteroscopy and mini percutaneous nephrolithotomy in the treatment of renal lithiasis less or equal to 2 cm
2011
- Article de revue
- Réf : Prog Urol, 2011, 21, 2, 79-84

Objectifs : Comparer, rétrospectivement, les indications, l’efficacité et la morbidité de l’urétéroscopie souple (URS) et de la mini néphrolithotomie percutanée (mini-perc) pour le traitement des calculs pyélo-caliciels inférieurs ou égaux à 2 cm.
Patients et méthodes : Cent quarante-quatre patients opérés : 101 par mini-perc et 43 par URS. Données pré-, per- et postopératoires saisies prospectivement dans une base de données informatisée.
Résultats : Les groupes URS et mini-perc étaient comparables en termes d’âge (49,2 ± 14 années versus 51,7 ± 16 années, p = 0,37) et de taille des calculs (8,5 ± 3,2 mm versus 8,9 ± 2,7 mm, p = 0,4). En revanche, le nombre de calculs était plus important dans le groupe URS (2,7 ± 141,6 versus 1,3 ± 0,38 ; p < 0,05). La durée opératoire était de 59 ± 32,6 minutes en URS et 48 ± 28,3 minutes en mini-perc (p = 0,052). Le taux de complication peropératoire était de 2 % en URS (une fausse route à l’introduction de la gaine) et nul en mini-perc. La durée de drainage par sonde JJ était respectivement de 13,7 ± 11,4 et 2,6 ± 1,2 jours (p < 0,05). Un mois après traitement, 88 % des patients n’avaient plus de calculs résiduels dans le groupe URS versus 93 % dans le groupe mini-perc (p = 0,17).
Conclusion : La mini-perc et l’URS sont deux techniques efficaces pour le traitement des calculs pyélo-caliciels inférieurs ou égaux à 2 cm. Les complications étaient rares dans les deux groupes et la durée d’hospitalisation courte. Dans notre expérience, le taux de reprise chirurgicale pour ablation de calculs résiduels restait plus élevé après URS.

Purpose: Compare, in a retrospective study, the indications, the efficiency and the morbidity of the flexible ureteroscopy (URS) and the mini percutaneous nephrolithotomy (mini-perc) for the treatment of the renal lithiasis less or equal to 2 cm.
Materials and methods: One hundred and forty-four operated patients: 101 by “mini-perc” and 43 by URS. Pre-, per- and post-operative data prospectively entered in a computerized database.
Results: URS and “mini-perc” groups were comparable in terms of age (49.2 ± 14 years versus 51.7 ± 16 years; P = 0.37) and of size of the lithiasis (8.5 ± 3.2 mm versus 8.9 ± 2.7 mm, P = 0.4). However, the number of lithiasis was more important in URS group (2.7 ± 141.6 versus 1.3 ± 0.38; P < 0.05). The operating time was 59 ± 32.6 min in URS and 48 ± 28.3 min “mini-perc” group (P = 0.05). The peroperating complication rate was 2% for URS (a false passage during the introduction of the access girdle) and null in the “mini-perc” group. The hospitalization was 1.49 ± 11.4 days after URS and of 4.1 ± 1.2 days after “mini-perc” (P < 0.05). The duration of ureter drainage by stent was respectively 13.8 ± 11.5 and 2.6 ± 1.2 days (P < 0.05). One month later, the treatment was effective in 88% of cases in the URS group whereas 93% in “mini-perc” group (P = 0.17). Six patients (14%) need complementary treatment for residual lithiasis in the URS group and four (3.9%) in the “mini-perc” group.
Conclusion: The “mini-perc” and the URS are two effective techniques for the treatment of the renal lithiasies less or equal to 2 cm. For the two groups, the complication rates were low and the length of hospital stay was short.

Mots clés:
Calculs pyélo-calicielles / Calculs / Mini-perc / néphrolithotomie percutanée / Urétéro-rénoscopie souple
Mots-clés:
Nephrolitiasis / stone / Mini-perc / percutaneous nephrolithotomy / Flexible ureteroscopy
Urothorax : complication rare d’une valve de l’urètre postérieur sectionnée en période néonatale
Urinothorax: Rare complication of neonatal sectioned posterior urethral valve
2011
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2011, 21, 2, 146-150

Nous rapportons l’observation d’un nouveau-né, âgé de 19 jours, ayant une valve de l’urètre postérieur dépistée en anténatal qui a développé sept jours après la section complète de la valve, un urothorax compressif en relation avec un urinome périrénal. Un drainage pleural et vésical a permis une rétrocession des épanchements ainsi qu’une cicatrisation du parenchyme rénal. L’épanchement thoracique urineux est une complication très rare d’une valve de l’urètre postérieur avec urinome périrénal. Cette dernière résulte d’une rupture probable d’un fornix dysplasique par hyperpression de la voie excrétrice. Les auteurs soulignent le mode de découverte atypique de cette affection par des troubles respiratoires et son caractère retardé après résection de l’obstacle en période néonatale.

We report a newborn aged 19 days, carrying a posterior urethral valve antenatal screening in which developed 7 days after the entire section of the valve, a compressive urinothorax in connection with a perirenal urinoma. Pleural and bladder drainage has a surrender of effusions and a healing of the renal parenchyma. The thoracic urine effusion is a very rare complication of a posterior urethral valve with perirenal urinoma. This probably results from a rupture of a fornix dysplastic by hypertension of the urinary tract. The authors emphasize the unusual discovery of this disease by breathing problems and his delayed character after resection of the obstruction in the neonatal period.

Mots clés:
Valve de l’urètre postérieur / nouveau-né / complication / Urothorax
Mots-clés:
Posterior urethral valve / Newborn / Complication / Urinothorax
Vers une nouvelle frontière ?
Toward a new border
2011
- Lettre à la rédaction
- Réf : Prog Urol, 2011, 21, 2, 154-155
L’urologie tire pour une bonne part son caractère attractif des frontières multiples avec d’autres spécialités, telles que la néphrologie, l’immunologie, la génétique, la gynécologie, l’endocrinologie et la neurologie, pour n’en citer que quelques-unes.
Mots clés:
cancer de prostate / recherche fondamentale / Santé publique / dépistage
Mots-clés:
Prostate cancer / basic research / Public health / Screening