Base bibliographique

Sommaire :

Un modèle à base de rein bovin pour l’apprentissage de la néphrectomie partielle
2019
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 775


Objectif

La préservation néphronique est recommandée pour les tumeurs rénales localisées au rein. En plus, elle est optionnelle même dans les stades avancés. Pour promouvoir cette technique nous avons développé un modèle à base d’un rein de veau et nous l’avons utilisé pour la formation au service et durant un atelier au congrès annuel. Nous présentons une vidéo de notre expérience de l’enseignement sur ce modèle.


Méthodes

Pour l’enseignement de la néphrectomie partielle, nous utilisons un modèle utilisant un rein de veau de boucherie, non préparé, complet avec sa capsule et ses vaisseaux. Une tubulure de perfusion est connectée à l’artère rénale, avec perfusion d’une solution colorée. Un sac à urine est connecté à la veine rénale. L’un des lobules rénaux sera considéré comme une tumeur, et la tumorectomie c’est la résection de ce lobe. Les différentes techniques de néphrectomie partielle, et de reconstructions du parenchyme sont enseignées. Ce modèle a été utilisé au service pour la formation continue des jeunes urologues et au cours de 3 ateliers, lors d’un congrès annuel.


Résultats

Ce modèle est réaliste. Il permet de reproduire les étapes de la néphrectomie partielle. Presque toutes les techniques de néphrectomie partielle sont possibles, sauf l’énucléation. La dissection du lobe est un peu plus difficile que la dissection d’une vraie tumeur, celle-ci a un plan de clivage. Ce modèle permet aussi la formation à la reconstruction rénale. Ce modèle est utilisé dans le cadre d’une chirurgie ouverte. Mais nous pensons qu’il peut être utilisé dans la formation laparoscopique. Plus de 40 participants se sont entraînés sur ce modèle. Les évaluations soumises par les participants aux formations ont révélé un degré de satisfaction élevé quant à l’efficacité du modèle dans l’application de la chirurgie de conservation néphronique. La formation sur ce modèle leur avait donné plus de confiance pour développer cette chirurgie.


Conclusion

Ce modèle est réaliste. Il reproduit la plupart des techniques de néphrectomie partielle. Ce modèle est utilisé pour la chirurgie ouverte. Nous pensons qu’il peut-être utilisé aussi pour formation laparoscopique. Il offre un environnement peu stressant qui offre une opportunité pour la performance supervisée et répétitive des compétences techniques essentielles. Cependant, des études comparatives sont nécessaires pour son évaluation.

Un nouveau mode d’étude de terrain : la RCP sentinelle (RCPs)
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 758


Objectifs

En France, l’analyse des bases de données médico-économiques en onco-urologie ne détaille généralement pas la motivation des prises de décision. Les RCP rassemblent plusieurs disciplines médico-chirurgicales hautement spécialisées dont la collaboration permet le recueil de données fiables et exhaustives. L’objectif des RCPs était le dénombrement et l’étude descriptive épidémiologique de situations de soins complexes et des modalités de leur prise en charge en onco-urologie.


Méthodes

Le recrutement des RCPs s’appuie sur le volontariat et la détermination des RCP à étudier une thématique sélectionnée. Une fois la RCP sélectionnée pour un projet, une demande de participation a été adressée aux coordinateurs de celle-ci. Le premier sujet d’étude retenu a été le cancer de la prostate métastatique (CaPm). La sélection des RCPs s’est échelonnée entre le 1er septembre 2017 et le 31 décembre 2017. Une fois l’accord de la CNIL et du CPP obtenu une étude pilote nationale épidémiologique descriptive a pu être lancée sur le thème du CaPm.


Résultats

Sur les 150 RCP contactées, 72 RCP ont répondu favorablement à leur inclusion dans le projet d’étude du CaPm. Il s’agissait de 35 centres privés et 37 centres publics. Tous les patients nouvellement ou secondairement métastatiques présentés en RCP entre janvier 2018 et novembre 2018 ont été inclus (650 dossiers analysés en mai 2019). L’objectif était de faire une image des pratiques en France concernant le diagnostic, le traitement et le suivi des patients. Un questionnaire comportant des données cliniques, biologiques, d’imagerie et les décisions prises lors de la RCP a été remis aux différents centres. Les données ont été collectées à l’inclusion, au 3e et au 6e mois de suivi. Une base de données informatisée nationale a été créée permettant l’export des données anonymisées et leur analyse.


Conclusion

Les RCP sentinelles permettent de fournir des informations spécialisées de « vraie vie » permettant de caractériser la fréquence de survenue et les prises en charges proposées pour certaines situations en onco-urologie. Plusieurs projets sont en cours (enquêtes, examen de cas cliniques complexes) suivant ce concept, le premier concernant le CaPm devrait fournir ses résultats d’ici la fin de l’année.

Un nouveau tuteur urétral prostatique pour remplacer la sonde à demeure chez l’homme en rétention aiguë ou chronique d’urine. Étude de faisabilité multicentrique chez les 50 premiers patients
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 714-715


Objectifs

Étude de faisabilité de la pose d’un nouveau tuteur urétral prostatique temporaire par simple manipulation manuelle chez l’homme en rétention aiguë ou chronique d’urine en remplacement de la sonde à demeure (SAD).


Indication

Échec de sevrage de SAD chez 50 patients. Pose du dispositif par simple manipulation manuelle, à la place d’une nouvelle SAD après instillation gel lubrifiant ; pas de cystoscopie, ni échographie, ni radiologie.


Méthodes

Calibrage urètre pénien et bulbaire avec bougie CH 22, verge au zénith, pour mesure de profondeur d’insertion jusqu’à la perception de la butée de la bougie contre le mur postérieur de l’urètre bulbaire. Insertion du dispositif avec tuteur, verge au zénith, jusqu’à perception de la butée du dispositif contre le mur postérieur de l’urètre bulbaire. Retrait du dispositif d’insertion. Section du fil de retrait du tuteur à 3mm du méat urétral. Facilité d’insertion d’après l’opérateur 49/50 (98 %). Courbe d’apprentissage estimée par les opérateurs : 1 patient. Miction immédiate d’urine claire 49/49 (100 %). Absence de fuites urinaires 49/49 (100 %). Débit maximum : 11mL/s.


Résultats

Confort satisfaisant pendant le mois avec tuteur en place (pas de médicament) 48/49 (97 %). Infection : prostatite aiguë 1/49 (2 %). Migration : 1/49 (2 %) expulsion. Retrait facile du tuteur après 1 mois : 48/48 (100 %). Incrustation 0/48 (0 %). Ce tuteur prostatique innovant est un modèle unique pour toute prostate de volume<150 cm3 ou hauteur apex-col vésical<7cm. Son insertion est facile par simple manipulation manuelle. Le bon positionnement est vérifié juste après la pose par la miction immédiate et l’absence de fuite d’urine lors du passage du la position couchée à la position debout. Il est bien toléré du fait de l’absence de ballonnet au niveau du trigone et facile à retirer par simple traction sur le fil de sécurité et de retrait (Fig. 1).


Conclusion

Les indications sont multiples : usage unique pour le traitement de la rétention spontanée ou la prévention de la rétention induite par agent thérapeutique physique responsable d’œdème prostatique après traitement par ultrasons focalisés de haute intensité, radiothérapie hypo-fractionnée ou encore implantation de particules radioactives. Comme test de sélection des patients non obstrués et ne justifiant pas de traitement chirurgical endoscopique.

Urétérectomie distale gauche avec réimplantation urétéro-vésicale sur vessie psoïque et curage pelvien étendu par voie coelioscopique robot assisté
2019
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 783


Objectif

Patient présentant une insuffisance rénale chronique sur une maladie de Berger avec un DFG à 25ml/min et une tumeur de la voie excrétrice supérieure gauche de l’uretère iléo-pelvien sur 4cm de hauteur avec dilatation des cavités pyélocalicielles. Le bilan d’extension est négatif. On propose dans ces conditions une tentative d’urétérectomie distale malgré la taille de la tumeur, compte tenu de l’insuffisance rénale chronique.


Méthodes

Décollement vésical complet. L’uretère gauche est suivi de proche en proche jusqu’à son abouchement vésical. Résection de collerette vésicale après mise en place de clips de part et d’autre de la tumeur. Fermeture vésicale. Urétérectomie remontant au-dessus du croisement des vaisseaux iliaques puis spatulation de l’uretère. Cystotomie transversale sur 4cm. Montée de la corne vésicale à l’aide d’une compresse sur le psoas gauche puis fixation de celle-ci. Incision du néo-méat. Mise en place d’une sonde JJ 7/26. Anastomose urétéro-vésicale. Fermeture vésicale longitudinale. Curage pelvien gauche emportant les territoires iliaques externes, iléo obturateurs et hypogastriques avec lymphostase par clips.


Résultats

Les suites opératoires étaient simples. La fonction rénale est stable en post-opératoire immédiat et après l’ablation de la sonde double J.


Conclusion

Patient de 77 ans suivi pour une maladie de Berger responsable d’une insuffisance rénale chronique avec un DFG estimé à 25ml/min présentant une tumeur du bas uretère gauche opéré par urétérectomie distale gauche, réimplantation urétéro-vésicale sur vessie psoïque et curage pelvien étendu par voie cœlioscopique robot assisté. Les suites sont simples et la fonction rénale est stable en post-opératoire.

Urétéropyélo-fluorescence rétrograde per-opératoire par utilisation du système Firefly, un nouvel outil prometteur dans les chirurgies robot-assistées du greffon
2019
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 780


Objectif

L’objectif de cette vidéo était de montrer l’intérêt de la fluorescence proche infrarouge au vert d’indocyanine (Système de visualisation Firefly) dans le repérage anatomique de la voie excrétrice du greffon pour anastomose urétéro-urétérale cœlioscopiquebot-assistée au robot Da Vinci Xi dans le cadre de la prise en charge des reflux vésico-urétérale après transplantation rénale.


Méthodes

La patient âgée de 71 ans présentait un reflux vésico-urétéral à 10 ans post-opératoire d’une transplanation rénale de donneur en état de mort encéphalique. e premier temps opératoire consiste en la mise en place d’une sonde urétérale par voie endoscopique. es principales étapes de la réimplantation ont été : la dissection de l’uretère natif ipsilatéral puis l’injection d’une solution contenant 2mg/mL de vert d’indocyanine diluée dans du sérum glucosé à5 % avec activation du mode Firefly permettant d’obtenir une fluorescence urétérale du greffon. eci permet une dissection élective de la voie excrétrice du greffon. a dernière étape consiste en l’anastomose urétéro-urétérale termino-terminale après spatulation et mise en place d’une sonde double J.


Résultats

L’injection per-opératoire par une sonde urétérale de vert d’indocyanine a permis la fluorescence, par utilisation du système Firefly, de l’ensemble de la voie excretrice supérieure du greffon. Cet outil a facilité ainsi le repérage et la dissection des différentes structures anatomiques. Le temps opératoire était de 1h45. La reprise de la diurèse s’est faite à J0 avec une créatininémie de sortie à 105micromol/L. La patiente est sortie à J 7. Il n’y a eu aucune complication en per- et post-opératoire. Il n’y a pas eu de fistule urinaire, de sténose ou de récidive du reflux.


Conclusion

L’utilisation de la fluorescence proche infrarouge au vert d’indocyanine avec le système Firefly du robot Da Vinci Xi a permis de repérer aisément l’uretère du greffon et de faciliter sa dissection pour la réimplantation urétérale par coelioscopie robot-assistée pour traitement d’un reflux vésicourétéral à 10 ans d’une transplantation rénale. Cette technique est également utilisée dans notre centre pour l’ensemble des chirurgies urétérales sur greffon.

Urétérorénoscopie souple dans le traitement des calculs urinaires chez les patients sous traitements antiagrégants plaquettaires et anticoagulants
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 679


Objectifs

Le but de notre étude était d’analyser l’impact des traitements antiagrégants plaquettaires et anticoagulants sur les résultats fonctionnels et la morbi-mortalité de l’urétéroscopie souple dans le cadre de la prise en charge de calculs urinaires de la voie excrétrice supérieure.


Méthodes

Nous avons réalisé une étude monocentrique rétrospective de janvier 2004 à décembre 2015, incluant toutes les procédures d’URS réalisées pour traitement des calculs des voies urinaires supérieures. Les patients étaient classés en trois groupes suivant le type de traitement qu’ils prenaient durant la période périopératoire : groupe antiagrégant plaquettaire (AAP), groupe anticoagulant (ACO) et groupe témoin, exempt de toute thérapeutique modifiant l’hémostase. Nos critères de jugement principaux étaient l’absence complète de fragments résiduels (SFR) après procédure et la morbi-mortalité de l’intervention. Nous avons réalisé des tests de Chi2 ou tests de Fisher en analyse univariée puis une régression logistique pour effectuer une analyse multivariée.


Résultats

Les effectifs étaient de 1020 patients groupe témoin, 117 groupe AAP et 76 groupe ACO. Il n’existait pas de différence entre les groupes concernant le taux de SFR (68,2 % ; p =0,27). En comparant les groupes AAP et témoin, il y avait dans le groupe AAP significativement plus de décès (AAP=1, témoin=0, OR 0,10 [0,09 ; 0,12] ; p <0,05), plus d’infarctus du myocarde (AAP=1 contre ; témoin=0, OR 0,10 [0,09 ; 0,12] ; p <0,05) et plus de choc septique (AAP=2,6 % ; témoin=0,3 % OR 0,93 [0,92 ; 0,95] ; p =0,02) en postopératoire. En analyse multivariée le seul facteur de risque de complication postopératoire significatif était le caractère complexe du calcul traité (OR 1,06 [1,01 ; 1,14] ; p =0,04).


Conclusion

L’urétéroscopie souple dans le traitement des calculs urinaires est une technique offrant les mêmes résultats fonctionnels pour les patients sous antiagrégants plaquettaires et sous anticoagulants comparé à la population générale. Les comorbidités et la fragilité des patients cardiovasculaires peuvent entraîner plus de complications postopératoires sévères voire le décès, pour les patients du groupe AAP.

Urolift sous anesthésie locale : expérience préliminaire
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 716


Objectifs

La pose d’implants Urolift est une alternative mini-invasive au traitement chirurgical de l’hyperplasie bénigne de la prostate. Ce traitement peut être proposé pour préserver les éjaculations ou pour accélérer la récupération postopératoire. L’absence de recours à une anesthésie générale concours à améliorer la récupération postopératoire. L’objectif de ce travail était d’évaluer la faisabilité du traitement par Urolift sous anesthésie locale.


Méthodes

Une analyse rétrospective a été conduite en incluant tous les patients traités par Urolift dans notre établissement. Le critère de jugement principal était le bon déroulement de l’intervention sans interruption pour cause de douleur ni nécessité de recours à tout autre mode d’anesthésie ou d’analgésie.


Résultats

L’analyse a porté sur 15 patients consécutifs d’âge médian 63 ans, de volume prostatique 47mL, de score IPSS 24. Les 3 premiers patients ont été opérés sous anesthésie générale (courbe d’apprentissage). L’anesthésie locale a été introduite à partir du 4e patient (instillation de 2 gels de Xylocaïne à 4°C dans l’urètre 15minutes avant l’intervention) sans aucune interruption de procédure ni recours à aucun autre type d’analgésie ou d’anesthésie. Le temps opératoire médian était de 13minutes et la douleur médiane à 2 sur une échelle visuelle analogique (0 à 10). Quatre complications Clavien 1 et trois Clavien 2 sont survenues le premier mois. Après 3 mois, le score IPSS médian était de 8 soit une diminution de 16 points (p =0,009). Trois patients (20 %) n’avaient pas interrompu leur traitement alpha bloquant.


Conclusion

Cette expérience préliminaire confirme la faisabilité de l’Urolift sous anesthésie locale sans aucun échec de la prise en charge proposée. Aucune complication grave n’a été constatée et l’amélioration du score IPSS était conforme à celle des essais cliniques déjà publiés.

Utilisation de gaine d’accès urétérale lors de l’urétéro-rénoscopie chez l’enfant : étude comparative
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 691


Objectifs

Évaluer chez les enfants traités par urétéro-rénoscopie pour lithiases des voies urinaires supérieurs l’impact de l’utilisation de la gaine d’accès urétérale sur l’efficacité de cette procédure ainsi que sur l’incidence de ses effets secondaires et l’importance de son coût.


Méthodes

C’est une étude rétrospective ayant porté sur 61 enfants inclus entre novembre 2014 et mai 2019 et traités par urétéroscopie pour calculs symptomatiques rénaux. Les patients ont été répartis en 2 groupes. L’urétéroscopie a été réalisée avec gaine d’accès urétérale dans le groupe 1 de 51 patients et sans gaine dans le groupe 2 de 10 patients. Le G1 et le G2 avaient des caractéristiques similaires (âge moyen : 6,8 ans vs 6,5 ans [p =0,7]). Taille moyenne du calcul : 17,4mm vs 17,2mm (p <0,05), densité moyenne du calcul 1002 UH vs 1011 UH (p =0,8). Le succès du traitement était défini à j1 et à 3 mois par l’élimination des fragments lithiasiques. Les complications secondaires étaient systématiquement recherchées.


Résultats

Les taux de succès global notés dans G1 et G2 étaient respectivement de 88,2 % vs 80 % (p =0,8). La durée opératoire était équivalente dans les 2 groupes (G1 : 89,2±11 vs G2 : 102,4±9min p =0,2). Celle du séjour hospitalier était identique dans les 2 groupes : 48 H. Aucune complication majeure n’a été observée dans les 2 groupes. L’incidence des effets indésirables mineures étaient légèrement plus élevée dans le G1 sans différence significative à l’analyse statistique (G1 : 96 % vs G2 : 90 % ; p <0,05). Le score EVA moyen dans le G1 et G2 était respectivement de 5 et 4 (p <0,05). Aucun cas de sténose n’a été observé à la TDM. Le coût de la procédure était significativement moins élevé en cas de recours à la gaine d’accès.


Conclusion

Les résultats de notre étude montrent que l’utilisation d’une gaine d’accès chez les enfants traités par urétéro-rénoscopie est une technique sûre et efficace. Elle permet aussi de réduire le coût de la procédure, tout en maintenant son efficacité sans augmenter le taux de ses effets indésirables (technique rapide, moins d’utilisation de panier d’extraction et moins de drainage postopératoire).

Utilisation de la graisse péri-rénale du donneur pour analyser la fonction/dysfonction endothéliale du transplant rénal
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 673


Objectifs

Bien que les donneurs à critères ont permis d’augmenter significativement l’apport de transplant rénaux, l’impact du contexte (DCE) sur la fonction d’un transplant rénal est majeur. L’objectif de ce travail était d’utiliser la graisse péri-rénale autologue et son contingent endothélial, pour évaluer la fonction endothéliale du transplant rénal et identifier les paramètres associés à une reprise lente/retardée de fonction du transplant rénal.


Méthodes

Étude prospective monocentrique incluant 47 transplants rénaux+graisse péri-rénale issus de 37 donneurs cadavériques (20 DCE, 17 DC optimaux) et 10 donneurs vivants (DV) prélevés entre 2015 et 2018. Le protocole a reçu l’accord de l’Agence de biomédecine (ABM) et respectait les dispositions de la Loi Jardé. La fraction vasculaire stromale isolée à partir du tissu adipeux péri-rénal (FVS-TAP) était obtenue par digestion enzymatique de la graisse péri-rénale. L’analyse de la FVS-TAP a inclus : une détermination des sous-types cellulaires en cytométrie de flux (CD45, 90, 34, 144), une analyse transcriptomique Rna-seq, une analyse de fonctionnalité endothéliale par Matrigel et Spheroide.


Résultats

Il existait une importante variabilité inter-individuelle de la distribution de leucocytes, cellules endothéliales, stromales et péricytes entre les FVS-PAT. La proportion de cellules stromales était significativement inférieure pour les DCE (5,6 %) vs DCO et DV (9,9 %, p =0,04) et inversement corrélée à l’âge du donneur (p =0,03).

L’expression de CD144 dans la FVS-PAT était significativement augmentée chez les DCE. L’approche globale RNA-seq a identifié un profil spécifique de la FVS-PAT des DCE caractérisé par la surexpression de chemokines inflammatoires et de marqueurs d’activation endothéliale. Il existait une tendance en faveur d’une diminution de la fonction endothéliale (Matrigel et Spheroide) dans les FVS-PAT issus de DCE.


Conclusion

Grâce à l’analyse de la FVS-PAT, nous avons mis en évidence un profil cellulaire, transcriptomique et vasculogénique spécifique au DCE : sous-expression de cellules stromales, hyperexpression de CD144 et de marqueurs inflammatoires et activation endothéliale, ainsi qu’une tendance en faveur d’une altération de la fonction endothéliale.

Utilisation de la TEP Choline en 2019 : expérience monocentrique
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 698


Objectifs

Le bilan d’extension du cancer de la prostate repose sur la tomodensitométrie thoraco-abdomino-pelvienne et la scintigraphie osseuse. La tomodensitométrie par émission de positrons (TEP) a montré son efficacité dans la détection de lésions locales ou à distance. Notre objectif est d’évaluer l’utilisation en pratique clinique de la TEP marquée à la Fluorocholine (18FTDM/TEP) au sein d’un centre de haut volume.


Méthodes

Nous avons inclus rétrospectivement, tous les patients présentant un cancer de prostate ayant eu une 18FTDM/TEP au sein du service de médecine nucléaire de notre centre. Les patients non suivis en urologie dans l’établissement étaient exclus. Les caractéristiques de la tumeur ainsi que le contexte de réalisation de la 18FTDM/TEP étaient précisés. Nous avons alors défini six situations cliniques différentes ; les cancers de prostate localisés, les cancers de prostates localement avancées, les récidives biologiques, les cancers de prostate métastatiques hormono-naïf (CPSC), les cancers hormono-résistants non métastatiques (CPRC M0) et les cancers hormono-résistants métastatiques (mCRPC).


Résultats

De janvier 2011 à décembre 2017, 639 patients suivis pour un cancer de prostate ont eu une 18FTDM/TEP. L’âge moyen était de 68,49 ans [43–96]. Le PSA moyen au diagnostic était de 12,48ng/mL [0,8–700]. Parmi les tumeurs évaluées par 18FTDM/TEP, 30,1 % étaient de score ISUP≥4. Les indications de 18FTDM/TEP ont été l’évaluation de cancers localisés, cancers localement avancés et les CPSC et CPRC dans 115 (18 %), 119 (18,6 %), 43 (6,7 %) et 32 (5 %) cas. Les indications conformes aux recommandations, c.-à-d. en situation de récidive biologique, comptaient 298 (46,7 %) cas (Tableau 1).


Conclusion

La 18FTDM/TEP n’est actuellement pas recommandée dans l’évaluation initiale du cancer de la prostate. Cependant, en pratique clinique, 43,3 % tomodensitométrie par émission de positrons marquées à la Choline sont réalisées en situation de prise en charge initiale. Les résultats oncologiques des décisions thérapeutiques prises à partir du résultat du TEP-TDM méritent donc d’être évalués prospectivement.

Utilisation d’un dispositif de réalité virtuelle (HypnoVR®) lors de la lithotritie extracorporelle pour le traitement des calculs urinaires et l’ablation de sondes JJ : résultats initiaux d’une étude de faisabilité
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 748


Objectifs

La lithotritie extracorporelle (LEC) est une intervention pouvant être réalisée sans anesthésie générale ni sédation. L’ablation de sonde JJ est pour sa part réalisée sous anesthésie locale. Cependant, certains patients peuvent ressentir une douleur au cours de l’intervention ainsi qu’une anxiété liée au traitement. Notre objectif était de tester un dispositif de réalité virtuelle (VRD, HypnoVR®) afin d’évaluer son impact en termes de douleur et d’anxiété rapportées par les patients.


Méthodes

Quinze patients ont eu une LEC pour calcul rénal/urétéral et 10 patients ont eu une ablation de sonde JJ réalisée au moyen du dispositif à usage unique Isiris. Les LEC étaient réalisées avec une fréquence de 1Hz et un total de 3000 chocs par séance. L’ablation de la sonde était réalisée sous anesthésie locale avec instillation endo-urétrale de gel à la Xylocaïne 2 %. Le VRD était positionné et démarré 5–10minutes avant le début de l’intervention. La tolérance de la douleur et l’anxiété liée à l’intervention représentaient les principaux critères d’efficacité. Elles étaient évaluées à l’aide d’une échelle visuelle analogique (EVA), du questionnaire sur la douleur de McGill (MPQ) et de la version abrégée du questionnaire sur la peur chirurgicale. Les critères secondaires étaient : la facilité d’utilisation VRD et la satisfaction du patient à l’égard du dispositif.


Résultats

Concernant la LEC, la localisation lithiasique était rénale chez 10 (67 %) patients et la taille moyenne de 7 (6–12) mm. Soixante-sept pour cent des patients étaient naïfs de LEC et 47 % avaient une sonde JJ. Concernant l’ablation de sonde JJ, tous les patients avaient une sonde JJ implantée au moment d’une urétéroscopie souple. Soixante-dix pour cent des patients n’avaient jamais eu de sonde JJ, de cystoscopie ou pose de sonde vésicale. Le temps médian pour le positionnement du VDR était compris entre 3 et 6,5minutes. Les scores médians de douleur et d’anxiété (EVA) avant la LEC étaient de 1 et 3 ; de 1 et 2 avant ablation de sonde. Des niveaux inférieurs d’anxiété après chaque intervention étaient enregistrés (=1–2). La douleur médiane liée à la LEC était de 3 et 4 pour l’ablation de sonde JJ. Des résultats similaires étaient rapportés pour le MPQ et le SFQ. Aucune intervention n’a été arrêtée du fait du VRD. Huit patients dans chaque groupe ont signalé un plus grand bénéfice du VRD sur la tolérance de la douleur que l’anxiété.


Conclusion

Cette étude a montré que l’utilisation du VDR au cours de la LEC et de l’ablation d’une sonde JJ est sûre et réalisable. Les retours initiaux des patients sont positifs à la fois en termes de tolérance à la douleur et à l’anxiété. Des études comparatives supplémentaires sont nécessaires.

Utilité de la micro-échographie haute fréquence pour réaliser des biopsies prostatiques ciblées avec fusion d’images performantes
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 669


Objectifs

Les biopsies ciblées avec fusion d’image sont incontournables pour une stratification fiable du risque oncologique d’un cancer de la prostate présumé localisé à l’IRM. Nous avons évalué la performance de la micro-échographie (mUS) transrectale haute résolution 29MHz (ExactVu) avec fusion embarquée pour guidage des biopsies.


Méthodes

Inclusion rétrospective de patients ayant subi des biopsies ciblées avec fusion IRM/mUS entre mai 2018 et mars 2019. Les biopsies ont été effectuées par voie transrectale ou transpérinéale. Relecture systématique des IRM par un radiologue expert. L’échographie est enregistrée pour relecture indépendante et les cibles comparées de manière standardisée à l’IRM. Les biopsies de cibles sont complétées de prélèvements systématiques. Statistiquement, le cancer a été considéré cliniquement significatif à partir d’un score de Gleason individuel de 4 et/ou d’une longueur totale de cancer≥10mm.


Résultats

Dix-neuf patients ont été exclus en raison d’imagerie incomplète ou de traitement antérieur. Cent quarante-huit patients, âge médian 67 ans (60–71) et PSA médian de 7ng/mL (4,6–10,4) ont été inclus. Quatre-vingt-deux (55 %) n’avaient jamais eu de biopsie, 24 (16 %) avaient eu de précédentes biopsies négatives, 34 (23 %) étaient sous surveillance active et 8 (5 %) subissaient une biopsie de stratification. Les scores PIRADS étaient 1–2 chez 38 (26 %) patients, 3 chez 6 (4 %) et 4–5 chez 104 (70 %). Un cancer significatif a été identifié chez 79 patients (53 %), non significatif chez 14 (10 %) et aucun cancer chez 55 (37 %). Soixante-six (75 %) des 88 lésions postérieures PIRADS≥3 étaient visibles en mUS et 36 lésions supplémentaires sont détectées avec : 9 (25 %) cliniquement significatives, 8 (22 %) non significatives et 19 (53 %) faux positifs.


Conclusion

Notre étude suggère que les biopsies prostatiques guidées par mUS pourraient augmenter le taux de détection de cancers significatifs. En effet, la capsule postérieure est finement visualisée et la grande majorité des lésions sont identifiées. Ainsi et sous réserve d’études complémentaires, le sous-diagnostic lié à une fusion imprécise pourrait être minimisé.

Valves de l’urètre postérieur : facteurs déterminants les résultats à long terme
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 692


Objectifs

Les valves de l’urètre postérieur (VUP) constituent une uropathie obstructive grave du garçon car pouvant conduire à l’insuffisance rénale terminale par destruction du parenchyme rénal. Le but de notre travail est de préciser les caractéristiques cliniques, radiologiques et évolutives de cette uropathie.


Méthodes

Étude rétrospective monocentrique sur une période de 10 ans allant de janvier 2004 à décembre 2014, incluant 19 garçons, âgés d’un jour à 7 ans pris en charge pour VUP. Le diagnostic a été évoqué en anténatal dans 9 cas et en postnatal dans les cas restants. Tous ces enfants ont été explorés par le couple échographie rénale et urétro-cystographie rétrograde (UCR). L’échographie a montré une urétéro-hydronéphrose dans tous les cas. L’UCR a fait le diagnostic de VUP en montrant une dilatation de l’urètre postérieur.


Résultats

La vessie était diverticulaire dans 12 cas et un reflux vésico-urétéral était présent dans 14 cas. La scintigraphie rénale au DMSA a montré des lésions corticales d’hypofixation dans huit cas. Un drainage urinaire a été pratiqué chez 19 patients. Une vésicostomie d’emblée était pratiquée dans 16 cas et 2 enfants ont eu en urgence un cathéter sus-pubien pour une insuffisance rénale aiguë. L’âge de la section des valves était tributaire de la disponibilité du matériel endoscopique : cinq cas l’ont eu avant l’âge de un an et 14 au-delà. Un complément de section a été nécessaire dans 2 cas. L’évolution était favorable avec une fonction rénale correcte chez 11 enfants. Sept patients ont eu une vessie post-valves. Un enfant est décédé par une insuffisance rénale aiguë malgré une réanimation intensive.


Conclusion

Malgré les progrès réalisés dans le diagnostic et la prise en charge des VUP, le pronostic de cette uropathie reste grevé d’un risque important d’évolution vers l’insuffisance rénale terminale. Le recours à un drainage urinaire d’attente est une alternative thérapeutique améliorant parfois le pronostic au long cours.

Vapo-énucléation ou photovaporisation prostatique au laser Greenlight XPS 180 W pour prostate < 100 mL en ambulatoire
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 714


Objectifs

Le laser GreenLight (GL) XPS 180W permet de traiter l’hypertrophie bénigne de prostate (HBP) selon deux techniques, la photovaporisation prostatique (PVP) et l’énucléation prostatique, réalisable par vapo-énucléation prostatique (VEP). Aucune étude n’a comparé les résultats des deux techniques. L’objectif était de comparer les résultats du traitement de l’HBP<100mL par VEP et PVP au GL XPS 180W selon un modèle de chirurgie ambulatoire.


Méthodes

Une étude rétrospective comparant résultats et complications selon la technique pratiquée avec le GL XPS 180W (PVP ou VEP) a été réalisée sur tous les patients inclus au CHU dans la cohorte multicentrique PRECOCE entre février 2015 et mars 2018. Les critères d’inclusions étaient : 45>âge<80 ans, volume prostatique initial (VPi) 30 à 100ml, symptômes du bas appareil urinaire (SBAU) avec International Prostate Symptom Score (IPSS)≥15 en échec thérapeutique, PSA≤4ng/mL ou biopsie négative<6 mois. Les patients restaient hospitalisés une nuit postopératoire et suivis 3 mois.


Résultats

Au total, 80 patients ont été inclus, 6 exclus, 74 analysés, 43 traités par VEP et 31 par PVP. Le taux d’éligibilité à l’ambulatoire défini par un score de Chung≥9 était comparable (VEP 51 %, PVP 60 %, p =0,62). À 3 mois l’amélioration des SBAU était comparable avec respectivement dans les groupes VEP et PVP une réduction des scores IPSS de −12 et −11,6 points (p =0,84) et IPSS-QoL de −3,11 et −2,29 points (p =0,11). Le VP à 3 mois était inférieur dans le groupe VEP (25,5 vs. 32,4mL, p =0,03). Les taux de complications postopératoires précoces (28 vs. 29 %, p =1) et tardives (23 vs 16 %, p =0,65), des groupes VEP et PVP étaient comparables.


Conclusion

Notre étude ne retrouve pas de différence de Résultats fonctionnels et de complications postopératoires entre VEP et PVP au laser GL XPS 180W dans le traitement chirurgical des HBP<100mL. Un suivi à long terme est nécessaire pour affiner nos résultats et comparer selon la technique opératoire et le VP traité, les taux de réintervention pour repousse adénomateuse.

VISIOCYT : l’intelligence artificielle (IA) au service du diagnostic du carcinome urothélial de la vessie
2019
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2019, 13, 29, 693-694


Objectifs

La cytologie urinaire mictionnelle (CUM) est non invasive, mais souffre d’un manque de sensibilité et reste pathologiste dépendante, notamment dans les lésions urothéliales de bas grade. Afin d’améliorer le diagnostic sur les urines, VitaDX a développé dans le cadre de l’essai clinique VISIOCYT un dispositif médical qui utilise des algorithmes de traitement d’image et de machine learning (IA) pour prédire le caractère tumoral des CUM.


Méthodes

VISIOCYT est une étude clinique prospective multicentrique, portant sur 1360 patients répartis en deux groupes : les témoins négatifs (TNeg) confirmés par une CUM et une endoscopie négatives et les patients porteur d’une tumeur urothéliale (PTU) par le résultat d’une histologie positive de carcinome urothélial. Les résultats de cette communication portent sur 586 patients ; 127 TNeg et 459 PTU (242 haut grade et 217 bas grade). Les performances ont été évaluées par validation croisée, une approche statistique standard en IA. Les 586 patients ont donc été subdivisés aléatoirement 42 fois dans les proportions suivantes : 5/6 des données pour l’apprentissage et 1/6 pour l’évaluation.


Résultats

À l’issue de la validation croisée, les mesures de performance obtenues sur chacune des 42 partitions sont moyennées pour évaluer les performances de l’algorithme. La sensibilité moyenne de l’algorithme est de 82,6 % pour une spécificité de 71,4 %. En détail, on observe une sensibilité moyenne de 89,3 % pour les diagnostics de haut grades et de 76,4 % pour les diagnostics de bas grade. Sur les mêmes partitions, à titre de comparaison, la sensibilité moyenne des praticiens de l’essai clinique est de 43 % sur l’ensemble des malades, avec en particulier une sensibilité de 61,1 % pour les haut grades et de 26,3 % pour les bas-grades. La spécificité des praticiens est par défaut de 100 % car la cytologie négative est un critère d’inclusion pour le groupe témoin (Tableau 1).


Conclusion

L’approche algorithmique (IA) semble permettre un meilleur diagnostic des lésions urothéliales de bas grade par rapport à la CUM traditionnelle. Ces résultats devront être confirmés à l’issu de l’essai clinique en sachant que les performances devraient augmenter avec l’accumulation de données supplémentaires.