Base bibliographique

Sommaire :

Étendue et localisation des marges chirurgicales positives après prostatectomie radicale : impact sur la récidive biologique avec un suivi médian de 8 ans
2017
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 722-723


Objectifs

Évaluer la valeur pronostic de l’étendue et de la localisation des marges chirurgicales positives (MCP) après prostatectomie radicale (PR) sur la récidive biologique (RB).


Méthodes

Analyse rétrospective à partir d’une base de données de 1275 PR réalisées entre janvier 1992 et décembre 2013 dans 4 centres universitaires. Les critères d’inclusion étaient : suivi>18 mois, PSA postopératoire indosable, absence d’envahissement des vésicules séminales (VS), absence d’envahissement ganglionnaire confirmé par chirurgie (pN0) ou par imagerie (cN0) et absence de traitement néoadjuvant ou adjuvant. La RB était définie par un PSA≥0,2 sur 2 dosages. Les patients ont été répartis en 2 groupes :

– MCP focale (MCPf) : MCP unique (MCPu)≤3mm ;

– MCP étendue (MCPe) : marge unique de longueur continue>3mm ou marges multiples quelle que soit la longueur.

La localisation des MCP était relevée pour chaque patient.


Résultats

Cent quatre-vingt-neuf patients ayant des MCP ont été inclus. Le suivi médian était de 101 mois (18–283), le PSA médian préopératoire était de 7,7ng/mL (1,8–27) et l’âge médian était de 63 ans (46–76). La RB était survenue uniquement dans 12,1 % (14/115) pour les MCPf contre 54,1 % (40/74) en cas MCPe. Dans le modèle multivarié, les MCPe étaient significativement associées à une augmentation de la RB par rapport aux MCPf (HR=6,29 ; IC=3,32–11,93). Les MCPe diminuaient significativement la SSRB (p <0,001) pour tous les patients mais aussi pour les sous-groupes pT2, pT3a, pG≤6 et pG≥7. Le délai médian de RB après PR était significativement plus court pour les MCPe que pour les MCPf (57,2 vs 89,2 mois, p <0,001). L’étude statistique de l’impact de la localisation des MCP n’a pas mis en évidence de zone significativement à risque de RB hormis une tendance pour les MCPu basales.


Conclusion

Nous avons montré, avec un recul médian de 8 ans, que les MCPe étaient fortement associées à la RB alors que les MCPf ne constituaient pas un facteur de mauvais pronostic. Il paraît donc licite de surveiller ces patients à faible risque de RB mais de traiter précocement les patients ayant une MCPe.

Étude comparative des profils génétiques des métastases de carcinomes rénaux à cellules claires
2017
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 789-790


Objectifs

Le carcinome rénal à cellules claires (CRCC) est associé à une dissémination métastatique dans 50 % des cas. Alors que l’existence de métastases surrénaliennes (MS) influt peu sur le pronostic, les métastases hépatiques (MH) et cérébrales (MC) ont un impact pronostique péjoratif. Dans ce travail, nous avons comparé de manière originale les profils génétiques de CRCC primitifs et de leurs MS, ainsi que ceux des différentes localisations métastatiques.


Méthodes

Dans ce contexte, 10 CRCC primitifs, 10 MS correspondantes, 4 MH et 4 MC ont été étudiés. Des analyses chromosomiques sur puces à ADN (ACPA) ont été réalisées afin d’identifier les déséquilibres chromosomiques présents au sein de ces tumeurs. La technique d’hybridation in situ en fluorescence a été utilisée pour :

– confirmer les résultats d’ACPA ;

– rechercher des clones tumoraux au sein d’un fragment tissulaire.

Le séquençage ciblé du gène VHL a été réalisé pour identifier des variants nucléotidiques.


Résultats

Les profils génétiques des MS étaient similaires à ceux des CRCC primitifs correspondants : variants du gène VHL identiques, pertes des bras court des chromosomes 3 et 8, gain du chromosome 5 et perte du chromosome Y. Les profils d’ACPA des MS et des MH présentaient des similitudes avec cependant des pertes du bras court du chromosome 9, observées uniquement dans les MH. Les MC se distinguaient par l’association des pertes des bras courts des chromosomes 3, 8 et 9 et des bras longs des chromosomes 9 et 14, ainsi que la persistance du chromosome Y chez l’homme.


Conclusion

Dans ce travail, nous avons précisé les caractéristiques génétiques des MS, des MH et des MC de CRCC. Nous avons démontré que le profil cytogénétique des métastases de CRCC peut varier selon leur localisation. Une analyse par clustering est en cours pour classer ces métastases en fonction des données de l’ACPA.

Étude de la continence après HoLEP : résultats à 6 mois
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 735


Objectifs

Étudier la continence à 6 mois des patients opérés d’une HBP symptomatique résistant au traitement médical par énucléation rétrograde endoscopique au laser Holmium (HoLEP).


Méthodes

Étude rétrospective monocentrique menée sur l’ensemble des patients opérés entre mai 2016 et avril 2017 par la technique HoLEP. L’énucléation était réalisée selon la technique des 3 lobes à l’aide d’un générateur laser holmium à 100W. Les lobes prostatiques étaient morcelés à l’aide du morcellateur Wolf. Les patients étaient revus à 1, 3 et 6 mois postopératoire. La qualité de la miction était évaluée par le score IPSS, le Qol-IPSS, la débitmétrie et la mesure du RPM. La continence était évaluée par l’interrogatoire, le port de protection(s), le score ICIQ-SF et le score hyperactivité vésicale du questionnaire USP (volet 2).


Résultats

Au total, 121 patients ont été opérés durant cette période. Vingt-quatre patients ont été exclus de l’étude car perdu de vue ou ayant subi un traitement intercurrent. Trente-cinq patients évalués avaient un recul minimum de 6 mois (Tableau 1). À 6 mois, le score IPSS moyen et le Qol-IPSS moyen étaient de respectivement 3,4±2,6 et 0,8±0,7 ; le Q max moyen et le RPM moyen de respectivement 27,3±10mL/s et 78,6±100mL. Les scores ICIQ-SF et USP (volet 2) moyen à 6 mois étaient de respectivement 2±3,5 et 1,1±3,7 contre 4,5±4,7 et 9,8±3 en préopératoire (p <0,0001). À 6 mois, 4 patients (11,4 %) gardaient une incontinence novo dont d’une incontinence d’effort (2,8 %) mais aucun d’entre eux ne portaient de protection (Tableau 2).


Conclusion

L’HoLEP a amélioré la continence à 6 mois des patients souffrant de fuites urinaires par urgenturie en rapport avec leur HBP et a entraîné une incontinence urinaire d’effort persistante à 6 mois dans moins de 3 % des cas.

Étude des facteurs déterminant la qualité de vie des patients après cystectomie et dérivation orthotopique pour cancer urothélial
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 752


Objectifs

Déterminer les facteurs ayant un impact sur la Qualité de Vie Globale (QDV G) des patients avec une néovessie orthotopique (NVO) après cystectomie pour cancer.


Méthodes

Étude rétrospective monocentrique menée au CHU de Toulouse. Tous les patients masculins vivants en mai 2017, et ayant eu entre mars 2010 et août 2015 une cystectomie pour cancer, associée à une dérivation urinaire par NVO étaient inclus. Trois auto-questionnaires, l’EORTC QLQ-C30, l’EORTC QLQ-BLmi30, l’USP et un calendrier mictionnel étaient soumis aux patients par voie postale. Le critère de jugement principal était le score de QDV G corrélés aux données périopératoires, aux résultats du calendrier mictionnel, et aux sous-scores de QDV et de symptômes obtenus aux trois auto-questionnaires. Les corrélations statistiques étaient effectuées avec un test exact de Fisher pour les variables qualitatives et un test de Spearman pour les variables continues.


Résultats

Au total, 24 patients d’âge médian 66 ans (56–74) ont participé à l’étude avec un suivi médian de 24 mois (9–79). La QDV G médiane sur une échelle de 0 à 100 était de 79,6 (16,6–100). La réalisation d’une chimiothérapie néoadjuvante ou adjuvante, les complications postopératoires immédiates n’avait pas d’impact sur la QDV G. Un score de dysurie et d’hyperactivité vésicale élevé au questionnaire USP était significativement associé à une diminution de la QdV G. L’incontinence nocturne caractérisée par le port de protection était fortement corrélée à une baisse de la QDV G. Enfin, la dégradation de l’image corporelle ainsi que l’altération de la fonction sexuelle sont significativement liée à une baisse de la QDV G.


Conclusion

La QDV G des patients cystectomisé pour cancer avec une NVO est impactée en premier lieu par les symptômes urinaires, la fonction sexuelle et l’image corporelle. Une étude prospective est en cours afin de déterminer l’évolution de la QDV et des facteurs l’impactant à différents temps suite à la chirurgie.

Étude épidémiologique observationnelle de 4294 dossiers de calculs urinaires analysés sur un CHU
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 748


Objectifs

La lithiase urinaire est une pathologie fréquente dont la prévalence en France est estimée à 10 %. La détermination de la composition des calculs urinaires ainsi que de leurs morphologies sont indispensables dans la prise en charge des patients. L’objectif de l’étude est d’analyser l’épidémiologie des calculs de notre région selon l’âge, le sexe, et de la comparer aux données françaises.


Méthodes

L’étude épidémiologique rétrospective a inclus l’ensemble des dossiers de calculs urinaires analysés dans notre centre entre le 01/01/2013 et le 31/12/2016. Les échantillons provenaient de plusieurs centres hospitaliers de la région. Les échantillons trop petits pour permettre la détermination de la composition et les artéfacts de recueil ont été exclus. La composition des calculs urinaires a été déterminée à l’aide de la spectrométrie infrarouge. L’âge, le sexe des patients, ainsi que le composant majoritaire des calculs ont été pris en compte dans l’étude. Les analyses statistiques ont été réalisées en utilisant le test du Chi2.


Résultats

Au total, 4294 calculs ont été analysés. La moyenne d’âge des patients était de 51,9 ans avec un sex-ratio H/F égal à 1,74. Le composant majoritaire retrouvé le plus fréquent était la whewellite (42,9 %). Puis par ordre de fréquence : carbapatite (14,7 %), weddellite (14,5 %), acide urique (12,6 %) et weddellite/whewellite (9,5 %). Des différences significatives hommes/femmes ont été montrées pour ces composants : il existe une prédominance masculine pour la whewellite (45,32 % vs 38,61 % chez la femme, p <0,001) ainsi que pour l’acide urique (14,59 % vs 9,06 % chez la femme, p <0,001). Cependant, nous avons retrouvé une prédominance chez la femme de carbapatite (23,8 % vs 9,53 % chez l’homme, p <0,001) (Tableau 1, Tableau 2).


Conclusion

La composition des calculs de notre région est proche de celle rapportée dans l’étude nationale de Daudon (2007). Nous notons une fréquence plus élevée de carbapatite dans notre étude. Ceci est peut être à rapporter au ratio H/F qui est plus faible dans notre étude (1,74 vs 2,1). Cette différence de ratio peut être expliquée par un recrutement quasi-exclusivement hospitalier.

Étude IDITOP-3 : évaluation du traitement focal et multifocal du cancer de prostate localisé de la prostate par ultrasons focalisés à l’aide de l’appareil Focal One ®  : résultats préliminaires
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 782


Objectifs

Le traitement focal par HIFU est en cours d’évaluation. Son principe est de traiter la tumeur index (tumeur la plus volumineuse et/ou la plus agressive) qui conditionnerait le pronostic vital du patient, tout en préservant le maximum de tissu prostatique pour préserver la qualité de vie, la fonction érectile et la continence des patients. Le but de cette étude était d’évaluer la faisabilité et les résultats préliminaires du traitement focal et/ou multifocal par le HIFU avec l’appareil Focal One.


Méthodes

Étude pilote, interventionnelle, prospective, multicentrique, non randomisée et non contrôlée évaluant le traitement HIFU focal de la(les) zone (s) cible(s) identifiée(s) par la réalisation de biopsies de contrôle faites sur l’ensemble de la prostate, entre M6 et M12. Étaient inclus les patients âgés de 50 à 80 ans avec un cancer prostatique localisé à risque de d’AMICO non élevé dont le traitement par HIFU focal a été validé en RCP. Le critère d’évaluation principal était le taux de positivité ou de négativité des biopsies prostatiques, dans les zones traitées, lors du contrôle entre 6 et 12 mois. Le taux de complications et les effets secondaires étaient évalués de maniére prospective par questionnaires (ICIQ-SF-IIEF).


Résultats

Trente patients ont été inclus, d’age médian 67 (54–75) ans, de PSA préopératoire médian 6 (1,2–15,4) ng/mL. La longueur de cancer médiane était de 15 (1,5–36) mm. Seize patients étaient à risque faible et 50 % à risque intermédiaire de d’Amico. Il n’y a pas eu de résection prostatique, ni d’incision de col ni d’urethrotomie pré-HIFU focal. Le traitement était multifocal chez plus de 50 % des patients. À 6 et 12 mois, 15 patients avaient des biopsies négatives. Les biopsies étaient positives sur le côté traité chez 7 patients dont 4 avec cancer significatif et sur le côté non traité chez 8 patients dont 2 avec cancer significatif. À la date des dernières nouvelles, le PSA médian était de 2,5 (0,5–5,2) ng/mL. Le score ICIQ-SF médian était de 2,2 (0–21) avec 2 patients grade 1 et 1 patient grade 3 (Tableau 1, Tableau 2).


Conclusion

À ce stade, ces résultats préliminaires de l’étude Pilote IDITOP-3 permettent de suggérer une bonne faisabilité et efficacité oncologique du traitement focal et multifocal par HIFU Focal par l’appareil Focal One®. Après confirmation de ces résultats, une étude randomisée contrôlée versus traitement de référence semblerait indiquée afin de comparer les résultats oncologiques et fonctionnels.

Étude la vascularisation rénale et des tumeurs rénales à partir des données d’artériographies tridimensionnelles préopératoires
2017
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 772-773


Objectifs

Récemment, il a été identifié sur un modèle cadavérique de reins sains, qu’un segment rénal pouvait être vascularisé par une ou plusieurs branches provenant d’une artère destinée à un autre segment, remettant en cause la description artérielle rénale décrite par Graves. L’objectif de cette étude était de confirmer l’existence fréquente de variantes anatomiques et d’analyser la vascularisation des tumeurs rénales.


Méthodes

Nous avons réalisé une étude prospective monocentrique et inclus tous les patients consécutifs opérés pour une tumeur du rein par chirurgie partielle après embolisation sélective en salle hybride entre juin 2015 et janvier 2017. Dans le cadre de cette procédure, était réalisée une artériographie rénale et tumorale tridimensionnelle, couplée à l’imagerie en coupe préopératoire, permettant de réaliser une cartographie anatomique vasculaire précise du rein, mais également d’analyser la vascularisation tumorale.


Résultats

Nous avons inclus 40 patients dont 17 (42,5 %) présentaient une subdivision vasculaire classique et 23 (57,5 %) présentaient une distribution vasculaire variante. Dans 9 cas (22,5 %), il existait une artère polaire en plus de l’artère rénale principale. Dans 10 cas (25 %), il existait une variante de premier ordre, c’est-à-dire que l’artère rénale principale se divisait en plus d’une artère antérieure et postérieure. Concernant la distribution vasculaire segmentaire de second ordre, 24 cas (60 %) présentaient une distribution différente de celle décrite par Graves. Dans 23 cas (57,5 %), les tumeurs étaient vascularisées par une unique branche nourricière et dans 17 cas (42,5 %), elles étaient vascularisées par plus d’une branche. Dans 13 cas (32,5 %), il existait au moins une autre branche de suppléance à destinée tumorale provenant d’un segment différent.


Conclusion

Cette étude confirme que la vascularisation rénale diffère fréquemment de la description de référence décrite par Graves, et que la vascularisation tumorale peut dépendre de plusieurs branches segmentaires. Cette complexité vasculaire doit être prise en compte lorsque qu’un clampage sélectif est envisagé au cours d’une néphrectomie partielle.

Étude multicentrique, randomisée, en double insu contre placebo, évaluant l’efficacité et la tolérance d’une association de propolis et de canneberge (vaccinium macrocarpon) (DUAB ® ) dans la prévention de récidives des infections urinaires...
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 728


Objectifs

Comparer la fréquence et le délai de survenue des cystites aiguës chez les femmes consommant une association de canneberge et de propolis (groupe DUAB®) ou un placebo.


Méthodes

Il s’agit d’une étude multicentrique contrôlée, randomisée, en double insu vs placebo qui incluait des femmes âgées de plus de 18 ans ayant présenté au moins 4 épisodes de cystite au cours des 12 mois précédents. Au moins un épisode avait été confirmé par une culture microbiologique à E. coli et les femmes avaient arrêté depuis plus de 7jours toute prise de propolis, de canneberge ou d’antibiotiques. Le nombre de cystites était le critère principal et était étudié sur un suivi de 6 mois. Les données ont été comparées par des analyses de covariance.


Résultats

Quarante-deux femmes ont été incluses dans le groupe DUAB et 43 dans le groupe placebo, âgées en moyenne de 53±18 ans et ayant présenté 6,2±3,6 cystites au cours de l’année précédente sans différence entre les deux groupes. Leurs anamnèses urinaires et les facteurs favorisant étaient comparables à l’exception de la diurèse. Après ajustement sur la diurèse, le nombre total de cystites au cours des 3 premiers mois était inférieur dans le groupe DUAB (0,7±1,1 vs 1,3±1,1 ; p =0,0257). Le germe le plus fréquemment identifié dans les ECBU des 2 groupes était E. coli . Le délai moyen de survenue de la première infection urinaire était également significativement plus long dans le groupe DUAB : 69.9±45.8jours vs 43.3±45.9, p =0.0258. La tolérance était bonne et comparable dans les deux groupes.


Conclusion

La prise d’une supplémentation en canneberge et en propolis diminue significativement la fréquence des infections urinaires au cours des 3 premiers mois et retarde la survenue d’un épisode de cystite.

Étude observationnelle de la composante sarcomatoïde des carcinomes rénaux localisés
2017
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 790-791


Objectifs

Le cancer du rein est le 9e cancer le plus fréquent dans le monde. La composante sarcomatoïde d’un carcinome rénal est peu fréquente (1 à 15 %) selon que les séries traitent de l’ensemble des tumeurs malignes et/ou bénignes rénales (1 à 11 % de carcinomes à contingent sarcomatoïde) ou seulement des cancers du rein métastatiques (jusqu’à 15 % de carcinomes). L’objectif de l’étude est d’évaluer la survie des patients atteints d’un cancer du rein localisé avec une composante sarcomatoïde.


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective observationnelle, unicentrique. De janvier 2001 à décembre 2014, 1598 patients ont été pris en charge chirurgicalement d’un cancer du rein. Parmi eux 98 (6 %) présentaient une composante sarcomatoïde et parmi eux 55 (56 %) malades présentaient une maladie localisée. En nombre de patient, cette étude fait partie des plus importantes trouvée dans la littérature. La comparaison des courbes de survie est faite par le test du log rank . Les analyses univariées en survie sont basées sur des modèles de Cox. Le seuil de significativité était fixé à 0.05.


Résultats

La composante sarcomatoïde était estimée à 39,5 % du volume tumoral. La taille tumorale était en moyenne de 9cm. Quarante-trois patients (78 %) étaient symptomatiques au diagnostic. Le suivi moyen était de 45 mois (42,70). Quinze patients (27 %) n’ont jamais présenté de récidive ni locale ni à distance. Trente patients (55 %) ont récidivés, il nous manquait 10 (18 %) données de suivi. La médiane de survie globale est de 67 mois (22–NA). La médiane de survie sans récidive est de 18,4 mois (7,8–68,0). Ni la survie globale ni la survie sans récidive ne sont statistiquement modifiées selon le pourcentage de composante sarcomatoïde. En analyse univariée et multivariée, l’envahissement ganglionnaire est un facteur statistiquement significatif influençant la survie globale (0.001142).


Conclusion

Dans la maladie localisée du cancer du rein, la présence d’une composante sarcomatoïde est un facteur de mauvais pronostic avec un fort risque de récidive. Cependant n’existe pas à ce jour de données permettant de recommander un traitement adjuvant. Il s’agit toutefois d’un facteur histologique à prendre en compte dans le suivi de la maladie.

Évaluation à long terme de la fonction urinaire, sexuelle et de la qualité de vie après curiethérapie pour cancer de verge
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 738


Objectifs

La curiethérapie est un traitement efficace avec une approche conservatrice dans la prise en charge des cancer de verge localisé (lésions T1/T2 et <4cm). Cependant, les résultats fonctionnels à long-terme de cette stratégie ont été peu étudiés. Le but de ce travail était donc d’évaluer la fonction urinaire, sexuelle et la qualité de vie (QoL) chez des patients traité par curiethérapie de verge pour un cancer localisé.


Méthodes

Vingt-trois patients traités dans notre service par curiethérapie de verge pour un cancer localisé (T1/T2) et 3 ans. La fonction urinaire était évaluée par l’International Consultation on Incontinence Questionnaire Male Lower Urinary Tract Symptoms (ICIQMLUTS), l’échelle de Peeling et la recherche de dilatation urétrale et/ou d’autosondage. La fonction sexuelle était explorée avec le questionnaire IIEF5 (International Index of Erectile Function) et l’aspect esthétique de la verge avec cinq questions dérivant de l’Index of Male Genitalia Image (IMGI) questionnaire. Enfin, la qualité de vie (QoL) était mesurée par une évaluation de la douleur et de la gène ainsi que par une échelle visuelle analogique.


Résultats

L’âge médian était de 63,4 ans (IQR : 49,7–67,0) et le suivi médian de 5,9 ans (IQR : 5,2–6,7). La dose médiane délivrée était de 63,4Gy (IQR : 59,8–64,1). La fonction urinaire était modérément impactée avec un ICIQMLUTS médian à 6 (IQR : 2–10). Dans 26 % (n =6), il y avait une nécrose du gland nécessitant des dilatations/auto-sondages dans 13 (n =3) et 30 % (n =7) des cas, respectivement. Il existait une corrélation entre l’ICIQMLUTS et le nombre d’aiguilles implantées (p =0,03). L’activité sexuelle était maintenue dans 70,8 % et la dysfonction érectile était modérée : IIEF5 médian=20 (IQR=13–24). L’esthétisme de la verge était satisfaisant avec un IMGI médian de 21 (IQR=16–22). Enfin, la QoL était bonne avec un score médian de 80 (IQR=65–90) et des douleurs absentes/modérées dans 43 (n =10) et 39 % (n =9) des cas. La QoL était seulement impactée par la douleur (p =0,02).


Conclusion

Bien que ce questionnaire doit être validé sur une cohorte indépendante, cette étude montre un impact modéré de la curiethérapie de verge sur la fonction urinaire, sexuelle et la qualité de vie. Il s’agit d’une stratégie conservatrice valable dans le cancer de verge localisé et une collaboration étroite entre radiothérapeute et urologue reste prépondérante pour la gestion des effets indésirables.

Évaluation de 15 ans de traitement endovasculaire de sténoses artérielles péri-anastomotique des greffes rénales : une étude rétrospective, monocentrique
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 772


Objectifs

La sténose des artères de greffons rénaux se produit dans 1 à 26 % des cas et peut altérer le greffon. Le traitement endovasculaire est le traitement de première intention. L’objectif principal de cette étude est d’identifier les facteurs prédictifs d’échec du traitement de la sténose péri-anastomotique.


Méthodes

Cette étude rétrospective, monocentrique et analytique s’intéressait à des patients présentant une sténose péri-anastomotique après greffe rénal, sur la période de 2003 à 2017. La sténose était définie par une réduction d’au moins 50 % du diamètre artériel pendant l’artériographie. Le succès technique a été défini comme une sténose résiduelle inférieure à 30 % du diamètre artériel après la procédure (Figure 1).


Résultats

Sur les 1378 patients greffés, 32 (2,32 %) avaient une sténose artérielle. Le suivi médian était de 32,3 mois [0,3–106]. Soixante et un pour cent des patients avaient présenté une sténose avant 6 mois après la transplantation rénale. Le succès technique était de 96,7 %. Le taux de complication était de 22 % dont 12,5 % de dissection, 6 % de pseudo-anévrisme (Tableau 1). Les deux facteurs prédictifs de récurrence de la sténose étaient une vitesse de montée systolique élevée (VMS) avant la procédure et un temps de montée systolique (TMS) élevé (p =0,033) avant la procédure (Tableau 2).


Conclusion

Le traitement endovasculaire est une procédure fiable, efficace et sûre. Le PSV et le TMS semblent être des facteurs prédictifs pour l’échec du traitement.

Évaluation de la charge lithiasique avant urétéroscopie flexible : quelle mesure choisir ?
2017
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 798-799


Objectifs

Évaluer rétrospectivement la capacité des différentes techniques d’évaluation de la charge lithiasique, par tomodensitométrie, à prédire le succès de l’urétéroscopie flexible (URSf).


Méthodes

Soixante-sept patients admis pour premier traitement endoscopique d’au moins un calcul rénal mis en évidence par tomodensitométrie abdominale ont été revus. A été étudiée la relation entre l’absence de fragment résiduel après URSf (stone-free ) et la charge lithiasique évaluée selon : le diamètre maximal (DM), la surface calculée (SC), le volume calculé (VC1 et VC2), le diamètre cumulé (DC), les volumes tridimensionnels total (V3Dt) et du calcul le plus volumineux (V3Dm) ; au moyen de courbes ROC et par régression logistique uni- et multivariée.


Résultats

Toutes les mesures radiologiques étudiées prédisent efficacement l’absence de fragment résiduel significatif après URSf. Aucune différence significative n’a été observée entre les aires sous la courbe (AUC) correspondant aux différentes mesures radiologiques (Figure 1, Tableau 1, Tableau 2).


Conclusion

L’évaluation de la charge lithiasique est essentielle dans l’estimation de la probabilité de succès d’une URSf. Notre étude rapporte une capacité comparable des différentes mesures tomodensitométriques disponibles, qu’elles soient planaires ou volumétriques. Si les mesures volumétriques semblent plus précises et plus reproductibles, la mesure du diamètre maximal reste la plus simple d’utilisation et la plus facilement accessible dans la pratique clinique quotidienne.

Évaluation de la courbe d’apprentissage et des résultats fonctionnels de l’énucléation endoscopique plasma de la prostate : expérience sur 100 patients consécutifs
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 786


Objectifs

Évaluation de la courbe d’apprentissage et des résultats fonctionnels de l’énucléation endoscopique plasma de la prostate : expérience sur 100 patients consécutifs.


Méthodes

Cent patients étaient opérés consécutivement pour une HBP par un seul chirurgien et suivis prospectivement entre octobre 2015 et mars 2017. Ces patients ont été divisés par groupe de 20 afin d’évaluer les données périopératoires (qualité d’énucléation en cm3/min, saignement, durée d’hospitalisation, durée de cathétérisme, complications) et postopératoires à 3 mois et 1 an (IPSS, qualité de vie, Q max , complications). Les données étaient comparées par les tests t Student et Anova.


Résultats

L’efficacité opératoire (cm3/min) augmentait significativement à partir des interventions 21–40 de 0,62±0,04cm3/min à 0,80±0,06cm3/min (p =0,0076) vs 0,82±0,07cm3/min vs 0,79±0,05cm3/min, respectivement pour les cas 41–60, 61–80 et 81–100. La durée d’hospitalisation diminuait pour ces cas de 2,45±0,3j vs 2,0±0,3j vs 1,55±0,2j vs 1,85±0,3j (p =0,034). La durée de cathétérisme diminuait à partir des cas 41–60 de 52,2h vs 41,2h vs 34,5h pour les patients 61–80 et 81–100 (p =0,0053). À 3 mois, aucune différence n’était observée sur l’IPSS 6,5±0,8, le Q max 23,2±1,2mL/s et la perte d’hémoglobine 1,5±0,15g/dL. Le Q max s’améliorait significativement de 7,9±0,49mL/s vs 23,2±1mL/s en postopératoire (p <0,0001) ainsi que l’IPSS et la qualité de vie respectivement de 16,20±0,7 vs 6,5±0,81 (p <0,0001) et 3,8±0,15 vs 1,13±0,22 (p <0,0001). Des complications postopératoires significatives (Clavien et Dindo 3b) survenaient chez 5 patients (4,8 %).


Conclusion

L’énucléation plasma de la prostate est une technique efficace pour traiter les HBP symptomatiques y compris pour de haut volume prostatique (>80mL). L’efficacité opératoire augmente à partir d’une expérience de 40 cas. Parallèlement on observe une diminution significative de la durée d’hospitalisation et de cathétérisme. Aucune conséquence n’est observée sur les résultats fonctionnels postopératoires y compris pendant la phase d’apprentissage.

Évaluation de la détection tumorale intraprostatique du TEP 68Ga-PSMA : corrélation histologique sur pièce de prostatectomie radicale
2017
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 705-706


Objectifs

L’antigène membranaire spécifique de la prostate (PSMA) est exprimé́ 1000 fois plus au sein des tissus tumoraux que dans les cellules prostatiques normales. L’introduction du TEP 68Ga-PSMA a ainsi permis une meilleure détection des récidives locales et métastases tumorales après un traitement local initial en comparaison au TEP choline. Peu d’études ont évalué son rôle dans la détection de tumeur intra-prostatique.


Méthodes

Entre mars 2016 et avril 2017, les données des patients ayant eu un TEP 68Ga-PSMA dans le bilan d’extension avant prostatectomie radicale ont été revues. Les zones prostatiques ont été divisées en 20 segments représentées en forme de schéma cartographique (Figure 1). Les coupes histologiques et l’imagerie ont été revues par un anatomopathologiste et un radiologue nucléaire experts, et toutes les zones tumorales prostatiques ont été notées sur le schéma. La limite de détection SUV≥3 a été utilisée. La corrélation entre les données histologiques et radiologiques est effectuée (Figure 2). La sensibilité, spécificité, valeur prédictive positive (VPP) et négative (VPN) du test sont calculés.


Résultats

Au total, 280 segments prostatiques chez 14 patients sont évalués. Les données cliniques et pathologiques des patients sont exposées dans le Tableau 1. À l’examen histologique, 125/280 segments étaient atteints de cancer. Le TEP 68Ga-PSMA était suspect pour 52/280 segments, cependant, 44/52 segments étaient confirmés à l’histologie comme cancer de prostate. Par ailleurs, sur les 155 segments négatifs à l’histologie, 147 étaient également négatifs au TEP. La sensibilité, spécificité, valeur prédictive positive et négative du TEP Ga PSMA était de 35 %, 95 %, 85 % et 64 %, respectivement.


Conclusion

Cette étude confirme la spécificité du TEP Ga PSMA dans la détection des tumeurs intra-prostatiques. La sensibilité de cet examen était cependant basse, ceci pourrait être du à plusieurs facteurs dont le nombre élevé de segments évalués, l’inclusion de patients de risque faible et intermédiaire et la limite de détection SUV utilisée.

Évaluation de la douleur et les signes urinaires liés au drainage urétéral par sonde double JJ chez les enfants
2017
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 740-741


Objectifs

Évaluer l’impact sur la qualité de vie des enfants porteurs d’endoprothèses de type JJ après urétéroscopie pour la prise en charge des lithiases urinaires.


Méthodes

De mars 2014 à avril 2017, 30 enfants ont été inclus dans cette étude [(21 garçons et 9 filles) ; âge moyen : 6,8 ans (extrêmes : 4–13 ans)]. Les endoprothèses ont été placées après urétéroscopie pour pathologie lithiasique chez tous les patients. Il s’agissait d’une endoprothèse de type JJ d’une seule marque 4,8Fr de diamètre et la longueur de la sonde était choisi en fonction de la taille de l’enfant12, 22 et 24cm). La tolérance des sondes double J a été évaluée après ablation par un questionnaire pourtant sur 3 sections (Questionnaire original USSQ) : la douleur, les symptômes urinaires et la qualité de vie des enfants.


Résultats

La durée moyenne du drainage était 5,6 semaines (extrêmes : 3–12 semaines). Sur les 30 enfants, tous ont signalé un ou plusieurs symptômes urinaires après ablation de la sonde JJ. Les symptômes était la douleur à la miction, douleur du flanc et les brûlures mictionnelles respectivement : 76,6 %, 66,6 % et 50 % des cas. Les signes urinaires qui ont affecté la qualité de vie des enfants, étaient : pollakiurie rapportée dans 90 % des cas, urgenturie : 50 % et l’hématurie macroscopique : 53,3 % des cas. L’évolution de ces symptômes durant la période du drainage était intense lors de la première semaine (100 %), diminue mais persistent lors de la 2e semaine chez plus de la moitié des enfants (56,6 %), enfin diminuent significativement (20 %) et disparaissent lors de l’ablation de la sonde p <0,001. Le score EVA était de 3,6.


Conclusion

Les données de notre étude confirment que la morbidité des endoprothèses est importante, en termes de symptômes engendrés mais aussi et surtout en termes de retentissement sur la qualité de vie. La durée du drainage doit être courte que possible afin d’améliorer le confort de l’enfant.

Évaluation de la morbidité des traitements antiagrégants et anticoagulants lors de la photo-vaporisation prostatique par laser Greenlight selon leur management périopératoire
2017
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 733-734


Objectifs

La photo-vaporisation prostatique (PVP) par laser Greenlight pour l’HBP permet de traiter les patients symptomatiques sous antiagrégants (AAG) et anticoagulants (ATC). Le management périopératoire de ces traitements est difficile et peu d’études ont évaluer leur impact spécifique sur la morbidité périopératoire. L’objectif de l’étude était d’évaluer la morbidité de la PVP chez les patients sous AAG ou ATC.


Méthodes

Une base de données prospective bicentrique incluait l’ensemble des patients sous AAG ou ATC ayant eu une PVP. Était reporté le type de traitement ainsi que la poursuite ou non du traitement en périopératoire. L’analyse portée plus particulièrement sur la morbidité périopératoire définit par le taux de complications selon la classification de Clavien-Dindo, le taux de complications mineures et majeures, et le taux de complications hémorragiques. L’aspirine n’étant quasiment jamais arrêtée dans les centres, les patients uniquement sous aspirine étaient le groupe témoin pour l’évaluation du management périopératoire des différentes molécules.


Résultats

Cent-quatre-vingt-cinq patients ont été inclus prospectivement. Parmi eux, 121 étaient sous AAG (aspirine ou clopidogrel et dérivés) et 64 sous ATC (AVK ou NACO). L’analyse globale comparant les patients sous AAG et les patients sous ATC ne retrouvait pas de différence entre les groupes concernant les complications globales et hémorragiques postopératoires (Tableau 1). La comparaison du groupe aspirine poursuivie vs clopidogrel et dérivés poursuivis ou non retrouvait plus de complications majeures (p =0,03) et hémorragiques (p =0,04) dans le groupe clopidogrel. En revanche, la comparaison entre aspirine poursuivie et anticoagulants ne retrouvait pas de différence qu’ils soient arrêtés ou pas (Tableau 1).


Conclusion

Le clopidogrel et ses dérivés sont les seuls à avoir un impact sur le risque de complications majeures et hémorragiques au décours d’une PVP qu’ils soient arrêtés ou pas. Les anticoagulants qu’ils soient arrêtés ou non n’augmentent pas la morbidité postopératoire comparativement à l’aspirine. Une étude prospective de forte puissance sur ces différentes molécules est nécessaire pour confirmer ces résultats.

Évaluation de la qualité de vie des urologues en formation par Trifecta
2017
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 780-781


Objectifs

L’apprentissage de l’urologie nécessite un investissement personnel important. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’éventuel retentissement de l’investissement sur la Qualité de Vie (QdV) des membres de l’Association française des urologues en formation.


Méthodes

Une étude transversale a été réalisée auprès de l’ensemble des membres de l’AFUF. Un questionnaire comprenant des données démographiques et des indicateurs de QdV a été envoyé à partir de décembre 2016 par courrier. Une QdV globale satisfaisante a été définie par un Trifecta : QdV personnelle, QdV professionnelle et niveau de satisfaction global supérieurs ou égaux à 7/10 sur une Échelle Visuelle Analogique (EVA). Les sujets ayant un Trifecta de QDV satisfaisante étaient comparés aux autres.


Résultats

Le taux de réponse était de 45,8 % (176/384). Il y avait : 68,8 % d’hommes, 100 internes (56,8 %), 61 assistants, 10 Master 2, 3 praticiens hospitaliers, 2 en Thèse de Science temps plein. L’âge moyen était de 29,1±2,3 ans. Au total, 13,2 % voulaient une carrière hospitalo-universitaire, 90,9 % des répondants estimaient n’avoir pas un salaire adapté, 39,2 % travaillaient plus de 70h/semaine. Le niveau moyen de satisfaction global était de 7/10, 11,5 % connaissaient leur futur lieu d’installation, 46 % estimaient être bien formés et 63 % que la réforme du DES allait pénaliser la formation, 76,2 % avaient des inquiétudes sur le système de santé. Les données concernant le Trifecta sont présentées dans le Tableau 1.


Conclusion

Le taux de réponse de ce questionnaire est satisfaisant ; 36,3 % des membres de l’AFUF ont une QdV gobale jugée satisfaisante par le trifecta. Il semble exister une interaction importante entre l’investissement professionnel et la QdV des répondeurs. D’autres études comparatives à cette population pourraient être réalisées afin d’étayer les conclusions et pour proposer d’éventuelles actions.

Évaluation des mutations dans le promoteur du gène TERT comme biomarqueur non invasif pour la détection des cancers urothéliaux (UCs)
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 672


Objectifs

Des mutations spécifiques des tumeurs ont récemment été détectées dans le plasma et d’autres fluides biologiques de patients atteints de différents cancers, mais leur application en tant que biomarqueur a été limitée par le seuil de détection des technologies. Des biomarqueurs non invasifs pour la détection des UCs existent, mais ils sont d’utilité clinique limitée, et le diagnostic des Ucs est actuellement confirmé par des investigations invasives.


Méthodes

Le projet DIAGURO exploite la découverte de deux mutations somatiques récurrentes dans le promoteur du gène TERT (C228T et C250T) dans les UCs (70 %) ainsi que les avancées technologiques de séquençage nouvelle génération NGS pour mettre au point une méthode capable d’identifier de faibles fractions alléliques (FA). Il s’agit d’évaluer dans une étude prospective cas-témoin si les mutations détectées dans le plasma et dans l’urine représenteraient un marqueur sensible et spécifique pour la détection et le suivi des UCs. Notre groupe a établi le séquençage NGS et l’analyse bio-informatique (Algorythme « Needlestack ») pour le criblage mutationnel (C228T/C250T) de 100 « cas » (plasma-urines-tumeur collecté au bloc opératoire) et 100 « témoins » (plasma-urine).


Résultats

Les résultats préliminaires menés sur 56 « cas » (confirmés par l’anatomopathologie), et 56 « témoins » indiquent la détection de C228T ou C250T dans l’urine (analyse de l’ADN circulant ou de l’ADN de cellules exfoliées) pour les 46 « cas » et 0 des « témoins ». Soit une sensibilité de 82 % et une spécificité de 100 %. La FA observée dans les urines des « cas » varie de 1 à 75 %, confirmant le seuil de détection de la mutation par notre NGS à 1 %. La sensibilité pour l’ADN circulant issu du plasma semble faible (8 %). La concordance entre le statut mutationnel de la tumeur et de l’urine est de 100 %. La capacité de détection ne semble pas être influencée par les paramètres cliniques et histopathologiques (tumeur primitive ou récurrente, stade, grade, instillations), en cohérence avec la présence de mutations C250T/228T dans toutes les formes d’UCs.


Conclusion

Nos résultats sont prometteurs quant à l’établissement d’un test sensible, spécifique et non invasif utilisant la détection des mutations du promoteur du gène TERT dans l’urine pour la détection des UCs. Ces résultats seront éprouvés après collection des 200 échantillons (cas-témoins) prévus dans le protocole DIAGURO, mais aussi par le criblage d’échantillons d’urine de cohortes prospectives afin d’évaluer la précocité de la détection des UCs.

Évaluation du coût en structure privée d’une ablation de sonde double J en externe à l’aide d’un fibroscope re-stérilisable
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 800


Objectifs

Devant l’arrivée de nouveaux dispositifs destinés à simplifier l’extraction des sondes double J, il se pose le problème de la connaissance du réel coût d’une telle ablation dans les conditions actuelles de réalisation.


Méthodes

Évaluation monocentrique du coût par collecte des données et des rémunérations de cotation (CCAM, GHS/SE,…), estimation du coût lié à l’usure et l’amortissement des endoscopes et sources de lumière froide, estimation du coût de stérilisation, estimation du coût lié à l’intervention du personnel [aide-soignante (AS) et Infirmière (IDE)] avec chronométrage des différentes tâches.


Résultats

La cotation CCAM JCGE004 (48 €) donne accès au forfait SE1 (73,71 € en privé, 75,89 € en public) sans nuit sans hospitalisation et sans anesthésie, correspondant aux conditions de réalisation en externe. Les coûts à l’acte des frais de matériel étaient : 4,42 €HT pour les fibroscopes et la pince, le cable et la source de lumière. Les coûts de stérilisation à l’acte étaient de 17,95 €HT et 7,61–9,51 € brut de main d’œuvre. Les coûts à l’acte des frais de personnel IDE étaient de 9,92–10,84 € brut. Le coût des consommables était de l’ordre de 1,37 €HT, en excluant la base commune des extractions (1,876 €HT). Le coût total à l’acte en 2016, était donc de l’ordre de 47,4 à 50,496 €TTC.


Conclusion

Cette estimation servira certainement de base de réflexion pour les investissements et les études futures de l’impact économique des nouveaux dispositifs d’extraction, en la corrélant bien sûr aux différents contrats de maintenance des établissements.

Évaluation prospective de la prostatectomie radicale cœlioscopique robot-assistée en unité de chirurgie ambulatoire : résultats à 1 an
2017
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 721-722


Objectifs

Évaluer de façon prospective la prise en charge de la prostatectomie radicale cœlioscopique robot-assistée (PRR) en unité de chirurgie ambulatoire (UCA) pendant 1 an.


Méthodes

Entre le 15/3/16 et le 31/5/17, 96 PRR ont été réalisées par le même binôme chirurgien-anesthésiste. Trente-quatre PRR ont été programmées en UCA, après avoir donné aux patients une information conforme aux recommandations de la HAS. Les interventions ont été réalisées suivant un protocole anesthésiste per- et postopératoire spécifique permettant la récupération rapide après chirurgie (RRAC). Les critères de sortie étaient : EVA<4, absence de morphiniques en postopératoire, boissons dès le réveil et arrêt de toute perfusion, lever sans difficultés entre la 4e et la 6e heure, REDON<100cm3. La sortie a été validée après visite du chirurgien et de l’anesthésiste. L’appel du lendemain a permis d’évaluer la qualité de la nuit post-opératoire à domicile.


Résultats

Toutes les PRR ont été réalisées en cœlioscopie transpéritonéale, avec ou sans curage ilio-obturateur, avec ou sans préservation des bandelettes neurovasculaires. Trente et un des 34 patients programmés en UCA ont pu sortir le soir même, donc moins de 12h après l’entrée. Un patient sur les 31 sortis a dû être réadmis en urgence le soir même du fait d’une hématurie caillotante avec obstruction de la sonde vésicale. La sonde a simplement été débouchée en chambre, et le patient est ressorti le lendemain, sans autre conséquence. Deux patients n’ont pas pu sortir : l’un car son accompagnant pour la sortie et la nuit a eu un empêchement, l’autre pour des raisons administratives de prise en charge. Tous les patients appelés le lendemain étaient satisfaits d’avoir pu passer la nuit à leur domicile. Tous les patients ont été revus au 6e jour postopératoire pour ablation de sonde vésicale.


Conclusion

La PRR peut être proposée en UCA, sans en augmenter le risque de complications. Il s’agit d’un avantage spécifique de la robotique, car aucune expérience ambulatoire pour la prostatectomie n’avait été tentée auparavant avec les autres abords chirurgicaux. La prise en charge en UCA diminue le stress lié à l’hospitalisation en permettant un retour rapide au domicile (<12h), et le risque d’infections nosocomiales. Cela présente également un intérêt économique majeur, dont l’évaluation est en cours.

Évaluation prospective de la qualité de l’information reçue en préopératoire lors de l’utilisation du robot chirurgical Da Vinci™ (Intuitive Surgical, Sunnyvale, CA, EU) : à propos d’une série de 90 patients
2017
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 745-746


Objectifs

L’information donnée aux patients par les chirurgiens sur les modalités pratiques d’une intervention chirurgicale est prérequis incontournable inscrit dans le Code de déontologie. Cette étude cherche à évaluer le niveau de connaissance des patients avant chirurgie robot-assistée au sujet de la technique opératoire utilisée.


Méthodes

Une étude prospective a été menée entre le 1er janvier 2017 et le 1er mai 2017 au sein de notre CHU. Il a été proposé à 90 patients en préopératoire de répondre à un auto-questionnaire anonyme avec questions à choix multiple ou unique (Figure 1, Figure 2). Ce questionnaire évaluait les modalités d’acquisition de l’information, la recherche ou non d’un centre équipé d’un robot pour leur pris en charge, la satisfaction de la qualité de l’information reçue les connaissances sur le fonctionnement du robot ainsi que les bénéfices attendus. Les caractéristiques démographiques (âge, sexe) ainsi que le type de chirurgie robotique réalisée ont été relevés. Un commentaire libre était possible en fin de questionnaire.


Résultats

L’information était donnée majoritairement par l’urologue en consultation (77,8 %) ou l’équipe médicale à l’admission (73,3 %). Elle était jugée suffisante dans 67,8 %, absente dans 21,1 % ou incomprise dans 12,2 %, 37,8 % des patients souhaitaient être opéré dans un centre disposant le robot. Concernant les connaissances du patient, le robot serait télécommandé (85,6 %), améliorerait le confort du chirurgien (41,1 %), l’accessibilité de la région à traiter (43,3 %), les suites fonctionnelles (41,1 %), la précision du geste (72,2 %), diminuerait la durée opératoire (32,2 %), d’hospitalisation (54,4 %), ou la douleur (40 %), serait plus cher que la cœlioscopie (17,8 %), opérerait seul (1,1 %). Dix patients (11,1 %) n’avaient aucune idée du fonctionnement ni des bénéfices attendus. Si le patient avait le choix avec la cœlioscopie seule, il choisirait le robot « sans hésitation » dans 84,4 % et « possiblement » dans 15,6 %. Le mot « confiance » apparaît dans 6/26 commentaires libres (23 %) (Figure 3).


Conclusion

La majorité des patients (77,8 %) ont reçu une information par leur urologue et se considèrent satisfaits (67,8 %) alors que 21,1 % décrivent ne pas en avoir reçu et 12,2 % ne pas l’avoir comprise. Les connaissances du fonctionnement et des bénéfices attendus sont très hétérogènes même si le choix des patients s’oriente principalement vers le robot (84,4 %). Notre étude ne fait que confirmer l’importance d’une reformulation de l’information en préopératoire, notamment lors de l’utilisation de l’outil robotique.

Évaluation scannographique de la longueur urétérale chez l’enfant
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 739


Objectifs

La taille de l’uretère est variable chez l’enfant. Elle n’est pas précisément connue. En cas de chirurgie de la voie excrétrice supérieure, la mise en place d’une sonde JJ trop courte entraînerait un mauvais positionnement d’une des extrémités. Une sonde JJ trop longue serait moins bien tolérée. Le premier objectif est d’évaluer la reproductibilité inter-observateur d’une technique de mesure scannographique de longueur urétérale (LU) de l’enfant. Le second est d’évaluer la LU de l’enfant selon son âge.


Méthodes

Étude monocentrique rétrospective réalisée sur images de scanners abdominopelviens injectés, d’enfants de 0 à 16 ans sans syndrome de masse abdominale ou scoliose sévère. La mesure s’effectuait pour chaque uretère entre la jonction urétéro-pyélique et urétéro-vésicale par reconstruction 3D. Mesures sur 35 scanners pour l’évaluation de la reproductibilité inter-observateur en double insu (2 observateurs). Mesure sur 160 scanners (sex ratio=1,8) pour l’analyse de la LU selon leur âge (10 par tranche d’âge de 1 an).


Résultats

Le coefficient de corrélation intra-classe pour la LU droite et gauche est estimé à 0,97 (p <0,0001 avec un intervalle de confiance à 95 % de [0,94–0,99]). Les longueurs urétérales moyennes (mm) droite et gauche par tranche d’âge étaient respectivement représentées dans la Figure 1.


Conclusion

La technique de mesure de l’uretère de l’enfant décrite est reproductible et fiable. Ces résultats préliminaires permettent d’obtenir une estimation de la longueur urétérale chez l’enfant selon l’âge. Ceci permet facilement de déterminer la longueur de l’endoprothèse urétérale à utiliser en cas de chirurgie de l’uretère.

Évolution de la démographie des urologues en France métropolitaine de 2007 à 2016
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 779


Objectifs

La démographie médicale en France est devenue un enjeu majeur de santé publique depuis la publication du rapport Berlan en 2002 annonçant une pénurie médicale dans les 20 prochaines années. Nous avons analysé la répartition des urologues en France métropolitaine en analysant le mode d’activité (libéral, public ou mixte), le lieu, l’influence de la féminisation et l’âge des praticiens installés au sein de chaque région française.


Méthodes

Analyse des données statistiques nationales publiées par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DRESS) élaborées à partir du Répertoire partagé des professionnels de santé (RPPS).


Résultats

De 2007 à 2016, la démographie des urologues exerçant en France métropolitaine a été considérablement modifiée. Les effectifs ont connu une importante augmentation avec 775 urologues en 2007 contre 1131 en 2016, soit une majoration de 46 %. La spécialité s’est féminisée avec une majoration de 24 % (53 femmes en 2007 contre 65 en 2016) permettant d’atteindre une moyenne nationale de 5,7 % en urologie (contre 44 % pour la moyenne des professions médicales). Le type d’exercice a lui aussi évolué avec une majoration de 45,6 % de l’activité libérale (Tableau 1). La carte no 1 permet de mettre en évidence une disparité entre les lieux d’installation préférentiels des urologues et les populations ciblées par cette spécialité. Ainsi, paradoxalement, les départements présentant une faible proportion de personnes âgées de plus de 60 ans sont ceux où l’on compte le plus grand nombre d’urologue (Tableau 2).


Conclusion

La répartition actuelle des urologues en France est marquée par de grandes inégalités (densité par habitant, mode d’exercice et âge des population). Cette répartition disparate des professionnels rend difficile l’accès aux soins dans certaines régions. L’analyse des tendances des dix dernières années et leurs projections pour les vingt prochaines ne laissent pas présager d’amélioration.

Évolution de la procédure peropératoire de la surrénalectomie laparoscopique pour phéochromocytome sur une période de 21 ans et comparaison de la voie d’abord : transpéritonéale vs rétropéritonéale
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 797


Objectifs

L’objectif était d’évaluer l’évolution sur une période de 20 ans, de la réalisation de la surrénalectomie laparoscopique pour phéochromocytome et de comparer la voie d’abord de la surrénalectomie laparoscopique : transpéritonéale versus rétropéritonéale.


Méthodes

De janvier 1996 à décembre 2016, 135 surrénalectomies laparoscopique pour phéochromocytome ont été réalisé dans un centre expert (76 femmes et 59 hommes). Nous avons comparé deux périodes : (1) 1996–2006 et (2) 2007–2016. Vingt-neuf surrénalectomies laparoscopique ont été réalisé sur la première période et 106 sur la seconde période. Les paramètres étudiés sont la durée opératoire moyenne, la pression artérielle systolique maximale peropératoire, la durée d’hospitalisation en soins continus et le taux de complication peropératoire.


Résultats

L’âge médian était de 46,8 ans et de 50,9 dans les périodes 1 et 2, respectivement (NS). La moyenne de la durée opératoire a diminué de 150 à 110minutes (NS, p =0,09). La moyenne de la pression artérielle systolique maximale peropératoire est restée stable (174mmHg pour la période 1 et 175mmHg pour la période 2 ; NS). La durée moyenne d’hospitalisation en soins continus d’urologie a diminué de 2,8jours à 1,5jours (p =0,07). Le taux de complications peropératoire était de 17,2 % (5/29) pour la période 1 et de 12,3 % (13/106) pour la période 2 (NS). La médiane du saignement peropératoire, la médiane de la durée opératoire, le taux de complications per- et postopératoire étaient identiques dans les groupes surrénalectomies transpéritonéales et surrénalectomies rétropéritonéales.


Conclusion

Les progrès anesthésiques et chirurgicaux ont permis d’améliorer la prise en charge des patients ayant eu une surrénalectomie laparoscopique pour phéochromocytome. La voie d’abord de la surrénalectomie laparoscopique pour phéochromocytome n’a pas d’impact sur l’efficacité de la chirurgie et sur la survenue de complications.

Évolution de la qualité de vie des partenaires de patients souffrant de cancer de la prostate (CaP) recevant un traitement agoniste de l’hormone libérant de la gonadotrophine (GnRH)
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 677


Objectifs

Plus des deux tiers des patients traités pour un CaP vivent en couple. La relation pourrait être perturbée au cours de cette période critique. Nous avons analysé l’évolution de la qualité de vie (QV) des partenaires de patients atteints de CaP traités avec un agoniste de la GnRH pendant 6 mois, ainsi que les facteurs qui y étaient corrélés.


Méthodes

À partir d’octobre 2015, une étude prospective, multicentrique, longitudinale et non interventionnelle a été menée en France (EQUINOXE, NCT02630641). Les urologues ont recruté des couples partenaires-patients ayant un CaP pour lesquels un traitement par agoniste de la GnRH était indiqué. La QV des partenaires à l’inclusion et après 6 mois de traitement a été évaluée par le questionnaire WHOQOL-BREF, et la perception de la cohésion au sein de la relation patient-partenaire par le questionnaire DAS-16 (ajustement dyadique).


Résultats

Les données de 258 partenaires ont été incluses dans une analyse intermédiaire. La durée moyenne de la relation était de 38,1 ans (±14,5). À l’initiation du traitement, la cohésion du couple était évaluée par les partenaires comme pauvre (29 %), moyenne (22 %) ou bonne (49 %). Après 6 mois de traitement, 71,2 % des partenaires rapportaient une amélioration de leur QV (amélioration d’au moins un des 4 domaines de QV : physique, psychologique, social, environnemental). En revanche, les scores de QV se dégradaient sur la période, en moyenne de 2,8 à 4,5 points (/100) selon le domaine étudié, de façon significative (QV ressentie, physique, psychique, environnement) ou non significative (état de santé, social). En analyse multivariée, seule l’ancienneté du couple était positivement corrélée à l’amélioration de la QV des partenaires (p =0,03).


Conclusion

La QV des partenaires de patients traités par agonistes de la GnRH pour un CaP s’abaisse faiblement, et significativement pour certains domaines. L’ancienneté du couple semble avoir un effet positif sur l’évolution de la QV des partenaires.

Évolution des indications de la prostatectomie radicale au cours des dix dernières années
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 720


Objectifs

Au cours de la décennie écoulée, les indications de la prostatectomie radicale (PR) ont été confronté à l’avènement de la surveillance active et des thérapies ablatives, d’une part, et à un repositionnement dans les cancers à haut risque selon la classification de D’Amico, d’autre part. Pour mesuré, les conséquences que ces confrontations ont pu avoir, nous avons analysé l’évolution des indications de la PR au cours des dix dernières années dans notre centre.


Méthodes

Étude d’un registre prospectif monocentrique consignant les caractéristiques clinicopathologique de 1821 patients traités par PR réalisée entre mars 2007 et mars 2017. La tendance statistique des données démographique (âge, indice de masse corporelle [IMC], comorbidités) et pathologique (score de Gleason sur la ponction biopsie prostatique [PBP], PSA et stade T clinique) et la classification de D’Amico des patients ont été analysées (Microsoft Excel et XLSTAT).


Résultats

L’âge des patients traités par PR a augmenté, passant de 62±6 ans à 65±6 ans (p =0,0001). Leur IMC n’a pas évolué, mais les fréquences des comorbidités cardiovasculaire et métabolique ont cru de 6 % à 11 % et 2 % à 11 %, respectivement. Le score de Gleason sur la PBP et le PSA préopératoire et le stade T ont augmentés (Figure 1). Classées selon D’Amico, les indications pour cancer de faible risque ont diminué alors que celles pour les cancer de haut risque ont augmenté (Figure 2).


Conclusion

Les indications de PR dans notre centre ont évoluées au cours des dix dernières années, reflétant, d’une part, un recours aux alternatives non radicales pour les patients à faible risque de D’Amico et, d’autre part un usage de la PR chez des patients plus âgés, plus comorbides et atteins de cancers plus agressif.

Existe-t-il des limites de volume pour l’énucléation prostatique au laser holmium (HoLEP) ?
2017
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 806-807


Objectifs

L’adénomectomie voie haut et l’énucléation prostatique endoscopique sont des traitements chirurgicaux de choix pour les adénomes prostatiques de plus de 80g. Malgré une courbe d’apprentissage plus longue, l’énucléation prostatique au laser holmium (HoLEP) permet de traiter un large panel de tailles prostatiques y compris celles supérieures à 200g. Cette vidéo présente le cas d’un adénome prostatique de 450g.


Méthodes

Le patient, âgé de 73 ans, présentait un adénome prostatique de 450g évalué à l’échographie et IRM. Cet adénome a été compliqué d’une rétention aiguë d’urines et de lithiases vésicales nécessitant la mise en place d’une sonde urinaire à demeure pendant 4 mois. L’intervention a été précédée de biopsies prostatiques afin d’éliminer un sarcome. L’énucléation prostatique a été réalisée grâce à un générateur holmium (Luminis 100W, fréquence 50Hz, énergie 2J). Les lobes sont énucléés successivement en commençant par le médian, le gauche puis le droit. Les calculs urétéraux sont traités dans le même temps opératoire en utilisant la même fibre laser.


Résultats

La durée opératoire totale était de 3heures. Quinze min pour la fragmentation des lithiases, 1h45 pour l’énucléation de l’adénome et 1h de morcellation. Les suites postopératoires ont été simples. Le poids prostatique sec fixé était de 390g. La sonde vésicale a été retirée à j1. Le patient est sorti à j2. Des fuites urinaires étaient présentes à l’effort au moment de la sortie. À 3 mois, après des séances de rééducation, les fuites ont été améliorées avec port d’une protection par jour.


Conclusion

L’énucléation prostatique au laser holmium apparaît comme une méthode efficace et sûre pour le traitement des prostates de taille extrême. Le cas présenté illustre ce constat. Une maîtrise de la technique est cependant nécessaire afin de retrouver le bon plan d’énucléation et assurer une hémostase soigneuse.

Facteurs de risque de retraitement chirurgical à court terme après une photo-vaporisation de la prostate au laser Greenlight™ : une étude multicentrique
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 788


Objectifs

La photo-vaporisation sélective de la prostate (PVP) par le laser Greenlight™ est une option dans le traitement chirurgical de l’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP). L’essai randomisé Goliath a montré une non-infériorité de cette option par rapport à la RTUP à 2 ans. Cependant, certains patients nécessitent un retraitement chirurgical après la PVP. Dans ce travail, notre objectif était de rechercher les facteurs de risque du retraitement chirurgical à court terme après une PVP.


Méthodes

Les données de 777 patients opérés par une PVP Greenlight™ et suivi au moins 12 mois dans 3 institutions ont été extraites. Le critère de jugement principal était une désobstruction chirurgicale (une seconde PVP, une RTUP, une urétrotomie interne ou une résection/vaporisation du col de la vessie) dans l’année qui a suivi la PVP. Pour identifier des facteurs de risque potentiels, un modèle de régression logistique uni- et multivarié pas à pas a été utilisant les caractéristiques préopératoires (âge, volume prostatique, sonde vésicale à demeure…) et des paramètres opératoires (énergie délivrée, durée opératoire). Les paramètres reflétant l’expertise de l’opérateur étaient les ratios : durée d’émission du laser/durée opératoire et énergie délivrée/volume prostatique.


Résultats

Sur l’ensemble des patients opérés, 777 patients remplissaient les critères d’inclusion. Parmi eux, 32 (4,1 %) ont eu une intervention de désobstruction dans l’année qui a suivi la PVP. Ces interventions comprenaient 3 PVP, 8 RTUP, 11 urétrotomies endoscopiques et 10 résections du col de la vessie. Les caractéristiques démographiques, et la sévérité des symptômes (IPSS et QoL) étaient similaires chez les patients réopérés et les autres. Les patients réopérés étaient sondés plus longtemps. Après analyse multivariée, l’âge, les paramètres du laser une moindre amélioration de l’IPSS étaient associés à un retraitement (Tableau 1).


Conclusion

L’âge, la durée d’émission/durée opératoire et l’énergie délivrée/volume prostatique étaient des facteurs associés aux réinterventions à court terme après PVP au laser Greenlight™. Ces paramètres techniques reflétant l’expertise semblaient avoir plus d’impact est plus important que les caractéristiques des patients et de la maladie. Les indicateurs de qualité de la PVP doivent être mieux définis et standardisés lors de la formation initiale et tout le long de la courbe d’apprentissage.

Facteurs de risque d’échec du traitement conservateur des traumatismes du rein : une étude multicentrique (TRAUMAFUF)
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 700


Objectifs

Le traumatisme du rein est le traumatisme génito-urinaire le plus fréquent, retrouvé dans 10 % des traumatismes abdominaux. Les recommandations actuelles préconisent un traitement conservateur basé sur une surveillance clinique et paraclinique, cependant, il existe peu de données bibliographiques sur les facteurs de risque d’échec du traitement conservateur. L’objectif de cette étude était d’évaluer les facteurs de risque d’échec du traitement conservateur des fractures du rein.


Méthodes

Une étude multicentrique rétrospective nationale (TRAUMAFUF) a été conduite, incluant tous les patients pris en charge pour traumatisme du rein dans 15 centres hospitaliers entre 2005 et 2015. Les traumatismes iatrogènes étaient exclus ainsi que les patients ayant eu un traitement non conservateur (traitement chirurgical ou radio interventionnel). L’échec du traitement conservateur était défini par le besoin d’une prise en charge chirurgicale ou radio-interventionnelle pendant la surveillance. Des analyses multivariées ont été réalisées afin d’identifier les facteurs de risque d’échec du traitement conservateur.


Résultats

Sur 1799 patients avec un traumatisme rénal, 1486 ont eu un traitement conservateur (82,6 %). L’échec du traitement conservateur a été constaté chez 175 patients (11,8 %). En analyse univariée, le grade AAST de la fracture du rein (p <0,0001), la présence d’une hématurie macroscopique (OR=1,7 ; p =0,006) ou d’une pression systolique<90mmHg (OR=1,8 ; p =0,03) au moment de l’admission étaient les facteurs de risque d’échec du traitement conservateur. En analyse multivariée, seul le grade AAST de la fracture du rein (p <0,0001) et la présence d’une hématurie macroscopique au moment de l’admission (OR=1,6 ; p =0,02) étaient statistiquement associés à un échec du traitement conservateur des traumatismes du rein.


Conclusion

Dans cette étude multicentrique, les seuls facteurs de risque identifiés d’échec du traitement conservateur des traumatismes du rein étaient le grade AAST de la fracture du rein et la présence d’une hématurie macroscopique au moment de l’admission. Une surveillance rapprochée est donc préconisée chez ces patients pris en charge par traitement conservateur.

Facteurs de risque d’échec d’insertion de gaine d’accès urétérale : étude sur 594 procédures
2017
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2017, 13, 27, 764


Objectifs

Les gaines d’accès urétérales (GAU) ont été développées pour faciliter les procédures d’urétérorénoscopie souple (URSS). Leur utilisation permet d’avoir un accès rapide et sécurisé au bassinet tout en diminuant les pressions intra-rénales et améliorant la vision. L’usage des GAU 12/14F (diamètre externe 14F) est largement répandu mais peut parfois échouer lors de son insertion dans l’uretère. Nous avons étudié les facteurs de risque d’échec d’insertion de GAU 12/14F lors des procédures d’URSS.


Méthodes

Tous les patients ayant bénéficié d’une tentative d’insertion de GAU 12/14F au cours d’une URSS de janvier 2010 à janvier 2016 ont été rétrospectivement inclus. L’âge, le sexe, la taille, l’IMC des patients, leurs antécédents urologiques, l’indication d’URSS, le côté, la présence ou non d’une endoprothèse urétérale (JJ), l’expérience de l’opérateur, la réalisation d’une urétéroscopie semi-rigide (URSR) associée et le type de GAU ont été étudiés en analyse uni- et multivariée. Trois différents types de GAU ont été utilisés durant l’étude : une coaxiale [Flexor® (Cook®)] et deux parallèles [Flexor® Parallel™ (Cook®) et ReTrace® (Coloplast®)].


Résultats

Cinq cent quatre-vingt-quatorze tentatives d’insertion de GAU ont été colligées chez 480 patients (sex-ratio : 1,28). Dans 8,6 % des cas (n =51), la tentative de montée de GAU a échoué. Soixante-quatre pour cent des uretères (n =379) étaient préparés par une sonde JJ et 95 % des procédures (n =566) étaient réalisées pour le traitement de calculs. Les facteurs prédictifs d’échec d’insertion de GAU indépendants étaient : l’absence d’URSS antérieure (p =0,02, OR=4,5, IC 95 %[1,3–16,3]), l’absence de sonde JJ préparant l’uretère (p <0,0001, OR=36 IC 95 % [11–117,9]), l’absence d’URSR précédant la montée de GAU (p =0,01, OR=7,4, IC 95 %[1,6–35,2]) et l’utilisation de GAU de type Flexor® Parallel™ (p <0,0001, OR=7,1, IC 95 %[2,8–17,9]). L’âge, le sexe, l’IMC, le côté de la chirurgie ou la longueur des GAU (35 contre 45cm) n’étaient pas des facteurs prédictifs d’échec.


Conclusion

Dans notre série, l’insertion d’une GAU 12/14F en vue d’une URSS a échoué dans 8,6 % des cas. L’absence d’URSS antérieure sur le même rein, de sonde JJ préparant l’uretère, d’URSR lors de l’intervention et l’utilisation d’une GAU de type Flexor® Parallel™ sont des facteurs indépendants d’échec de montée de GAU.