Base bibliographique

Sommaire :

Évaluation des douleurs pelvipérinéales chroniques
Evaluation of chronic pelvic and perineal pain
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 865-871

Objectif : Décrire les outils permettant l’évaluation des douleurs pelvipérinéales chroniques et préciser leurs indications.
Matériel et méthodes : Ce travail est une revue de la littérature ayant utilisé la base de données bibliographique Medline (National Library of Medicine). Les termes de recherche étaient soit les mots-clés issus du Medical subject heading (MeSH) (pelvic pain, pain measurement, prostatitis, quality of life) soit des termes issus du titre ou du résumé. Les termes ont été utilisés seuls ou combinés avec l’opérateur ET. La recherche a porté de 1990 à nos jours.
Résultats : Les échelles et questionnaires proposés au patient constituent une aide à l’évaluation clinique de leur douleur chronique. Ils ne se substituent pas à l’interrogatoire et ne permettent pas de porter un diagnostic. Les principaux outils d’évaluation clinique comportent des échelles d’intensité, des schémas topographiques, une évaluation descriptive (sensorielle et affective), une évaluation du retentissement (sur le sommeil, les activités de la vie quotidienne, la qualité de vie et le comportement) et une évaluation de l’humeur et de l’anxiété. S’ajoutent à ces outils des questionnaires spécifiques développés dans les domaines de la cystite interstitielle/syndrome douloureux vésical et de la prostatite chronique/syndrome douloureux pelvien chronique. Ces questionnaires spécifiques ont pour objectifs l’évaluation de la sévérité des symptômes, l’appréciation de la gêne liée aux symptômes et du retentissement sur la qualité de vie, le suivi de l’évolution et de la réponse thérapeutique.
Conclusion : La pratique quotidienne nécessite d’utiliser des outils rapides et faciles à utiliser. Il est recommandé de privilégier les échelles d’intensité type échelle visuelle analogique (EVA) ou numériques, les schémas corporels et des questionnaires abrégés type version courte du questionnaire sur la douleur de Saint-Antoine (QDSA) ou questionnaire concis sur les douleurs (QCD).

Objective: To describe the tools allowing evaluation of chronic pelvic and perineal pain and to define their indications.
Material and methods: A review of the literature was performed by searching the Medline database (National Library of Medicine). Search terms were either Medical subject heading (MeSH) keywords (pelvic pain, pain measurement, prostatitis, quality of life) or terms derived from the title or abstract. Search terms were used alone or in combinations by using the “AND” operator. The literature search was conducted from 1990 to the present time.
Results: Various rating scales and questionnaires constitute useful tools for clinical evaluation of the patient's chronic pain. They cannot replace clinical interview and cannot be used to establish a diagnosis. The main clinical assessment tools include severity scales, body diagrams, descriptive assessment (sensory and affective), evaluation of the impact on sleep, activities of daily living, quality of life and behaviour and assessment of mood and anxiety. In addition to these general tools, specific questionnaire have been developed in the fields of interstitial cystitis/painful bladder syndrome and chronic prostatitis/chronic pelvic pain syndrome. These specific questionnaires are designed for evaluation of the severity of symptoms, assessment of the disability related to the symptoms and the impact on quality of life, and follow-up of the course of symptoms and the response to treatment.
Conclusion: Rapid and easy to use tools are essential in routine clinical practice. The recommended assessment tools are VAS (visual analogue scale) or numerical severity scales, body diagrams and brief questionnaires such as the Questionnaire sur la Douleur de Saint-Antoine (QDSA) (Saint-Antoine pain questionnaire) or Questionnaire Concis sur les Douleurs (QCD) (validated French translation of the Brief Pain Inventory).

Mots clés:
Douleur pelvienne / Prostatite / Qualité de vie
Mots-clés:
Pain measurement / Pelvic pain / Prostatitis / Quality of life
Explorations électrophysiologiques des douleurs pelvipérinéales chroniques
Electrophysiological studies of chronic pelvic and perineal pain
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 905-910

Objectif : Savoir ce qu’est une exploration électrophysiologiques, ce qu’elle explore, ce que l’on eut en attendre dans le domaine de la douleur pelvipérinéale et en connaître les limites.
Matériel, méthodes : Exposé des techniques habituellement utilisées pour évaluer les nerfs somatiques de la région pelvipérinéale (électromyogramme analytique vitesses de conduction nerveuse, réflexologie), de leurs applications et de leurs difficultés d’interprétation.
Résultats : Les examens permettent de retrouver des signes en faveur d’une souffrance neurogène périphérique, de préciser le type d’atteinte axonale et/ou démyélinisante, d’apporter des arguments topographiques sur le type de tronc ou de racine nerveuse impliquée (nerf pudendal, racines sacrées, nerf ilio-inguinal ou ilio-hypogastrique, nerf génitofémoral, nerf obturateur).
Conclusion : Les techniques utilisées demandent une bonne expertise. Ces examens peuvent aider à mieux comprendre certaines douleurs mais ils manquent de sensibilité et de spécificité. Les conclusions de l’interprétation des examens nécessitent une bonne corrélation avec les données clinques.

Objective: To describe electrophysiological studies, what they investigate, and their contribution and limitations in the assessment of pelvic and perineal pain.
Material and method: Description of the electrophysiological techniques generally used to evaluate somatic nerves of the pelvic and perineal region (analytical electromyography, nerve conduction velocities, reflexology), their applications and the difficulties of interpretation.
Results: Electrophysiological studies can demonstrate signs in favour of peripheral neuropathy, specify the axonal and/or demyelinating type of lesion, and provide topographic arguments on the type of trunk or nerve root involved (pudendal nerve, sacral nerve roots, ilioinguinal or iliohypogastric nerve, genitofemoral nerve, obturator nerve).
Conclusion: Electrophysiological studies require a technically skilled operator and can provide a better understanding of some types of pain, but are not sufficiently sensitive and specific. The conclusions of electrophysiological study reports must be closely correlated with clinical findings.

Mots clés:
Neuropathie périphérique / Syndrome canalaire / Névralgie pudendale / Électromyogramme / Neurophysiologie
Mots-clés:
Peripheral neuropathy / Tunnel syndrome / Pudendal neuralgia / Electromyography / neurophysiology
Facteurs prédictifs et prévention des douleurs pelvipérinéales chroniques postopératoires
Predictive factors and prevention of chronic postoperative pelvic and perineal pain
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 1145-1157

Introduction : La douleur chronique postopératoire a été définie comme étant une douleur développée dans les suites d’une intervention chirurgicale, évoluant depuis au moins deux mois, excluant une cause organique (évolution carcinologique ou une infection chronique) ou préexistante. Le but de cet article a été de faire une mise au point sur les facteurs de risque et la prévention des douleurs pelvipérinéale chronique postopératoire.
Matériel et méthodes : Une revue de la littérature a été réalisée en reprenant les articles publiés dans PubMed sur les facteurs de risque et la prévention des douleurs pelvipérinéales chroniques postopératoires.
Résultats : Les douleurs chroniques postopératoires sont fréquentes, invalidantes et couteuses. Elles sont générées par une alchimie complexe qui fait interréagir de façon variable : l’acte chirurgical proprement dit (la zone opérée, la prise en charge périopératoire, la pathologie ayant motivé l’acte opératoire) et le patient lui-même (âge, sexe, génétique, pathologies associées, histoire personnelle). La plurifactorialité du phénomène plaide pour une prise en charge transdisciplinaire avec la prévention et la diminution des principaux facteurs de risques. De même, une prise en charge adaptée de la douleur aiguë postopératoire a un impact majeur sur l’éventuelle chronicité de la douleur.
Conclusion : Une bonne connaissance des facteurs de risque et une prévention adaptée peut permettre de diminuer l’incidence et les conséquences des douleurs chroniques postopératoires.

Introduction: Chronic postoperative pain has been defined as pain arising after a surgical operation, present for at least 2 months, with no organic (active cancer or chronic infection) or preexisting cause. The purpose of this article is to review the risk factors and prevention of chronic postoperative pelvic and perineal pain.
Material and methods: A review of the literature was performed by searching PubMed for articles on risk factors and prevention of chronic postoperative pelvic and perineal pain.
Results: Chronic postoperative pain is frequent, disabling and represent a high cost to the community. This pain is generated by variable and complex interactions between the surgical procedure (the operated zone, perioperative management, the disease requiring the operative procedure) and the patient (age, gender, genetics, concomitant diseases, personal history). The multifactorial nature of chronic postoperative pain suggests the need for multidisciplinary management with prevention and reduction of the main risk factors. Similarly, appropriate management of acute postoperative pain has a major impact on the risk of chronic pain.
Conclusion: A good knowledge of the risk factors and appropriate prevention can decrease the incidence and consequences of chronic postoperative pain.

Mots clés:
Douleur / Chronique / Pelvienne / Postopératoire / Chirurgie
Mots-clés:
Pain / Chronic / Pelvic / Postoperative / surgery
Intégration des douleurs pelvipérinéales chroniques dans la démarche d’accréditation et d’évaluation des pratiques professionnelles
Integration of chronic pelvic pain to the accreditation and professional practice assessment procedures
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 892-896

Objectif : Lister les actions envisageables pour optimiser la qualité des soins urologiques des patients souffrant de douleur pelvipérinéales chroniques, en s’appuyant sur les recommandations pour l’accréditation et l’évaluation des pratiques professionnelles (EPP).
Matériel et méthodes : Les textes législatifs concernant l’accréditation et l’EPP ainsi que les recommandations professionnelles sur les douleurs chroniques ont été consultés.
Résultats : La problématique de l’EPP dans le cadre des douleurs pelvipérinéales chroniques est liée à l’absence de recommandations professionnelles spécifiques. L’optimisation de la prise en charge des douleurs pelviennes chroniques par les urologues implique le renforcement de la place des douleurs pelviennes chroniques au sein des actions de formation initiale et continue en urologie. De plus, les cadres d’exercice professionnel déjà mis en place lors des actions d’EPP et d’accréditation (staff EPP, réunion de concertation pluridisciplinaire, revue de morbi-mortalité) devraient pouvoir être appliqués aux douleurs pelvipérinéales chroniques de façon plus systématique par les urologues.
Conclusions : L’amélioration de la prise en charge des douleurs pelvipérinéales chroniques correspond à un besoin ressenti en urologie et doit enrichir la démarche d’évaluation des pratiques professionnelles dans laquelle l’Association française d’urologie s’est résolument engagée.

Objective: To list available actions in order to optimize urological care of patients suffering from chronic pelvic and perineal pain, based on guidelines for accreditation and professional practice assessment.
Material and methods: Legislative texts concerning accreditation and PPA, as well as professional recommendations concerning chronic pains have been consulted.
Results: Professional practice assessment of chronic pelvic and perineal pain is hampered by the lack of specific professional guidelines. Urological management of chronic pelvic and perineal pain can only be optimized if initial and continued training is strengthened. Furthermore, current professional structures implemented for professional practice assessment and accreditation processes (staff, multi-disciplinary meetings, morbidity–mortality reviews) should be applied in a more systematic way to pelvic chronic pain by urologists.
Conclusion: The need for improvement in the management of chronic pelvic pain is felt in the urological field, and should lead to developing means of evaluating professional practices, a goal to which the French Urology Association has committed itself.

Mots clés:
Douleurs pelviennes chroniques / Pratique professionnelle / Évaluation des pratiques professionnelles / Accréditation / Formation médicale continue
Mots-clés:
Chronic pelvic pain / professional practice / Professional practice/assessment / Accreditation / Continuing medical education
Interrogatoire et examen clinique d’un patient ayant des douleurs pelvipérinéales chroniques
Clinical interview and clinical examination of patients with chronic pelvic and perineal pain
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 897-904

Introduction : Les patients ayant des douleurs pelvipérinéales chroniques ont une plainte parfois importante sans valeur objective qui permet de « valider » cette douleur excepté l’interprétation qu’en fait le patient. Le but de cet article est de décrire les points essentiels de l’interrogatoire et de l’examen clinique dans la démarche diagnostique des douleurs pelvipérinéales chroniques.
Patients et méthodes : Une revue de la littérature et une description de notre expérience ont été réalisées pour décrire l’interrogatoire et l’examen clinique des patients ayant des douleurs pelvipérinéales chroniques.
Résultats : L’interrogatoire d’un patient permet de faire préciser les caractéristiques de la douleur : mode d’installation, topographie, irradiation, type, rémission, réveils nocturnes, facteurs aggravants ou limitants. Il doit également rechercher des signes cliniques associés : urinaires, digestifs, gynécologiques, sexuels, cutanés et neurologique. L’intensité de la douleur est évaluée sur une échelle analogique. L’examen clinique pelvipérinéale doit être complet à la recherche d’une cause organique : neurologique, dermatologique, urogénitale, rachidienne, myofasciale et sympathique. Les touchers pelviens ont une place importante à la recherche de points gâchettes.
Conclusion : Un interrogatoire et un examen clinique bien conduits permettent de débrouiller une grande partie des douleurs pelvipérinéales chroniques et sont primordiaux dans la démarche diagnostique.

Introduction: Patients with chronic pelvic and perineal pain sometimes report major complaints with no objective value that help to “validate” this pain other than by the patient's own interpretation of the pain. The purpose of this article is to describe the essential elements of the clinical interview and clinical examination in the diagnostic approach to patients with chronic pelvic and perineal pain.
Patients and methods: A review of the literature and a description of our experience was performed to describe the clinical interview and clinical examination of patients with chronic pelvic and perineal pain.
Results: Clinical interview of the patient is designed to define the characteristics of the pain: mode of installation, topography, irradiation, type, remission, nocturnal waking, and aggravating or limiting factors. It must also look for associated clinical signs: urinary, gastrointestinal, gynaecological, sexual, cutaneous and neurological. The intensity of the pain is evaluated on an analogue scale. A complete clinical examination of the pelvis and perineum must be performed looking for an organic cause: neurological, dermatological, urogenital, spinal, myofascial and sympathetic nervous system. Digital rectal and vaginal (pelvic) examinations play an important role in the detection of trigger points.
Conclusion: A well-conducted clinical interview and clinical examination can help to elucidate a large proportion of cases of chronic pelvic and perineal pain and are an essential in part of the diagnostic approach.

Mots clés:
Douleur / Pelvienne / Périnéale / Chronique / examen clinique
Mots-clés:
Pain / Pelvic / Perineal / Chronic / Clinical examination
La chirurgie du nerf pudendal dans la prise en charge thérapeutique des douleurs pelvipérinéales chroniques
Pudendal nerve surgery in the management of chronic pelvic and perineal pain
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 1084-1088

Objectif : Préciser la place de la chirurgie du nerf pudendal dans les syndromes canalaires du nerf pudendal.
Matériels et méthodes : Exposé des différentes techniques chirurgicales et des résultats publiés.
Résultats : La chirurgie princeps, et qui reste la chirurgie de référence, consiste à réaliser une libération chirurgicale du nerf pudendal du canal sous piriforme au canal d’Alcock par un abord transfessier. Cette chirurgie est sûre. Les résultats sont encourageants, validés par un protocole prospectif, randomisé. De 66 à 80 % des patients sont améliorés. D’autres abords (transvaginal ou transpérinéal) sont proposés.
Conclusion : La chirurgie du nerf pudendal reste une possibilité thérapeutique non dédaignable lorsque le reste a échoué. Il apparaît cependant fondamental de faire état des différentes techniques proposées et des critiques que l’on peut en faire.

Objective: To define the place of pudendal nerve surgery in pudendal nerve entrapment syndromes.
Materials and methods: Description of the various surgical techniques and published results.
Results: The original surgical technique, which remains the reference technique, consists of performing surgical release of the pudendal nerve from the infrapiriformis foramen to Alcock's canal via a transgluteal approach. This surgical procedure is safe and gives encouraging results validated by a prospective, randomized protocol: 66 to 80% of patients are improved. Other transvaginal or transperineal approaches have also been proposed.
Conclusion: Pudendal nerve surgery is a reasonable treatment option when all other treatments have failed. However, the various techniques proposed and their respective criticisms must be carefully evaluated.

Mots clés:
Pudendal / Nerf / Compression névralgie / Syndrome canalaire / Chirurgie
Mots-clés:
Pudendal nerve entrapment / Pudendal neuralgia / surgery / Perineal pain
La relation médecin–malade dans les douleurs pelvipérinéales chroniques
The doctor–patient relationship in chronic pelvic and perineal pain
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 911-916

Objectif : Analyser la relation entre médecin et patient selon le point de vue du patient et celui du médecin.
Matériel méthodes : Expérience d’une présidente d’association de patients porteurs de douleurs pelvipérinéales chroniques (AFAP-NP), expérience de médecins spécialisés dans la douleur pelvipérinéale chronique.
Résultats : Prendre en charge un patient présentant une douleur pelvipérinéale chronique nécessite de comprendre et de connaître le parcours du patient avec sa maladie, son histoire, ses espoirs et ses déceptions, d’approcher sa personnalité, son milieu familial, social et professionnel.
Conclusion : La douleur étant une expérience émotionnelle, le type de relation entre le médecin et le patient conditionnera la qualité de la prise en charge ultérieure. Un certain nombres de fondamentaux méritent d’être appliqués : croire le patient, éviter de le rendre responsable de l’échec, ne pas surestimer les bénéfices secondaires, éviter de rendre le patient dépendant et passif, apprendre à réinterpréter les symptômes, se demander « comment » la douleur dure plutôt que « pourquoi », faire préciser la demande et adapter des objectifs réalistes, accessibles.

Objective: To analyse the doctor–patient relationship from the patient's point of view and from the doctor's point of view.
Material and methods: Experience of a chairman of a chronic pelvic and perineal pain patient association (AFAP-NP) and experience of doctors specialized in chronic pelvic and perineal pain.
Results: Management of a patient with chronic pelvic and perineal pain requires knowledge and understanding of the patient's trajectory disease, the history of the disease and the patient's hopes and disappointments, and evaluation of the patient's personality and family, social and work environment.
Conclusion: As pain is an emotional experience, the type of doctor–patient relationship determines the quality of subsequent management. A number of basic principles should be applied: believe the patient, avoid making the patient feel responsible for failure, avoid overestimating the secondary benefits, avoid making the patient passive and dependent, learn to reinterpret the patient's symptoms, ask “how” does the pain persist rather than “why”, clearly define the patient's demand and adapt management to realistic and accessible objectives.

Mots clés:
Douleur périnéale / Douleur pelvienne / Relation médecin–malade / Douleur chronique
Mots-clés:
Perineal pain / Pelvic pain / Doctor–patient relationship / Chronic pain
Les infiltrations des nerfs somatiques dans la prise en charge thérapeutique des douleurs pelvipérinéales chroniques
Somatic nerve block in the management of chronic pelvic and perineal pain
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 1072-1083

Introduction : Les douleurs pelvipérinéales chroniques peuvent être en lien avec une atteinte nerveuse par traumatisme direct, indirect ou par syndrome canalaire qu’il faut alors mettre en évidence par un test d’infiltration. Le but de cet article a été de faire une mise au point sur les techniques et les modalités des infiltrations des nerfs somatiques dans la prise en charge des douleurs pelvipérinéales chroniques.
Matériel et méthodes : Une revue de la littérature a été réalisée en reprenant les articles publiés dans PubMed sur les infiltrations des nerfs somatiques dans la prise en charge des douleurs pelvipérinéales chroniques.
Résultats : Dans le cadre des douleurs pelvipérinéales, les nerfs concernés ont été : les nerfs d’origine thoracolombaire (obturateur, ilio-inguinal, iliohypogastrique et génitocrural) et les nerfs d’origine sacrée (pudendal et branches clunéales inférieures du nerf cutané postérieur de la cuisse). Le but de l’infiltration a été double : à la fois de confirmer l’hypothèse diagnostique par le bloc anesthésique et de tenter de calmer la douleur. Une évaluation (par l’intensité et la topographie de la douleur) avant et juste après l’infiltration a été primordiale pour l’interprétation de l’infiltration. Les différentes techniques d’infiltration de chaque nerf ont été décrites en reprenant les avantages, inconvénients et risque de complications.
Conclusion : Les infiltrations nerveuses font partie intégrantes de la prise en charge des douleurs pelvipérinéales chroniques d’origine nerveuse somatique. Elles sont majoritairement réalisées sous contrôle tomodensitométrique afin d’être le plus sélectif possible. Une fois le diagnostic et le niveau d’atteinte nerveuse connu, des gestes thérapeutiques plus spécifiques peuvent alors être proposés.

Introduction: Chronic pelvic and perineal pain can be related to a nerve lesion caused by direct or indirect trauma or by an entrapment syndrome, which must then be demonstrated by a test block. The purpose of this article is to review the techniques and modalities of somatic nerve block in the management of chronic pelvic and perineal pain.
Material and methods: A review of the literature was performed by searching PubMed for articles on somatic nerve infiltrations in the management of chronic pelvic and perineal pain.
Results: Nerves involved in pelvic and perineal pain are: thoracolumbar nerves (obturator, ilioinguinal, iliohypogastric and genitofemoral) and sacral nerves (pudendal and inferior cluneal branches of the posterior cutaneous nerve of the thigh). Infiltration has a dual objective: to confirm the diagnostic hypothesis by anaesthetic block and to try to relieve pain. Evaluation of the severity and site of the pain before and immediately after the test block is essential for interpretation of the block. The various infiltration techniques for each nerve are described together with their respective advantages, disadvantages and risk of complications.
Conclusion: Somatic nerve blocks are an integral part of the management of chronic pelvic and perineal pain and are predominantly performed under CT guidance in order to be as selective as possible. Once the diagnosis and the level of the nerve lesion have been defined, more specific therapeutic procedures can then be proposed.

Mots clés:
Douleur / Pelvienne / Infiltration / Bloc / Nerf somatique
Mots-clés:
Pain / Pelvic / Infiltration / Block / Somatic nerve
Les infiltrations du système nerveux sympathique dans la prise en charge thérapeutiques des douleurs pelvipérinéales chroniques
Sympathetic nerve block in the management of chronic pelvic and perineal pain
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 1124-1131

Introduction : Le système nerveux sympathique végétatif est la voie de passage de l’influx douloureux entre les viscères et le cerveau. Le but de cet article a été de faire une mise au point sur les infiltrations du système nerveux végétatifs dans la prise en charge des douleurs pelvipérinéales chroniques.
Matériel et Méthodes : Une revue exhaustive de la littérature a été réalisée en reprenant les articles publiés dans PubMed sur les infiltrations et les gestes sur le système nerveux végétatifs dans la prise en charge des douleurs pelvipérinéales chroniques.
Résultats : Dans la prise en charge des douleurs pelvipérinéales chroniques, une action sur le système nerveux sympathique a été proposé à trois principaux niveaux : le ganglion Impar, le plexus hypogastrique et la chaîne sympathique lombaire en L2. L’infiltration d’anesthésiques locaux le long de ce système nerveux a eu un rôle test dans l’évaluation des patients avec une amélioration de la symptomatologie douloureuse dans deux tiers des cas le temps d’action des anesthésiques locaux. Des gestes spécifiques ont été réalisés comme l’alcoolisation, la radiofréquence, la section chirurgicale ou l’infiltration de toxine botulique à ces différents niveaux avec des résultats plus durable dans le temps.
Conclusion : L’infiltration test du système nerveux sympathique végétatif à un intérêt diagnostique dans la prise en charge des douleurs pelvipérinéales chroniques permettant de guider des gestes plus spécifiques pour une prise en charge algologique globale.

Introduction: The autonomic sympathetic nervous system conveys nociceptive messages from the viscera to the brain. The purpose of this article is to review the place of autonomic nerve blocks in the management of chronic pelvic and perineal pain.
Material and Methods: A comprehensive review of the literature was performed by searching PubMed for articles on autonomic nerve blocks and related procedures in the management of chronic pelvic and perineal pain.
Results: Intervention on the sympathetic nervous system for the management of chronic pelvic and perineal pain has been proposed at main three levels : ganglion Impar, hypogastric plexus and L2 lumbar sympathetic blocks. Infiltration of the sympathetic nervous system with local anaesthetic constitutes a diagnostic test by providing pain relief for the duration of action of the local anaesthetic in two third of patients. Specific procedures have been performed such as alcohol nerve block, radiofrequency ablation, surgical section or botulinum toxin infiltration at these various sites to achieve more lasting results.
Conclusion: A sympathetic nervous system test block plays a diagnostic role in the management of chronic pelvic and perineal pain by guiding more specific global pain management procedures.

Mots clés:
Douleur / Pelvienne / Sympathique / Ganglion Impar / Plexus hypogastrique
Mots-clés:
Pain / Pelvic / Sympathetic / Ganglion Impar / Hypogastric plexus
Les techniques de neurostimulations dans la prise en charge thérapeutique des douleurs pelvipérinéales chroniques
Neurostimulation techniques in the therapeutic management of chronic pelvic and perineal pain
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 1116-1123

Introduction : La neuromodulation est un traitement algologique non spécifique dont le mode d’action reste encore inconnu. Le but de cet article a été de faire une mise au point sur les techniques et les résultats des neuromodulations dans la prise en charge des douleurs pelvipérinéales chroniques.
Matériel et méthodes : Une revue exhaustive de la littérature a été réalisée en reprenant les articles publiés dans PUBMED sur les différentes techniques de neuromodulation dans la prise en charge des douleurs pelvipérinéales chroniques.
Résultats : Plusieurs niveaux de neuromodulation du système nerveux somatique ont été évalués dans la prise en charge des douleurs pelviennes : la stimulation nerveuse électrique transcutanée (TENS), la stimulation nerveuse percutanée (PNS), la stimulation tronculaire ou radiculaire, la stimulation médullaire. Globalement le taux d’amélioration a été en moyenne de deux tiers mais avec une diminution de l’efficacité dans le temps. Les problèmes pour comparer les études ont été le manque d’homogénéité des populations et une grande variation des critères de jugement. Des travaux intéressants sur l’intérêt d’agir sur le système végétatif ont été décrits mais sans essai de neuromodulation spécifique.
Conclusion : La neuromodulation a une place dans la prise en charge algologique des douleurs pelvipérinéales chroniques qui reste encore à définir car trop souvent utilisée en dernier recours. Il semble important de développer et d’analyser cette thérapeutique dans des études prospectives et randomisées à plus grande échelle.

Introduction: Neuromodulation is a nonspecific analgesic treatment whose mechanism of action has not yet been elucidated. The purpose of this article is to review the techniques and results of neuromodulation in the management of chronic pelvic and perineal pain.
Material and methods: A comprehensive review of the literature was performed by searching PUBMED for articles on the various neuromodulation techniques used in the management of chronic pelvic and perineal pain.
Results: Several levels of neuromodulation of the somatic nervous system have been evaluated in the management of pelvic pain: transcutaneous electrical nerve stimulation (TENS), percutaneous nerve stimulation (PNS), nerve root or nerve trunk stimulation, spinal cord stimulation. An improvement was obtained in an average of two thirds of cases, but with declining efficacy over time. The various studies were difficult to compare due to the heterogeneous study populations and very diverse endpoints. Interesting studies on the value of autonomic nervous system intervention have been described, but with no specific trials of neuromodulation.
Conclusion: The place of neuromodulation in the management of patients with chronic pelvic and perineal pain has yet to be defined, as it is too frequently used as a last resort. It appears important to develop and analyse this treatment modality in large-scale, randomized, prospective studies.

Mots clés:
Douleur / Pelvienne / neuromodulation / TENS / PNS
Mots-clés:
Pain / Pelvic / Neuromodulation / TENS / PNS
L’hydrodistension vésicale dans la prise en charge thérapeutique du syndrome douloureux vésical
Hydrodistension in the therapeutic management of painful bladder syndrome
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 1054-1059

Introduction : L’hydrodistension vésicale fait partie intégrante du bilan diagnostique du syndrome douloureux vésical mais a également un effet thérapeutique. Le but de cet article a été de faire une revue de la littérature sur la place de l’hydrodistension vésicale courte et longue dans la prise en charge thérapeutique du syndrome douloureux vésical.
Matériel et méthodes : Une revue exhaustive de la littérature a été réalisée en reprenant les articles publiés dans PubMed sur l’hydrodistension vésicale dans la prise en charge du syndrome douloureux vésical.
Résultats : L’hydrodistension vésicale courte est réalisée au bloc opératoire sous anesthésie dès lors que le diagnostic de syndrome douloureux vésical est évoqué. Le volume de distension est variable en fonction de la capacité vésicale, il est obtenu avec une pression intravésical atteignant 80 à 100 cm H2O. Cette distension courte doit être faite sur une durée de deux à dix minutes. L’hydrodistension vésicale prolongée est réalisé au bloc opératoire sous anesthésie avec soit une distension prolongée (20 à 30 minutes) lors d’une cystoscopie soit avec la mise en place d’une sonde vésicale avec ballonnet de distension permettant une distension sur plusieurs heures avec contrôle de la pression intravésicale. Les complications de l’hydrodistension ont été soit une rupture du ballonnet de distension sans importance imposant une cystoscopie pour extraction des fragments, soit très rarement une rupture vésicale. L’efficacité de l’hydrodistension a été difficile à évaluer, du fait de l’hétérogénéité des études, mais semble améliorer les patients dans 50 à 70 %. Cependant l’effet n’a pas été durable dans le temps.
Conclusion : L’hydrodistension vésicale est le premier geste réalisé pour le diagnostic et le traitement du syndrome douloureux vésical. Différentes possibilités de distension ont été décrites sans standardisation mais avec des résultats intéressants sur les douleurs même si transitoire.

Introduction: Hydrodistension is an integral part of the diagnostic assessment of painful bladder syndrome but also has a therapeutic effect. The purpose of this article is to review the literature on the place of brief and prolonged bladder hydrodistension in the therapeutic management of painful bladder syndrome.
Material and methods: A comprehensive review of the literature was performed by searching PubMed for articles on bladder hydrodistension in the management of painful bladder syndrome.
Results: Brief hydrodistension is performed in the operating room under anaesthesia whenever the diagnosis of painful bladder syndrome is considered. The volume of distension varies according to bladder capacity and is obtained with a bladder pressure of 80 to 100 cmH2O. This brief distension must be maintained for 2 to 10 minutes. Prolonged hydrodistension is performed in the operating room under anaesthesia and consists of prolonged distension (20 to 30 minutes) during cystoscopy by insertion of a bladder catheter with distension balloon allowing distension over several hours with control of the bladder pressure. Complications of hydrodistension are rupture of the distension balloon requiring cystoscopy to remove the fragments and, very rarely, bladder rupture. The efficacy of hydrodistension is difficult to evaluate due to the heterogeneous studies, but appears to improve 50 to 70 % of patients. However, the effect tends to wane with time.
Conclusion: Hydrodistension is the first procedure performed for the diagnosis and treatment of painful bladder syndrome. Various modalities of distension have been described with no standardization of the procedure, but with significant although transient results on pain.

Mots clés:
Vessie douloureuse / cystite interstitielle / Hydrodistension / Traitement
Mots-clés:
Painful bladder / Interstitial cystitis / Hydrodistension / treatment
Principes généraux de la prise en charge diagnostique des douleurs pelvipérinéales chroniques postopératoires
General principles of the diagnostic approach to chronic postoperative pelvic and perineal pain
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 1139-1144

Introduction : La douleur chronique postopératoire a été définie comme étant une douleur développée dans les suites d’une intervention chirurgicale, évoluant depuis au moins deux mois, excluant une cause organique (évolution carcinologique ou une infection chronique) ou préexistante. Le but de cet article a été de faire une mise au point sur le bilan diagnostique et étiologique des douleurs pelvipérinéale chronique postopératoire.
Matériel et méthodes : Une revue de la littérature a été réalisée en reprenant les articles publiés dans Pubmed sur la prise en charge étiologique des douleurs pelvipérinéale chronique postopératoire.
Résultats : La chronologie des faits à savoir des douleurs qui apparaissent rapidement après un geste chirurgical et qui ne cèdent pas par la suite, a été un argument majeur pour incriminer le geste chirurgical dans la genèse des douleurs. L’examen clinique des cicatrices et l’analyse précise de la topographie et du type de douleur ont été les éléments prépondérants pour le démembrement de la douleur. Les examens complémentaires (imagerie, EMG…) ont eu pour principal objectif d’éliminer un diagnostic différentiel. En cas de douleur chronique postopératoire, ils ont été normaux. Un test d’infiltration nerveuse ou sur le point gâchette a été l’examen clé pour préciser le niveau et l’atteinte douloureuse.
Conclusion : La prise en charge diagnostique et étiologique d’une douleur pelvipérinéale chronique postopératoire nécessite un démembrement clinique précis par l’examen des cicatrices et l’analyse sémiologique de l’atteinte nerveuse et musculaire. Un test d’infiltration local permet de confirmer le niveau de la lésion.

Introduction: Chronic postoperative pain has been defined as pain arising after a surgical operation, present for at least 2 months, with no organic (active cancer or chronic infection) or pre-existing cause. The purpose of this article is to review the aetiological and diagnostic assessment of chronic postoperative pelvic and perineal pain.
Material and methods: A review of the literature was performed by searching PUBMED for articles on the diagnostic approach to chronic postoperative pelvic and perineal pain.
Results: The chronology of the symptoms, i.e., rapid onset of pain following a surgical procedure that does not subsequently resolve, is a leading argument to incriminate the surgical procedure in the pathogenesis of the pain. Clinical examination of the scars and detailed analysis of the topography and type of pain are essential elements in the analysis of this pain. The primary objective of complementary investigations (imaging, EMG, etc.) is to eliminate a differential diagnosis, as they are normal in the case of chronic postoperative pain. A test block of a nerve or trigger point is the main test performed to determine the level of the lesion responsible for pain.
Conclusion: The aetiological and diagnostic assessment of chronic postoperative pelvic and perineal pain requires a detailed clinical analysis based on examination of the scars and analysis of the clinical signs of muscle and nerve lesions. A local test block confirms the level of the lesion.

Mots clés:
Douleur / Pelvienne / Postopératoire / Chirurgie
Mots-clés:
Pain / Pelvic / Postoperative / surgery
Prise en charge des douleurs pelvipérinéales chroniques après pose de bandelette sous-urétrale pour incontinence urinaire
Management of chronic pelvic and perineal pain after suburethral tape placement for urinary incontinence
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 1166-1174

Introduction : Le traitement chirurgical de l’incontinence urinaire d’effort repose principalement sur la mise en place de bandelette sous-urétrale type tension free vaginal tape (TVT) ou transobturator tape (TOT). Le but de cet article a été de faire une revue de la littérature sur la prise en charge diagnostique et thérapeutique des douleurs pelvipérinéales chroniques survenant après la pose de bandelette sous-urétrale pour la cure d’une incontinence urinaire.
Matériel et méthodes : Une revue exhaustive de la littérature a été réalisée en reprenant les articles publiés dans Pubmed sur les douleurs pelvipérinéales survenant après la pose de bandelette sous-urétrale.
Résultats : La responsabilité de la bandelette dans la genèse des douleurs a été rattachée essentiellement au fait que les douleurs ont été d’installation immédiate ou dans les jours qui ont suivi la pose. Le tableau clinique a été le plus souvent mal systématisé avec des douleurs myofasciales pelviennes plus ou moins associées à des atteintes neurologiques (nerf obturateur ou nerf pudendal) directes ou indirectes. Les infiltrations locales de produits anesthésiques le long de la bandelette ont eu un objectif diagnostique pour confirmer l’étiologie des douleurs. Elles ont également eu un but thérapeutique mais dont l’efficacité temporaire. Une ablation chirurgicale de la bandelette a été réalisée avec des résultats satisfaisants à moyen terme dans environ deux cas sur trois.
Conclusion : La fréquence des douleurs pelvipérinéales chroniques après pose de bandelette sous-urétrale semble sous-estimée. La prise en charge diagnostique a reposé sur un examen clinique complet et une infiltration le long de la bandelette et éventuellement des nerfs atteints. L’ablation chirurgicale de la bandelette a permis d’obtenir les meilleurs résultats antalgiques à moyen terme.

Introduction: The surgical treatment of stress urinary incontinence is essentially based on TVT or TOT suburethral tape placement. The purpose of this article is to review the literature on the diagnostic and therapeutic approach to chronic pelvic and perineal pain following suburethral tape placement for urinary incontinence.
Material and methods: A comprehensive review of the literature was performed by searching Pubmed for articles on pelvic and perineal pain following suburethral tape placement.
Results: The role of suburethral tape in the pathogenesis of pain is essentially based on the fact that pain occurs immediately or over the days following tape placement. The clinical features are usually fairly nonspecific, with pelvic myofascial pain, possibly associated with direct or indirect nerve lesions (obturator nerve or pudendal nerve). Local infiltration of anaesthetic along the tape is performed for diagnostic purposes to confirm the aetiology of the pain and can also have a temporary therapeutic efficacy. Surgical removal of the tape was performed with satisfactory intermediate-term results in about two out of three cases.
Conclusion: The frequency of chronic pelvic and perineal pain following suburethral tape placement appears to be underestimated. The diagnostic approach is based on complete clinical examination and infiltration along the tape and any nerves involved. Surgical removal of the tape provides the best intermediate-term analgesic results.

Mots clés:
Douleur / Pelvienne / Postopératoire / Chirurgie / Incontinence
Mots-clés:
Pain / Pelvic / Postoperative / surgery / Incontinence
Prise en charge thérapeutique des douleurs pelvipérinéales chroniques postopératoires d’origines nerveuses somatiques pariétales
Management of chronic postoperative pelvic and perineal pain due to parietal somatic nerve damage
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 1158-1165

Introduction : Toute chirurgie nécessite une incision avec un risque de léser les nerfs pariétaux sur le trajet de la cicatrice ou dans une fibrose cicatricielle. Le but de cet article a été de décrire la prise en charge thérapeutique des douleurs pelvipérinéales chroniques postopératoires d’origines nerveuses somatiques pariétales.
Patients et méthodes : Une revue exhaustive de la littérature a été réalisée en reprenant les articles publiés dans PUBMED sur la prise en charge thérapeutique des douleurs pelvipérinéales chroniques postopératoires d’origines nerveuses somatiques pariétales.
Résultats : Les atteintes postopératoires des nerfs somatiques pariétaux (ilio-inguinal, ilio-hypogastrique, génitofémoral, pudendal, obturateur, fémoral) ont été fréquentes après chirurgie pelvienne. L’examen clinique des cicatrices (zone gâchette) et l’analyse précise de la topographie et du type de douleur ont été les éléments prépondérants pour le démembrement de la douleur. Les infiltrations locales d’anesthésiques, sur le point gâchette ou le long du trajet nerveux ont eu une valeur diagnostique. Les infiltrations de corticoïdes ont permis d’améliorer plus ou moins durablement la symptomatologie de même que les traitements mini-invasif comme la radiofréquence pulsée. Une libération nerveuse chirurgicale associée à une exérèse de la fibrose et du matériel prothétique a donné des bons résultats sur le long terme. L’abord chirurgical a été fonction de chaque nerf et du niveau de la lésion.
Conclusion : La prise en charge thérapeutique des douleurs pelvipérinéales chroniques postopératoire d’origines nerveuses somatiques pariétales repose sur une infiltration locale d’anesthésique et de corticoïdes. La chirurgie de libération nerveuse avec exérèse de la fibrose a donné les meilleurs résultats à distance.

Introduction: All surgical procedures require an incision with a risk of nerve damage at the site of the scar or as a result of fibrotic scar tissue. The purpose of this article is to describe the management of chronic postoperative pelvic and perineal pain due to parietal somatic nerve damage.
Patients and methods: A comprehensive review of the literature was performed by searching PUBMED for articles on the management of chronic postoperative pelvic and perineal pain due to parietal somatic nerve damage.
Results: Postoperative lesions of parietal somatic nerves (ilioinguinal, iliohypogastric, genitofemoral, pudendal, obturator, femoral) are frequent after pelvic surgery. Clinical examination of the scars (trigger zone) and detailed analysis of the topography and type of pain are essential elements in the analysis of this pain. Infiltration of local anaesthetic at the trigger point or along the nerve has a diagnostic value. Corticosteroid infiltrations and minimally invasive treatments such as pulsed radiofrequency have provided more or less lasting improvement of the symptoms. Surgical nerve release together with resection of fibrosis and removal of prosthetic material provides good long-term results. The surgical approach depends on the nerve concerned and the level of the lesion.
Conclusion: The management of chronic postoperative pelvic and perineal pain due to parietal somatic nerve damage is based on local infiltration of anaesthetics and corticosteroids. Nerve release surgery with resection of fibrosis provides the best long-term results.

Mots clés:
Douleur / Pelvienne / Postopératoire / Chirurgie / Paroi
Mots-clés:
Pain / Pelvic / Postoperative / surgery / Wall
Psychothérapie dans la prise en charge thérapeutique des douleurs pelvipérinéales chroniques : quel abord ?
What type of psychotherapy in the management of chronic pelvic and perineal pain?
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 1111-1115

Objectif : Comment proposer une psychothérapie à un patient souffrant de douleurs pelvipérinéales ?
Patients et méthodes : Exposé concernant les traits psychocomportementaux du patient porteur d’une douleur pelvipérinéale chronique, les raisons poussant à proposer une psychothérapie et les raisons du choix du type de psychothérapie.
Résultats : Il n’y a que très peu d’études ayant vraiment analysé l’impact des psychothérapies dans le cadre du traitement des douleurs pelvipérinéales chroniques, ces études méritent d’être développées.
Conclusions : Conseils concernant la façon d’adresser un patient au psychothérapeute et plaidoyer pour une transdisciplinarité.

Objective: How to propose psychotherapy in a patient with chronic pelvic and perineal pain?
Patients and methods: Description of the psychological and behavioural profile of patients with chronic pelvic and perineal pain, the indications for proposing psychotherapy and the reasons for choosing a particular type of psychotherapy.
Results: Very few studies have analysed the impact of psychotherapy in the treatment of chronic pelvic and perineal pain and more extensive studies should be conducted.
Conclusions: Advice concerning the modalities of referring a patient to a psychotherapist, based on a multidisciplinary approach.

Mots clés:
Douleur pelvienne / Douleur périnéale / Psychologie / Psychothérapie / Hypnose
Mots-clés:
Pelvic pain / Perineal pain / Psychology / Psychotherapy / Hypnosis
Retentissement sur la sexualité et la fertilité des douleurs pelvipérinéales chroniques
Impact of chronic pelvic pain on sexual functions and fertility
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 917-921

But : Résumer l’état des connaissances sur la prévalence, les caractéristiques et les hypothèses étiopathogéniques des troubles de la sexualité et de la fertilité observés chez les patients souffrant de douleurs pelvipérinéales chroniques.
Matériel et méthodes : Revue des articles publiés sur le thème dans la base de donnée Medline (PubMed) et sélectionnés en fonction de leur pertinence scientifique.
Résultats : Chez l’homme, les dysfonctions sexuelles les plus fréquentes sont la dysfonction érectile et les perturbations de l’éjaculation (éjaculation prématurée, éjaculation douloureuse). Les douleurs épididymotesticulaires chroniques ont un impact négatif sur la qualité de l’acte sexuel et la satisfaction des deux partenaires. L’association entre troubles urinaires du bas appareil – fréquents en cas de syndrome douloureux pelvien chronique – et dysfonctions sexuelles est démontrée. Des modifications des paramètres spermatiques sont observées en cas de syndrome douloureux pelvien chronique mais leur impact réel sur la fertilité masculine n’est pas établi. Chez la femme, les dysfonctions sexuelles sont beaucoup moins étudiées. Les conséquences des douleurs pelvipérinéales chroniques sur la sexualité des patientes ne peuvent cependant pas être ignorées car elle peuvent affecter tous les composants du cycle sexuel. Il n’existe pas de données publiées sur la relation entre infertilité et les douleur pelvipérinéales chroniques chez la femme.
Conclusion : Compte tenu de la fréquence des dysfonctions sexuelles et de leur retentissement sur la qualité de vie, l’évaluation des fonctions sexuelles doit faire partie du bilan de tout patient consultant pour douleurs pelvipérinéales chroniques.

Objective: To summarize current knowledge on prevalence, characteristics and ethiopathogenical hypothesis concerning sexuality and fertility dysfunctions in patients with chronic pelvic pain.
Material and methods: Review of articles published on this subject in the Medline (PubMed) database, selected according to their scientific relevance.
Results: In the male subject, most frequent sexual dysfunctions are erectile dysfunction and ejaculation disturbance (premature ejaculation, painful ejaculation). Chronic epididymal and testicular pain has a negative impact on the quality of sexual intercourse and satisfaction of both partners. Association between lower urinary tract symptoms – frequent in the event of chronic pelvic pain syndrome – and sexual dysfunction has been proved. Change in spermatic parameters exists in the event of chronic pelvic pain syndrome, but their impact on male fertility has not yet been established. In the female subject, sexual dysfunction is less studied. However, effect of chronic pelvic and perineal pain on female patient sexuality cannot be ignored, as they can affect all components of the sexual cycle. There is no data published on the link between infertility and chronic pelvic and perineal pain in the female subject.
Conclusions: Allowing to the frequency of sexual dysfunction and its impact on quality of life, sexual function assessment must be a part of every consultation for chronic pelvic and perineal pain

Mots clés:
Douleur pelvipérinéale chronique / Dysfonction sexuelle / infertilité
Mots-clés:
Chronic pelvic pain / Sexual dysfunction / Infertility
Syndrome de l’intestin irritable, syndrome du releveur, proctalgie fugace et douleurs pelvipérinéales chroniques
Irritable bowel syndrome, levator ani syndrome, proctalgia fugax and chronic pelvic and perineal pain
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 995-1002

Objectifs : Définir les douleurs fonctionnelles digestives: syndrome de l’intestin irritable (SII), syndrome du releveur, proctalgies fugaces, leurs physiopathologies, les traitements envisageables.
Matériels méthodes : Revue des articles publiés sur le thème dans la base de donnée Medline (PubMed) et des conférences de consensus, sélectionnés en fonction de leur pertinence scientifique.
Résultats : Le syndrome de l’intestin irritable (SII) est d’une grande fréquence. Les patients présentent une douleur et/ou un inconfort abdominal, un ballonnement, un dérèglement des habitudes intestinales (diarrhées, constipation ou les deux). Il n’y a pas d’anomalies structurelles ou biochimiques. Sa physiopathologie est complexe, multifactorielle et fait intervenir des interactions biologiques et psychosociales qui amènent une dysrégulation de l’axe système digestif-cerveau (brain-gut axis) associée à une perturbation de la motilité intestinale, à une hyperalgésie, à une perturbation de la fonction immunitaire et de la microflore bactérienne intestinale de même qu’à une dysfonction autonomique et hormonale. Les traitements sont multiples allant du régime alimentaire, à la pharmacologie et à la psychothérapie.
Discussion : Le SII accompagne très souvent la sémiologie de patients souffrant de diverses pathologies douloureuses pelvi-périnéales, vues en urologie notamment. Ce syndrome s’intègre aussi dans une vision uniciste et intégrée des dysfonctions pelvi-périnéales, et évite de dichotomiser le segment postérieur du périnée des segments médian et antérieur.

Objectives: To define functional gastrointestinal pain, irritable bowel syndrome (IBS), levator ani syndrome, proctalgia fugax, the pathophysiology of these syndromes and the treatments that can be proposed.
Material and methods: Review of articles published on the theme based on a Medline (PubMed) search and consensus conferences selected according to their scientific relevance.
Results: IBS is very common. Patients report abdominal pain and/or discomfort, bloating, and abnormal bowel habit (diarrhoea, constipation or both), in the absence of any structural or biochemical abnormalities. IBS has a complex, multifactorial pathophysiology, involving biological and psychosocial interactions resulting in dysregulation of the brain–gut axis associated with disorders of intestinal motility, hyperalgesia, immune disorders and disorders of the intestinal bacterial microflora and autonomic and hormonal dysfunction. Many treatments have been proposed, ranging from diet to pharmacology and psychotherapy.
Discussion: Patients with various types of chronic pelvic and perineal pain, especially those seen in urology departments, very often report associated IBS. This syndrome is also part of a global and integrated concept of pelviperineal dysfunction, avoiding a rigorous distinction between the posterior segment and the midline and anterior segments of the perineum.

Mots clés:
Syndrome de l’intestin irritable / Colopathie fonctionnelle / Syndrome de l’élévateur ani / Proctalgia fugax / Hypersensibilisation
Mots-clés:
Irritable bowel syndrome / Functional colon / Levator ani syndrome / Proctalgia fugax / Hypersensitization
Traitement de la composante musculosquelettique des douleurs pelvipérinéales chroniques
Treatment of the musculoskeletal component of chronic pelvic and perineal pain
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 1103-1110

Objectif : Donner des éléments d’informations quant à l’examen musculaire de patients porteurs de douleurs pelvipérinéales chroniques, savoir ce que l’on peut attendre des traitements spécifiques (physiothérapie et toxine botulique).
Matériel méthodes : Revue de la littérature notamment indexée Medline. Exposé des techniques de rééducation utilisable.
Résultats : La prise en charge des patients présentant des algies pelvipérinéales chroniques nécessite au préalable une analyse clinique visant à identifier des points gâchettes témoins de douleurs myofasciales, des tensions musculaires du plancher pelvien, des déséquilibres lombopelvifémoraux. La physiothérapie nécessite d’être utilisée précocement par des thérapeutes formés à ces techniques récentes. Les injections de toxine botulique ont fait la preuve de leur efficacité dans les syndromes du piriforme mais l’analyse de la littérature montre des résultats plus discutables dans les autres syndromes douloureux pelvipérinéaux chroniques.

Objective: To describe muscle examination in patients with chronic pelvic and perineal pain and to determine the results that can be expected from specific treatments (physiotherapy and botulinum toxin).
Material and methods: Review of the literature, especially the Medline indexed literature. Description of the physical rehabilitation techniques that can be used in this context.
Results: The management of patients with chronic pelvic and perineal pain requires preliminary clinical analysis designed to identify trigger points responsible for myofascial pain, pelvic floor muscle tension, and lumbar-pelvic-hip instability. Physiotherapy must be initiated early in the course of the disease by therapists trained in these recent techniques. Botulinum toxin injections have been shown to be effective in piriformis syndrome, but a review of the literature indicates more controversial results in the other chronic pelvic and perineal pain syndromes.

Mots clés:
Douleur pelvienne / Douleur périnéale / Hypertonie musculaire / Douleurs myofasciales / Physiothérapie
Mots-clés:
Pelvic pain / Perineal pain / Muscle hypertonia / Myofascial pain / Physiotherapy
Traitements médicamenteux dans la prise en charge thérapeutique des douleurs pelvipérinéales chroniques
Drug treatments in the therapeutic management of chronic pelvic and perineal pain
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 1095-1102

Introduction : Les douleurs pelvipérinéales chroniques sont fréquentes avec des étiologies très variées. La stratégie thérapeutique est bien entendue en relation avec les étiologies reconnues qui constituent la première cible du traitement. Toutefois, avec le temps, se crée, souvent une autonomisation de la symptomatologie douloureuse qui va générer et se nourrir de conséquences fonctionnelles et sociales responsables d’une pathologie particulière la douleur chronique ou douleur maladie.
Objectifs : Situer la place des thérapeutiques médicamenteuses dans l’arsenal thérapeutique des douleurs pelvipérinéales chroniques.
Méthodes : Analyse de littérature consacrée aux thérapeutiques médicales.
Résultats : La place des médicaments dans cette stratégie est incontournable, mais mal connue et rarement complètement efficace. Les médicaments ne sont, ici, qu’une part du traitement et ne peuvent se concevoir que dans le cadre d’une stratégie prédéfinie. D’autres moyens sont disponibles et souvent indispensables : kinésithérapie, prise en charge globale, TENS (neurostimulation transcutanée), chirurgie, neuromodulation (stimulation périphérique, médullaire, corticale, perfusion intrathécale). À l’image des douleurs chroniques neuropathiques, les traitements médicamenteux à visée antalgique que l’on peut proposer font principalement appel au tramadol, aux antidépresseurs et aux antiépileptiques.
Conclusion : La pauvreté en études cliniques randomisées spécifiques, les résultats thérapeutiques médicamenteux parfois insuffisants, pourvoyeurs d’effets secondaires non nuls, le caractère très invalidant de cette pathologie, « l’obligation » fréquente de prescrire hors autorisation de mise sur le marché (AMM) rendent nécessaire une prise en charge transdisciplinaire effective.

Introduction: Chronic pelvic and perineal pain is a common compliant due to a wide range of causes. The treatment strategy obviously depends on the identified aetiologies, which constitute the main target of treatment. However, pain often becomes self-perpetuating with time, generating and feeding on the social and functional consequences, resulting in a specific disease: chronic pain or pathological pain.
Objectives: To define the place of drug treatment in the management of chronic pelvic and perineal pain.
Methods: Review of the literature devoted to drug treatments.
Results: Drugs have an inevitable place in the treatment strategy, but their role is poorly known and they are rarely completely effective. Drugs can only be part of the treatment of these syndromes and can only be prescribed in the context of a predefined strategy. Other treatment modalities are also available and often essential: physiotherapy, global management, TENS (transcutaneous electrical nerve stimulation), surgery, neuromodulation (peripheral, spinal cord, cortex stimulation, intrathecal infusion).As in chronic neuropathic pain, the analgesic drugs proposed in chronic pelvic and perineal pain mainly consist of tramadol, antidepressants and antiepileptics.
Conclusion: The limited number of specific randomized clinical trials, the sometimes insufficient efficacy of drug treatments, associated with significant adverse effects, the very disabling nature of this disease, and the frequent need for off-label prescription indicate the need for effective multidisciplinary management.

Mots clés:
Névralgie pudendale / Syndrome douloureux pelvien complexe / Antiépileptiques / Antidépresseurs / Tramadol
Mots-clés:
Pudendal neuralgia / Complex pelvic pain syndrome / Antiepileptics / Antidepressants / Tramadol
Traitements spécifiques de la prostatite chronique bactérienne et du syndrome douloureux pelvien chronique
Specific treatments for chronic bacterial prostatitis and chronic pelvic pain syndrome
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 1066-1071

Objectif : Faire le point sur les traitements de la prostatite chronique (PC) bactérienne et du syndrome douloureux pelvien chronique (SDPC).
Matériel et méthodes : Ce travail est une revue de la littérature ayant utilisé la base de données bibliographique Medline (National library of medicine). Les termes de recherche étaient soit les mots clés issus du Medical subject heading (MeSH) (antibacterial agents, pelvic pain, placebos, prostatitis, treatment) soit des termes issus du titre ou du résumé. Les termes ont été utilisés seuls ou combinés avec l’opérateur ET. La recherche a porté de 1990 à nos jours.
Résultats : Le traitement de la PC bactérienne repose sur l’antibiothérapie, en premier choix les fluoroquinolones, pendant quatre à six semaines mais celui de la PC/SDPC n’est ni codifié ni consensuel. À la lecture de la littérature, il n’est pas possible de dégager un ou des traitements reconnus et validés de la PC/SDPC, mais certaines conclusions peuvent être tirées : le placebo donne des résultats satisfaisants chez un nombre de patients non négligeable ; les antibiotiques ne sont pas recommandés ; les alphabloquants pourraient être efficaces chez les patients récemment diagnostiqués, n’ayant jamais reçu de traitement à la condition d’être prescrits pendant 12 semaines à six mois ; la chirurgie invasive de la prostate et du col cervical n’est pas recommandée.
Conclusion : Les avancées en matière de traitement de la PC/SDPC ne pourront venir que de nouveaux travaux de recherche fondamentale et clinique. Seuls des essais cliniques incluant un nombre important de patients, randomisés, contrôlés contre placebo, ayant utilisé le questionnaire NIH-Chronic Prostatitis Symptom Index (NIH-CPSI) comme outil d’évaluation, permettront des conclusions fiables. Le recours à des sous-groupes de patients sélectionnés selon les symptômes prédominants pourrait être contributif.

Objective: To review the treatment of chronic bacterial prostatitis and chronic pelvic pain syndrome (CPPS).
Material and methods: A review of the literature was performed by searching the Medline database (National Library of Medicine). Search terms were either Medical subject heading (MeSH) keywords (antibacterial agents, pelvic pain, placebos, prostatitis, treatment) or terms derived from the title or abstract. Search terms were used alone or in combinations by using the “AND” operator. The literature search was conducted from 1990 to the present time.
Results: The treatment of chronic bacterial prostatitis is based on the use of antibiotics, primarily fluoroquinolones, for 4 to 6 weeks, but no consensus has been reached concerning the standard treatment of CP/CPPS. A review of the literature failed to identify any recognized and validated treatments for CP/CPPS, but several conclusions can be drawn: placebo gives satisfactory results in a considerable number of patients; antibiotics are not recommended; alpha-blocking agents may be effective in recently diagnosed, previously untreated patients, provided they are prescribed for 12 weeks to 6 months; invasive surgery of the prostate and bladder neck is not recommended.
Conclusion: Progress in the treatment of CP/CPPS will require more extensive basic and clinical research. Only randomized, placebo-controlled clinical trials including a large number of patients, and using the NIH-Chronic Prostatitis Symptom Index questionnaire (NIH-CPSI) as evaluation tool will be able to provide reliable conclusions. The use of patient subgroups selected according to the predominant symptoms could be contributive.

Mots clés:
Antibiotiques / Douleur pelvienne / Placebo / Prostatite / Traitement
Mots-clés:
Anti-bacterial agents / Pelvic pain / Placebos / Prostatitis / treatment
Traitements spécifiques des douleurs épididymotesticulaires chroniques
Therapeutic management of chronic intrascrotal pain
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 1060-1065

But : Lister les options thérapeutiques envisageables concernant les douleurs épididymotesticulaires chroniques, notamment les procédures chirurgicales et analyser leur efficacité au vu des données publiées.
Matériel et méthode : Revue des articles publiés sur le thème dans la base de donnée Medline (PubMed) et sélectionnés en fonction de leur pertinence scientifique.
Résultats : Le traitement initial d’une douleur épididymotesticulaire chronique doit toujours être conservateur. Le taux moyen de succès des différentes approches thérapeutiques conservatrices varie de 27 à 90 %. Une intervention chirurgicale sur le contenu scrotal peut être envisagée uniquement si : (1) les douleurs peuvent être rattachées à des causes locales intra scrotales, (2) il y a échec des traitements médicaux et conservateurs, (3) réalisation d’un bloc anesthésique du cordon qui doit s’avérer positif, (4) les patients doivent être informés du risque d’échec. Les interventions chirurgicales conservatrices (épididymectomie, vasovasostomie) ont un taux de succès de 50 à 70 %. La dénervation microchirurgicale du cordon donne de meilleurs résultats tout en assurant la préservation de l’intégrité épididymotesticulaire mais les échecs restent toujours possibles (15 %). L’orchidectomie est à éviter dans la mesure du possible.
Conclusion : Le niveau de preuve concernant les indications et l’efficacité des interventions chirurgicales est faible. Les patients souffrant de douleurs chroniques épididymotesticulaires irréductibles ou récidivantes justifient d’une prise en charge multidisciplinaire.

Objective: To resume available therapeutic options for intra scrotal chronic pain, including surgical procedures, and to analyze their efficiency through a review of published data.
Material and methods: Review of articles published on this topic in the Medline (PubMed) databse, selected according to their scientific relevance.
Results: Initial treatment of epididydimal and testicular pain should always be conservative. Mean success rates of the different therapeutic options varies from 27 % to 90 %. Surgery on the scrotal content should be considered only if: (1) Pain can be explained by a local intra scrotal cause; (2) Medical and conservative treatments have failed; (3) Nerve block has been tried and is efficient in relieving pain; (4) Patients are informed of the risk of failure. Conservative surgical procedure (epididymectomy, vasovasostomy) have a success rate of 50-70 %. Microsurgical spermatic cord denervation yields better results, while preserving testis and epididymis integrity. Failure is still possible (15 %). Orchidectomy should be avoided if possible.
Conclusions: Levels of evidence concerning indications and efficiency of these surgical procedures are low. Patients suffering from recurring or implacable chronic testicular and epididymal pain require a multidisciplinary care.

Mots clés:
Douleur testiculaire chronique / Douleur épididymaire chronique / traitement chirurgical / Épididymectomie / Vasovasostomie
Mots-clés:
Chronic testicular pain / Chronic Epididymal pain / Surgical treatment / Epididymectomy / Vaso-vasostomy
Traitements spécifiques du syndrome douloureux vésical
Specific treatments for painful bladder syndrome
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 1044-1053

Introduction : Le syndrome douloureux vésical est défini comme étant une douleur pelvienne chronique évoluant depuis plus de six mois, entraînant un inconfort perçu en relation avec la vessie et accompagné par des envies persistante et forte d’uriner ou une pollakiurie. Le but de cet article a été de faire une mise au point sur les traitements du syndrome douloureux vésical.
Matériel et méthodes : Une revue exhaustive de la littérature a été réalisée en reprenant les articles publiés dans Pubmed sur les traitements spécifiques du syndrome douloureux vésical.
Résultats : De nombreux traitements ont été proposés pour la prise en charge du syndrome douloureux vésical à la fois des traitements locaux endovésicaux (glycosaminoglycane [pentosane-polysulfate], diméthyle-sulfoxyde [DMSO], héparine, bacille de Calmette et Guérin [BCG], anticholinergique [oxybutinine]…) ou des traitements oraux (glycosaminoglycane (pentosane-polysulfate), anti-histaminique, antidépresseur, immunosuppresseur…) ayant une action sur la physiopathologie de ce syndrome douloureux. L’efficacité de ces différents traitements a été modeste avec des essais sur des petits nombres de patients et pas toujours encadrées par des essais prospectifs randomisés. D’autres traitements de recours (neuromodulation, toxine botulique, chirurgie…) ont également été rapportés avec une efficacité limitée mais permettant de rattraper des échecs thérapeutiques.
Conclusion : La prise en charge thérapeutique du syndrome douloureux vésical est complexe. L’arsenal thérapeutique est large mais avec une efficacité modérée des différents traitements dont l’évaluation est disparate d’une étude à l’autre rendant les comparaisons et les analyses difficile.

Introduction: Painful bladder syndrome is defined as chronic pelvic pain present for more than 6 months, causing discomfort perceived as being related to the bladder and accompanied by a persistent and strong urge to urinate or urinary frequency. The purpose of this article is to review the treatment of painful bladder syndrome.
Material and methods: A comprehensive review of the literature was performed by searching PUBMED for articles on specific treatments for painful bladder syndrome.
Results: Many treatments have been proposed for the management of painful bladder syndrome: local intravesical treatments (glucosaminoglycan [pentosan polysulfate], dimethylsulfoxide [DMSO], heparin, bacillus Calmette-Guérin [BCG], anticholinergic agents [oxybutynin, etc.] or oral treatments [glucosaminoglycan (pentosan polysulfate), antihistamines, antidepressants, immunosuppressives, etc.]) with an action on the pathophysiology of this syndrome. The efficacy of these various treatments has been limited, with trials based on small numbers of patients and not always conducted according to a randomized, prospective design. Other salvage treatments (neuromodulation, botulinum toxin, surgery, etc.) have also been reported with limited efficacy, but allowing salvage of treatment failures.
Conclusion: The therapeutic management of painful bladder syndrome is complex. The large number of proposed treatment modalities present a limited efficacy with discordant results from one study to another making comparisons and analyses difficult.

Mots clés:
Vessie douloureuse / cystite interstitielle / Douleur / Traitement
Mots-clés:
Painful bladder / Interstitial cystitis / Pain / treatment
Vulvodynies et douleur pelvipérinéales chroniques
Vulvodynia and chronic pelvic and perineal pain
2010
- Rapports du congrès
- Réf : Prog Urol, 2010, 20, 12, 1019-1026

Objectif : Définir la vulvodynie et décrire les principaux axes de traitement.
Matériel et méthodes : Revue de la littérature concernant les vulvodynies.
Résultats : Elles sont définies par un inconfort vulvaire chronique, le plus souvent à type de brûlure, sans lésion visible pertinente et sans maladie neurologique cliniquement identifiable. Les vulvodynies provoquées sont l’apanage de la femme jeune et ont un retentissement psychologique et sexuel important. Les traitements font appels aux anesthésiants locaux, aux médicaments de la douleur neuropathique, à la kinésithérapie et aux psychothérapies. Les vestibulectomies doivent rester exceptionnelles.
Conclusion : De nombreuses inconnues persistent notamment concernant l’étiologie des vulvodynies. L’évaluation des symptomes et des traitements est imparfaite. Cependant les prises en charge symptomatiques peuvent conduire à des evolutions favorables dans le temps.

Objective: To define vulvodynia and to describe the main approaches to treatment.
Material and methods: Review of the literature concerning vulvodynia.
Results: Vulvodynia is defined as chronic vulvar discomfort, usually with a burning nature, with no relevant clinical lesions and no clinically identifiable neurological lesion. Localized provoked vulvodynia essentially affects young women and is responsible for major sexual and psychological repercussions. Treatment consists of local anaesthetics, drugs used to treat neuropathic pain, physiotherapy and psychotherapy. Vestibulectomy is only very rarely indicated.
Conclusion: Many unknowns persist especially concerning the aetiology of vulvodynia. Evaluation of symptoms and treatment have not been clearly defined. However, symptomatic management provide satisfactory long-term results.

Mots clés:
Vulvodynie / Douleur périnéale / Douleur pelvienne / Vulve / Vestibulectomie
Mots-clés:
Vulvodynia / Perineal pain / Pelvic pain / Vulva / Vestibulectomy