Base bibliographique

Fistules vésicovaginales posthystérectomie
Post-hysterectomy vesicovaginal fistulae
2013
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2013, 23, 10, 884-889

But : Rapporter notre expérience dans la prise en charge des fistules vésicovaginales (FVV) posthystérectomie.
Patientes et méthodes : Nous avons réalisé une étude rétrospective et descriptive colligeant tous les cas de FVV secondaires à une hystérectomie. Les paramètres suivants étaient étudiés : l’âge, la parité, l’indication de l’hystérectomie, les facteurs de risque, le délai de consultation, le type anatomique de FVV, le bilan paraclinique, la voie d’abord et les résultats de la cure.
Résultats : Quartorze cas étaient recensés sur une période de dix ans. Toutes les hystérectomies avaient été réalisées par une laparotomie. L’âge moyen des patientes était de 54,3 ± 13 ans. L’hystérectomie avait été réalisée devant un fibromyome utérin dans huit cas, un cancer du col de l’utérus dans quatre cas, une ménométrorragie dans un cas et un choriocarcinome dans un cas. Quatre patientes avaient eu une radiothérapie néoadjuvante. Le délai moyen de consultation était de 13,5 ± 18 mois. L’examen sous-valve mettait en évidence 11 FVV de type 1 et trois FVV de type 2. L’urographie intraveineuse était normale chez sept patientes et objectivait une urétérohydronéphrose de stade III chez une patiente. La FVV était abordée par voie haute dans dix cas dont cinq par voie transpéritonéovaginale et cinq par voie transvésicale pure. Les suites opératoires étaient simples chez 11 patientes (78 %) mais marquées par des complications représentées par une fistule vésicocutanée, une suppuration pariétale et un échec.
Conclusion : Dans cette courte série de fistules vésicovaginales posthystérectomie traitées par laparotomie, nous avons observé un taux de guérison satisfaisant malgré une morbidité psychosociale importante.

Objective: Describe the epidemiology, diagnosis and treatment of vesicovaginal fistula (VVF).
Patients and methods: We conducted a retrospective descriptive study of all cases of VVF secondary to hysterectomy. The following parameters were studied: age, parity, indication for hysterectomy, risk factors, the consultation period, the anatomical type of VVF, the paraclinical, the surgical approach and results of the cure.
Results: Fourteen cases were identified over 10 years. All hysterectomies were performed by laparotomia. The average age of patients was 54.3 ± 13 years. Hysterectomy was performed in view of a uterine leiomyoma in eight cases, a cancer of the cervix in four cases, a menometrorrhagia in one case and a choriocarcinoma in one case. Four patients had received neoadjuvant radiotherapy. The mean time from injury was 13.5 ± 18 months. Examination under valve was allowed to find 11 VVF type 1 and three type 2 VVF. IVU was normal in seven patients and allowed to find an ureterohydronephrose stage III in one patient. VVF was addressed by high in ten cases including 5 by transperitoneovaginale and 5 by transvesical pure. The postoperative course was uneventful in 11 patients (78%) but marked by vesicocutaneous fistula, parietal suppuration and one failure.
Conclusion: In this short series of post-hysterectomy VVF treated by laparotomia, we observed a rate of cure satisfying in spite of an important psychosocial morbidity.

Mots clés:
hystérectomie / Lésions iatrogènes / Bon pronostic
Mots-clés:
hysterectomy / Iatrogenic lesions / Good prognosis
Implantation de sphincter artificiel urinaire par voie laparoscopique chez des femmes avec incontinence urinaire d’effort sévère
Laparoscopic approach for artificial urinary sphincter implantation for women with severe stress urinary incontinence
2013
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2013, 23, 10, 877-883

But : Évaluer la faisabilité, l’efficacité et la morbidité de l’implantation par laparoscopie de sphincter artificiel urinaire (SAU) chez des femmes ayant une incontinence urinaire d’effort (IUE) sévère.
Patientes et méthodes : Vingt-six patientes avec IUE ont été appareillées par un SAU AMS 800™ (American medical Systems, Inc., Minnetonka, Minnesota) par laparoscopie entre octobre 2007 et janvier 2012. Dix-huit primo-implantations et huit changements complets pour problème mécanique d’un SAU déjà en place ont été réalisées. Dans trois cas, une promontofixation a été associée. En moyenne, l’âge était de 64 ans, l’indice de masse corporelle de 27,8 kg/m2, et la pression de clôture urétrale maximale (PCMU) de 26,75 cm H2O. La plupart des patientes (88 %) avaient des antécédents de chirurgie pelvienne ou de l’incontinence. L’étude était rétrospective avec analyse des paramètres opératoires, de la survenue de complications et des résultats fonctionnels.
Résultats : Trois conversions en laparotomie et cinq plaies vésicales peropératoires ont été notées. En moyenne la durée opératoire était de 149 minutes, la sonde vésicale était retirée à j 3,8 et la durée de séjour postopératoire était de cinq jours. Les complications postopératoires précoces étaient huit rétentions aiguës d’urines transitoires, deux migrations de pompe et une plaie vaginale méconnue. À distance, nous rapportons une érosion vaginale. Ces deux dernières patientes ont été explantées. Le suivi moyen était de 20 mois. Seize patientes avaient une continence totale, cinq une continence sociale et trois portaient plus d’une protection quotidienne.
Discussion : Nos résultats ont confirmé ceux déjà publiés sur la laparoscopie. L’abord mini-invasif a eu les mêmes résultats que la laparotomie classique, avec une courbe d’apprentissage courte.
Conclusion : L’implantation d’un SAU par laparoscopie chez des femmes avec une IUE sévère a été faisable et efficace.

Introduction: To evaluate, feasibility, efficacy and morbidity of laparoscopic artificial urinary sphincter (AUS) implantation in women with severe stress urinary incontinence.
Patients and methods: Twenty-six women with severe stress urinary incontinence were treated between October 2007 and January 2012 by laparoscopic implantation of an AUS AMS 800™ (American medical Systems, Inc., Minnetonka, Minnesota). For 18 patients AUS was primary implanted and, for eight, AUS was revised for a mechanical failure. Three patients had a concomitant laparoscopic vaginal prolapse repair. Mean value was for age 64 years, BMI 27.8 kg/m2, and mean maximal urethral closure pressure was 26.75 cm of water. Most of the patients (88%) had a history of pelvic or incontinence surgery. The study was a retrospective analysis of operative parameters, complications and functional results.
Results: Three conversions in open surgery and five bladder injuries were described. Mean operative time was 149 minutes. Bladder catheter was removed at a mean of day 3.8. Mean post-operative stay was 5 days. Early postoperative complications consist in eight acute transient urinary retentions, two pump migrations, and one vaginal injury. Late post-operative complications consist in one vaginal erosion. Explantation of AUS was performed for these last two patients. Mean follow-up was 20 months. Sixteen patients are totally continent, five have a social continence (1 pad/day) and three need more than one pad/day.
Analysis: Our results compare favorably to literature either for laparoscopic or conventional approach with a limited learning curve.
Conclusion: Laparoscopic implantation of AUS in women with severe stress urinary incontinence was feasible and efficient.

Mots clés:
incontinence urinaire / sphincter artificiel urinaire / laparoscopie / Femme
Mots-clés:
Urinary incontinence / Laparoscopy / Artificial urinary sphincter / Woman
Nouveau repérage échographique en lithotritie extracorporelle : diminution des temps de scopie et de l’irradiation
New ultrasound stone locking system in extracorporeal lithotripsy: Decreased duration of fluoroscopy and radiation doses
2013
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2013, 23, 10, 856-860

But : La lithotritie extracorporelle est le traitement le plus utilisé pour les calculs urinaires. Les calculs sont repérés par fluoroscopie ou échographie. La fluoroscopie était la plus utilisée. Évaluation d’un nouveau système de navigation stéréotaxique : le calcul était repéré par la sonde d’échographie avec sauvegarde de la position en 3D. La table se déplaçait de façon à centrer automatiquement le calcul sur le point focal. La sonde d’échographie mobile permettait de suivre l’évolution du calcul en continu. L’objectif était de mettre en évidence la réduction de la fluoroscopie pour le repérage du calcul en lithotritie extracorporelle grâce au module de repérage échographique 3D.
Patients et méthodes : Étude prospective comparant 20 patients traités avant et 20 patients traités après l’installation du module échographique Visio-Track® d’EDAP-TMS. Les deux populations ont été comparées avec un test de Student sur les paramètres d’âge, d’IMC, de taille de calcul, de nombre de chocs et d’énergie administrée.
Résultats : Les deux populations étaient comparables sur l’ensemble des paramètres, avec un âge moyen de 55 ans, et une taille moyenne de calcul de 10,7 mm. Le temps de scopie était de 174,8 contre 57,1 secondes respectivement dans les groupe sans et avec Visio-Track® (p < 0,0001). De même, la dose de rayons était respectivement de 5197,25 mGy.cm2 contre 1987,6 mGy.cm2 avec Visio-Track® (p = 0,0033)
Conclusion : Le système de repérage échographique Visio-Track® a réduit l’utilisation du repérage scopique chez nos premiers patients ce qui a permis de diminuer la dose d’irradiation reçue par patient.

Purpose: Extracorporeal shock wave lithotripsy is the most common method of treatment for kidney stones. Both fluoroscopy and ultrasound imaging can be used to locate stones, but fluoroscopy is more frequently employed. Evaluation of a new stereotaxic navigational system: the stone was located using an ultrasound probe, and its 3D location was saved. The table automatically moved to position the stone at the focal point. A real-time follow-up was possible during treatment. Our objective was to demonstrate a decrease in the use of fluoroscopy to locate kidney stones for extracorporeal shock wave lithotripsy through the use of a 3D ultrasound stone locking system.
Patients and methods: Prospective analysis of the case records of the 20 patients preceding and the 20 patients succeeding the arrival of the ultrasound stone locking system Visio-Track® (EDAP-TMS). We used a Student test to compare age, BMI, kidney stone size, number of shock waves and administered energy.
Results: Patient characteristics were comparable. The average age was 55 years old and the average kidney stone size was 10.7 mm. Radiation duration was 174.8 seconds in the group without Visio-Track® versus 57.1 seconds in the group with it (P < 0.0001). A similar result was observed for radiation doses: 5197.25 mGy.cm2 for the group without versus 1987.6 mGy.cm2 for the group with Visio-Track® (P = 0.0033).
Conclusion: The stone locking system Visio-Track® reduced fluoroscopy in our first group of patients, which decreased the patient's individual absorbed irradiation dose.

Mots clés:
Lithotritie extracorporelle / Repérage échographique / Irradiation
Mots-clés:
Extracorporeal shock wave lithotripsy / Ultrasound stone localization / Radiation dose
Nouvelles stratégies anti-angiogéniques dans la prise en charge du cancer du rein
New anti-angiogenic strategies in the management of kidney cancer
2013
- Article de revue
- Réf : Prog Urol, 2013, 23, 10, 841-848

Introduction : L’objectif de ce travail a été de préciser la place actuelle des traitements adjuvants et néoadjuvants dans la prise en charge des cancers du rein.
Matériel et méthodes : Les données ont été explorées dans Medline (http://www.ncbi.nlm.nih.gov) en utilisant les mots clés MeSH suivants ou une combinaison de ces mots clés : « cancer », « rein », « kidney », « adjuvant », « néoadjuvant », « anti-angiogénique », « anti-angiogenic » ; et en sélectionnant les articles obtenus sur leur méthodologie, leur pertinence par rapport au thème exploré et leur date de publication.
Résultats : Trente-deux articles anglophones et français publiés entre 2001 et 2011 ont été sélectionnés : cinq études de niveau de preuve 1, neuf études de niveau 2, neuf études de niveau 4, cinq études de niveau 5 et quatre revues de la littérature. La place de la néphrectomie de réduction tumorale dans la prise en charge des cancers du rein localement avancés ou métastatiques est désormais controversée à l’ère des nouvelles thérapies ciblées anti-angiogéniques. En situation néoadjuvante, ces traitements ont montré un impact modéré sur la réduction de volume tumoral avec une moindre amélioration de la résécabilité en dehors de quelques cas rapportés. En situation adjuvante, les données de la littérature sont encore limitées et plusieurs essais cliniques sont actuellement en cours.
Conclusion : Les anti-angiogéniques ont bouleversé les stratégies thérapeutiques actuelles. Le développement d’essais cliniques et de protocoles de recherche nous permettra dans un avenir proche de déterminer les séquences thérapeutiques optimales.

Introduction: The aim of this study was to clarify the current role of adjuvant and neo-adjuvant in the treatment of kidney cancer.
Materials and methods: The data were explored in Medline (http://www.ncbi.nlm.nih.gov) using the following MeSH terms or combinations of these keywords: “cancer”, “rein”, “kidney”, “adjuvant”, “neoadjuvant”, “antiangiogenique”, “antiangiogenic” and selecting the items produced in their methodology, their relevance to the theme explored and their date of publication.
Results: Thirty-two English and French items published between 2001 and 2011 were selected: five studies of evidence level 1, nine level 2 studies, nine level 4 studies, five studies at level 5 and four literature reviews. The cytoreductive nephrectomy as first-line treatment of locally advanced or metastatic kidney cancer is now controversial with the advent of new targeted anti-angiogenic therapies. In neoadjuvant setting, these treatments showed a moderate decrease in tumor volume and rarely improved resectability. In adjuvant setting, their place has yet to be specified and several trials are currently underway.
Conclusion: Recent years have seen the anti-angiogenic therapeutic strategies upset in locally advanced and metastatic renal cancer. The development of clinical trials and research protocols will allow us to determine in the near future the optimal therapeutic sequences.

Mots clés:
Cancer / Rein / Adjuvant / Néoadjuvant / Anti-angiogénique
Mots-clés:
Cancer / Kidney / Adjuvant / Neoadjuvant / Anti-angiogenic
Proposition de « profils types » des calculs urinaires dans une population pédiatrique bretonne
Suggestion of a classification for urinary calculi in a pediatric population from Brittany
2013
- Urologie pédiatrique
- Réf : Prog Urol, 2013, 23, 10, 899-905

Introduction : La lithiase urinaire chez l’enfant est relativement rare en France comme dans les pays industrialisés. Déterminer son étiologie à partir de sa composition pourrait orienter rapidement le traitement.
Méthode : Cent huit calculs urinaires d’enfants bretons âgés entre six mois et 18 ans ont été analysés par spectrophotométrie afin d’établir leur composition. Six groupes ont été définis par une analyse multidimensionnelle basée sur l’identification des composants représentant au moins 5 % de la composition globale du calcul.
Résultats : Les enfants les plus jeunes ayant une lithiase urinaire étaient principalement des garçons et le sex-ratio s’inversait vers 12,5 ans. Le nombre de calculs augmentait dans les deux sexes après 14 ans. La composition des calculs variait selon le sexe et leur localisation selon l’âge. Enfin, il existait dans notre étude une corrélation entre infection urinaire et composition du calcul.
Conclusion : La répartition des calculs en six groupes basés sur les composants majoritaires et minoritaires, en association avec les informations cliniques et les études morphologiques des calculs, a démontré son importance étiologique. L’ensemble de ces données concourt à mieux comprendre le type de calcul susceptible d’être observé et leur mécanisme physiopathologique en fonction de l’âge et du sexe.

Introduction: Urinary lithiasis in children is relatively seldom in France as in industrialized countries. The determination of their etiology based on their composition may lead to a better treatment.
Method: One hundred and eight urinary calculi from 6 months through 18-year-old children were analyzed by using spectrophotometry, in order to specify their structure. Six groups were evidenced through a multidimensional analysis based on the presence of components weighing at least 5% of the total.
Results: The youngest children affected were mostly boys, and the sex ratio switched after 12.5 years. Above 14 years of age, the number of calculi significantly raised. Their composition varied with the gender, and their localization with the age. Finally a correlation between infection and composition of the calculus was shown in our study.
Conclusion: The classification of calculi among six groups according to their composition, along with clinical informations and morphologic studies, has proven its value in determining the etiology of the lithiasis. These data help to better understand the kind of lithiasis that may be observed and the physiopathology of the mechanism explaining it from the gender and age.

Mots clés:
Lithiase urinaire / Composition des calculs / Population pédiatrique bretonne
Mots-clés:
Urinary lithiasis / Calculus composition / Pediatric population from Brittany
Saignement actif prostatique intravésical diagnostiqué en échographie mode B
Intravesical active prostate bleeding diagnosed in B-mode ultrasound
2013
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 2013, 23, 10, 906-908

L’hématurie est une des complications mineures les plus fréquentes après biopsie prostatique. Nous souhaitons rapporter le cas d’un patient ayant eu une hématurie massive dans les suites d’une biopsie prostatique avec un saignement intravésical diagnostiqué en échographie mode B.

Hematuria is one of the most frequent minor complications after prostatic biopsy. We would like to report the case of a 68-year-old patient with massive hematuria after prostatic biopsy and intravesical active prostate bleeding diagnosed in B-mode ultrasonography.

Mots clés:
hématurie / prostate / Saignement / Biopsie / complication
Mots-clés:
hematuria / prostate / Bleeding / biopsy / Complication
Traitement de l’hyperplasie bénigne de prostate par photovaporisation au laser Greenlight XPS© : analyse de la courbe d’apprentissage et apport de l’échographie endorectale peropératoire
XPS Greenlight<sup>©</sup> photoselective vaporisation for benign prostatic hyperplasia: Learning curve and contribution of transrectal ultrasound monitoring
2013
- Article original
- Réf : Prog Urol, 2013, 23, 10, 869-876

Introduction : L’objectif de cette étude a été d’analyser la courbe d’apprentissage de la photovaporisation prostatique (PVP) au laser Greenlight XPS© d’un opérateur novice et l’impact de l’échographie endorectale peropératoire (EEPO).
Patients et méthode : Étude rétrospective concernant les 100 premiers patients traités : groupe 1 (1er–49e patient, sans EEPO) et groupe 2 (50e–100e, avec EEPO). La courbe d’apprentissage a été analysée à partir de variables quantitatives (durée de vaporisation/durée d’intervention [DV/DI] [%], énergie délivrée [joules]/volume prostatique [J/mL] et l’énergie délivrée [J/s ou Watts]), des complications per- et postopératoire, des durées de sondage vésical, d’hospitalisation et de l’évolution de l’International Prostate Symptom Score (IPSS), du PSA du volume prostatique et du Qmax. Les relations entre les variables ont été modélisées par analyse de la covariance (logiciel R 2. 14.2).
Résultats : Une progression significative des rapports DI/DV (p = 0,0001) et J/mL de prostate (p = 0,043) a été mise en évidence dans le groupe 1. Le rapport J/s a été significativement plus élevée dans le groupe 2 (p = 0,0016). Aucune différence n’a été mise en évidence en termes de complications per- et postopératoires ni de durée de sondage. La durée d’hospitalisation a été significativement plus courte dans le groupe 2 (p = 0,03). L’utilisation de l’EEPO a été associée à un gain du rapport J/mL de prostate en phase d’apprentissage (p = 0,018). Le VP résiduel a été significativement plus faible dans le groupe 2 (p = 0,0004).
Conclusion : Dans notre expérience, l’apprentissage de la PVP a nécessité 50 interventions. L’utilisation de l’EEPO a permis d’augmenter le rapport J/mL de prostate.

Introduction: The aim of this study was to analyze the XPS© laser learning curve of one single surgeon with no previous experience of PVP and the impact of the use of reel time transrectal ultrasound (TRUS) monitoring.
Materials and methods: Retrospective analysis of the first 100 patients: group 1 (1st–49th patient without TRUS) and group 2 (50th–100th with TRUS). The learning curve was analyzed through technical variables: vaporization time/intervention time (VT/IT) (%), energy delivered (J)/prostate volume (J/mL) and delivered energy (J/s or Watt), peroperative conversion into monopolar transurethral resection, postoperative complication, duration of catheterization and hospitalization and evolution of International Prostate Symptom Score (IPSS), PSA level, prostate residual volume and Qmax. Relationships between variables were evaluated by analysing the covariance (R 2 software. 14.2).
Results: A significant increase in VT/IT (P = 0.0001) and the energy delivered per mL prostate (P = 0.043) was reported in group 1. The average energy delivered per second was significantly higher in group 2 (P = 0.0016). No difference was observed in terms of intra- or postoperative complication and catheterization time. The duration of hospitalization was significantly shorter in group 2 (P = 0.03). The use of TRUS was associated with a gain of energy delivered by prostate volume at the end of learning curve (P = 0.018). Prostate residual volume was significantly lower in the group 2 (P = 0.0004).
Conclusion: In our experience, 50 procedures are required to achieve the learning curve of PVP. The use of reel time TRUS would increase the energy delivered by prostate volume.

Mots clés:
Hypertrophie bénigne de prostate / Résection transurétrale de prostate / Laser / Courbe d’apprentissage
Mots-clés:
Benign prostate hypertrophy / Laser / endoscopic surgery / Learning curves