Base bibliographique

Calculs bilatéraux. Quelle prise en charge ?
Clinical case: Bilateral stones. What to do?
2020
- Cas clinique interactif
- Réf : Progrès FMC, 2020, 1, 30, F20


Présentation du cas


Mots clés:
B. / P. / V. / C. /
Mots-clés:
Stress urinary incontinence / Women / Sub-urethral sling / TVT / TOT
Éjaculation prématurée : stratégie thérapeutique pour l’urologue
Premature ejaculation: Therapeutic strategy for urologist
2020
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2020, 1, 30, F6


Objectifs

Mise au point sur la stratégie thérapeutique pour l’urologue.


Méthode

Analyse de la littérature (PubMed, Cochrane database, langue anglaise et française) des études uro-andrologiques portant sur la prise en charge de l’éjaculation prématurée.


Résultats

La prise en charge reste globale et multidisciplinaire. Une approche sexologique du couple est en première ligne. L’approche médicamenteuse est maintenant précisée, notamment par deux médicaments disposant de l’« Autorisation de mise sur le marché ».


Conclusion

Si l’urologue dispose aujourd’hui du Priligy® et du Fortacin® (et de prochaines molécules à venir…) dans ses options thérapeutiques, l’approche tend à s’orienter vers une méthode holistique.


Objective

Update on the therapeutic strategy for the urologist.


Method

Analysis of the literature (PubMed, Cochrane database, English and French language) of uro-andrological studies on the management of premature ejaculation.


Results

The care remains global and multidisciplinary. A sexological approach of the couple is in first line. The drug approach is now specified, including two drugs with Marketing Authorization.


Conclusion

If the urologist today has the Priligy® and Fortacin® (and next upcoming molecules…) in its therapeutic options, the approach tends to move towards a holistic method.

Mots clés:
Troubles sexuels / Éjaculation prématurée / traitement médicamenteux
Mots-clés:
Sexual dysfunction / Premature ejaculation / drug therapy
La torsion du testicule et la perte de chance, un cas d’école
Spermatic cord torsion and loss of chance, a model case
2020
- médico-légal
- Réf : Progrès FMC, 2020, 1, 30, F24


La torsion du cordon spermatique est une urgence fonctionnelle qui met en jeu le pronostic vital du testicule. Des formes atypiques gênent l’évaluation diagnostique et la prise en charge chirurgicale. Cette problématique est à la source de nombreuses plaintes et d’expertises médicales. La mission de l’expert consiste à retracer les faits médicaux, évaluer la ou les responsabilités et évaluer le dommage. La notion de perte de chance, notion juridique, est régulièrement demandée à l’expert médical qui doit s’appuyer sur un raisonnement médical et les données de la science afin de permettre au juriste (magistrat, régleur) de proposer une indemnisation. Au travers d’un rapport d’expertise, nous illustrerons notre propos par un cas clinique représentatif.


The spermatic cord torsion is a functional emergency that involves the vital prognosis of the testis. Atypical forms hinder diagnostic assessment and surgical management. This problem is the source of many complaints and medical expertise. The expert's mission is to track medical events, assess liability(s) and assess damage. The concept of loss of chance, a legal concept, is regularly asked of the medical expert who must rely on medical reasoning and scientific data in order to allow the lawyer (judge, trimmer) to propose compensation. Through an expert report, we will illustrate our point by means of a representative clinical case.

Mots clés:
Torsion / cordon spermatique / testicule / Perte de chance / Expertise médicolégale
Mots-clés:
Torsion / Spermatic cord / Testis / Loss of chance
Place de l’instillation postopératoire de chimiothérapie intravésicale et de l’irrigation de sérum salé continu dans le traitement des récidives précoces après résection transurétrale de vessie
Place of immediate postoperative instillation of intravesical chemotherapy and continuous saline bladder irrigation in the treatment of early recurrences after transurethral bladder resection
2020
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2020, 1, 30, F1


Objectif

Face à un rationnel bien établi les instillations postopératoires de chimiothérapie (IPOP) sont peu utilisées pour réduire les récidives après résection de vessie (RTUV) de tumeur non infiltrante le muscle (TVNIM). L’irrigation continue de sérum salé (ICSS) postopératoire semble dans ce contexte être une alternative. L’objectif de cette étude est d’évaluer la pertinence de cette démarche sur base de la littérature.


Méthodes

Une revue de littérature a été réalisée sur la base pub med en mai 2019 en utilisant les mots clés : « Bladder cancer, recurrence, intravesical chemotherapy, continuous saline bladder irrigation ». Seules les études randomisées ou méta-analyse ont été retenues.


Résultats

Sur base des données fournies par PUB MED 2 méta-analyses, 2 études randomisées multicentriques et 5 études monocentriques randomisées ont été sélectionnées. Plusieurs études confirment l’absence de différence significative en termes de récidive entre l’IPOP et L’ICSS. Toutefois les modalités de réalisation optimum de l’ICSS ne sont pas connues et la méthodologie de ces études reste critiquable en l’absence notamment d’études multicentriques et de l’absence de groupe contrôle correspondant soit à la RTUV seule soit conforme au référentiel d’usage pour l’IPOP.


Conclusion

ICSS peut être proposée si l’IPOP n’est pas réalisable. L’association des deux modalités IPOP et ICSS peut être envisagée.


Objective

In contrast to a well-established rational the immediate postoperative instillation of intravesical chemotherapy (IPOIC) is under used to reduce recurrence after transurethral resection of bladder (TURB) of non-muscle-invasive transitional cell carcinoma. Continuous bladder saline irrigation (CBSI) postoperatively seems in this context to be an alternative. The objective of this study is to evaluate the relevance of this approach based on the literature.


Methods

A literature review was conducted using pub med in May 2019 using the keywords: “Bladder cancer; recurrence; intravesical chemotherapy; continuous saline bladder irrigation”. Only randomized studies or meta-analysis were retained.


Results

Based on data provided by Pub Med, 2 meta-analysis, 2 multicenter randomized studies and 5 randomized single-center studies were selected. Several studies confirm that there is no significant difference in terms of recurrence between IPOIC and CBSI. However, the optimal modalities of the ICSS are not known and the methodology of these studies was often not strong because the absence of a control group corresponding to either the TURB alone or with a IPOIC optimized according usual recommendations. The multicentric studies on this topic still to be recommended.


Conclusion

ICSS can be proposed if the IPOIC is not feasible. The combination of the two IPOIC and ICSS modalities can be considered.

Mots clés:
Tumeur de vessie / Récidives précoces / Chimiothérapie intravésicale / Irrigation de vessie continue de sérum salé postopératoire
Mots-clés:
bladder cancer / recurrence / Intravesical chemotherapy / Continuous saline bladder irrigation
Pourquoi préférer TVT plutôt que TOT
Why to prefer TVT than TOT
2020
- Avis d'expert
- Réf : Progrès FMC, 2020, 1, 30, F17


La cure d’incontinence urinaire d’effort par la mise en place d’une bandelette sous-urétrale de TVT donne des résultats équivalents à la voie trans-obturatrice, mais les résultats ont tendance à être supérieurs à long terme avec le TVT, particulièrement dans une population d’insuffisance sphinctérienne. Les complications, notamment douloureuses, nécessitant l’ablation totale de la bandelette sont plus difficiles à prendre en charge avec le TOT, la bandelette de TVT pouvant être retirée en totalité par cœlioscopie sans difficulté. Les quelques complications spécifiques de la voie rétropubienne peuvent être évitées par une technique rigoureuse.


The treatment of stress urinary incontinence by a retropubic sub-urethral sling gives results equivalent to the trans-obstetric route (TOT), but the results tend to be higher in the long term with the TVT, especially in a population of intrinsic sphincter deficiency. Complications, particularly pain, requiring total removal of the sling are more difficult to manage with the TOT, the TVT sling can be removed completely by laparoscopy approach without difficulty. The few specific complications of the retropubic approach can be avoided by a rigorous technique.

Mots clés:
Incontinence urinaire d’effort / Femme / Bandelette sous-urétrale / TVT / TOT
Mots-clés:
Stress urinary incontinence / Women / Sub-urethral sling / TVT / TOT
Thermochimiothérapie intravésicale de Mitomycine C (HIVEC) dans le traitement des tumeurs de vessie non infiltrant le muscle : état des lieux et expérience de mise en place
Chemohyperthermia with Mitomycin C (HIVEC) for the treatment of non-muscle invasive bladder cancer: Status reports and implementation experience
2020
- Truc et astuce
- Réf : Progrès FMC, 2020, 1, 30, F30


Objectifs

Dans un contexte de défaut de production du BCG et en l’absence d’alternatives validées, la cystectomie est désormais recommandée dans les TVNIM à haut risque en échec du BCG. La thermochimiothérapie de Mitomycine C (MMC) pourrait être une alternative thérapeutique à la prévention des récidives des TVNIM à risque intermédiaire et élevé en échec ou intolérants au BCG. L’objectif était de réaliser une mise au point pratique de la thermochimiothérapie par l’HIVEC™.


Méthodes

Une revue de la littérature a été réalisée sur la base de données PubMed en mars 2019 en utilisant les mots clés « bladder cancer; non-muscle invasive; Mitomycin C; chemohyperthermia; HIVEC; high risk  ». Nous rapportons notre expérience de mise en place du système BRS Medical dans notre centre.


Résultats

La thermochimiothérapie serait efficace chez des patients ayant une TVNIM de risque intermédiaire et élevé, naïfs ou en échec du BCG. Un essai comparatif de phase III a rapporté que l’HIVEC™ était non inférieur au BCG après un suivi médian de 24 mois. Il pourrait exister une indication de l’HIVEC dans un schéma néoadjuvant où un essai de phase III a mis en évidence un taux de réponse complète à 62,5 % avant RTUV. Concernant la tolérance, la plupart des effets indésirables de l’HIVEC rapportés étaient mineurs sans toxicité de grade 3 ou plus. Nous rapportons notre expérience de mise en place. La pompe est mise à disposition par l’industrie et le consommable a un coût total de 1500 euros par patient (6 séances). Le tarif du GHS est de 406 euros et l’organisation des séances en hôpital de jour est rentable dès la quatrième séance. Le schéma d’administration comprend 6 instillations endovésicales à un rythme hebdomadaire. La durée de chaque séance est de 1heure. Un sondage urinaire est pratiqué et la sonde est connectée aux tubulures du consommable. Après avoir purgé le système, la MMC est réchauffée à l’extérieur du patient par une fiche en aluminium avant mise en circulation à une température de 43°C. À la fin de la séance, une alarme signale la fin de la procédure.


Conclusion

L’HIVEC™ peut être une alternative dans la prévention du risque de récidive des TVNIM en échec ou intolérants au BCG. La mise en place du système dans notre centre a été facile, rapide et attractive pour les patients.


Objectives

In a context of BCG production failure and in the absence of validated alternatives, cystectomy is now recommended in high-risk NMIBC with BCG failure. The thermochemotherapy of Mitomycin C (MMC) may be a therapeutic alternative to the prevention of recurrence of intermediate and high risk NMIBC who fail or are intolerant to BCG. The aim was to achieve a practical development of thermochemotherapy with HIVEC™.


Methods

A review of the literature was conducted on the PubMed database in March 2019 using the keywords “bladder cancer; non-invasive muscle; Mitomycin C; chemohyperthermia; HIVEC; high risk”. We report our experience implementing the BRS Medical system in our center.


Results

Thermochemotherapy would be effective in patients with intermediate and high risk NMIBC, naive or in BCG failure. A phase III comparative trial reported that HIVEC™ was no lower than BCG after a median follow-up of 24 months. There may be an indication of HIVEC in a neoadjuvant protocol where a phase III trial demonstrated a complete response rate of 62.5% before TUVR. Regarding tolerance, most reported adverse effects of HIVEC were minor with no grade 3 or higher toxicity. We report our experience of setting up. The pump is made available by the industry and the consumable has a total cost of 1500 euros per patient (6 sessions). The price of GHS is 406 euros and the organization of sessions in day hospital is profitable from the fourth session. The administration scheme includes 6 instillations at a weekly rate. The duration of each session is 1hour. A urine test is performed and the probe is connected to the tubing of the consumable. After purging the system, the MMC is warmed to the outside of the patient by an aluminum plug before circulating at a temperature of 43°C. At the end of the session, an alarm signals the end of the procedure.


Conclusion

HIVEC™ may be an alternative in preventing the risk of recurrence of NMBIC in failure or intolerant to BCG. The implementation of the system in our center was easy, fast and attractive for the patients.

Mots clés:
Cancer de vessie / Non infiltrant le muscle / Mitomycine C / Thermochimiothérapie / HIVEC
Mots-clés:
bladder cancer / Non-muscle invasive / Mitomycin C / Chemohyperthermia / HIVEC