Base bibliographique

Sommaire :

Dysfonctions sexuelles après curiethérapie et radiothérapie externe de la prostate pour cancer de la prostate localisé
2009
- Réf : Prog Urol, 2009, 1, 19, S173, suppl. S4


Objectifs

La curiethérapie et la radiothérapie externe sont deux traitements du cancer de la prostate localisé. La sexualité étant un important déterminant de la qualité de vie, et son maintien pouvant entrer en jeu dans le choix du traitement du cancer de la prostate, nous avons souhaité faire le point concernant les effets sexuels de la radiothérapie externe et de la curiethérapie de la prostate.


Méthode

Une recherché sur PubMed a été réalisée en utilisant les mots-clés : prostate cancer, erectile dysfunction, radiotherapy, brachytherapy, ejaculation et orgasm.


Résultats

Après curiethérapie comme après radiothérapie de la prostate, des troubles sexuels apparaissent progressivement, la dysfonction érectile survenant généralement 12 à 18 mois après traitement.

Bien que les mécanismes physiopathologiques aboutissant à la dysfonction érectile après curiethérapie et radiothérapie de la prostate ne soient pas clairement identifies, l’atteinte vasculaire et des bandelettes neurovasculaires, et l’irradiation des corps érectiles semblent les principaux mécanismes à l’origine de la dysfonction érectile. Encore peu de données existent concernant l’éjaculation et l’orgasme après traitement radiothérapique du cancer de la prostate. Des données récentes montrent que les hommes traités par curiethérapie conservent généralement une éjaculation et un orgasme, mais qu’ils décrivent souvent une réduction du volume de sperme et une détérioration de l’orgasme. Les patients ayant un cancer de la prostate localisé devraient être informés des conséquences possibles de la radiothérapie et de la curiethérapie de la prostate sur leurs fonctions sexuelles avant qu’ils ne fassent le choix du traitement de leur maladie. Ils devraient également être informés des possibilités de traitement de la dysfonction érectile.


Objectives

Knowing the importance of sexuality items in the choice by the patient of the modality of treatment of localized prostate cancer, we aimed at reviewing and updating the effects of prostate radiotherapy and brachytherapy on sexual functions.


Method

A PubMed search was done using the keywords: prostate cancer, erectile dysfunction, radiotherapy, brachytherapy, ejaculation and orgasm.


Results

After both radiotherapy and brachytherapy, sexual troubles occur progressively, the onset of occurrence of erectile dysfunction being 12-18 months after both treatments. Even though the pathophysiological pathways by which radiotherapy and brachytherapy result in erectile dysfunction have not yet been fully clarified, arterial damage and exposure of neurovascular bundle to high levels of radiation seem to be two main causes of erectile dysfunction after radiotherapy and brachytherapy. The radiation dose received by the corpora cavernosa at the crurae of the penis may also be important in the etiology of erectile dysfunction. Another important factor following radiotherapy is the treatment modality. Not many data about ejaculation and orgasm after radiation treatments have been published yet. Recent data show that most of the population treated by brachytherapy conserves ejaculation and orgasm after treatment, even if a majority describe reduction of volume and deterioration of orgasm. Patients need to be correctly informed on the possible sequela of radiotherapy and brachytherapy on their sexual well-being while planning their treatment. Patients should also be informed about the possible treatment modalities for erectile dysfunction.

Mots clés:
Curiethérapie / Radiothérapie externe / dysfonction érectile / Cancer de la prostate
Mots-clés:
Brachyterapy / External beam radiotherapy / Sexual dysfunction / prostate cancer
Dysfonctions sexuelles après prostatectomie totale
2009
- Réf : Prog Urol, 2009, 1, 19, S168, suppl. S4


La dysfonction érectile n’est pas la seule dysfonction sexuelle altérant la qualité de vie des patients après prostatectomie totale pour cancer. Les patients doivent bénéficier d’une information complète concernant ces conséquences et les mesures de prévention et de traitement qui pourront être mises en place précocement après l’intervention. La fonction érectile pré-opératoire et la motivation du couple sont des éléments essentiels déterminant la qualité de la récupération d’une sexualité satisfaisante après l’intervention. Une dysfonction érectile découverte avant l’intervention doit faire l’objet d’une prise en charge médicale (évaluation des facteurs de risques et comorbidités associées) au même titre que si elle avait été le motif de la consultation. La qualité du geste chirurgical est l’autre élément déterminant qui doit faire l’objet d’une indication justifiée et d’une technique codifiée.


Erectile dysfunction is not the only sexual dysfunction that impact quality of life of patients following radical prostatectomy for prostate cancer. Patients must be informed about these consequences and also about the prevention and treatment modalities that could be proposed after surgery. Preoperative erectile function and couple motivation are predictive of the quality of the sexual relationship after radical prostatectomy. A preoperative erectile dysfunction must be investigated as well as if it was the main symptom (evaluation of comorbidities, cardiovascular and psychological risk factors). The quality of the preservation of the neurovascular bundles is the other main determinant that must be decided according to cancer characteristics and performed according to a mastered surgical technic.

Mots clés:
Cancer de la prostate / prostatectomie radicale / Nerfs caverneux / Artères pudendales accessoires / dysfonction érectile
Mots-clés:
prostate cancer / radical prostatectomy / Cavernous nerves / Accessory pudendal arteries / Sexual dysfunction
Dysfonctions sexuelles après traitement du cancer de la prostate localisé
2009
- Réf : Prog Urol, 2009, 1, 19, S161, suppl. S4


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Mots clés:
S.
Mots-clés:
Melanoma / urethra / metastasis
Évaluation des dysfonctions sexuelles dans le cadre de la prise en charge du cancer de la prostate
2009
- Réf : Prog Urol, 2009, 1, 19, S189, suppl. S4


L’évaluation et l’information en matière de sexualité des patients atteints d’un cancer de la prostate se doivent d’évaluer la sexualité antérieure au diagnostic et l’impact du diagnostic du cancer sur la sexualité. La découverte d’une dysfonction érectile préexistante est fréquente et elle devra faire l’objet d’une évaluation classique. L’évaluation doit permettre de préciser la nature et la gravité des troubles sexuels chez le patient et dans le couple, les facteurs de risques cardiovasculaires et métaboliques, les traitements médicamenteux, la demande du patient et du couple en matière de sexualité. Le recours à un avis spécialisé peut dans certain cas s’avérer nécessaire avant la prescription d’un traitement. Les modalités de prise en charge post opératoire et post curie- ou radiothérapie, seront exposées et discutées en fonction des souhaits et priorités du patient et du couple.


Prostate cancer patients sexual management and information must evaluate prediagnosis sexual life and impact of cancer on sexuality. Discovery of a pre-existent erectile dysfunction is frequent and must lead to a standard evaluation, involving nature, severity, risks factors (metabolic, cardiovascular and drugs) using a patient and couple centered approach. Advice from an other specialist (sexologist, cardiologist…) can be necessary before to prescribe a drug. Postoperative management of induced sexual dysfunction must be explained and decided according to the patient and couple wishes.

Mots clés:
Évaluation / dysfonction érectile / Cancer de la prostate
Mots-clés:
Évaluation / erectile dysfunction / prostate cancer
Le respect de l'intégrité capsulaire dans la prostatectomie radicale à ciel ouvert avec préservation nerveuse
2009
- Réf : Prog Urol, 2009, 1, 19, S177, suppl. S4


Introduction

La reprise de la fonction sexuelle après prostatectomie radicale doit être évaluée en fonction du risque carcinologique encouru.


Objectif

Définir des critères de qualité, dont le risque de marges positives iatrogènes, pour évaluer la technique de préservation des lames vasculo-nerveuses et ses résultats fonctionnels.


Intervention

Prostatectomie radicale avec préservation des lames vasculo-nerveuses en respectant l’intégrité capsulaire.


Méthode

Étude histologique selon le protocole de Stanford et de la fonction érectile selon le score IIEF-5.


Résultats

Étude prospective de 507 patients consécutifs. Préservation nerveuse bilatérale 88,1% (n =273), unilatérale 11,9% (n =37). Risque de marges positives iatrogènes : 5%, marges d’exérèses positives totales : 6,3% (pT2=2,2%, pT3=14,5%). Récupération des rapports sexuels avec ou sans IPDE5 : 83,5% à 1 an et 95,1% à 2 ans.


Conclusion

La préservation des lames vasculo-nerveuses peut être réalisée dans un plan extracapsulaire apportant une grande sécurité carcinologique tout en maintenant des résultats fonctionnels excellents.


Background

Potency recovery after radical prostatectomy (RP) has to be weighed against the risks of nerve-sparing surgery in relation to long-term cancer control.


Objective

To apply quality control criteria for RP, define the risk of iatrogenic positive margins and evaluate nerve-sparing dissection and sexual outcomes.


Intervention

Nerve-sparing retropubic RP with “extracapsular” dissection.


Method

Histopathology : whole-mount 3-mm serial sections from the prostate apex to base using the Stanford technique. Recovery of erectile function evaluated with the abridged version of the International Index for Erectile Function (IIEF-5).


Results

Prospective study about 507 consecutive RP candidates. Bilateral nerve-sparing (n=273, 88.1%), unilateral (n=37, 11.9%). The risk of iatrogenic positive margins was 5%. The positive surgical margin rate was 6.3% (2.2% for pT2 and 14.5% for pT3). The potency recovery rate with or without type 5 phosphodiesterase inhibitor assistance was 83.5% at 1 year and 95.1% at 2 years.


Conclusion

Nerve-sparing can be performed in a dissection plane outside the boundaries of the capsule, thus ensuring oncological safety whilst providing highly satisfactory potency recovery rates.

Mots clés:
dysfonction érectile / Préservation de la sexualité / Cancer de la prostate / Prostatectomie totale rétropubienne / Marge chirurgicale positive
Mots-clés:
erectile dysfunction / Nerve sparing / prostate cancer / Radical retropubic prostatectomy / Surgical margins
Préservation neurologique et vasculaire au cours de la prostatectomie totale laparoscopique
2009
- Réf : Prog Urol, 2009, 1, 19, S180, suppl. S4


L’objectif de la préservation nerveuse est de traumatiser le moins possible les fibres non myélinisées et les artères qui se destinent aux corps caverneux. Le plan anatomique de la dissection peut être inter ou extra fascial et il est possible de préserver toute ou partie des pédicules neurovasculaires. La technique dépend du risque carcinologique évalué et des caractéristiques anatomiques locales. La préservation des artères pudendales accessoires doit également être tentée, lorsqu’elles sont identifiées afin d’améliorer les chances de récupérer des érections naturelles.


The objective of the cavernous nerve preservation is to avoid injury of the unmyelinated nerve fibers and arteries destined to the corpora cavernosa. Dissection anatomical plans could be inter or extra fascial allowing complete or partial neurovascular bundle preservation. The technic is choosen according to the carcinological evaluated risk and anatomical characteristics. Accessory pudendal arteries preservation must be performed when such an arterie is identified in order to improve the chance of recovery of spontaneous erections.

Mots clés:
Nerfs caverneux / Artères pudendales accessoires / prostatectomie radicale / laparoscopie / érection
Mots-clés:
Cavernous nerve / Accessory pudendal artery / radical prostatectomy / Laparoscopy / Penile erection
Prise en charge des échecs de la rééducation érectile après prostatectomie totale
2009
- Réf : Prog Urol, 2009, 1, 19, S198, suppl. S4


Plus des deux tiers des patients après prostatectomie totale (PT) ont une altération durable de la qualité de leur érection et peuvent être considérés comme en échec de rééducation érectile. Le traitement des échecs de la rééducation de l’érection après PT suit aujourd’hui les règles du traitement de la dysfonction érectile en fonction de son degré de gravité et des échecs aux traitements antérieurs. Une prise en charge sexologique est souvent nécessaire pour évaluer le vécu sexuel de la maladie et des conséquences du traitement dans le couple.


More than two thirds of the patients after radical prostatectomy (RP) have a lasting impairment of the quality of their erection and are may be considered as in failure of erectile rehabilitation. The treatment of penile rehabilitation failures after RP follows the rules and recommendations of the treatment of erectile dysfunction according to its degree of severity and of chess in previous treatments. Psychosexual counselling is often necessary to assess and improve the sexual living of cancer and of consequences of the treatment in the couple.

Mots clés:
Prostatectomie totale / Rééducation érectile / dysfonction érectile / Vacuum / Injections intracaverneuses
Mots-clés:
radical prostatectomy / Penile rehabilitation / erectile dysfunction / Vacuum device / Intracavernosal injections
Prostatectomie totale robot-assistée
2009
- Réf : Prog Urol, 2009, 1, 19, S183, suppl. S4


Le début du XXIe siècle a ouvert l’ère de la chirurgie robotique qui concurrence aujourd’hui la chirurgie conventionnelle dite « à ciel ouvert ». Les urologues se sont emparés de la chirurgie robotique pour l’appliquer à des interventions complexes comme la prostatectomie totale. Les progrès révolutionnaires qu’apportent le Robot Chirurgical Da Vinci® sont une qualité visuelle inégalée, tridimensionnelle, un système de commande efficace à partir de la console par manettes ergonomiques et pédales, et le système de rotation des instruments (endowrist) en bout d’instruments, qui permet des mouvements équivalents et même supérieurs à ceux du poignet du chirurgien, permettant un geste naturel pour le chirurgien et une précision de dissection et de sutures dans des espaces anatomiques confinés. Le système Da Vinci® permet de réaliser une préservation nerveuse dans tous les plans décrits (inter, intra ou extra fascial) au cours d’une prostatectomie totale par une voie d’abord coelioscopique, avec une courbe d’apprentissage plus courte et des résultats plus rapidement reproductibles par un chirurgien moins ou peu expérimenté en cœlioscopie.


The beginning of the 21rst century have ushered the new era of robotic surgery that now challenges conventional open surgery. Robotic surgery has been embraced by urologists who have applied it to complex surgical procedures such as radical prostatectomy. The revolutionary improvements provided by the Da Vinci Surgical System® combines superior 3D visualization along with enhanced dexterity such as the endowrist allowing distal supranatural rotation of instruments, precision and control in an intuitive, ergonomic interface with breakthrough surgical dissection and suturing capabilities in confined spaces. Da Vinci Surgical System® allows to perform nerve sparing radical prostatectomy techniques in various surgical plans (inter, intra and extrafascial) with a shorter learning curve and probably outcomes more rapidly reproducible by a less experienced laparoscopic surgeon.

Mots clés:
Prostatectomie totale robot-assistée / préservation nerveuse / Da Vinci / dysfonction érectile
Mots-clés:
Laparoscopic-robotic assisted radical prostatectomy / Nerve sparing techniques / Da Vinci / erectile dysfunction
Qualité de vie après traitement du cancer de la prostate localisé
2009
- Réf : Prog Urol, 2009, 1, 19, S163, suppl. S4


Les patients traités pour un cancer de la prostate et leurs partenaires s’accordent pour classer les différents domaines de la qualité de vie avec par ordre d’importance décroissante ; la vie sexuelle, la vitalité, les troubles urinaires irritatifs et obstructifs, l’incontinence et les fonctions intestinales. Chacune des modalités thérapeutiques de première intention du cancer de la prostate possède un profil spécifique de modifications des domaines de la qualité de vie sexuelle, urinaire, intestinale et de la vitalité. Il est de plus très difficile de prévoir pour un patient donné l’importance des modifications et leur perception par le patient ainsi que leurs implications dans la vie du couple. L’information, la prévention et la prise en charge précoce des séquelles permettent d’en limiter les conséquences néfastes pour la qualité de vie.


Patients treated for a prostate cancer and their partners agree to classify importance of quality of life domains as follow: first sexual life, vitality, irritative and obstructive urinary tract symptoms, urinary incontinence and bowel function. Each first line treatment of prostate cancer (radiotherapy, brachytherapy and surgery) is responsible for a specific quality of life domains modification profile. It is very difficult to predict, for a given patient, the importance of the sequellae and their perception by the patient and the partner. Information, prevention and early treatment of the sequellae allow improving quality of life.

Mots clés:
Qualité de vie / dysfonction érectile / incontinence urinaire / Prostatectomie totale
Mots-clés:
Quality of life / erectile dysfunction / Urinary incontinence / radical prostatectomy
Rééducation érectile après prostatectomie totale
2009
- Réf : Prog Urol, 2009, 1, 19, S193, suppl. S4


Le concept de la rééducation érectile comprend l’ensemble des procédures destinées à améliorer l’oxygénation du tissu érectile afin d’éviter les lésions tissulaires qui surviennent pendant la période de récupération nerveuse après prostatectomie totale. De nombreux travaux de recherche supportent le rationnel et les mécanismes physiologiques de cette rééducation mais peu d’études cliniques permettent d’obtenir une preuve de son efficacité en clinique. Dans l’attente de nouvelles études, il est recommandé que soit proposée aux patients après PT une rééducation pharmacologique active. Celle-ci repose sur la réalisation régulière d’actes sexuels, idéalement 1 à 3 fois par semaine. Les érections peuvent être déclenchées par des d’IIC de PGE1 mais le patient peut également avoir recours à la prise à la demande d’IPDE5. L’utilisation quotidienne d’iPDE5 a fait l’objet de résultats controversés et ne peut être systématiquement recommandée dans l’attente de nouveaux résultats. La durée nécessaire de cette rééducation peut être de deux ans, les résultats s’améliorant avec le temps.


The concept of penile rehabilitation involves the procedures designed to improve oxygen delivery the penile erectile tissue to minimized tissue damage during the period of neural recovery following radical prostatectomy. Many basic research studies support the rationale and mechanism of the concept of penile rehabilitation, however they are few clinical studies in the literature that provide a clear medical evidence of its efficacy in patients. Waiting for new data, it is recommended to propose to the patients, following a radical prostatectomy, an active pharmacological penile rehabilitation. This rehabilitation involves counselling with the couple to have regular sexual activities, ideally 1 to 3 times a week. Penile erections could be induced by intracavernosal injections of PGE1 or improved by using PDE5 inhibitors on demand. The results of daily use of PDE5 inhibitor are conflicting and then it cannot be recommended systematically waiting for new data. The rehabilitation could be maintained for about 2 years as results improve with time.

Mots clés:
Rééducation érectile / Inhibiteur de la phosphodiestérase 5 / Injections intracaverneuses / Prostatectomie totale / dysfonction érectile
Mots-clés:
Penile rehabilitation / Phosphosdiesterase 5 inhibitors / Intracavernosal
Antibioprophylaxie courte versus longue pour les biopsies prostatiques. Étude prospective randomisée multicentrique
2009
- Réf : Prog Urol, 2009, 1, 19, 39-46


But

Évaluer l’incidence des complications infectieuses urinaires au décours des biopsies prostatiques en fonction de la durée d’antibioprophylaxie par ciprofloxacine afin préciser la durée optimale et suffisante de son administration.


Matériel et méthodes

Entre février 2006 et décembre 2007, 322 patients ayant eu une biopsie transrectale échoguidée ont été inclus dans cette étude multicentrique, prospective et randomisée. Les patients étaient randomisés en deux groupes recevant soit dune antibioprophylaxie courte en dose unique par ungramme de ciprofloxacine débutée deuxheures avant le geste (groupe 1 : n =139), soit le même traitement débuté deuxheures avant le geste et prolongé pendant trois jours à la posologie de 500mg×2 par jour (groupe 2 : n =149).

L’évaluation faite cinq jours avant et cinq jours après les biopsies incluait des données cliniques (examen général et toucher rectal), biologiques (ECBU, hémogramme et CRP) et un questionnaire d’autoévaluation (complications hémorragiques, symptomatologie fonctionnelle, score IPSS et qualité de vie). Le critère principal de jugement était la présence d’une infection urinaire sur l’ECBU réalisé cinq jours après les biopsies.


Résultats

Deux patients ont présenté une prostatite aiguë, un dans chaque groupe soit 0,75 % des patients du groupe 1 et 0,69 % des patients du groupe 2. Douze patients ont présenté une colonisation bactérienne, six dans chaque groupe soit 4,51 % des patients du groupe 1 et 4,19 % des patients du groupe 2. Il n’existe pas de différence statistiquement significative pour ces résultats (test de Fisher ; p >0,9).


Conclusions

L’administration d’une antibioprophylaxie diminue le risque de complications infectieuses urinaires liées aux biopsies de prostate transrectales. La prolongation de sa durée d’administration ne réduit pas l’incidence de ces complications. Il n’est donc pas recommandé de prolonger le traitement au-delà d’une dose unique.


Objective

We compared the incidence of the Urinary Tract Infection between a single preoperative dose and a three-day antibiotic prophylaxis regimen for transrectal ultrasound guided biopsy in randomized multicenter trial.


Material and methods

Between February 2006 and December 2007, 322 men who underwent transrectal ultrasound-guided prostate biopsy were included in a multicentre prospective randomised study. Patients received antibiotic prophylaxis by ciprofloxacin orally, either 1g single dose twohours before the biopsy (Group 1: n =139) or a prolonged prophylaxis for three days (Group 2: n =149). Assessment five days before and five days following the biopsy included a clinical examination, biological tests and a self-questionnaire.


Results

Two patients developed prostatitis, one in each group: 0.75% of the first group, 0.69% of the second. Twelve developed asymptomatic bacteriuria, six in each group: 4.51% of the first group and 4.19% of the second. There was no significant difference between the two groups (Fisher test; p >0.9).


Conclusions

There was no significant difference between the two antibiotic prophylaxis regimen (one single dose or three days) for patients undergoing TRUS guided biopsies. Therefore, the single preoperative dose should be the preferred option.

Mots clés:
Antibioprophylaxie / Biopsie de prostate / Complications
Mots-clés:
antibiotic prophylaxis / Prostate biopsy / Complications
Effet de la suppression androgénique par agonistes de la LH-RH sur les fonctions cognitives de patients atteints de cancer de prostate
2009
- Réf : Prog Urol, 2009, 1, 19, 47-53


But

Évaluer les effets secondaires de la suppression androgénique sur les fonctions cognitives, comme la mémoire, et l’attention chez les hommes traités d’un cancer de prostate.


Matériel et méthodes

Une étude prospective chez des hommes traités d’un cancer de prostate par agoniste du LH-RH a été réalisée. Les fonctions cognitives de 18 patients traités par analogues du LH-RH ont été évalué par le Mini Mental State (MMS). Leur mémoire a été évaluée par le test de Grober-Buschke et test de Rey, leur attention et fonctions exécutives par le Trail Making Test et Montgomery Asberg Depression Rating (MADRS) avant l’induction de la suppression androgénique. Le niveau préthérapeutique de chaque malade a été comparé aux mêmes tests après six et 12 mois de traitement hormonal.


Résultats

Quatorze malades sur 18 ont été éligibles avec un PSA médian de 22ng/ml (13–659), une testostérone plasmatique de 477ng/dl (398–583) qui ont diminué à 1 et 37ng/dl, respectivement. La mémoire visuelle (test de Rey) a été significativement améliorée à M6 (p  : 0,01) et M12 (p  : 0,02), ainsi que la mémoire des chiffres envers (WAIS) à M6 (p  : 0,03).


Conclusion

Après 12 mois de suppression androgénique, nos résultats n’ont pas permis de mettre en évidence une altération des performances cognitives globales et nécessiteraient une étude plus étendue prospective multicentrique.


Objective

To evaluate secondary effects on cognitive functions as memory and attention impairments in men treated by androgen suppression for cancer of prostate.


Material and methods

A prospective study on men treated with luteinizing hormone-realising hormone analogues (LH-RH analogues) for cancer of prostate was designed. Eighteen men were evaluated with cognitive tests as Mini Mental State (MMS), memory evaluation (Grober-Buschke, Rey Test), attention and executive test (Trail Making Test and Montgomery Asberg Depression Rating Scale [MADRS]) before beginning androgen suppression. Base line pretreatment assessments of every patient were compared with similar tests after six and 12 months of hormone therapy.


Results

On 18 patients, 14 were eligible with pretreatment-median PSA of 22ng/ml (13–659), testosterone of 477ng/dl (398–583), which decreased to 1 and 37ng/dl, respectively. Visual-memory test (Rey test) was significantly improved at M6 (p : 0,001) and M12 (p : 0,02) as was the inversed number-memory test (WAIS) after M6 of androgen suppression and (p : 0,03).


Conclusion

After 12 months of androgen suppression, global cognitive performances were preserved. Our results failed to observe impairment of cognitive function. This deserves more important prospective study.

Mots clés:
cancer de prostate / Suppression androgénique / Cognition
Mots-clés:
prostate cancer / Androgen deprivation / Cognitive changes
Étiologie et prise en charge de la dysfonction érectile chez l'insuffisant rénal chronique
2009
- Réf : Prog Urol, 2009, 1, 19, 1-7


La dysfonction érectile (DE) a une incidence plus élevée chez les patients suivis pour une insuffisance rénale chronique et chez les transplantés rénaux puisqu’elle concerne plus de 50 % d’entre eux. Sa sévérité est directement corrélée à la gravité de la maladie. La DE est responsable d’une altération de la qualité de vie. La physiopathologie est complexe et l’origine multifactorielle, impliquant les facteurs de risque classiques de DE (dysfonction endothéliale), certains facteurs organiques spécifiques (hyperurémie chronique et comorbidités) et les facteurs psychologiques. La prise en charge thérapeutique doit prendre en compte de façon combinée les facteurs psychologique et organique pour proposer un traitement spécifique à chaque patient. Si le nombre d’études dans cette population reste limitée, les inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5 sont en plein essor dans cette indication avec une efficacité et une sécurité d’utilisation prouvée. La pharmacocinétique des IDPE5 peut être perturbée par les traitements immunosuppresseurs. En seconde ligne, les injections intracaverneuses restent un traitement de référence dont l’efficacité a été démontrée. En cas d’échec, le recours aux prothèses péniennes reste envisageable chez les insuffisants rénaux et chez les transplantés.


Erectile dysfunction (ED) has a higher incidence in patients treated for chronic renal insufficiency or in patients who underwent kidney transplanation as it concerns more than 50% of them. Its severity is directly linked with the seriousness of the renal disease. ED is responsible of a deterioration of the quality of life. ED’s physiopathology is complex and multifactorial, involving a combination of classical risk factors (endothelial dysfunction), specific factors (e.g., chronic hyperuremia and co-morbidities) and psychological factors. Management of ED must take into account both sides of the disease in order to propose appropriate treatment; i.e, psychological concerns and organic matters. Although literature remains poor in this area, phosphodiesterase-5 inhibitors are increasingly used for these patients as they are safe and efficient most of the time. Pharmacokinetics of phosphodiesterase-5 inhibitors can be disturbed by the simultaneous use of immunosuppressor. As a second line, intra-cavernous injections remain a gold-standard treatment. In case of failure, penile prosthesis can even be considered in case of renal chronic insufficiency and in transplanted patients.

Mots clés:
Insuffisance rénale chronique / Transplantation rénale / Dysfonction sexuelle / érection / dysfonction érectile
Mots-clés:
Chronic renal insufficiency / Kidney transplantation / Sexual dysfunction / érection / erectile dysfunction
Kystes atypiques et tumeurs kystiques du rein : considérations anatomopathologiques, radiologiques et chirurgicales. Conclusions du forum AFU 2007
2009
- Réf : Prog Urol, 2009, 1, 19, 8-14


Des tumeurs malignes peuvent prendre un aspect kystique. Elles sont dominées par le carcinome à cellules rénales kystique multiloculaire habituellement de bas grade. Leur évolution métastatique est rare. La classification de Bosniak permet de différencier les lésions non suspectes (type I et II), les lésions suspectes (type III et IV) nécessitant une exérèse et les lésions nécessitant un suivi (type IIF). Le critère principal évoquant la malignité est un rehaussement des cloisons et des parois du kyste. Les kystes rénaux classés IIF nécessitent une surveillance par imagerie en coupe (TDM, IRM ou échographie) avec injection de produit de contraste. Le traitement des tumeurs kystiques repose sur la chirurgie. La néphrectomie partielle est recommandée dans ce type de tumeur quelle que soit la taille. La laparoscopie est une technique validée entre des mains expertes. Concernant les kystes bénins, la ponction aspiration est peu efficace mais constitue un critère diagnostique. La résection chirurgicale du dôme saillant est la technique la plus efficace.


Malignant tumours may have a cystic appearance. They are dominated by multilocular cystic renal cell carcinoma, usually low-grade, which rarely metastasize. The Bosniak classification distinguishes non suspicious lesions (type I and II) from suspicious lesions (type III and IV) requiring resection and lesions requiring follow-up (type IIF). The main feature suggestive of malignancy is the enhancement of the septa and the walls of the cyst. Renal cysts classified as IIF require surveillance by contrast-enhanced imaging (CT, MRI or ultrasound). The treatment of cystic tumours is based on surgery. Partial nephrectomy is recommended in this type of tumour regardless of the size. Laparoscopy is a validated technique in experienced hands. Aspiration is not very effective for the treatment of benign cysts, but may be useful for diagnosis. Surgical resection of the roof of the cyst is the most effective technique.

Mots clés:
Kystes / Rein / Cancer / Bosniak / CCAFU
Mots-clés:
Cysts / kidney / Cancer / Bosniak / CCAFU
Plaies rénales par arme blanche : à propos de 20 cas
2009
- Réf : Prog Urol, 2009, 1, 19, 15-20


Objectif

Mettre en exergue les indications du traitement conservateur et chirurgical dans la prise en charge des plaies rénales par arme blanche.


Malades et méthodes

Étude rétrospective de 20cas colligés sur une période de six ans dans les CHU de Marrakech et Casablanca. Nous avons étudié les signes cliniques et biologiques à l’admission (pression artérielle, hémoglobine, hématocrite, créatinine), les résultats de l’uroscanner et de l’échographie abdominale, les lésions associées, le traitement et les complications.


Résultats

L’âge moyen était de 25ans (14–50ans), une hématurie macroscopique était présente dans 95 % des cas, le siège de la plaie était la fosse lombaire gauche (15cas), lombaire droite (quatre cas) et du flanc gauche (un cas). Six patients (30 %) ont eu des troubles hémodynamiques à l’admission. Le taux d’hémoglobine était inférieur à 10g/100ml dans 14cas (70 %), et une transfusion était nécessaire dans huit cas (40 %). Selon la classification de l’American Association of the Surgery Trauma, les lésions rénales ont été classées grade I (deux cas), grade II (quatre cas), grade III (six cas), grade IV (cinq cas) et grade V (trois cas). Quinze patients ont eu un traitement conservateur (75 %) et une montée de sonde double J pour une fuite urinaire dans deux cas. Les lésions étaient stables au scanner de contrôle, fait systématiquement à j10. Une néphrectomie d’hémostase était nécessaire dans cinq cas de grade IV (deux cas) et de grade V (trois cas). La durée d’hospitalisation était de 12jours (6–33jours).


Conclusion

Les moyens de drainage endourologique, associés à une réanimation adéquate et une surveillance armée, ont permis de limiter les complications et de minimiser le recours à la chirurgie chez des patients stables et bien sélectionnés. Le grade5 est une indication chirurgicale.


Objective

To assess the indication for operative and nonoperative management of renal stab wounds in patients hospitalised over the last six years.


Patients and methods

Retrospectively studied of 20cases over the last six years with penetrating kidney trauma, managed in two urologic departments of Marrakech and Casablanca. We studied the signs on admission (haematuria, blood pressure, haemoglobin and serum creatinine), associated lesions, treatment and complications. The imaging procedures comprised abdomen ultrasonography and abdomen computed tomography scan (CT).


Results

The mean age was 25-year-old (range: 14–50 years), macroscopic hematuria was present in 95%. The weapon introduction site was the left lumbar fossa in 15cases, the right lumbar fossa in four cases and the left flank in one case. Six patients (30%) presented with haemodynamic instability. Anaemia (<10g/dl) was found in 14cases (70%) and blood transfusion was necessary in eight cases (40%). According to the American Association of Trauma Surgery (AATS) classification of kidney trauma, our patients were classified as follows: Grade I (two cases), Grade II (four cases), Grade III (six cases), Grade IV (five cases) and Grade V (three cases). The conservative management was adopted for 15patients (75%), and two patients had a double pigtel ureteric stent for an important leakage of the contrast product. A CT scan was systematically performed ten days after the trauma and the kidney traumas lesions were often stabilized. Nephrectomy was performed for 5 patients (25%) grade IV (two cases) and grade V (three cases). The patients were discharged after a mean period of 12days (six to 33 days).


Conclusion

The development of interventional radiology, endourological drainage techniques and medical intensive care helps to limit the complications and to manage conservatively with a correct resuscitation for selected patient. A grade V is a surgical indication.

Mots clés:
Rein / Plaie ouverte / Arme blanche / Traitement
Mots-clés:
kidney / Open wound / White weapon / treatment
Quel est le taux de publication des communications présentées au congrès annuel de l'Association française d'urologie ?
2009
- Réf : Prog Urol, 2009, 1, 19, 60-64


Le congrès de l’Association française d’urologie (AFU) a lieu une fois par an. Une partie de ces communications est ensuite publiée dans des revues nationales ou internationales. Nous avons tenté d’analysé les critères de publications des communications de l’AFU.


Matériel

Nous avons récupéré toutes les communications présentées aux 94e et 95e congrès de l’AFU, respectivement, des années 2000 et 2001, à l’aide des suppléments de Progrès en urologie . Nous avons ensuite interrogé la base de données Medline sur une période allant de janvier 1996 à décembre 2006 et nous avons comparé les communications aux publications selon un certain nombre de mots clés.


Résultats

Le taux de publication global des communications du congrès de l’AFU était de 34,5 %. Des articles publiés, 38,6 % l’ont été dans l’année qui a suivi leur présentation au congrès mais la majorité des articles ont été publiés dans les deux ans suivant leur présentation (78,42 %). Le délai moyen de publication était de 16,9mois. Les études prospectives avaient un taux de publication de 44,1 % contre 24,8 % pour les études rétrospectives. Un article sur cinq était publié dans la revue Progrès en urologie (21,6 %).


Conclusions

Si seulement un tiers des communications du congrès de l’AFU sont ensuite publiées, 20 % d’entre elles le sont dans Progrès en urologie . Différents moyens pourraient être mis en œuvre pour augmenter ce taux. Le délai de publication, plus haut que les autres congrès, pourrait diminuer avec le nouveau mode de soumission informatisé de Progrès en urologie .


The meeting of the French Association of Urology (AFU) occurs once a year. Some communications are consequently published in national or international journals. We analysed the criteria of publication of works communicated during the AFU meeting.


Material

We analysed all the communications of the 94th and the 95th meeting of AFU from years 2000 and 2001, identified from the Progrès en urologie supplements. We then asked Medline covering a period of time from January 1996 to December 2006 and then compared communications to similar published articles.


Results

The overall publication rate was 34.5%. Articles (38.6%) were published the year following the meeting but the main articles were published the following 2 years after the meeting (78.42%). The mean time for publication was 16.9months. The prospective studies had a publication rate of 44.1% versus 24.8% for retrospective studies. One article over five was published in Progrès en urologie (21.6%).


Conclusions

Only one third of communications of the French meeting of urology was then published. Twenty percent were published in Progrès en urologie . Different way could increase the publication rate. The time for publication, higher for this meeting than for others, may decrease with the new submission website.

Mots clés:
Résumé / Publication / Congrès scientifique
Mots-clés:
Abstracts / Publication / Scientific meeting
Traitement des sténoses de la jonction pyélo-urétérale par endopyélotomie rétrograde au laser Holmium-Yag
2009
- Réf : Prog Urol, 2009, 1, 19, 27-32


But

L’endopyélotomie est une alternative reconnue pour le traitement des sténoses de la jonction pyélo-urétérale (JPU). Dans cette étude, nous rapportons notre expérience de l’endopyélotomie rétrograde par laser Holmium-Yag.


Patients et méthode

De juin 1999 à juillet 2005, 27 endopyélotomies rétrogrades au laser Holmium-Yag ont été réalisées chez 24 patients consécutifs ayant une sténose de la JPU (16 sténoses primitives). Les sténoses étaient de stade 1 et 2 dans 14 cas et stade 3 dans 13 cas. Un vaisseau polaire inférieur a été identifié par une angiotomodensitométrie chez sept des 24 patients. Une dilatation complémentaire au ballonnet a été réalisée lors de 17 des 27 interventions. Une sonde JJ systématique a été conservée pendant une médiane de six semaines. L’évaluation des résultats a été clinique et urographique (à un et six mois puis annuellement). Le recul moyen a été de 35±22,7 mois.


Résultats

La durée moyenne d’intervention a été de 49,8±17,9min et la durée médiane d’hospitalisation de quatre jours (2–10). Il y a eu deux pyélonéphrites postopératoires. Il y a eu 19 succès et huit échecs. Le délai de récidive en cas d’échec a été de 2,7±1 mois. Les facteurs de succès ont été un stade inférieur ou égal à 2 et l’absence de traitement primitif. Dans cette série, les patients ainsi sélectionnés ont eu 100 % de succès.


Conclusion

Cette étude a confirmé que l’endopyélotomie rétrograde au laser Holmium-Yag était un traitement peu morbide ayant une durée d’hospitalisation courte. Cette technique mini-invasive pourrait être proposée aux sténoses primitives de faible stade et sans vaisseau polaire.


Objective

To evaluate our results of retrograde laser endopyelotomy for uretero-pelvic junction obstruction.


Material and methods

Retrospective study of 27 consecutive retrograde laser endopyelotomies performed on 24 patients over a six years period (June 1999 to July 2005). Sixteen stenoses were primary. The level of obstruction was severe in 13 patients and moderate in 14 patients. A polar pedicle was diagnosed by pre-operative CT-angiography in seven cases. Balloon dilatation was performed in 17 procedures. A double J ureteral stent remained in place for six weeks mean. We evaluated results by a clinical examination and an excretory urography (at 1 and 6 months then annually). Mean follow-up was 35±22.7 months.


Results

Mean operating time and mean length of hospital stay were 49.8±17.9min and four days (range: 2–10 days). Two cases of pyelonephritis were observed. The overall success was 70%. In the eight unresolved cases, the failure appeared at 2.7±1 month mean. Success criteria were moderate level of obstruction and primary junction. Here, patients so selected have 100% of success.


Conclusion

Study confirmed retrograde laser endopyelotomy was safety with a short length of hospital stay. This minimally invasive procedure should be reserved to primary moderate stenoses without polar pedicle.

Mots clés:
jonction pyélo-urétérale / sténose / endopyélotomie / Rétrograde / Laser Holmium-YAG
Mots-clés:
ureteropelvic junction / stenosis / endopyelotomy / Rétrograde / Holmium laser
Travaux scientifiques : présentation orale ou publication écrite ?
2009
- Réf : Prog Urol, 2009, 1, 19, 64-65

Mots clés:
E.
Mots-clés:
Abstracts / Publication / Scientific meeting
Tumeur épithéliale primitive de la tête de l'épididyme
2009
- Réf : Prog Urol, 2009, 1, 19, 66-68


Nous rapportons ici l’observation d’un homme de 44 ans, chez qui nous avons découvert de façon fortuite un carcinome primitif, peu différencié d’origine épithéliale de la tête de l’épididyme. La rareté de ce diagnostic a fait pratiquer un bilan exhaustif à la recherche d’une tumeur primitive, sans succès. Malgré une exérèse chirurgicale précoce, le patient a récidivé sous forme d’une évolution métastatique ganglionnaire. L’évolution a mis en évidence une faible sensibilité à la chimiothérapie de cette tumeur exceptionnelle. Les tumeurs malignes de l’épididyme sont exceptionnelles. Elles doivent faire rechercher une tumeur primitive. Le traitement fait appel à la chirurgie d’exérèse, idéalement par voie inguinale, associé à une chimiothérapie qui sera adapté au type histologique.


The authors report the case of a 44-year-old man in whom a poorly differentiated primary carcinoma of the head of the epididymis was discovered incidentally. Due to the rarity of this diagnosis, a comprehensive assessment was performed looking for a primary tumour, but without success. Despite early surgical resection, the patient developed lymph-node metastases. This exceptional tumour showed low sensitivity to chemotherapy. Malignant tumours of the epididymis are exceptional and require investigations to detect a primary tumour. Treatment is based on surgical resection, ideally via an inguinal incision, combined with chemotherapy adapted to the histological type.

Mots clés:
Carcinome / épithélial / épididyme
Mots-clés:
Carcinoma / épithélial / Epididymis
Tuna : étude rétrospective à propos de 28 patients, résultats et évaluation du retraitement à 20 mois
2009
- Réf : Prog Urol, 2009, 1, 19, 54-59


But

Évaluer l’efficacité et la morbidité du traitement par radiofréquence (Tuna) de l’hypertrophie bénigne de prostate (HBP) chez des patients en échec de traitement médical à travers une série de 28 cas et une revue de la littérature.


Matériel et méthodes

Entre septembre 2003 et juillet 2007, 31 patients ont été traités par radiofréquence pour une HBP. Leur statut mictionnel a été évalué par le score IPSS, le score de qualité de vie, la débitmétrie et le résidu postmictionnel (RPM). L’efficacité du traitement a été évaluée de façon rétrospective sur l’évolution de ces paramètres après un suivi moyen de 20 mois (5–47). Afin d’évaluer la morbidité du traitement, les complications précoces et tardives ont été prises en considération. Le retentissement sur la fonction érectile et la satisfaction des patients ont été évalués par questionnaire.


Résultats

Vingt-huit patients, d’âge moyen 59,5 ans (50–76), ont été inclus dans l’étude. Avec un recul moyen de 20 mois, une amélioration significative du statut mictionnel a été trouvé pour le score IPSS, le score de QdV, le Qmax (p <0,001) et le RPM (p <0,005). Concernant la morbidité du traitement, peu d’événements indésirables ont été notés, et notamment aucun impact négatif sur la fonction sexuelle. Après 20 mois de suivi moyen, 15 patients (53,6 %) ont arrêté leur traitement médical, dix patients (35,7 %) poursuivent un traitement médical et trois patients (10,7 %) ont eu recours à un traitement chirurgical de l’HBP. Le taux de retraitement est donc de 46,4 %. Parmi les 15 patients ayant arrêté leur traitement médical, dix sont satisfaits du résultat.


Conclusion

La radiofréquence est une technique qui donne des résultats significatifs sur les symptômes urinaires liés à l’HBP. Le principal avantage de cette technique est sa faible morbidité. Cependant, presque un patient sur deux a été retraité après 20 mois de suivi moyen. Ce taux de retraitement est particulièrement élevé en regard du coût de cette technique. La place du Tuna dans le traitement de l’HBP reste donc à mieux définir.


Purpose

To estimate the efficiency and morbidity of the radiofrequency (Tuna) for treatment of symptomatic benign prostatic hyperplasia (BPH) in patients with medical treatment failure.


Material and methods

Between September 2003 and July 2007, 31 patients, mean age 59,5 years (50–76), were treated for BPH with Tuna. Patients had initially received medical treatment, which happened to fail and Tuna was offered as surgical treatment. Available clinical data of 28 patients was retrospectively analyzed. Mictionnel status was estimated with International Prostatic Symptoms Score (IPSS), urinary peak flow (UPF) and post void residual urine (PVR). Quality of life issues were also addressed. Efficiency of treatment was estimated on the evolution of these parameters after an average follow-up of 20 months (5–47). To estimate morbidity of treatment, peroperative and late complications were assessed.


Results

Twenty-eight patients were included in the study. At a mean follow-up of 20 months, a significant improvement of the mictionnel status was found for the IPSS, the quality of life, the Qmax (p <0,001) and the PVR (p <0,005) and quality of life. Morbidity was verified as minimal in the series. At a follow-up period of 20 months, 15 patients (53,6%) had stopped medical treatment, 10 patients (35,7%) pursued medical treatment and three patients (10,7%) had undergone another type of surgical treatment for BPH. The rate of re-treatment in the series was 46,4%. Among the group of patients without any medical treatment (15 patients), 10 patients reported satisfactory quality of life.


Conclusion

Tuna is a technique with significant good results for the treatment of LUTS-BPH. The main advantage of this technique is its low morbidity, however, the rate of retreatment was observed as high. Series of patients with long-term follow-up should provide evidence to objectively define the role of Tuna in BPH surgical treatment.

Mots clés:
TUNA / Radiofréquence / Hypertrophie bénigne de prostate / Traitement
Mots-clés:
TUNA / Radiofrequency / Benign prostatic hyperplasia / treatment
Uretère rétrocave : à propos de 16 cas
2009
- Réf : Prog Urol, 2009, 1, 19, 33-38


Introduction et objectifs

Analyser les résultats postopératoires de l’urétère rétrocave.


Matériel et méthodes

Notre article a été une étude clinique rétrospective d’une série de 16 patients (six femmes et dix hommes), âgés de 15 à 45 ans, dont l’âge moyen était de 38 ans (15–45 ans), traités dans la période de 1975 jusqu’à 2005, ayant un uretère rétrocave. La période moyenne de suivi a été 18 mois (de 12 à 34 mois). Tous les patients ont été évalués par le protocole diagnostique standard, durant la période donnée et soumis à un traitement chirurgical par une des techniques chirurgicales suivantes : résection de l’uretère et anastomose du bassinet au bassinet ; résection de l’uretère et anastomose pyélo-urétérale ; résection de l’uretère et anastomose urétéro-urétérale termino-terminale oblique ; néphrectomie.


Résultats

La durée moyenne de l’opération a été de 95min. Dans les suites postopératoires tardives, deux patients (13 %) ont eu une sténose de l’uretère sur l’anastomose urétéro-urétérale termino-terminale oblique. Chez un patient, il a été réalisé une révision avec résection de l’uretère et réanastomose et chez l’autre patient, il a été réalisé une dilatation antérograde de la sténose. Chez les deux patients, les suites postopératoires étaient normales. Tous les patients ont été soumis à des examens de contrôle après six mois. Le résultat était satisfaisant indiquant une réduction de l’hydronéphrose et amélioration de la fonction rénale.


Conclusion

La chirurgie par voie ouverte de l’uretère rétrocave a été une chirurgie peu morbide et efficace. La surveillance des patients est cependant nécessaire car le risque de sténose secondaire a été de 13 %. La chirurgie laparoscopie est probablement la voie d’abord qui devrait se substituer à la voie ouverte.


Introduction and objectives

To analyse the postoperative results of surgical treatment for retrocaval ureter.


Material and methods

The authors report a retrospective clinical study of a series of 16 patients (six women and 10 men) with a mean age of 38 years (range: 15–45 years) with retrocaval ureter treated between 1975 and 2005. The mean follow-up was 18 months (range: 12 to 34 months). All patients were evaluated by the standard diagnostic protocol for the time and were treated by one of the following surgical techniques: resection of the ureter and renal pelvis to renal pelvis anastomosis; resection of the ureter and pyelo-ureteric anastomosis; resection of the ureter and oblique end-to-end uretero-ureteric anastomosis; nephrectomy.


Results

The mean operating time was 95min. Late postoperative follow-up revealed two cases (13%) of ureteric stenosis at the site of the oblique end-to-end uretero-ureteric anastomosis. Surgical revision was performed in one patient with resection of the ureter and reanastomosis, while anterograde dilatation of the stenosis was performed in the other patient. The postoperative course was uneventful in both patients. All patients were reviewed at six months with a satisfactory result, corresponding to reduction of hydronephrosis and improvement of renal function.


Conclusion

Over the last 30 years, the diagnosis of retrocaval ureter has become more reliable and less invasive. Satisfactory results can be obtained with conventional surgical management.

Mots clés:
Urétère rétrocave / Diagnostic / traitement chirurgical
Mots-clés:
Retrocaval ureter / Diagnosis / Surgical treatment
Urétérorénoscopie perlaparoscopie dans le traitement des calculs du rein
2009
- Réf : Prog Urol, 2009, 1, 19, 21-26


But

Nous avons étudié l’efficacité et la morbidité de l’urétérorénoscopie pour l’extraction de calculs, au cours d’une intervention laparoscopique sur l’uretère ou la jonction pyélo-urétérale.


Patients et méthodes

Six patients ayant un calcul urétéral lombaire résistant à la lithotritie extracorporelle (LEC) et quatre patients ayant un syndrome de la jonction pyélo-urétérale (JPU) ont été étudiés. Chaque patient avait un à cinq calculs rénaux associés. Les patients ont été opérés par urétérolithotomie ou pyéloplastie laparoscopiques transpéritonéales. Une endoscopie du haut appareil urinaire a été réalisée dans le même temps opératoire. Un urétéroscope, souple (cinq cas) ou semi-rigide (un cas), a été utilisé après urétérolithotomie. Un fibroscope (quatre cas) a été utilisé avant pyéloplastie. L’endoscope a été introduit par le trocart de fosse iliaque et les calculs extraits à la sonde à panier. Les patients ont été suivis par radiographie d’abdomen sans préparation (ASP) à 24heures, par urographie intraveineuse à six semaines, puis par ASP et échographie annuelles.


Résultats

Aucune complication peropératoire n’est survenue. Neuf des dix patients ont eu une extraction complète des calculs rénaux (un patient n’a eu l’extraction que de quatre des cinq calculs). Aucune lésion du matériel d’endoscopie n’a été observée. Aucune fistule ni sténose de la voie excrétrice n’a été diagnostiquée après un suivi minimum de 18 mois.


Conclusion

L’urétérorénoscopie perlaparoscopie est efficace, sûre et reproductible. Elle nécessite de maîtriser à la fois les techniques de laparoscopie et d’endoscopie du haut appareil urinaire. L’évaluation de cette intervention doit être poursuivie.


Purpose

We studied the efficiency and the morbidity of endoscopic removal of kidney stones during laparoscopic removal of ureteral stone.


Material and methods

Six patients presenting with an ureteral stone resisting to ESWL and four patients presenting with an UPJ obstruction were studied. Every patient had one to five associated kidney stones. The patients were operated with transperitoneal laparoscopic ureterolithotomy or pyeloplasty. An endoscopy of the upper urinary tract was realized during the same operating time through laparoscopic access. A flexible ureteroscope (five cases) or semi-flexible ureteroscope (one case) were used after ureterolithotomy. A fibroscope (four cases) was used before pyeloplasty. The endoscope was introduced through the port of the iliac fossa and the stones were extracted with a basket grasper. The patients were followed by abdominal plain film 12 weeks after surgery, by IPV six weeks after surgery and then annually with abdominal plain film and ultrasound.


Results

No operative complication arose. Nine of 10 patients had a complete extraction of the kidney stones (one patient had an extraction only of four out of five kidney stones). No damage of any endoscope was observed. At a minimum follow-up of 18 months, no fistula nor stenosis of the ureter was diagnosed.


Conclusion

Endoscopic removal of kidney stones through laparoscopic access of the upper urinary tract is effective, sure and reproducible. Such procedure requires experience in laparoscopy and endoscopy of the upper urinary tract. The evaluation of this procedure must be pursued.

Mots clés:
calcul urétéral / Syndrome de la jonction pyélourétérale / calcul rénal / Urétéroscopie / fibroscopie
Mots-clés:
Ureteral stone / Uretero pelvic junction obstruction / Renal stone / ureteroscopy / Fibroscopy