Base bibliographique

Cytoreductive surgery for stage IV renal cell carcinoma
Cytoreductive surgery for stage IV renal cell carcinoma
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1995, 154, 32-34

BUT : Apprécier l'intérêt d'une chirurgie de réduction de masse tumorale dans les cas de cancer du rein avancé, avant immunothérapie. PATIENTS ET METHODES : Les auteurs ont revu rétrospectivement les dossiers de 30 patients porteurs d'un adénocarcinome rénal stade IV qui ont eu une néphrectomie associée à une métastasectomie (poumon 16 cas, foie 5 cas, cerveau 1 cas) ou une chirurgie de nécessité (résection colique 4 cas, splénectomie 2 cas, pontage coronarien 1 cas). RESULTATS : 17% des patients sont décédés dans les 30 jours post-opératoires et 50% des patients ont eu des complications post-opératoires. Seuls 7 patients (23%) ont finalement eu une immunothérapie à base d'Interleukine seule ou en association avec l'Interferon alpha. Parmi ces patients, 3 ont eu une réponse complète, durable dans 2 cas et un patient a eu une réponse partielle. CONCLUSION : La chirurgie de réduction tumorale n'apporte aucun bénéfice dans la prise en charge du cancer du rein avancé.

To facilitate the regression of extra renal disease in response to systemic therapy, cytoreductive surgery has been advocated as step 1 in the treatment of stage IV renal cell carcinoma. To determine the effect of surgery on subsequent clinical course, we reviewed the treatment records of 30 patients with known stage IV carcinoma of the kidney who underwent nephrectomy or additional procedures in preparation for systemic therapy. Of 30 patients only 7 (23%) underwent systemic therapy postoperatively. Progression of the disease, surgical morbidity and mortality were the factors preventing 77% of our patients from continuing with treatment. Since regression of extra renal lesions is the goal of systemic therapy, our data suggest that nephrectomy and most other cytoreductive operations in preparation for systemic therapy are not efficient treatment strategies.

Mots clés:
kidney / tumor / cytoreduction surgery / immunotherapy
Mots-clés:
Kidney / tumor / cytoreduction surgery / Immunotherapy
Cytoreductive surgery prior to interleukin-2-based therapy in patients with metastatic renal cell carcinoma.
Cytoreductive surgery prior to interleukin-2-based therapy in patients with metastatic renal cell carcinoma.
2001
- Article original
- Réf : Urology, 1993, 42, 250-258

De mai 1985 à décembre 1990, 93 patients porteurs de métastases cliniques d'un cancer du rein en place ont subi une chirurgie de réduction du volume tumoral préalable à une thérapie générale à base d'interleukine-2. Ces patients présentaient des métastases de localisation typique et des syndromes paranéoplasiques. Les patients ont subi l'ablation de la tumeur primitive, et une réduction tumorale des métastases quand elle était possible sans danger. 32% des patients (30/93) ont subi une chirurgie complémentaire en plus de la néphrectomie, essentiellement en raison de la taille de la tumeur primitive et de son extension dans les tissus adjacents. 13% des patients (12/93) ont eu des complications post-opératoires. Il n'y a pas eu de décès péri-opératoire. 40% des patients (37/93) qui ont subi la néphrectomie n'ont pas pu recevoir l'immunothérapie, en raison de la progression de la maladie. Un statut ECOG supérieur ou égal à 2 était le seul facteur de risque significatif associé à l'impossibilité de subir l'immunothérapie (p= 0,043). Le taux de réponse à l'immunothérapie chez les 56 patients traités par interleukine-2 a été de 27% (4 réponses complètes, 11 réponses partielles).

From May 1985 to December 1990, 93 patients with the clinical diagnosis of metastatic renal cell carcinoma and their primary tumor in place were evaluated for cytoreductive surgery as preparation for systemic therapy with regimens based on interleukin-2. These patients had typical sites of metastatic disease and manifestations of paraneoplastic syndromes. Patients underwent removal of the primary tumor, as well as debulking when this could be performed safely. Thirty-two percent of patients (30/93) had a second surgical resection in addition to their nephrectomy, frequently because of the large size of the primary tumor and its invasion of adjacent structures. Thirteen percent of patients (12/93) experienced postoperative complications. There were no perioperative mortalities. Forty percent of patients (37/93) who underwent nephrectomy could not be treated with immunotherapy, usually because of progression of disease. A preoperative ECOG status greater than or equal to 2 was the only significant risk factor associated with failure to undergo immunotherapy (P = 0.043). The response rate to immunotherapy in the 56 patients receiving interleukin-2 was 27 percent (4 CR, 11 PR)

Mots clés:
kidney / tumor / metastasis / cytoreduction surgery / immunotherapy
Mots-clés:
Kidney / tumor / Metastasis / cytoreduction surgery / Immunotherapy
Decline in semen quality among fertile men in Paris during the past 20 years
Decline in semen quality among fertile men in Paris during the past 20 years
2001
- Article original
- Réf : N Engl J Med, 1995, 332, 281-285

Plusieurs études ont suggéré que la qualité de la fertilité du sperme avait diminué ces cinquante dernières années mais cela n'a jamais été démontrée. METHODE : De 1973 à 1992 Les auteurs ont mesuré le volume du liquide séminal, la concentration du sperme, le pourcentage de mobilité et de spermatozoïdes normaux chez 1351 hommes fertiles. L'ensemble des résultats a été analysé par la banque du sperme à Paris. RESULTATS : Les résultats ont été analysés chaque année en fonction de l'âge du donneur, de l'année du don, de la date de naissance du donneur et de la durée d'abstinence avant le recueil du sperme. Il n'y a aucun changement dans le volume du sperme pendant la période étudiée. La concentration du sperme décroît de 2,1% par année, de 89 millions-ml en 1973 pour atteindre 60 millions-ml en 1992 (p

BACKGROUND. Several studies have suggested a population-wide decline in the quality of semen over the past 50 years, but clear evidence for decreasing semen quality in recent decades is lacking. METHODS. From 1973 through 1992 we measured the volume of seminal fluid, the sperm concentration, and the percentages of motile and morphologically normal spermatozoa in 1351 healthy fertile men. The data on the semen samples were collected at one sperm bank in Paris. The data in each calendar year were analyzed as a function of the year of donation, the age of each patient, the year of birth, and the duration of sexual abstinence before semen collection. RESULTS. There was no change in semen volume during the study period. The mean concentration of sperm decreased by 2.1 percent per year, from 89 x 10(6) per milliliter in 1973 to 60 x 10(6) per milliliter in 1992 (P

Mots clés:
andrology / fertility / semen
Mots-clés:
andrology / fertility / semen
Dedifferentiation of locally recurrent prostate cancer after radiation therapy. Evidence for tumor progression.
Dedifferentiation of locally recurrent prostate cancer after radiation therapy. Evidence for tumor progression.
2001
- Article original
- Réf : Cancer, 1993, 71, 3783-3787

DONNÉES DE BASE. Le cancer de la prostate non traité ou en cas d'échec thérapeutique peut manifester des caractères de malignité accrue avec le temps : c'est le phénomène de la progression tumorale. Il n'a pas été montré jusqu'ici que cela se produise après irradiation. Cette étude a été réalisée pour préciser ce point. METHODES. Le grade histologique assigné au moment du diagnostic a été comparé à celui assigné au moment de la récidive locale chez 49 patients ayant été traités initialement par irradiation pour adénocarcinome prostatique. RESULTATS. Les grades histologiques sont ceux du M.D. Anderson. Au moment du diagnostic initial, les grades se répartissaient de la facon suivante: 18 grade 1 (37%), 22 grade 2 (45%), 8 grade 3 (16%) et 1 grade 4 (2%). Au moment de la récidive, les grades tumoraux étaient : 3 grade 1 (6%), 14 grade 2 (29%), 14 grade 3 (29%) et 18 grade 4 (37%). Le glissement vers des grades plus élevés à la récidive est hautement significatif (p

BACKGROUND. Untreated or unsuccessfully treated prostatic adenocarcinoma may develop more malignant characteristics as time passes : the phenomenon of tumor progression. Whether this occurs after unsuccessful radiation therapy has not been answered. This study was designed to address that issue. METHODS. The histologic grades at initial diagnosis and at local recurrence were compared in 49 patients who experienced local recurrence after external beam radiation therapy. RESULTS. Tumor grades were assigned using the M. D. Anderson grading system. At the initial diagnosis, the grades were distributed as follows: Grade 1, 18 (37%), Grade 2, 22 (45%); Grade 3, 8 (16%); and Grade 4, 1 (2%). At recurrence, the grades were: Grade 1, 3 (6%); Grade 2, 14 (29%); Grade 3, 14 (29%); and Grade 4, 18 (37%). The shift to higher grades at recurrence was highly significant (P

Mots clés:
prostate / tumor / radiotherapy / recurrence / histoprognosis
Mots-clés:
prostate / tumor / radiotherapy / recurrence / histoprognosis
Déficit en IgA et abcès péri-rénaux multiples à Staphylococcus aureus à propos d'une observation
IgA deficiency and multiple Staphylococcus aureus perirenal abscesses. A case report.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 1106-1110

Nous rapportons l'observation d'un patient porteur d'un déficit en IgA, et ayant présenté à bas-bruit des abcès de la loge rénale. Du fait du caractère atypique de la clinique et de l'imagerie, le diagnostic n'avait pas été évoqué avant l'intervention chirurgicale. Malgré une chirurgie radicale, une récidive est survenue plusieurs semaines plus tard. A partir de cette observation, nous discutons les différents diagnostics possibles devant ce type d'images ainsi que les attitudes thérapeutiques lors de la prise en charge initiale. Nous évoquons les différents déficits immunitaires à rechercher face à un tableau infectieux particulier.

The authors report the case of a patient with IgA deficiency who presented with a low-grade renal abscess. Due to the atypical nature of the clinical features and imaging, the diagnosis was not established prior to surgery. Despite radical surgery, the abscess recurred several weeks later. In the light of this case, the authors discuss the various possible diagnoses that must be considered in the presence of these types of images and the therapeutic approach during initial management. They discuss the various immune deficiencies to be investigated in a particular infectious context.

Mots clés:
Rein / abcès / abcès périnéphrétique / anticorps
Mots-clés:
Kidney / Abscess / perirenal abscess / antibody
Définition de la cystite
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 8, 14-15

La cystite aiguë caractérise un état inflammatoire d'origine infectieuse atteignant la vessie entraînant brûlures mictionnelles, pollakiurie et pyurie. La cystite aiguë est dite simple (sans facteur de risque) lorsqu'elle survient chez une femme de 15 à 65 ans en dehors de la grossesse. C'est une infection bénigne guérissant rapidement et sans conséquence sur le rein ou sur la vessie. La cystite aiguë compliquée (ou avec facteur de risque) correspond à toute cystite survenant alors qu'il existe des facteurs de risque: sonde vésicale, résidu urinaire supérieur à 100 ml, uropathie malformative ou obstructive (lithiase, tumeur, vessie neurologique), terrain particulier (diabète, insuffisance rénale, immunodépression, neutropénie). Les cystites récidivantes (survenue de plus de 4 épisodes annuels), la cystite de la femme enceinte, de la fillette et chez l'homme dans tous les cas, sont des formes compliquées.

Mots clés:
infection urinaire / cystite aiguë
Mots-clés:
urinary tract infection / acute cystitis
Dehydroepiandrosterone in the treatment of erectile dysfunction: a prospective, double-blind randomized, placebo-controlled study.
Dehydroepiandrosterone in the treatment of erectile dysfunction: a prospective, double-blind randomized, placebo-controlled study.
2001
- Article original
- Réf : Urology, 1999, 53, 590-595

BUTS : En 1994, le Massachusetts Male Aging Study a rapporté une corrélation inverse entre le niveau sérique de dehydroépiandrostérone (DHEA) et l'incidence de l'insuffisance érectile. L'efficacité du traitement substitutif par la DHEA a été évaluée lors d'une étude randomisée contrôlée par placebo en double aveugle. PATIENTS ET MÉTHODES : Les critères d'inclusion comportaient : insuffisance érectile, examen physique et neurologique normal, concentrations sériques de testostérone, de déhydrotestostérone, de prolactine et de PSA normales, et concentration sérique de sulfate de DHEA en dessous de 1,5µmol/l. Tous les patients ont obtenu une érection complète après injection intra-caverneuse de 10µg de prostaglandine E1, avec une cavernosographie normale. Quarante patients ont été ainsi enrôlés dans l'étude et divisés au hasard en deux groupes de 20 patients. Le premier groupe a reçu 50 mg de DHEA per os par jour et le groupe 2 un placebo pendant 6 mois. L'index international de la fonction érectile (IIEF), un questionnaire en 15 points, a été établi pour évaluer les résultats du traitement. RÉSULTATS : La réponse au traitement était définie comme étant la possibilité d'obtenir une érection permettant une relation sexuelle satisfaisante. Le traitement par DHEA était associé à de meilleurs scores dans les cinq domaines de l'IIEF. Il n'y a pas eu d'impact du traitement par DHEA sur les concentrations sériques de testostérone, de prolactine et de PSA, ni sur le volume prostatique ou le résidu post-mictionnel. CONCLUSIONS : Ces résultats suggèrent que le traitement par DHEA per os pourrait améliorer l'insuffisance érectile. Bien que les groupes soient trop petits pour tirer des conclusions significatives, il existe une tendance qui mérite une confirmation par des études ultérieures.

OBJECTIVES: In 1994, the Massachusetts Male Aging Study presented an inverse correlation of the serum levels of dehydroepiandrosterone (DHEA) and the incidence of erectile dysfunction (ED). We evaluated the efficacy of DHEA replacement in the treatment of ED in a prospective, double-blind, randomized, placebo-controlled study. METHODS: The inclusion criteria included ED, normal physical and neurologic examinations, serum levels of testosterone, dihydrotestosterone, prolactin, and prostate-specific antigen (PSA) within the normal range, and a serum DHEA sulfate level below 1.5 micromol/L. Also all patients had a full erection after a pharmacologic erection test with 10O microg prostaglandin E1; pharmacocavernosography showed no visualization in corporeal venous structures. Forty patients from our impotence clinic were recruited and randomly divided into two groups of 20 patients each. Group 1 was treated with an oral dose of 50 mg DHEA and group 2 with a placebo one time a day for 6 months. The International Index of Erectile Function (IIEF), a 15-item questionnaire, was used to rate the success of this therapy. RESULTS: Therapy response was defined as the ability to achieve or maintain an erection sufficient for satisfactory sexual performance according to the National Institutes of Health Consensus Development Panel on Impotence. DHEA treatment was associated with higher mean scores for all five domains of the IIEF. There was no impact of DHEA treatment on the mean serum levels of PSA, prolactin, testosterone, the mean prostate volume, and the mean postvoid residual urine volume. CONCLUSIONS: Our results suggest that oral DHEA treatment may be of benefit in the treatment of ED. Although our patient data base is too small to do relevant statistical analysis, we believe that our data show a biologically obvious trend that justifies further extended studies.

Mots clés:
andrology / erectile dysfunction treatment / erectogenic drug / endocrine therapy / androgen
Mots-clés:
andrology / erectile dysfunction treatment / erectogenic drug / endocrine therapy / androgen
Demonstration of a rational strategy for human prostate cancer gene therapy.
Demonstration of a rational strategy for human prostate cancer gene therapy.
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1994, 151, 622-628

L'efficacité potentielle et la faisabilité d'une thérapie génique pour le cancer prostatique ont été étudiées. L'efficacité a été testée sur le modèle de cancer prostatique de rat Dunning. Des rats porteurs de tumeurs prostatiques anaplasiques et hormono-résistantes, traités avec des cellules de cancer prostatique manipulées génétiquement pour produire du GM-CSF humain (granulocyte-macrophage colony-stimulating factor), avaient une survie sans maladie plus longue qu'un groupe témoin de rats traités par un vaccin de cellules de cancer prostatique mélangées à du GM-CSF humain soluble. Un vaccin de cellules cancéreuses de prostate modifiées génétiquement a donc produit un traitement efficace pour une tumeur prostatique anaplasique et hormono-résistante dans ce modèle animal. Une évaluation de la faisabilité clinique de la thérapie génique du cancer prostatique chez l'homme reposant sur ces résultats a été entreprise. Des cellules de cancer prostatique, provenant de patients subissant une prostatectomie radicale pour cancer stade T2, ont été transfectées avec un rétrovirus (MFG-lacZ) portant le gène de la b- galactosidase. Le transfert de gène a été effectué dans chacun des 16 cas consécutifs (efficacité moyenne de transfection 35%, de 12 à 65%). La co-transfection avec un gène permettant ensuite la sélection par un traitement chimique n'a pas été nécessaire pour accroître le rendement de la transfection. L'analyse histo-pathologique a confirmé l'origine maligne de ces cellules et l'analyse en immuno-fluorescence de l'expression de la cytokératine 18 à confirmé le type épithélial-luminal dans chaque cas. Le taux de cellules obtenues (2,5 x108 cellules par gramme de cancer prostatique) était suffisant pour envisager une application clinique. Les cellules cancéreuses prostatiques autologues vaccinales ont été ensuite transfectées avec MFG-GM-CSF, et une sécrétion significative de GM-CSF humain a été obtenue dans chacun des 10 cas consécutifs. Des transfections successives ont augmenté la sécrétion de GM-CSF dans chacun des trois essais, montrant qu'une augmentation de la dose du gène pouvait être utilisée pour adapter l'expression désirée du gène à chaque patient. Ces résultats jettent les bases pré-cliniques de futurs essais cliniques de thérapie génique du cancer prostatique.

The potential efficacy and clinical feasibility of gene therapy for prostate cancer were tested. Efficacy was tested using the Dunning rat prostate carcinoma model. Rats with anaplastic, hormone refractory prostate cancer treated with irradiated prostate cancer cells genetically engineered to secrete human granulocyte-macrophage colony-stimulating factor (GM-CSF) showed longer disease-free survival compared to either untreated control rats or rats receiving prostate cancer cell vaccine mixed with soluble human GM-CSF. A gene modified prostate cancer cell vaccine thus provided effective therapy for anaplastic, hormone refractory prostate cancer in this animal model. An evaluation of the clinical feasibility of gene therapy for human prostate cancer based on these findings was then undertaken. Prostate cancer cells from patients with stage T2 prostate cancer undergoing radical prostatectomy were first transduced with MFG-lacZ, a retroviral vector carrying the beta-galactosidase reporter gene. Efficient gene transfer was achieved in each of 16 consecutive cases (median transduction efficiency 35%, range 12 to 65%). Cotransduction with a drug-selectable gene was not required to achieve high yield of genetically modified cells. Histopathology confirmed malignant origin of these cells and immunofluorescence analysis of cytokeratin 18 expression confirmed prostatic luminal-epithelial phenotype in each case tested. Cell yields (2.5 x 10(8) cells per gram of prostate cancer) were sufficient for potential entry into clinical trials. Autologous human prostate cancer vaccine cells were then transduced with MFG-GM-CSF, and significant human GM-CSF secretion was achieved in each of 10 consecutive cases. Sequential transductions increased GM-CSF secretion in each of 3 cases tested, demonstrating that increased gene dose can be used to escalate desired gene expression in individual patients. These studies show a preclinical basis for proceeding with clinical trials of gene therapy for human prostate cancer.

Mots clés:
prostate / tumor / gene therapy
Mots-clés:
prostate / tumor / gene therapy
Deoxyribonucleic acid ploidy of core biopsies and metastatic lymph nodes of prostate cancer patients: impact on time to progression.
Deoxyribonucleic acid ploidy of core biopsies and metastatic lymph nodes of prostate cancer patients: impact on time to progression.
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1993, 150, 400-406

La ploïdie cellulaire de biopsies prostatiques et ganglionnaires a été étudiée rétrospectivement chez 98 patients porteurs de cancer de prostate cliniquement localisé mais avec métastase ganglionnaire (T1: 1, T2: 29, T3: 55, T4: 2) et qui n'ont pas eu de prostatectomie. Si le rôle pronostique de la ploïdie cellulaire mesurée sur une pièce de prostatectomie radicale est bien connu, les biopsies de prostate ou de ganglions métastatiques ont été rarement étudiées. Parmi les 98 patients, 87 étaient évaluables pour la mesure de la ploïdie: 45 (52%) étaient diploïdes, 13 (15%) tétraploïdes et 29 (33%) aneuploïdes. La ploïdie de la tumeur primitive ou des métastases ganglionnaires est corrélée à la fois au nombre et à la rapidité de progression locale. Il existe également une corrélation entre le pourcentage de cellules en phase S ou S + G2 et le délai de survenue d'une progression.La plupart de ces patients font partie d'un protocole de l'EORTC étudiant de manière prospective et randomisée l'efficacité d'un traitement d'emblée par rapport à un traitement différé en cas de cancer de prostate localisé mais N+. Cette étude est actuellement en cours mais les résultats préliminaires montrent qu'une hormonothérapie d'emblée permet un intervalle de progression significativement plus long. Une analyse statitistique par régression selon le modèle de Cox a montré que hormonothérapie d'emblée est un facteur de bon pronostic plus important que la ploïdie. Le stade TNM et le grade histopronostic ne sont pas corrélés à la rapidité de progression locale. CONCLUSION : La mesure de la ploïdie cellulaire qui est possible par cytométrie en flux sur des biopsies fixées de prostate ou de matériel ganglionnaire permet une bonne approche pronostique du cancer de prostate.

We studied 98 patients with locally confined but lymph node positive prostatic cancer (1 stage T1, 29 stage T2, 55 stage T3 and 2 stage T4) who were not treated by radical prostatectomy. A retrospective analysis was done of deoxyribonucleic acid (DNA) ploidy of pretreatment core biopsies of the primary tumor and lymph node metastases. While DNA ploidy has been shown to be an important prognostic factor if applied to radical prostatectomy specimens, core biopsy specimens and nodal metastases have rarely been studied. Of the 98 patients 87 were evaluable for DNA ploidy: 45 (52%) had diploid, 13 (15%) had tetraploid and 29 (33%) had aneuploid tumors. The ploidy of the primary tumor and of the lymph node metastases correlated significantly with the rate of progression and interval to progression. Also, significant correlations were noted between the percentages of cells in the S phase or S plus G2 phases of the cell cycle and interval to progression. Most patients in this study are part of the European Organization for Research and Treatment of Cancer protocol 30846, a prospective randomized study of early versus delayed treatment in lymph node positive, otherwise locally confined prostate cancer. This study is ongoing. Early endocrine treatment was associated with a significantly longer interval to progression. In a Cox regression analysis of the prognostic factors involved in this study, early endocrine treatment was more important than ploidy or proliferation patterns. Stage (T category) and histopathological grade did not show a correlation with progression. Followup is still too short and the numbers of patients are too small for relevant subgroup analysis. DNA ploidy measurement by flow cytometry on archival (paraffin embedded) core biopsy and lymph node material is possible, and produces meaningful results in predicting the prognosis of prostatic cancer. Since this information can be made available before treatment decisions, its exact value in the management of locally confined prostate cancer can be determined.

Mots clés:
prostate / tumor / ploidy / lymph node metastasis / tumor growth
Mots-clés:
prostate / tumor / ploidy / lymph node metastasis / tumor growth
Dépistage du cancer de la prostate (I) : Evolution des connaissances et des pratiques depuis la conférence de consensus de 1989
Prostate cancer screening (1) : Progress in knowledge and techniques since the 1989 consensus conference.
2001
- Synthèse thématique
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 508-515

La politique de dépistage du cancer prostatique en France est définie par les recommandations établies lors d'une conférence de consensus en 1989. Le dépistage de masse ou individuel par le dosage sérique de l'antigène prostatique spécifique (PSA) n'est pas recommandé. Le Comité de Cancérologie de l'Association Française d'Urologie a actualisé les connaissances sur le dépistage du cancer prostatique depuis 1989. Les résultats sont publiés sous la forme d'un ensemble d'articles se référant aux critères utilisés comme pré-requis aux programmes de dépistage des cancers. Cet article décrit : 1) les recommandations actuelles de dépistage et de traitement en France et dans les autres pays, 2) 'évolution des connaissances concernant le pronostic, le diagnostic et la thérapeutique du cancer justifiant une réévaluation de la politique de dépistage, 3) la méthodologie et les résultats des études prospectives de dépistage et les projections de ces résultats sur la base de la population française. Malgré les recommandations de 1989, on observe une large pratique du dépistage individuel par dosage sérique du PSA à la fois du fait des caractéristiques du test (simplicité de la prise de sang, coût faible, valeur prédictive positive élevée) et d'une information du public par les média du risque de morbidité et de mortalité par cancer de prostate. Les données actuelles de la littérature ne permettent pas de connaître l'impact d'un dépistage par le PSA sur la morbidité et la mortalité par cancer prostatique. Des études prospectives randomisées sont en cours. L'absence de preuve d'un impact favorable du dépistage par le PSA n'est qu'une des causes de la controverse sur ce dépistage, l'autre cause étant l'importance des troubles iatrogénes induits par le dépistage. En cas d'élévation du PSA, les examens diagnostiques (biopsie) et les traitements curatifs (chirurgie ou radiothérapie) proposés sont invasifs, responsables d'une morbidité importante et d'une mortalité non négligeable. Enfin le coût d'un dépistage n'est pas connu. Les recommandations à venir doivent adapter leurs conclusions pour changer la situation actuelle où le cancer prostatique est à la fois considéré comme une maladie peu grave ne nécessitant pas d'être dépistée et une maladie grave dés lors qu'elle est connue justifiant, pour 95 % des urologues, chez un homme ayant plus de 10 ans d'espérance de vie, un traitement invasif et mutilant.

The prostatic cancer screening policy in France is defined by recommendations established at the 1989 consensus conference. Mass or individual screening by serum specific prostatic antigen (PSA) assay is not recommended. The Oncology Committee of the Association Française d'Urologie has up-dated the knowledge concerning prostatic cancer screening since 1989. The results are published in the form of a series of articles referring to the criteria used as prerequisites for cancer screening programmes. This article describes : 1) current screening and treatment recommendations in France and in other countries, 2 the progress in our understanding of the prognosis, diagnosis and treatment of prostatic cancer, justifying revision of the screening policy, 3) the methodology and results of prospective screening studies and the projections of these results on the basis of the French population. Despite the 1989 recommendations, individual screening by serum PSA assay is widely performed both due to the characteristics of the test (simple blood test, low cost, high positive predictive value) and information of the public by the media concerning the mordibidity and mortality related to prostatic cancer. The current data of the literature are unable to define the impact of PSA screening on the morbidity and mortality of prostatic cancer. Randomized prospective studies are currently underway. The absence of proof of a favourable impact of PSA screening is only one of the causes of the controversy concerning this screening technique, as another source of controversy is the magnitude of iatrogenic disorders induced by screening. In patients with raised PSA, the diagnostic examinations (biopsy) and curative treatments (surgery or radiotherapy) proposed are invasive, responsible for considerable morbidity and non-negligible mortality. Finally, the cost of screening remains unknown. Future recommendations must adapt their conclusions to changes in the current situation, in which prostatic cancer is simultaneously considered to be a non-serious disease which does not justify screening and a serious disease, as soon as the diagnosis is made, justifying, for 95% of urologists, an invasive and mutilating treatment in men with a life expectancy of more than 10 years.

Mots clés:
prostate / Tumeur / dépistage
Mots-clés:
prostate / tumor / Screening
Dérivation urétéro-rectale avec agrandissement rectal. Résultats cliniques
2001
- Technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 1992, 2, 874-881

Après cystectomie totale, il est des patients chez qui l'urèthre n'est pas utilisable et ne permet pas de réaliser une entéro-cystoplastie de substitution. Dans ces cas, une dérivation urétéro-colique ou rectale serait une alternative à une dérivation cutanée si l'on pouvait rendre ses classiques complications moins fréquentes. Une technique de dérivation urétéro-rectale avec agrandissement rectal a été réalisée chez 6 patients : un segment de grêle était prélevé, ouvert le long de son bord anti-mésentérique, replié en U et suturé aux berges d'une large rectotomie. Dans ce patch de grêle, les uretères étaient implantés selon la technique du sillon muqueux. Cette technique a été utilisée chez 4 hommes, après cystectomie totale, qui avaient un envahissement de l'urèthre prostatique par leur tumeur vésicale et 2 femmes pour incontinence par destruction sphinctérienne qui refusaient une dérivation cutanée. Aucune mortalité n'est à déplorer. Les complications post-opératoires ont été marquées par une fièvre prolongée résolutive dans deux cas. Sur 12 unités urétérales, 4 sténoses sévères ont dû être réopérées et 3 sténoses modérées ont été observées. Tous les patients sont continents de jour sauf une qui se plaint de fuites aux changements de position. La nuit, tous sont continents avec 2 levers nocturnes. Cette expérience préliminaire montre que l'agrandissement rectal au cours d'une dérivation urétérorectale est suivi de résultats fonctionnels très satisfaisants. La réalisation d'une valve d'invagination colorectale pour prévenir les troubles métaboliques ne paraît pas nécessaire. La technique d'implantation urétérale du sillon muqueux doit être abandonnée au profit d'un procédé utilisant un tube d'iléon interposé entre les uretères et le rectum.

Ureterorectal diversion with rectal enlargement. Clinical results.

Mots clés:
dérivation urinaire interne / vessie rectale
Mots-clés:
internal urinary diversion / rectal bladder
Dérivation urinaire continente à l'aide de la poche de Floride.
2001
- Technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 1992, 2, 616-622

Nous avons réalisé une dérivation urinaire continente (Poche de Floride) chez 151 patients. La technique fait usage d'un segment colique droit de grande taille, d'un segment iléal doublement plicaturé et assure la réimplantation des uretères directement, sans tunnel. Le taux de mortalité est de 1,3%. Le taux de complications précoces et tardives est très faible. Il y a 2,8% de patients incontinents. Nous n'avons enregistré aucune dégradation rénale radiologique ni aucune anomalie hydroélectrolytique conséquente. Cette opération est vivement recommandée aux chirurgiens qui pratiquent des dérivations urinaires continentes.

Continent urinary diversion using the Floride Pouch.

Mots clés:
dérivation urinaire externe continente / poche colique continente
Mots-clés:
continent external urinary diversion / continent colonic pouch
Dérivation urinaire continente par segment sigmoïdien tubulisé. Une alternative à la dérivation trans-appendiculaire.
Continent urinary diversion by tubulized sigmoid segment. An alternative to transappendicular diversion.
2001
- Technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 58-61

BUTS : Les auteurs proposent l'utilisation d'un tube sigmoïdien réimplanté dans la vessie en sous-muqueux et amené à la peau sur la ligne médiane ou dans l'ombilic comme méthode de dérivation urinaire continente permettant des sondages urinaires pluri-quotidiens lorsque l'appendice n'est pas utilisable.
MATERIEL ET METHODES : Trois adolescents présentant une vessie neurologique ont été traités avec ce procédé : le sommet de l'anse sigmoïde a été choisi pour confectionner un tube étanche à partir d'un segment de 4 cm de large ouvert sur son bord anti-mésentérique et suturé longitudinalement.
RESULTATS : Dans les trois cas, les suites post-opératoires ont été simples. La cystostomie s'est avérée étanche. Les sondages ont été réalisés sans aucune difficulté.
CONCLUSION : La confection d'un tube sigmoïdien est une alternative à l'utilisation de l'appendice pour la réalisation d'une dérivation urinaire continente selon le procédé décrit par Mitrofanoff. Cette technique est toujours réalisable du fait de la proximité du sigmoïde et de la vessie, ce qui n'est pas toujours le cas avec l'appendice. Ce tube est richement vascularisé et il présente l'avantage d'avoir un méso très étroit ne gênant pas la confection du trajet sous-muqueux intra-vésical.

OBJECTIVE : The authors propose the use of a sigmoid tube reimplanted submucosally in the bladder and brought out onto the skin in the midline or in the umbilicus as a method of continent urinary diversion allowing urinary catheterization several times a day when the appendix cannot be used.
MATERIALS AND METHODS : Three adolescents with neurogenic bladder were treated according to this procedure; the summit of the sigmoid colon loop was selected to form a continent tube from a segment 4 cm wide, opened along its antimesenteric border and sutured longitudinally. RESULTS : The postoperative course was uneventful in all 3 cases. The cystostomy was continent. Catheterizations were easily performed.
CONCLUSION : Creation of a sigmoid tube is an alternative to the use of the appendix for continent urinary diversion according to Mitrofanoff's procedure. This technique can always be performed due to the proximity of the sigmoid colon and bladder, which is not always the case with the appendix. This tube is richly vascularized and presents the advantage of a very narrow mesocolon which does not interfere with creation of the intravesical submucosal tunnel.

Mots clés:
dérivation urinaire externe continente / cystostomie continente
Mots-clés:
continent external urinary diversion / continent cystostomy
Des dangers de l'urétéroscopie à l'étage lombaire : à propos de 4 cas d'avulsion de l'uretère
Dangers of lumbar ureteroscopy : report of 4 cases of avulsion of the ureter.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 358-362

L'urétéroscopie est d'indication courante dans le traitement des lithiases de l'uretère pelvien. L'accès à l'uretère lombaire entraîne plus de complications: plaies, ruptures uretérales, hémorragies, ou lésions plus graves comme les avulsions de l'uretère. Nous présentons ici 4 cas d'avulsions. Il s'agissait de 4 hommes porteurs de lithiases de l'uretère lombaire traités par urétéroscopie, 2 d'entre eux après échec d'une lithotritie extracorporelle (LEC) in situ et d'une tentative de "flush" du calcul et les deux autres parce que la LEC n'était pas disponible. La lésion urétérale était liée à une sonde de Dormia dans 2 cas et à l'urétéroscope dans 2 cas. Le diagnostic et le traitement ont été immédiats chez 2 patients et tardifs chez les 2 autres. La réparation s'est faite par réimplantation urétérale sur lambeau de Boari (1 cas), par réimplantation sur vessie psoïque (1 cas), par urétéro-iléoplastie (1 cas) et par autotransplantation (1 cas). Les lésions urétérales empêchaient une urétéro-urétérostomie. La réimplantation urétérale sur vessie psoïque et/ou sur lambeau de Boari paraît être la méthode la plus simple, mais sa réalisation n'est pas toujours possible. En cas d'avulsion de la jonction pyélo-urétérale avec perte de substance importante, l'autotransplantation est une méthode de choix chez le sujet jeune. L'urétéro-iléoplastie semble réservée aux sujets âgés.

Ureteroscopy is frequently indicated in the treatment of stones of the pelvic ureter. Access to the lumbar ureter is associated with a higher complication rate : wounds, ureteric rupture, haemorrhage, or more serious lesions such as avulsions of the ureter. We present 4 cases of avulsion of the ureter seen in our department, corresponding to 4 men with stones of the lumbar ureter treated by ureteroscopy, 2 of them after failure of in situ extracorporeal lithotripsy (ESWL) and an attempt to "flush" the stone and the other two because ESWL was not available. The ureteric lesion was related to a Dormia catheter in 2 cases and the ureteroscope in 2 cases. The lesion was diagnosed and treated immediately in 2 patients and after a delay in the other 2 cases. Repair consisted of ureteric reimplantation on a Boari flap (1 case), implantation onto a psoas bladder (1 case), ureteroileoplasty (1 case) and autologous transplantation (1 case). Ureteric lesions prevented uretero-ureterostomy. Ureteric reimplantation on psoas bladder and/or Boari flap appears to be the simplest method, but it cannot always be performed. In the case of avulsion of the ureteropelvic junction with a large defect, autologous transplantation is a method of choice in young subjects. Ureteroileoplasty appears to be reserved for elderly patients.

Mots clés:
Uretère / Urétéroscopie / complication iatrogène / lésion traumatique / avulsion
Mots-clés:
ureter / ureteroscopy / iatrogenic complication / traumatic lesion / avulsion
Détection des cellules circulantes prostatiques par RT-PCR PSA
TexF-PU-99-00091084.html
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 1084-1089

Prog Urol 1999;9:1084-1089

Detection of circulating prostatic cells by PSA RT-PCR in prostate cancer.

Mots clés:
prostate / Tumeur / dépistage / biologie moléculaire / cellule circulante
Mots-clés:
prostate / tumor / Screening / molecular biology / circulating cell
Détection in vitro des cellules circulantes dans le cancer de la prostate par immunocytochimie, cytométrie en flux et RT-PCR PSA
In vitro detection of circulating prostate cancer cells by immunocytochemistry, flow cytometry and RT-PCR PSA.
2001
- Recherche - Physiologie
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 1058-1064

BUTS : Evaluer in vitro 3 méthodes de détection (immunocytochimie, cytométrie en flux et RT-PCR PSA) des cellules circulantes dans le cancer de prostate à partir d'un modèle de dilution de LNCaP (Lymph Node Cancer Prostate) dans des lymphocytes immortalisés.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : La comparaison in vitro des 3 techniques (immunocytochimie, cytométrie en flux, RT-PCR PSA) a été réalisée à partir d'une gamme de dilution de cellules LNCaP dans des lymphocytes humains immortalisés (concentration allant de 1 cellule LNCaP pour 100 lymphocytes à 1 cellule LNCaP pour l00 millions de lymphocytes). Les cellules ont été détectées par l'anticorps anti PSA (antigène spécifique de prostate) et PAP (phosphatase acide prostatique) en immunocytochimie, par l'anticorps anti pancytokératine couplé à un fluorescent en cytométrie en flux et par RT-PCR PSA.
RÉSULTATS : Le seuil de détection a été de l cellule LnCap pour 200 000 lymphocytes (1/2.105) pour l'immunocytochimie, de l cellule LNCaP pour 1 000 lymphocytes (l/1.103) pour la cytométrie en flux et de 1 cellule LN(laP pour l0 millions de lymphocytes (l/107) pour la RT-PCR PSA. CONCLUSION : La RT-PCR, par son seuil de détection le plus sensible apparaît comme la méthode de choix pour la détection de cellules épithéliales prostatiques. L'avantage de l'immunocytologie est l'approche quantitative. La cytométrie en flux se heurte au seuil de détection des appareils utilisés. La place de la détection des cellules circulantes dans le cancer de prostate comme facteur pronostique reste à clarifier. Cependant, leur détection et leur corrélation avec la tumeur primitive aideront à comprendre le phénomène métastatique.

OBJECTIVE : To evaluate 3 in vitro methods detection (immunocytochemistry, flow cytometry and RT-PCR PSA) of circulating prostate cancer cells from a model of uncap dilution in immortalised lymphocytes. METHODS : In vitro comparison of 3 techniques (immunocytochemistry, flow cytometry, RT-PCR PSA) was performed from a range of dilutions of LbCap cells in immortalised human lymphocytes (concentration range : 1 LnCap cell per 100 lymphocytes to 1 LnCap cell per 100 million lymphocytes). Cells were detected by anti-PSA (prostate specific antigen) and PAP (prostatic acid phosphatase) antibody by immunochemistry, by fluorescent linked antipancytokeratin antibody by flow cytometry and RT-PCR PSA. RESULTS : The limit of detection was 1 LnCap cell per 200,000 lymphocytes (1/2.105) for immunochemistry, 1 LnCap cell per 1,000 lymphocytes (1/1.103) for flow cytometry and 1 LnCap cell per 10 million lymphocytes (1/107) for RT-PCR PSA.
CONCLUSION : RT-PCR, due to its most perceptible limit of detection, appears to be the method of choice for the detection of prostatic epithelial cells. Immunocytochemistry has the advantage of providing a quantitative approach. Flow cytometry is limited by the limit of detection of the apparatus used. The pronostic significance of detection of circulating prostate cancer cells remains to be clarigied, but the detection of these cells and their correlation with the primary tumour will provide a better understanding of petastatic phenomena.

Mots clés:
prostate / Tumeur / PSA / cellule circulante / cytométrie
Mots-clés:
prostate / tumor / PSA / circulating cell / cytometry
Detection of clinically significant prostate cancer by transrectal ultrasound-guided systematic biopsies.
Detection of clinically significant prostate cancer by transrectal ultrasound-guided systematic biopsies.
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1992, 148, 829-833

Les biopsies systématiques sont un moyen sensible de détection du cancer prostatique mais exposent à la découverte de cancers sans signification clinique, c'est-à-dire ceux de volume inférieur à 0,5 cc. MATERIELS ET METHODES. 816 patients ont subi des biopsies systématiques trans-rectales echo-guidées (BSTE) après découverte d'une anomalie prostatique au toucher rectal ou d'une élévation du PSA sanguin. Les patients préalablement irradiés et les porteurs d'un cancer stade A n'ont pas été inclus. Les 6 biopsies ont été effectuées avec une aiguille 18 gauge et ont été repérées. Les 41 patients pour lesquels un foyer cancéreux de moins de 3 mm sur une seule des carottes a été identifié ont subi des biopsies complémentaires autour du site. 124 patients ont subi une prostatectomie radicale. Le specimen a été reconstruit dans l'espace par modélisation. RESULTATS. Un cancer a été découvert chez 442 des 816 patients (54%), et 124 ont subi une prostatectomie radicale. Sur ces 124 patients, 9 (7%) avaient un cancer de volume inférieur à 0,5 cc et 4 (3%) un cancer de volume inférieur à 0,2 cc. Dans ces 9 cas, le volume tumoral était proportionnel à la longueur du cancer sur la carotte. Pour 60 des 441 patients (14%), le cancer était présent sur un seul foyer de moins de 3 mm de longueur sur une seule des 6 carottes, et contenait du tissu bien différencié (élément de Gleason ? 3). Dix-sept de ces patients ont subi une prostatectomie radicale. Le volume tumoral moyen était de 1,7 cc (0,04 à 10,1 cc), et il était inférieur à 0,5 cc pour 7 patients et à 0,2 cc pour 4 patients. Les biopsies ont été répétées chez 41 des 60 patients. Dans un premier groupe de 16 patients, un autre foyer a été découvert. Dix patients ont subi une prostatectomie radicale et le volume tumoral moyen était de 2,4 cc ( 0,3 à 5,3cc), une seule tumeur ayant un volume inférieur à 0,5 cc. Les biopsies étaient négatives dans le deuxième groupe (20 patients), et les patients ont été surveillés. Dans le groupe 3 (5 patients), les biopsies ont retrouvé un foyer unique identique au foyer initial et les patients ont été surveillés. Il n'y avait pas de différence significative entre les groupes quant aux résultats du toucher rectal. Il y avait par contre une différence significative quant au PSA entre le groupe 2 (moyenne 15,6 - de 1,6 à 40,4 ng/ml) et le groupe 1+3 (moyenne 6,7 - de 0,4 à 22,8 ng/ml). DISCUSSION ET CONCLUSIONS. La généralisation des biopsies écho-guidées a amélioré la détection des cancers prostatiques, mais a également exposé à la découverte de cancers cliniquement non significatifs, c'est-à-dire non susceptibles de manifestation clinique jusqu'à l'âge estimé de décès du patient. L'étude a mis en évidence une bonne corrélation entre la longueur du foyer carcinomateux dans la carotte biopsique en cas de positivité d'une seule carotte et le volume tumoral. La répétition des biopsies semble le meilleur moyen de déceler un cancer significatif, supérieur au grade, au PSA ou aux données du toucher rectal.

Systematic biopsies are a useful, sensitive means to detect carcinoma of the prostate. However, multiple biopsies pose a risk for detecting clinically insignificant prostate cancer, that is those cancers less than 0.5 cc in volume, which occur in approximately 32% of all white men more than 50 years old. Systematic biopsies were positive for cancer in 442 of 816 patients and 60 (14%) demonstrated only a minute focus of cancer (3 mm. or less) in 1 of the 6 biopsy specimens. In 27 patients with these minute foci who underwent radical prostatectomy a wide range of cancer volumes was observed; 30% of these 27 cancers were less than 0.5 cc (15% less than 0.2 cc) and may not have required therapy. Thus, the overall risk of detecting an insignificant cancer is 4.0% with systematic biopsies. Performance of confirmatory biopsies in patients with a minute focus (3 mm. or less) of cancer on initial systematic biopsies resulted in cancers less than 0.5 cc being removed in only 1 of 10 radical prostatectomies (10%, none was less than 0.2 cc). Thus, with the addition of confirmatory biopsies the risk of detecting insignificant cancer is 1.4%. Conservative management is recommended for patients without significant cancer on repeat biopsies in whom initial biopsies have revealed only a minute focus of cancer in 1 of the biopsy cores. We believe that concern is also warranted for patients who have 3 mm. or less of cancer demonstrated by several nonsystematic biopsies directed at a suspicious hypoechoic lesion in whom the digital rectal examination is normal.

Mots clés:
prostate / tumor / Screening / Biopsy / transrectal ultrasonography
Mots-clés:
prostate / tumor / Screening / biopsy / transrectal ultrasonography
Detection of extracapsular extension of prostate carcinoma with endorectal and phased-array coil MRImaging : multivariate feature analysis.
Detection of extracapsular extension of prostate carcinoma with endorectal and phased-array coil MRImaging : multivariate feature analysis.
2001
- Article original
- Réf : Radiology, 1997, 202, 697-702

BUTS : Le but du travail est de déterminer quels sont les éléments de l'imagerie par résonance magnétique nucléaire qui sont les plus aptes à prédire l'extension extra-capsulaire du cancer de prostate. PATIENTS ET METHODES : Chez 77 patients qui avaient un cancer de prostate de stades PT 2 ou PT 3, les imageries par résonance magnétique nucléaire ont été revues de façon rétrospective par 3 lecteurs ayant une expérience variée de l'interprétation des imageries par antenne endo-rectale de la glande prostatique. Les facteurs qui ont été analysés à partir de l'imagerie on compris le contact rapproché de la tumeur, une effraction minime de la capsule, des effractions irrégulières, une oblitération de l'angle recto-prostatique et une asymétrie des bandelettes neuro-vasculaires. L'analyse de régression multivariée a été réalisée pour déterminer la valeur relative de chacun de ces facteurs analysés en IRM. RESULTATS : A partir de l'analyse multivariée, les auteurs ont pu déterminer que l'oblitération de l'angle recto-prostatique et que l'asymétrie des bandelettes neuro-vasculaires étaient les éléments les plus prédictifs de l'extension extra-capsulaire avec une spécificité de plus de 95% et une sensibilité de 38%. La mauvaise qualité des images réduisait la précision de l'interprétation pour tous les lecteurs. Le lecteur le plus expérimenté a eu une précision globale de 77% pour déterminer l'extension extra-capsulaire. CONCLUSIONS : L'oblitération de l'angle recto-prostatique et l'asymétrie des bandelettes neuro-vasculaires ont été les indicateurs les plus précis de l'extension extra-capsulaire. L'expérience du lecteur joue un rôle important dans la capacité à interpréter les images prostatiques en IRM est un facteur important de variabilité inter-individuelle.

PURPOSE: To determine which magnetic resonance (MR) imaging features are most predictive of extracapsular extension of prostate carcinoma. MATERIALS AND METHODS: In 77 patients who had stage pT2 or pT3 prostate carcinoma, MR images were retrospectively reviewed by three readers with varying experience in interpretation of endorectal coil images of the prostate gland. MR imaging features assessed were broad tumor contact, smooth capsular bulge, irregular bulge, obliteration of the rectoprostatic angle, and asymmetry of the neurovascular bundle. Multi variate logistic regression analysis was performed to determine the relative value of each MR imaging feature.RESULTS: At multivariate analysis, obliteration of the rectoprostatic angle and asymmetry of the neurovascular bundle were most predictive of extracapsular extension, with a specificity of up to 95% and sensitivity of 38%. Poor-quality images reduced accuracy for all readers. The most experienced reader demon strated overall accuracy of 77% in de termination of extracapsular exten sion.CONCLUSION: Obliteration of the rectoprostatic angle and asymmetry of the neurovascular bundle were most indicative of extracapsular extension. Reader experience plays an important role in the ability to interpret prostate MR images and is an important contributor to interobserver variability.

Mots clés:
prostate / tumor / magnetic resonance imaging / Staging
Mots-clés:
prostate / tumor / magnetic resonance imaging / staging
Detection of prostate cancer relapse with prostate specific antigen monitoring at levels of 0.001 to 0.1 µG-L
Detection of prostate cancer relapse with prostate specific antigen monitoring at levels of 0.001 to 0.1 µG-L
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1997, 157, 913-918

BUTS : Le développement de différents kits de dosage du PSA avec des limites de détection atteignant approximativement 0,001 µg-l est actuellement techniquement faisable. Les auteurs ont analysés les modifications du taux de PSA de 0,001 à 0,1 µg-l pendant plus de 3 ans après prostatectomie radicale afin d'en rechercher la valeur clinique. PATIENTS ET METHODES : Les auteurs ont étudiés les observations de 148 patients ayant un PSA post-opératoire de moins de 0,1 µg-l avec un kit de dosage conventionnel du PSA. Au moins 3 séries d'échantillon de sérum ont été collectées par patient complétées par l'ensemble des données clinico-pathologiques. Les différents échantillons sanguins ont été analysés pour l'étude du PSA avec une méthode ultrasensible. L'association Çaugmentation du taux de PSA et anomalies clinico-pathologiquesÈ a été analysée selon un modèle de Çrégression logistique inconditionnelleÈ. RESULTATS : Après avoir établi un ensemble de critères d'interprétation, les patients ont été divisés en un groupe de 51 ayant un échappement biochimique, de 93 qui étaient libres de tout échappement et 4 ayant une situation équivoque. Entre les groupes avec ou sans échappement il n'y avait aucune différence en analysant l'année de l'acte opératoire, l'âge au moment de l'opération et la durée du suivi. En comparaison aux patients sans échappement, ceux qui avaient un échappement biochimique avaient plus fréquemment une marge chirurgicale positive (p

PURPOSE: The development of prostate specific antigen (PSA) assays with detection limits of approximately 0.001 ,ug.-l. is technically feasible. We examined if serum PSA changes of 0.001 to 0.1 ,ug.-l. for up to 3 years after radical prostatectomy have any clinical value. MATERIALS AND METHODS: We studied 148 patients with a postoperative PSA of less than 0.1 µg.-l. by a conventional PSA assay. At least 3 serial serum samples were collected per patient along with detailed clinicopathological features. Serial serum samples were analyzed for PSA with the ultrasensitive method. Associations between increase in serum PSA and clinicopathological features were analyzed with the unconditional logistic regression model. RESULTS: After establishing a set of interpretative criteria, we divided the patients into 51 with biochemical relapse, 93 who were free of relapse and 4 with equivocal status. Between the groups with and without relapse there was no difference in year of surgery, age at operation or length of followup. Compared to patients without relapse, those with biochemical relapse were likely to have positive surgical margins (p

Mots clés:
prostate / tumor / PSA / recurrence
Mots-clés:
prostate / tumor / PSA / recurrence
Detection of residual prostate cancer after external radiotherapy. Role of prostate specific antigen and transrectal ultrasonography
Detection of residual prostate cancer after external radiotherapy. Role of prostate specific antigen and transrectal ultrasonography
2001
- Article original
- Réf : Cancer, 1995, 75, 2153-0

BUTS : Les pourcentages rapportés de biopsies positives après radiothérapie prostatique varient considérablement (19 à 93%) mais dépendent en partie de la sélection des patients. De plus la valeur pronostique de l'échographie transrectale (ET) et du PSA seuls et en combinaison pour prédire la présence d'un cancer résiduel après radiothérapie reste à évaluer. METHODES : Des biopsies échoguidées ont été pratiquées chez 31 patients porteurs de cancer prostatique 34 à 77 mois (51 mois en moyenne) après la fin d'une radiothérapie curative. Les résultats de la biopsie ont été comparés à des paramètres pré et post-thérapeutiques (stade clinique, grade, PSA et ET). RESULTATS : Le cancer résiduel a été diagnostiqué par la biopsie chez 22 patients (71%). Tous les patients sauf un (12-13, 92%) qui avaient un PSA pré-opératoire de plus de 10 ng-ml avaient une biopsie positive, contre seulement 50% (7-14) de ceux dont le PSA pré-thérapeutique était inférieur à 10ng-ml (p2 ng-ml, soit un PSA

BACKGROUND. Although the incidence of positive post-radiotherapy biopsies has been reported, the range is considerable (19-93%) and depends partly on patient-selection criteria. In addition, the prognostic significance of transrectal ultrasonography (TRUS) and prostate specific antigen (PSA) used alone and in combination in predicting residual cancer after radiotherapy has yet to be determined. METHODS. Transrectal ultrasonography-guided prostate biopsies were performed on 31 unselected patients with prostate cancer 34-77 months (mean, 51 months) after definitive external beam radiotherapy was completed. Biopsy results were compared for pre- and posttreatment parameters (clinical stage, grade, PSA, and TRUS). RESULTS. In 22 patients (71%), residual cancer was detected histologically by biopsy. All but one patient (12-13, 92%) with a pretherapy PSA value greater than 10 ng-mL had a positive biopsy compared with 50% of those (7-14) with a pretherapy PSA value less than or equal to 10 (P

Mots clés:
prostate / tumor / radiotherapy / residual tumor
Mots-clés:
prostate / tumor / radiotherapy / residual tumor
Development of a highly sensitive immunochemiluminometric assay for prostate-specific antigen.
Development of a highly sensitive immunochemiluminometric assay for prostate-specific antigen.
2001
- Article original
- Réf : Urology, 1994, 44, 76-82

BUTS Afin d'améliorer le suivi des patients traités par prostatectomie radicale pour cancer de prostate, nous rapportons les résultats obtenus avec un nouveau dosage du psa hyper-sensible qui permet de détecter de plus petits volumes tumoraux. MATÉRIEL ET MÉTHODES. Il s'agit d'un dosage en deux temps par anticorps monoclonaux, reposant sur une technique de chimioluminescence. Ce dosage a été testé sur des échantillons de sérum féminin dans lesquels ont été ajoutés des sérum d'hommes connus pour avoir une élévation du psa sérique. Le dosage a été ensuite calibré en prenant comme référence le dosage imx Abott. RESULTATS. Le seuil de détection analytique (défini par la valeur obtenue +2,5ds au dessus de zéro) a été de 0,004ng/ml. Le seuil de détection biologique (défini par la valeur obtenue à +2ds au dessus du seuil de détection analytique) a été de 0,008ng/ml. La reproductibilité inter-essais a été très bonne, avec un coefficient de variation inférieur à 12% pour des valeurs en dessous de 0,02ng/ml. CONCLUSION. Ce nouveau dosage du psa permet de mesurer de très faibles concentrations de psa. Il permettra d'évaluer l'intérêt d'un dosage ultrasensible du psa dans le suivi du cancer de prostate.

OBJECTIVES. An assay is described for measuring very low concentrations of prostate-specific antigen (PSA) which could be used to reliably monitor patients with radical prostatectomies potentially to detect early recurrence of prostate cancer. METHODS. A combination of immobilized and acridinium ester-labeled monoclonal antibodies was used to develop a two-step, 90-minute chemiluminometric assay. The reference standards for the serum assays were prepared by adding patient sera with a high concentration of PSA to base pools of female sera, which were selected because of low background counts and good recovery of added PSA. The assay was standardized to match the Abbott IMx PSA Assay. RESULTS. The serum-based analytic detection limit (calculated as response 2.5 standard deviations [SD] above the zero standard) is 0.004 ng/mL, whereas the Çbiologic detection limitÈ (calculated as 2.0 SD above the analytic detection limit) is 0.008 ng/mL. The assay is highly reproducible with interassay coefficients of variation (CV) under 12% down to 0.02 ng/mL, qualifying this as a Çsecond generationÈ assay (eg, CV

Mots clés:
prostate / tumor / PSA
Mots-clés:
prostate / tumor / PSA
Devenir de la fonction rénale chez 114 uninéphrectomisés pour cancer du rein
Outcome of renal function in 114 patients undergoing nephrectomy for renal cancer.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1998, 8, 341-346

BUTS : Evaluer l'impact à moyen et long terme de la néphrectomie totale élargie sur la fonction rénale et identifier les facteurs pronostiques susceptibles de nous aider à prévoir une détérioration de la fonction rénale chez les patients ayant un cancer du rein traité par néphrectomie radicale, le rein restant étant fonctionnellement et morphologiquement sain.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : Entre janvier 1992 et juin 1996, 114 patients (72 hommes, 42 femmes) présentant un cancer du rein ont été traités par une néphrectomie totale élargie, le rein controlatéral étant sain. L'âge moyen des patients était de 64 ans (31-85 ans). La fonction rénale pré et post-opératoire a été appréciée par le dosage de la créatininémie sérique en micromol/l.
RÉSULTATS : 105 patients étaient vivants (dont 16 avec métastases) et 9 étaient décédés. Le suivi moyen des patients vivants était de 19,6 mois (3-53 mois). Dans ce groupe une légère élévation de la créatininémie moyenne après néphrectomie par rapport aux chiffres pré-opératoires a été notée (117,9 micromol/l versus 95,6 micromol/l. 37 patients (35,2%) avaient une créatininémie post-opératoire supérieure ou égale à 121 micromol/l, la plupart d'entre eux étaient âgés, de sexe masculin (81%) et/ou hypertendus (43%) et/ou diabétiques (11%). Sur ces 37 patients, 6 (5,7%) avaient une créatininémie supérieure ou égale à 170 micromol/l et étaient tous hypertendus et/ou diabétiques. Conclusion : Il ressort de cette étude que l'HTA, le diabète, l'âge avancé et le sexe mâle représentent des facteurs à risque de dégradation de la fonction rénale. En présence de ces facteurs, l'opportunité d'une chirurgie conservatrice vis-à-vis de certaines tumeurs T1 T2 N0 M0 pourrait se discuter. En leur absence et à la condition que le rein restant soit sain, la fonction rénale demeure relativement stable après néphrectomie totale élargie pour cancer.

OBJECTIVE : To evaluate the medium-term and long-term impact of radical nephrectomy on renal function and to identify pronostic factors able to help predict deterioration of renal function in patients treated for renal cancer by radical nephrectomy, with a functionally and morphologically healthy remaining kidney. MATERIAL AND METHODS : Between January 1992 and June 1996, 114 patients (72 males, 42 females) with renal cancer were treated by radical nephrectomy. The controlateral kidney was healthy. The mean age of the patients was 64 years (31-85 years). Pre- and postoperative renal function was assessed by serum creatinine assay, in micromol/l. RESULTS : 105 patients were alive (16 with metastases) and 9 had died. The mean follow-up of the survivors was 19.6 months (3-53 months). A slight elevation of mean serum creatinine was observed in this group after nephrectomy compared to preoperative figures (117.9 micromol/l versus 95.6 micromol/l). 37 patients (35.2%) had a postoperative serum creatinine greater than or equal to 121 micromol/l, most of them were elderly, male (81%) and/or hypertensive (43%) and/or diabetic (11%). 6 (5.7%) of these 37 patients had a serum creatinine greater than or equal to 170 micromol/l and all were hypertensive and/or diabetic.
CONCLUSION : This study shows that HT, diabetes, advanced age and male sex constitute risk factors for deterioration of renal function. The indication for conservative surgery for T1 T2 N0 M0 tumours should be discussed in the presence of these factors. In their absence and provided the remaining kidney is healthy, renal function remains relatively stable after radical nephrectomy for cancer.

Mots clés:
Rein / Tumeur / Néphrectomie / exploration fonctionnelle rénale
Mots-clés:
Kidney / tumor / nephrectomy / renal functional tests
Devenir de la métaplasie néphrogène vésicale chez les transplantés rénaux
TexF-PU-97-00070948.html
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 948-952

BUTS : Evaluer le risque de récidive et de dégénérescence maligne de la métaplasie néphrogène vésicale en transplantation rénale.
MATERIEL ET METHODES : Quatorze patients ayant une métaplasie néphrogène connue ont été contrôlés d'une façon systématique. Les biopsies vésicales ont été réalisées avec un résecteur, colorées à l'hémalun éosine safran, analysées et comparées aux résultats initiaux. Dans 5 cas, où les réactions inflammatoires étaient importantes, un marquage par des anticorps monoclonaux anti EBV et anti CMV a été réalisé.
RESULTATS : Tous les patients étaient de sexe masculin. La médiane d'âge était de 39 ans. Le diagnostic de métaplasie néphrogène a été fait 7 à 80 mois après la transplantation rénale (médiane : 37,8). Douze patients ont été contrôlés 5 à 116 mois après le diagnostic initial (médiane = 52). La récidive a été observée dans 83% des cas mais sans aucune dégénérescence maligne.
CONCLUSION : La métaplasie néphrogène est donc une maladie bénigne et récidivante. L'importance de la vascularisation initiale et de la fibrose en cas de récidive serait en faveur d'un trouble de la vascularisation probablement d'origine traumatique. Quant à la surveillance, elle ne concerne actuellement que les patients symptomatiques.

Outcome of vesical nephrogenic metaplasia in renal transplant recipients.

Mots clés:
transplanté rénal / Vessie / tumeur rare / métaplasie / Pronostic
Mots-clés:
renal transplant patient / bladder / rare tumor / Metaplasia / prognosis
Diagnosis of prostatic carcinoma: value of random transrectal sonographically guided biopsies.
Diagnosis of prostatic carcinoma: value of random transrectal sonographically guided biopsies.
2001
- Article original
- Réf : Am J Roentgenol, 1993, 161, 1003-1006

Les auteurs ont étudié l'efficacité des biopsies transrectales echoguidées "au hasard" pour le diagnostic de cancer prostatique dans une population à haut risque.
Patients et méthodes : Pendant 2 ans, 570 biopsies transrectales échoguidées ont été faites à la suite de constatations cliniques évocatrices de cancer prostatique. Des biopsies des zones hypo-échogènes évocatrices de cancer prostatique et des biopsies "au hasard" de zones échographiquement normales ont été pratiquées. Les conclusions de l'examen anatomo-pathologique ont été comparées aux données échographiques.
Résultats : Parmi les 202 patients chez qui un cancer a été découvert, celui-ci a été découvert par la biopsie dirigée dans 145 cas (72%). La biopsie "au hasard" a été pratiquée chez 169 patients porteurs de cancer. Cent-vingt (71%) des 169 cancers ont été détectés par la biopsie "au hasard". Le cancer n'a été découvert que sur la biopsie au hasard dans 57 (28%) des 202 cancers.
Conclusions : La détection du cancer prostatique par la biopsie transrectale sous échographie augmente significativement quand on pratique des biopsies systématisées segmentaires. Les biopsies transrectales échoguidées devraient comporter des biopsies des nodules hypo-échogènes évocateurs de cancer prostatique et des biopsies systématisées segmentaires.

Objective. We studied the efficacy of random, transrectal sonographically guided biopsies in the diagnosis of prostatic carcinoma in a high-risk population.
Subjects and methods. During a 2-year period, 570 transrectal sonographically guided prostatic biopsies were done because of clinical findings suggestive of prostatic carcinoma. Biopsies of hypoechoic lesions that were suggestive of carcinoma and segmental random biopsies of normal-appearing lobes of the prostate were performed. Transrectal sonographic findings were correlated with results of pathologic examination of the biopsy specimen and with surgical results, when available.
Results. Of the 202 patients found to have carcinoma, the carcinoma was detected with directed biopsy in 145 patients (72%). One hundred twenty (71%) of 169 carcinomas were detected with random biopsy when that procedure was performed. Random biopsies were the only method of diagnosing 57 (28%) of the 202 carcinomas, increasing the yield by 39%.
Conclusion. Yield of carcinoma on transrectal sonographically guided biopsies increases significantly when segmental random biopsies are performed. Transrectal sonographically guided biopsies should include cores through hypoechoic lesions that are suggestive of carcinoma and bilateral segmental random biopsies.

Mots clés:
prostate / tumor / Biopsy / transrectal approach / transrectal ultrasonography
Mots-clés:
prostate / tumor / biopsy / transrectal approach / transrectal ultrasonography
Diagnostic des abouchements ectopiques de l'uretère dans le tractus séminal. Intérêt de l'imagerie moderne.
Diagnosis of ectopic ureteric orifice in the seminal tract. Value of modern imaging techniques in 3 cases.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 1028-1033

Nous avons récemment observé 3 cas d'abouchements ectopiques de l'uretère dans le tractus séminal chez des patients âgés de 16 à 42 ans. Le premier a fait l'objet d'une découverte fortuite mais les deux autres ont été révélés par une symptomatologie scrotale. L'urographie intra-veineuse, l'échographie et la scannographie ont participé au diagnostic mais l'imagerie par résonance magnétique nucléaire a été plus contributive, évitant dans un cas le recours à la déférentographie. Ces 3 observations récentes permettent une évaluation de l'intérêt respectif de ces diverses explorations iconographiques.

We recently observed 3 cases of ectopic ureteric orifice in the seminal tract in patients between the ages of 16 and 42 years. The first case was discovered incidentally, but the other two presented with scrotal symptoms. Intravenous urography, ultrasonography and computed tomography contributed to the diagnosis, but magnetic resonance imaging was the most conclusive, avoiding the need for deferentography in one case. These 3 recent cases allow an evaluation of the respective value of these various imaging modalities.

Mots clés:
malformation de la voie urinaire supérieure / abouchement ectopique de l'uretère / voie séminale / vésicule séminale / imagerie par résonance magnétique nucléaire
Mots-clés:
upper urinary tract malformation / ectopic ureteral opening / seminal tract / seminal vesicle / magnetic resonance imaging
Diagnostic et traitement des tumeurs kystiques de la surrénale. A propos de 2 observations.
Diagnosis and treatment of cystic tumours of the adrenal gland. Report of 2 cases.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 940-943

Deux observations de tumeurs kystiques sont rapportées. La première concerne un pseudo kyste hémorragique de la surrénale droite découvert lors du bilan étiologique d'une HTA rebelle au traitement médical. Les dosages plasmatiques et urinaires ne révélaient pas d'anomalie évocatrice d'une tumeur surrénalienne sécrétante. L'iconographie (échographie, TDM et IRM) était en faveur d'une tumeur maligne nécrosée et une scintigraphie normale (MIBG iode 131) éliminait un phéochromocytome. La surrénalectomie, réalisée par laparotomie sous-costale, a été facile et ses suites ont été très simples. La seconde correspond à un kyste surrénalien droit détecté fortuitement lors d'une échographie. Le bilan biologique ne mettait en évidence qu'une discrète élévation de la métadrénaline urinaire et l'aspect iconographique (TDM et IRM) n'était pas évocateur d'une lésion maligne. Une simple surveillance tomodensitométrique annuelle a été décidée. Les différents types anatomo-pathologiques des rares lésions kystiques de la surrénale sont envisagés et notamment leurs modalités diagnostiques et thérapeutiques.

Two cases of cystic tumour are reported. The first consisted of a pseudohaemorrhagic cyst of the right adrenal gland discovered during aetiological assessment of HT refractory to medical treatment. Plasma and urinary assays did not reveal any abnormality suggestive of secreting adrenal tumour. Imaging (ultrasonography, CT and MRI) was in favour of a necrotic malignant tumour and a normal isotope scan (MIBG iodine 131) eliminated phaechromocytoma. Adrenalectomy was easily performed via a subcostal laparotomy and the postoperative course was uneventful. The second case consisted of a right adrenal cyst detected incidentally on ultrasonography. The laboratory assessment demonstrated only a slight elevation of urinary metanephrine and imaging (CT and MRI) was not suggestive of a malignant lesion. Simple annual CT follow-up was decided in this case. The various pathological types of rare cystic lesion of the adrenal gland are described with particular emphasis on their diagnostic and therapeutic modalities.

Mots clés:
surrénale / Tumeur / Kyste
Mots-clés:
adrenal gland / tumor / Cyst
Diagnostic précoce du cancer de la prostate par toucher rectal, dosage du PSA et échographie endorectale. Corrélations avec le diagnostic morphologique dans 200 cas consécutifs
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1992, 2, 973-979

L'utilité d'un dépistage de masse du cancer de la prostate grâce au toucher rectal, à l'échographie et au dosage systématique du PSA n'est pas encore démontrée : il n'existe pas de population à risque, et on n'a pas encore démontré qu'un programme de dépistage de masse réduirait la mortalité liée au cancer de la prostate. Toutefois chaque patient qui présente des anomalies cliniques ou biologiques doit bénéficier de biopsies. Nous avons étudié la Valeur Prédictive Positive (VPP) de chacun des examens dans une population d'hommes de plus de 50 ans ayant consulté pour un toucher rectal (TR) suspect ou bien devant un taux élevé de PSA. Nous avons considéré que le PSA était à un taux "suspect" lorsqu'il atteignait 3 fois le taux normal, soit 12 ng/ml par méthode immuno-enzymatique, sans faire référence au volume de la prostate. Le TR était suspect dans 73% des cas, parmi lesquels 50% de cancers histologiquement prouvés. Le dosage du PSA était suspect dans 65% des cas, parmi lesquels 61% de cancers. 88% des cancers avaient un TR et/ou un taux de PSA suspect. L'échographie endorectale était suspecte dans 89% des cas parmi lesquels 45% de cancers. Des biopsies échoguidées ont été effectuées chez tous les patients, avec un diagnostic positif dans 42% des cas, alors que les cyto-aspirations bilatérales systématiques étaient positives dans 87% des cas de cancers histologiquement prouvés. La cytologie était positive dans 3 cas de cancers avec biopsie(s) négative(s). La VPP d'un TR induré associé à un taux suspect de PSA est de 84%. Un taux suspect de PSA est associé à un cancer dans 61% des cas. L'ensemble des données indique qu'un diagnostic précoce est possible au niveau individuel lorsque le taux de PSA est supérieur à 3 fois la normale et est accompagné d'un TR suspect. Dans tous les cas, un diagnostic cytologique et biopsique est indiqué.

Early diagnosis of prostatic cancer: correlation between digital rectal examination findings, prostate specific antigen assay and transrectal prostatic ultrasonography in a series of 200 cases.

Mots clés:
prostate / Tumeur / dépistage / PSA / échographie endo-rectale
Mots-clés:
prostate / tumor / Screening / PSA / transrectal ultrasonography
Digital radiographic imaging transfer : comparison with plain radiographs
Digital radiographic imaging transfer : comparison with plain radiographs
2001
- Article original
- Réf : J Endourol, 1997, 11, 99-101

Les auteurs ont comparé la lecture par des urologues de clichés radiographiques sans préparation de calculs urinaires standards et numérisés envoyés par modem sur un écran à distance. Le matériel informatique utilisé a été un scanner classique, des logiciels d'image et de compression ARCNEMA et NASA, un modem 28,8 et un micro-ordinateur PC 133 MHz. La fiabilité de lecture des clichés a été de 94% pour les clichés standards et de 90% pour les images des clichés télétransmis. Les limites actuels de ce procédé de téléradiologie sont le temps de transmission (2842 mn), la résolution des images et la confidentialité de données médicales sur un réseau téléphonique publique. Ces inconvénients seront probablement résolus dans l'avenir permettant l'essor de ce type de communication médicale.

Advances in digital imaging and computer display technology have allowed development of clinical teleradiographic systems. There are limited data assessing the effectiveness of such systems when applied to urologic pathology. In an effort to appraise the effectiveness of teleradiology in identifying renal calculi, the accuracy of findings on transmitted radiographic images were compared with those made when viewing the actual plain film. Plain films (KUB) were obtained from 26 patients who presented to the radiology department to rule out urinary calculous disease. The films were digitalized by a radiograph scanner into ARCNEMA-2 file format, compressed by a NASA algorithm, and transferred via a 28.8-kbps modem over standard telephone lines to a remote section 25 miles away, where they were decompressed and viewed on a 1600 x 1200-pixel monitor. Two attending urologists and two endourologic fellows were randomized to read either the transmitted image or the original radiograph with minimal clinical history provided. Of the 26 plain radiographic films, 24 were correctly interpreted by the fellows and 25 by the attending physicians (92% and 96% accuracy, respectively) for a total accuracy of 94% with no statistical difference (p = 0.16). After compression, all but one of the digital images were transferred successfully. The attending physicians correctly interpreted 24 of the 25 digital images (96%), whereas the fellows were correct on 21 interpretations (84%), resulting in a total 90% accuracy with a significant difference between the groups (p?.04). Overall, no statistical difference between the interpretations of the plain film and the digital image was revealed (p = 0.21). Using available technology, KUB images can be transmitted to a remote site, and the location of a stone can be determined correctly. Higher accuracy is demonstrated by experienced surgeons.

Mots clés:
stones / calculus / imaging
Mots-clés:
stones / calculus / imaging
Diminution des pressions urétrales après efforts de toux: concept de fatigabilité urétrale. Ses relations avec les forces actives de la continence
Decreased urethral pressure after coughing: concept of urethral fatiguability and its relationship with the active forces of continence.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 3, 21-26

L'existence d'une fatigabilité urétrale à l'effort est démontrée par une étude sphinctérométrique réalisée chez 30 femmes. La comparaison des valeurs des pressions urétrales à l'état de base puis après 6 efforts de toux maximale, met en évidence une diminution moyenne de pression de 40% (extrême de 24,5% à 90%) chez 10 femmes parmi 18 atteintes d'incontinence à l'effort. Cette diminution de pression dure quelques secondes. L'analyse spectrale du tracé électromyographique du sphincter strié urétral à l'état de base puis après les efforts de toux confirme l'intervention de la musculature striée et péri-urétrale avec diminution quantitative importante de l'activité électrique sphinctérienne.Les conséquences clinique, physiopathologique, pronostique et thérapeutique de ce nouveau concept sont discutées.

The existence of urethral fatiguability was demonstrated by a sphinctometric study in 30 women. Comparison of the baseline urethral pressure values and after 6 maximal coughs demonstrated a mean reduction in urethral pressure of 40% (range: 24.5 to 90%) in 10 out of 18 women with stress incontinence. This decreased pressure lasted for several seconds. Spectral analysis of the electromyographic recording of the striated urethral sphincter under basal conditions and then after coughing confirmed the intervention of the striated and periurethral musculature with a marked quantitative decrease in the electrical activity of the sphincter. The clinical pathophysiological, prognostic and therapeutic implications of this new concept are discussed.

Mots clés:
physiologie vésico-sphinctérenne / incontinence urinaire / physio-pathologie
Mots-clés:
vesicosphincteric physiology / Urinary incontinence / pathophysiology
Direct (nontunneled) ureterocolonic reimplantation in association with continent reservoirs.
Direct (nontunneled) ureterocolonic reimplantation in association with continent reservoirs.
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1993, 150, 835-837

Cent-quatre-vingt-dix patients ont eu une dérivation urinaire au moyen de la poche de Floride. Les trente premiers uretères ont été réimplantés dans des tunnels sous-muqueux (technique de LeDuc ou de Goodwin) et il y a eu quatre sténoses (13,3%) et un reflux (3,3%). Les uretères ont été réimplantés par suture directe muqueuse à muqueuse pour cent soixante cinq patients (326 uretères) et il y a eu 16 sténoses (4,9%) et 23 reflux (7%). Six méga-uretères ont été plicaturés et réimplantés, et il y a eu 3 sténoses. Parmi les patients porteurs de sténoses anastomotiques, trois ont été suivies d'auto-néphrectomie,et les 20 autres (87%) ont été traitées par dilatation antérograde per-cutanée au ballon et mise en place d'endoprothèse pendant 6 à 8 semaines. Dans ce dernier groupe, 12 unités réno-urétérales (60%) ont guéri, il y a eu trois pyélonephrites imposant la néphrectomie (15%) et cinq réimplantations chirurgicales permettant la stabilisation (25%). Toutes les unités réno-urétérales siège de reflux ont été traitées de manière conservatrice et il n'y a pas eu de détérioration de la fonction du rein. L'incidence des sténoses est plus faible lors des réimplantations directes que lors des réimplantations tunnellisées. La réimplantation directe est plus simple que les autres techniques et est sûre chez l'adulte quand elle est associée avec la création d'un réservoir colique continent de grand volume.

A total of 190 patients underwent continent urinary diversion using the Florida pouch. Direct mucosa-to-mucosa ureterocolonic reimplantation was used in 165 patients (326 ureters). Of the first 30 ureters in patients who underwent antireflux tunneled reimplantation obstruction occurred in 4 (13.3%). Obstruction developed directly in 16 of the ureters reimplanted (4.9%), and 3 of the 6 plicated and reimplanted megaureters (50%). Among the obstructed units 3 (13%) were treated unexpectedly by autonephrectomy, while the other 20 units (87%) were treated with percutaneous balloon dilation and internal stenting for 6 to 8 weeks. In the latter group 12 units (60%) recovered function, 3 (15%) had pyelonephritis requiring nephrectomy and 5 (25%) stabilized following a new reimplantation. Reflux was demonstrated in 23 units (7%). All units with reflux are being followed conservatively and renal deterioration has not been demonstrated. The incidence of ureteral obstruction with direct reimplantation is lower compared to a tunneled technique. This reimplantation procedure is technically simpler than others and is safe in adults when performed in association with a large volume, continent colonic reservoir.

Mots clés:
continent external urinary diversion / ureterointestinal implantation
Mots-clés:
continent external urinary diversion / ureterointestinal implantation