Base bibliographique

Sommaire :

Intérêt du dosage de la procalcitonine dans l’évaluation de la gravité des pyélonéphrites aiguës obstructives
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 695


Objectifs

Les pyélonéphrites aiguës obstructives sont des urgences médicochirurgicales pouvant mettre en jeu le pronostic vital du patient. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’intérêt pronostique de la procalcitonine sur la survenue de complications dans la prise en charge de la pyélonéphrite obstructive.


Méthodes

Étude monocentrique, rétrospective, incluant les patients hospitalisés pour pyélonéphrite aiguë obstructive entre janvier 2015 et avril 2016. Les critères d’inclusion étaient : dilatation des cavités pyélocalicielles à l’échographie/TDM, et au moins un des critères suivants : fièvre, frissons, ECBU positive et une dérivation urinaire par sonde JJ/néphrostomie. Le critère de jugement principal était : état septique sévère (ESS) (sepsis sévère, choc septique, admission dans un service de soins continus ou réanimation) durant l’hospitalisation. Les critères de jugement secondaires étaient : hémoculture positive, durée d’hospitalisation. Tous les patients ont eu un dosage de PCT sérique à l’admission. Le seuil de PCT choisi était de 1ng/mL.


Résultats

Quarante-huit patients ont été inclus : âge médian 68ans [17–90], 22 (46 %) hommes, 26 (54 %) femmes. La cause de l’obstruction était : 29 (60 %) calculs, 7 (15 %) sondes urétérales bouchées, 4 (8 %) sténoses urétérales, 2 (4 %) compressions extrinsèques, 6 (13 %) sans cause. Trente-trois sur 43 hémocultures positives ont principalement mis en évidence 3 germes : 14 Escherichia coli , 5 Klebsiela pneumoniae , 4 Proteus mirabilis . Une PCT>1ng/mL à l’admission était :

– un facteur de risque d’ESS : 0/17 (0 %) si PCT<1ng/mL versus 17/31 (55 %) si PCT>1ng/mL (OR=21) (p =0,001) ;

– un facteur de risque d’hémoculture positive : 1/15 (7 %) si PCT<1ng/mL versus 14/28 (50 %) si PCT >1ng/mL (OR=15) (p =0,001) ;

– un facteur de risque d’hospitalisation plus longue : 4,2 vs 7,6jours (p =0,03).


Conclusion

Les patients pris en charge pour une pyélonéphrite aiguë obstructive ayant une PCT>1ng/mL à l’admission avaient un risque augmenté de ESS. Le dosage systématique de la PCT lors de la prise en charge initiale d’une pyélonéphrite aiguë obstructive pourrait permettre d’identifier les patients à risque de complications infectieuse, et de prioriser leur prise en charge.

Mots clés:
M. / R. / K. / S. / T.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Intérêt du Prostate Health Index (PHI) pour la prédiction du résultat des biopsies prostatiques
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 773-774


Objectifs

Le but de notre étude était d’évaluer la capacité du test sérique PHI à prédire le résultat des biopsies prostatiques dans une large cohorte monocentrique.


Méthodes

Entre 04/2010 et 05/2014, 594 patients adressés pour biopsies prostatiques du fait d’une suspicion de cancer prostatique (PSA élevé, TR anormal et/ou antécédent familial) ont été inclus. Le PHI a été déterminé à partir du dosage du PSA total, du PSA libre et du P2PSA (PHI=([–2]proPSA/free PSA)×√(total PSA, Access Immunoassay Systems, Beckman Coulter®).


Résultats

Le PHI médian était significativement plus élevé chez les patients avec biopsies positives et Gleason≥7. L’AUC était respectivement de 0,79 et de 0,83. En analyse multivariée, le PHI était prédicteur indépendant du résultat des biopsies et son addition à un modèle de base apportait un gain significatif. Au seuil de 25, 45 % des biopsies a posteriori inutiles auraient été évitées tout en ayant ignoré 4 % des cancers avec score de Gleason≥7. Dans la même population, le score PCA3 est apparu lui aussi comme un prédicteur indépendant de la positivité des biopsies et l’association des deux marqueurs était plus performante que chaque marqueur évalué individuellement (Fig. 1). L’addition du PCA3 au PHI n’apportait par contre pas de gain supplémentaire pour la prédiction d’un cancer de Gleason≥7 (Fig. 2).


Conclusion

Le test sérique PHI présente des performances diagnostiques élevées pour le diagnostic précoce du CaP. Son association au score urinaire PCA3 est utile pour prédire la positivité des biopsies mais seul le PHI est utile pour prédire un cancer de Gleason≥7.

Mots clés:
S. / M. / D. / M. / P.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
IRM multiparamétrique et biopsies ciblées : intérêt pour la détection et la caractérisation des cancers prostatiques de la zone de transition
2016
- Communications rapides
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 812


Objectifs

Les biopsies prostatiques systématiques (BS) en se limitant à la zone périphérique (ZP) ne permettent pas d’échantillonner l’ensemble de la glande prostatique. L’IRM permet de cibler des lésions transitionnelles pour la réalisation de biopsies ciblées. L’objectif était d’étudier rétrospectivement les caractéristiques IRM des lésions de la ZT, prouvées histologiquement par des biopsies ciblées.


Méthodes

Entre 2012 et 2015, 470 patients ont eu un cancer prostatique (périphérique ou transitionnel) diagnostiqué par des biopsies systématiques et/ou ciblées. Parmi eux, 86 patients (18 %) avaient des BC positives sur une lésion suspecte de la ZT, individualisée et caractérisée en IRM rétrospectivement, avec les critères suivants : localisation, forme, dimension, Pirads (V2), Likert, coefficient apparent de diffusion (CAD). Le taux de détection et les longueurs tumorales des BC vs BS étaient évaluées.


Résultats

Les cibles avaient un score Pirads≥3, un diamètre moyen de 17mm et étaient toutes localisées dans la moitié antérieure de la prostate avec la répartition suivante : 61 % dans la zone transitionnelle moyenne et apicale, 37 % dans le stroma fibromusculaire antérieur (SFMA) et 2 % dans la région basale. La lésion typique de la ZT présentait les caractéristiques suivantes : une forme lenticulaire (85 %), un hyposignal T2 homogène sans capsule (87 %) et 75 % d’entre elles combinaient ces deux conditions. Le CAD n’était pas corrélé à l’agressivité tumorale. Les longueurs tumorales moyennes des BC par patient étaient significativement supérieures à celles des BS (21mm vs 11,1mm, p <0,0001) avec un taux de détection tumoral de respectivement 44 et 10 %. Pour 47 % des patients, seules les BC étaient positives (Fig. 1)


Conclusion

Notre étude montre la localisation quasi exclusive des lésions de la ZT dans la moitié antérieure des sextants moyens et apicaux (incluant le SFMA) et l’apport des BC par fusion d’image pour le diagnostic des cancers de la ZT comparativement à la réalisation de BS seules.

Mots clés:
S. / P. / E. / M. / F.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
La bi-transplantation rénale (BTR) pourrait être une technique compétitive de la mono-transplantation rénale (MTR) pour les receveurs de plus 65 ans de greffons issus de donneurs à critères élargis (DCE)
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 709-710


Objectifs

La BTR est une technique permettant de greffer des reins limites chez des patients âgés avec des délais d’attente inférieurs à la MTR. La complexité de sa réalisation et ses résultats discordants font controverse. Nous avons voulu évaluer sa sécurité et son efficacité en la comparant au standard de la MTR.


Méthodes

L’ensemble des transplantations rénales consécutives de greffons de DCE réalisées dans un seul centre de référence, entre février 2006 et juin 2014, a été analysé rétrospectivement. Les BTR répondant aux critères BIGRE et les MTR des receveurs≥65ans étaient inclues et comparées. Les données démographiques, per- et périopératoires, les délais d’attente des receveurs sur liste et les résultats fonctionnels étaient recueillis pour analyse. Le critère d’étude principal était le taux de reprises chirurgicales précoces (≤1mois). Pour la comparaison des variables quantitatives et qualitatives, les tests-t de Student, Mann-Whitney et Chi2 ont été utilisés (risque alpha à 5 %)


Résultats

Trente-neuf BTR et 155 MTR ont été inclues avec un suivi médian de 36 et 26,5 mois, respectivement (p =0,12). L’âge moyen des receveurs était comparable (70,8±4,4ans et 70,4±3,9 ; p =0,27). Le délai d’attente médian avant BTR était plus court (2,79 mois vs 5,95 ; p =0,01) (Tableau 1). Les reprises chirurgicales précoces n’étaient pas significativement plus fréquentes après BTR (23,1 % vs 15,5 % ; p =0,26) mais plus de thromboses veineuses et culots globulaires transfusés (12,8 % vs 3,2 % ; p =0,02 et 0,77 ±0,99 vs 0,40 ±0,88 ; p =0,01) étaient rapportés (Tableau 1). Le débit de filtration glomérulaire (DFG) à 24 mois était significativement plus élevé après BTR (45,0±16,3 vs 39,8±13,8mL/min/1,73 m2 ; p =0,04) (Tableau 2) avec des survies de greffons comparables jusqu’à 48 mois (Fig. 1).


Conclusion

La BTR apporte des résultats comparables à la MTR pour les receveurs≥65ans, et permet de réduire le délai d’attente sans plus de risque de reprise chirurgicale précoce dans notre cohorte, excepté pour les thromboses veineuses, plus fréquentes après BTR. Les survies de greffons étaient équivalentes et les DFG supérieurs. Nos résultats doivent être confirmés par une étude prospective.

Mots clés:
L. / T. / L. / J. / X.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
La densité du PSA est un facteur prédictif de tumeurs agressives après prostatectomie radicale chez les patients guadeloupéens initialement en surveillance active
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 790-791


Objectifs

Les cancers de prostate (CaP) de patients originaire d’Afrique subsaharienne éligibles à une surveillance active (SA) semblent plus agressifs. L’objectif de cette étude était de rechercher des arguments en faveur de cette agressivité. Nous avons évalué la progression histologique et la proportion des tumeurs de mauvais pronostic sur pièce de prostatectomie dans notre cohorte de patients guadeloupéens sortis de SA.


Méthodes

Une étude de cohorte prospective de patients en SA présentant un CaP de faible risque ou de risque intermédiaire favorable a été réalisée. Un traitement était effectué si : progression histologique, augmentation volume tumoral, temps doublement PSA<36mois. Les tumeurs de mauvais pronostic étaient : Gleason 4 majoritaire et/ou pT3 et/ou volume tumoral>15 %. Les critères de jugement étaient les taux de progression histologique entre biopsies diagnostics, biopsies systématisées de plus haut grade et pièce de prostatectomie ainsi que le taux de tumeurs de mauvais pronostic sur pièce de prostatectomie. Une analyse multivariée a été réalisée pour rechercher des facteurs diagnostics associés aux tumeurs de mauvais pronostic.


Résultats

Entre 2005 et 2016, 234 patients ont été inclus en SA. Soixante-treize patients (31,2 %) ont été traités par prostatectomie. Le délai médian entre les biopsies diagnostics et la prostatectomie était de 18,4mois. L’analyse histologique de la pièce opératoire retrouvait 68 stade pT2 (93,2 %) et 5 pT3 (6,8 %). Trente-trois patients présentaient un score de Gleason=6 (45,2 %), 31 un Gleason=3+4 (42,5 %) et 9 un Gleason=4+3 (12,3 %) (Tableau 1). Trente-huit patients (52,0 %) avaient bénéficié d’une reclassification histologique par rapport aux biopsies diagnostics et 23 patients (31,5 %) par rapport aux biopsies systématisées de plus haut grade. Dix-neuf patients (26,0 %) présentaient des critères de mauvais pronostic. La densité du PSA au diagnostic a été retrouvé comme facteur associé aux tumeurs de mauvais pronostic (p =0,024) (Tableau 2).


Conclusion

Les patients antillais sortis de SA présentent des critères d’agressivité en termes de progression histologique entre les biopsies diagnostiques et la prostatectomie. La densité du PSA au diagnostic pourrait contribuer à mieux sélectionner les patients antillais présentant des tumeurs de mauvais pronostic.

Mots clés:
M. / R. / C. / A. / P.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
La localisation tumorale sinusale massive ne compromet pas la réalisation d’une tumorectomie robot-assistée
2016
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 834


Objectifs

Les tumeurs rénales de gros volume occupant l’espace sinusal représentent un challenge technique pour la réalisation d’un traitement conservateur. L’objectif de cette vidéo est d’illustrer la faisabilité d’une tumorectomie mini-invasive pour une lésion équatoriale complexe occupant l’intégralité du sinus rénal.


Méthodes

Les étapes clés de l’intervention, réalisée avec le robot chirurgical DaVinci (intuitive surgical ) à l’aide de 3 bras opérateurs, un optique de 30° et 2 trocarts de 5mm et 12mm pour l’aide opératoire sont présentées. La modélisation 3D du rein pathologique obtenue à partir des coupes de scanner injecté préopératoire a été réalisée à l’aide du logiciel Synapse 3D (Fujifilm). Les données cliniques associées au cas présenté sont issues de la base de données UroCCR.


Résultats

Le patient, âgé de 57ans, présentait une lésion rénale gauche de 9cm de grand axe, occupant la totalité du sinus rénal et de complexité élevée selon Rénal (11ah) et Padua (12a). La fonction rénale préopératoire était altérée (DFG=43mL/min). Le hile a été disséqué en intégralité tout comme la face sinusale de la tumeur. L’arborisation artérielle a été individualisée en vue d’un clampage artériel supra-sélectif et séquentiel. L’exérèse lésionnelle a été réalisée dans le plan de l’énucléation tumorale. Le traitement du lit de tumorectomie n’a intéressé que la zone cortico-parenchymateuse circonférentielle. Les marges d’exérèse étaient saines et la fonction rénale était inchangée à j2 postopératoire (44mL/min selon MDRD).


Conclusion

Une tumorectomie pour tumeur sinusale de gros volume implique une planification opératoire poussée et l’utilisation de points techniques spécifiques. Une prise en charge mini-invasive avec assistance robotique est réalisable avec de bons résultats carcinologiques et fonctionnels (Fig. 1).

Mots clés:
L. / C. / C. / M. / N.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
La ponction calicielle simplifiée sans mobilisation du bras du fluoroscope dans la position latérale modifiée
2016
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 839


Objectifs

La ponction du calice, c’est l’étape principale de la chirurgie rénale percutanée. Les principales techniques de ponction fluoroscopique, la technique de la cible et la technique de triangulation, utilisent 2 positions du bras de fluoroscopie 0 et 30°. Nous présentons notre technique simplifiée de ponction du calice, sans mobilisation du bras du fluoroscope, dans la position latérale modifiée.


Méthodes

En position latérale modifiée, le bras du fluoroscope est placé à 10° ; les rayons sont perpendiculaires au trajet de ponction, ce qui permet de contrôler les mouvements de l’aiguille dans les plans crânio-caudal et latéro-médial. Sous fluoroscopie continue, l’aiguille est maintenue en face du calice en dehors de la ligne parenchymateuse. L’aiguille est mobilisée à coups du bas vers le haut avec de légères secousses, ce qui fait bouger le rein quand l’aiguille est au même plan. Une fois le rein et le calice sont mobilisés, l’aiguille est poussée à travers le parenchyme et le calice. La récupération de liquide clair confirme la ponction.


Résultats

La ponction calicielle sans mobilisation du bras de fluoroscope est faisable. C’est la seule technique utilisée pour tous les abords percutanés dans notre département depuis 2003. Nous pensons qu’elle est plus rapide que les autres techniques fluoroscopiques. Elle est plus facile à expliquer et à enseigner. Ainsi, plusieurs urologues ont maîtrisé la technique, ce qui a permis la diffusion de la chirurgie percutanée à plusieurs centres nationaux. Il n’y a pas de risque de lésion viscérale en arrière du rein. Au cours des mouvements de l’aiguille, celle-ci doit rester en dehors de la ligne parenchymateuse pour éviter le risque de lacération rénale. La même technique peut être utilisée en position dorsale ou en position ventrale. Cette technique de ponction a été utilisée aussi en cas de rein ectopique ou malformé.


Conclusion

Dans notre expérience, cette technique est facile à expliquer et à enseigner. Ainsi, plusieurs urologues ont maîtrisé la ponction calicielle et la chirurgie rénale percutanée dans plusieurs centres.

Mots clés:
M. / H. / K. / A. / A.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
La pression hydrostatique intra-vaginale est-elle un facteur prédictif de succès de sclérothérapie pour hydrocèle testiculaire idiopathique chez l’adulte ? À propos de 58 cas contrôlés
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 747


Objectifs

Évaluer l’efficacité à long terme de la sclérothérapie par le polidocanol dans le traitement de l’hydrocèle testiculaire idiopathique (HTI) chez l’adulte et évaluer la pression hydrostatique intra-vaginale (PIV) comme un facteur pronostic de récidive.


Méthodes

Entre octobre 2009 et septembre 2014 ; 58 cas d’HTI unilatérale, non cloisonnée et sans pathologie inguino-scrotale associée ont été traités par sclérothérapie. Les patients ont eu une mesure de la PIV, une aspiration complète du liquide vaginal et une instillation intravaginale de polidocanol à 3 % (2mL/200mL de liquide vaginal aspiré). Les contrôles cliniques et échographiques ont été effectués à 3, 6 mois et puis tous les 6 mois. Le succès est défini par l’absence d’hydrocèle à l’examen clinique et à l’échographie (volume<10mL). Ces patients ont été suivis pour une période minimale de 12 mois.


Résultats

L’âge moyen était de 52,7ans (21–79). L’hydrocèle était droite chez 38 patients. Le volume moyen aspiré était de 254mL (85–490) et la moyenne de la PIV était de 20,6cmH2 O (1,5–48). Les taux de récidive à 3, 6 et 12 mois étaient respectivement de 15,5 %, 18,9 % et 20,7 %. Le taux global de succès était de 81 % avec une période moyenne de suivi de 29,7mois (16–64). L’âge et le volume de l’hydrocèle n’étaient prédictifs de récidives (p >0,2). La moyenne de la PIV était respectivement de 16,8 et 35,3cmH2 O dans les groupes « succès » et « récidives ». Une corrélation positive a été trouvée entre les valeurs de PIV et le risque de récidive (p <0,002) avec une valeur seuil de la PIV de 19cmH2 O.


Conclusion

La sclérothérapie au polidocanol à 3 % pour l’HTI chez l’adulte est une méthode simple, sûre et efficace avec des résultats durables. Une PIV>19cmH2 O est prédictive de récidive.

Mots clés:
S. / O. / S. / H.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
La prostatectomie laparoscopique robot assisté (PTLRA) chez les patients greffés rénaux, à propos d’une série de 12 cas
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 728


Objectifs

Évaluer les résultats oncologiques et fonctionnels de la prostatectomie robot assistée chez les patients ayant une transplantation rénale.


Méthodes

Nous avons analysé rétrospectivement les paramètres préopératoires, peropératoires et les résultats fonctionnels et carcinologiques de 12 patients opérés entre 2009 et 2013. L’intervention a été effectuée par voie transpéritonéale sans modification de la position des trocarts. L’âge moyen était de 61,92±2,98ans. Le délai entre la transplantation et la découverte de l’adénocarcinome était de 79,7 mois. La moyenne du PSA était de 7,34ng/mL (4,9–11)


Résultats

La durée opératoire était de 241,3±35,6minutes, avec une seule conversion pour difficultés techniques (BMI 32kg/m2) et une seule transfusion. L’intervention a été difficile en raison d’adhérence du côté du transplant dans 50 % des cas. On constate un cas d’insuffisance rénale aiguë obstructive consécutive à un hématome du Retzius traitée par néphrostomie à j20. On note une majorité de Pt2c (72,7 %) dont 3 marges positives (27,3 %) mais 2 rechutes biochimiques traitées par hormonothérapie pour un patient et radiothérapie exclusive pour le deuxième. Les PSA à distance sont tous indosables. Il n’y a pas de différence significative entre les créatinines en préopératoire et à j7 (p =0,22).


Conclusion

La PTLRA est une technique réalisable chez les transplantés rénaux sans risque spécifique majeur sur le plan oncologique et fonctionnel.

Mots clés:
Q. / G. / G.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
La prostatectomie radicale robotique en ambulatoire. étude monocentrique prospective de 21 patients
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 726


Objectifs

Première étude de faisabilité de la prostatectomie radicale robotique en hospitalisation ambulatoire de 12heures et évaluation du taux de satisfaction des patients.


Méthodes

Entre mars 2015 et mars 2016, 21 patients ont bénéficié d’une prostatovésiculectomie robotique en ambulatoire. L’anesthésie générale a été réalisée par intraveineuse continue au propofol à objectif de concentration cible complétée par des infiltrations pariétales de naropeïne. En postopératoire, une première boisson était proposée à h+4, une collation à h+5, un lever couloir à h+6 et une montée d’étages à h+8. Les paramètres étudiés étaient ; l’âge des patients, leur IMC, la distance domicile-hôpital, la durée opératoire, les pertes sanguines, le taux de nausées ou vomissements, le score EVA, le score de Chung de sortie et le taux de réadmission de satisfaction des patients.


Résultats

On observe en moyenne un âge de 63,2ans (57–72), un IMC de 26,12 (18–34), une distance domicile-hôpital de 33km (5–58km), une durée d’anesthésie moyenne de 145minutes (118–234) et des pertes sanguines de 121cm3 (50–250). Il n’y a eu aucune transfusion et tous les patients ont regagné leur domicile après un séjour de moins de 12heures sans aucune réadmission. À la sortie, le taux de nausées ou vomissements était nul, le score EVA était de 1,2 pour un score de Chung de 9 (n =12) ou 10 (n =9). Enfin, 92 % des opérés étaient très satisfaits de leurs soins.


Conclusion

Cette première étude montre la faisabilité de la prostatectomie radicale robotique en ambulatoire pour certains patients sélectionnés et montre l’intérêt de la réhabilitation précoce dans cette chirurgie et un taux élevé de satisfaction des patients.

Mots clés:
F. / R. / P.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
La reconnaissance endoscopique des calculs rénaux : validation des premières images peropératoires
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 685


Objectifs

Aider les urologues à reconnaître en peropératoire les différents types de calculs rénaux de la classification morpho-constitutionnelle avant leur photovaporisation LASER. Valider une planche de reconnaissance endoscopique des calculs rénaux correspondante à la classification microscopique morpho-constitutionnelle des calculs urinaires.


Méthodes

Travail de reconnaissance visuelle morpho-constitutionnelle en binôme, biologiste et urologue, d’images peropératoires de la surface et de la section de 180 calculs rénaux traités par URSS-L et analysés entre janvier 2010 et mai 2016.


Résultats

Validation d’une planche de reconnaissance endoscopique morpho-constitutionnelle (Figures 1 à 3) des calculs rénaux purs Ia Ib Id Ie/IIa IIb/IIIb/IVa1 IVa2 IVb IVc IVd/Va et calculs mixtes IIIa/Ia/(IIbIVa)c/(IIb/IVa)i et conversion cristalline IIb/Ia.


Conclusion

Ce travail autorise d’emblée l’urologue à connaître la nature des calculs rénaux lors d’une urétérorénoscopie avant de les détruire. Cet examen peropératoire doit être complété par l’analyse des fragments et/ou de la poudre de calculs par le biologiste qui réalisera systématiquement une étude SPIR complémentaire.

Mots clés:
V. / M. / B. / O.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
La réhabilitation précoce appliquée à la prostatectomie radicale
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 726


Objectifs

À partir d’une étude prospective, nous avons décrit des mesures adaptées de réhabilitation précoce pour améliorer les suites opératoires des patients opérés d’une prostatectomie radicale.


Méthodes

La préparation préopératoire est une boisson sucrée à h–2 avec prémédication au paracétamol à h–1. L’anesthésie est effectuée au propofol à objectif de concentration cible, en normothermie, index bispectral entre 50 et 55. Les bolus de morphine, les halogénés et l’acupan intraveineux sont exclus. La chirurgie est réalisée au robot avec infiltrations pariétales de naropeïne. En postopératoire ; prévention antalgique au paracétamol, première boisson à h+2, première collation à h+3, premier lever couloir à h+4 et première montée d’escalier à h+5. Les paramètres postopératoires sont la reprise du transit, le score EVA, la durée du séjour, le taux de satisfaction des opérés.


Résultats

L’étude concerne 200 patients successifs, non diabétiques, entre 2012 et 2016. La reprise du transit est induite par la prise d’un lavement et d’un laxatif respectivement en pré- et postopératoire. Elle a lieu en moyenne à h+7 (5 à 13) pour les gaz et j2 (j1à j3) pour les selles. Le score EVA à h+6 est de 2,1 en moyenne (0 à 7) de 1,6 à h+12 (0 à 7) et 1,5 à h+24 (0 à 6), le taux de nausées vomissement est de 4 %, la durée d’hospitalisation varie de 12heures à 7jours. Le taux de satisfaction des patients très satisfaits de leurs suites est de 90 %.


Conclusion

La réhabilitation améliorée habituellement utilisée en ambulatoire et en chirurgie digestive est transposable à la prostatectomie radicale et permet de constater des suites opératoires très satisfaisantes. L’utilisation adaptée de l’anesthésie et de l’antalgie crée une dynamique vertueuse qui autorise une réalimentation rapide, favorisant une mobilisation et un retour du transit plus précoces et la diminution des douleurs liées à l’iléus.

Mots clés:
F. / R. / P.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Le délai de la prostatectomie radicale affecte-t-il le pronostic pathologique des patients ? Étude rétrospective sur 1258 patients
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 774


Objectifs

Le délai avant chirurgie est parfois long dans le système de santé public au Canada. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’impact du délai avant prostatectomie radicale robotique sur le pronostic pathologique.


Méthodes

Analyse rétrospective de 1258 patients, opérés de prostatectomie radicale robotique, entre 2012 et 2015. Le délai avant chirurgie est défini comme le temps entre la date de la biopsie et la date de la chirurgie. Le critère d’évaluation primaire est mesuré par le score CAPRA, connu pour être corrélé avec la récidive biochimique. Des analyses uni- et multivariées ont été réalisées, afin d’évaluer l’effet du délai à la chirurgie et l’effet d’autres facteurs prédictifs (âge, IMC, biopsie Gleason score, stade clinique et nombre de biopsies positives) sur la pathologie finale, dans chaque groupe de risque selon la classification d’Amico et sur l’ensemble des patients.


Résultats

Au total, 835 patients ont été analysés. Les patients de risque intermédiaire ont été associés aux patients à haut risque en raison du nombre limité de patients à haut risque (n =55). Une différence significative a été retrouvée entre le délai moyen avant chirurgie dans les différents groupes de risque : 162jours pour le groupe à risque intermédiaire et haut vs 179 dans le groupe à bas risque. En analyse multivariée, une corrélation significative est présente entre le temps d’attente à la chirurgie et le CAPRA dans le groupe de risque haut/intermédiaire (p =0,049). L’analyse multivariée n’a pas mis en évidence une corrélation significative dans le groupe à bas risque ainsi que sur l’ensemble de la population (Fig. 1, Fig. 2).


Conclusion

Dans cette étude, évaluant le délai avant chirurgie au Canada dans un système de santé public, prolonger le temps d’attente avant la chirurgie pourrait avoir un impact sur le pronostic. D’autres études sont nécessaires pour confirmer ce résultat et évaluer l’impact sur la récidive biochimique, la survie spécifique et la survie globale.

Mots clés:
C. / M. / M. / E. / A.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Le désassemblage complet du pénis dans la réparation de l’epispadias (technique de Mitchell) : l’importance du raccourcissement de la plaque urétrale et son impact sur le résultat final
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 703


Objectifs

Évaluer l’importance du raccourcissement de la plaque urétrale et les résultats esthétique et fonctionnel (sur l’incontinence urinaire) de cette technique.


Méthodes

De janvier 2009 à septembre 2015, 19 ont subi un désassemblage complet du pénis dans la cure chirurgicale d’épispadias secondaire à une réparation d’exstrophie de vessie. L’âge des patients à la chirurgie variait entre 16 et 72mois (moyenne 31,34mois).


Résultats

Le raccourcissement de la plaque a été observé chez tous les patients après désassemblage complet du pénis en 3 parties. Ce raccourcissement variait entre 6 et 12mm, selon la taille du pénis. Le résultat esthétique a été considéré comme bon chez 18 patients avec gland conique et méat en position orthotopique, sans aucune nécrose du gland. Cependant, 17 patients (89,5 % des cas) présentaient une déhiscence ou une fistule. La continence urinaire≥1h a été observée chez 7 patients (36,8 % des cas) et seulement 2 patients (10,5 %) avaient≥3h.


Conclusion

Le raccourcissement de la plaque urétrale était présent chez tous les patients avec un bon résultat esthétique, mais son impact sur l’incontinence urinaire reste incertain.

Mots clés:
S.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Le diméthyl sulfoxide (DMSO) sous anesthésie générale : une alternative après échec du DMSO sans anesthésie dans le syndrome de la douleur vésicale ?
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 688


Objectifs

L’instillation de diméthyl sulfoxide (iDMSO) réalisé sans anesthésie fait partie des options thérapeutiques du syndrome de la douleur vésicale (SDV). Certains patients sont réfractaires à ces iDMSO par mauvaise tolérance. Notre étude évalue la tolérance et les résultats des iDMSO sous anesthésie générale (AG) après échec des iDMSO mal tolérées sans anesthésie.


Méthodes

De mai 2013 à avril 2016, 11 patients avec un SDV, dont 9 femmes (81,8 %), d’âge moyen de 41,9ans, ont été traités par iDMSO sans anesthésie et étaient en échec par mauvaise tolérance empêchant un temps de contact souhaité entre DMSO et vessie de 1 heure. Les 11 patients, étaient évalués par interrogatoire et questionnaires (catalogue mictionnel, Score Sant O’Leary). Tous avaient eu un test d’hydrodistension vésicale sous AG et un traitement per os par Cimétidine sans impact significatif sur leurs symptômes.


Résultats

Six nouvelles iDMSO étaient réalisées sous AG en ambulatoire et étaient bien tolérées. Les moyennes d’intervalle mictionnel diurne et pollakiurie nocturne pré-iDMSO sans anesthésie et post-iDMSO sous AG étaient de 32,2minutes (± 18,4) et 6,3 levers (± 2,6) et de 126,9minutes (± 62,7minutes) et de 3 levers (± 1,6) soit une variation de respectivement 96,4minutes (± 54minutes) et de 3,75 levers (± 1,6). Les scores symptômes et gène de Sant O’Leary étaient de 17,5 (± 2,9) et 15,5 (± 1,2) et de 13,5 (± 6) et 12 (± 5,8) ; soit une variation de 3 (± 4,1) et 4 (± 5,1).


Conclusion

Les iDMSO sous AG améliorent significativement les patients réfractaires aux instillations sans anesthésie par mauvaise tolérance. Ce mode d’instillations devrait être utilisé plus souvent pour le bénéfice des patients.

Mots clés:
M. / T. / P. / C.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Le double abord : harmonisation simultanée des techniques minipercutanée et urétéroscopie flexible pour le traitement des calculs complexes du rein
2016
- Communications vidéos
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 838


Objectifs

Contrôler la ponction et la dilatation calicielle inférieure par l’accès endoscopique rétrograde flexible. Proposer un bilan lithiasique endoscopique complet grâce au double abord. Améliorer l’objectif thérapeutique du « sans fragment » avec la recherche combinée de fragments de calculs. Diminuer le nombre de séjours hospitaliers pour le traitement des calculs complexes du rein en un temps. Réduire la morbidité avec le choix de la minipercutanée.


Méthodes

Enregistrement antégrade et rétrograde simultané du traitement combiné minipercutané et par urétéroscopie flexible en un seul temps de calculs complexes multiples dans le cas d’un rein unique chez une patiente installée en position supine.


Résultats

Présentation de la sécurité de la ponction et de la dilatation de l’abord percutané grâce au contrôle endoscopique. Réalisation du bilan lithiasique endoscopique complet avec reconnaissance endoscopique et le typage morphologique peropératoire des calculs grâce à l’endoscope flexible numérique. Optimisation de la destruction et l’évacuation des calculs par l’abord minipercutané, le dusting et la relocalisation des calculs grâce à l’endoscope flexible. Amélioration de l’objectif thérapeutique « sans fragments » par la recherche combinée avec le néphroscope et l’endoscope flexible de fragments de calculs. Contrôles endoscopiques en fin d’intervention du trajet de ponction, de la pose du drainage et de l’intégrité de l’uretère.


Conclusion

Cette présentation vidéo montre la nécessité de poursuivre l’apprentissage de la chirurgie minipercutanée percutanée, couplée à un abord rétrograde flexible pour proposer un traitement des calculs complexes du rein en un seul temps de façon standardisée et sécurisée.

Mots clés:
V. / A.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Le lavement rectal systématique avant cystomanométrie n’a pas d’influence sur la qualité de la courbe de pression abdominale : résultat d’une étude prospective contrôlée
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 741


Objectifs

La présence de selles dans l’ampoule rectale pourrait perturber la qualité de la courbe de pression abdominale (PA) au cours d’une cystomanométrie. Cependant, l’intérêt d’un lavement par une solution de phosphate de sodium (LPS) systématique avant une cystomanométrie sur la qualité de la PA n’a jamais été évalué. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’influence sur la courbe de PA d’un LPS systématique avant l’urodynamique.


Méthodes

Cette étude prospective contrôlée en simple insu monocentrique a été réalisée en mai et juin 2013. Les patients ont été répartis en deux groupes A et B consécutifs (groupe A : patient consultant le premier mois et ne recevant pas de préparation rectale, groupe B : patient consultant le deuxième mois et recevant une prescription de LPS à réaliser avant l’examen). Le critère de jugement principal était la qualité de la courbe de PA évaluée en insu par 3 relecteurs indépendants (deux médecins rééducateurs et un urologue). Les deux groupes ont été comparés.


Résultats

Au total, 139 patients ont été inclus dont 54 dans le groupe A et 85 dans le groupe B. Quatorze patients du groupe B n’avaient pas fait leur lavement rectal comme prévu. Il n’y avait pas de différence entre les deux groupes en termes de pénibilité (EN : 3,46 vs 2,97 ; p =0,43) ou de caractère compliqué à la préparation (EN : 3,12 vs. 3,18 ; p =0,91). Chez les patients n’ayant pas eu le LPS, la courbe de PA était jugée parfaitement interprétable (PI) dans 69 % des cas, et dans 65 % des cas chez les patients ayant eu le LPS (p =0,61). Les seuls facteurs associés à une meilleure interprétabilité des courbes de PA était l’âge<60ans (p =0,001) et le type de colonne d’urodynamique utilisé (p =0,01).


Conclusion

Dans cette étude prospective, la réalisation systématique d’un LPS avant cystomanométrie n’augmentait pas l’impression de pénibilité ou de caractère compliqué de la préparation à l’examen pour les patients mais n’apportait pas de bénéfice sur la qualité de la courbe de PA et donc sur l’interprétabilité des courbes de cystomanométrie.

Mots clés:
B. / H. / N. / A. / A.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Le maniement de l’uretère distal lors de la néphro-urétérectomie cœlioscopique pour tumeur urothéliale de la voie urinaire supérieure. Le dilemme résolu ?
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 836-837


Objectifs

Cette vidéo montre une technique qui permet la dissection et la ligature étanche de l’uretère distal par voie trans-urétrale, en respectant toutes les consignes oncologiques : exérèse complète « en bloc » de toute la pièce de néphro-urétérectomie comprenant une collerette de tissu vésical et en évitant tout écoulement d’urine de la voie urinaire supérieure dans le rétro péritoine et la cavité péritonéale.


Méthodes

Dans un premier temps opératoire, l’uretère distal est disséqué à l’aide de l’anse de Collins jusqu’à la graisse perivésicale. Il est ensuite ligaturé à l’aide d’un nœud coulant appliqué par voie trans-urétrale. Lors d’un deuxième temps, la néphro-urtéterectomie cœlioscopique est réalisée par voie trans-péritonéale. L’uretère est disséqué dans le sens antérograde jusqu’à la dissection précédemment réalisée par voie trans-urétrale. Toute la pièce de néphro-urétérectomie est alors extraite en bloc dans un sac, y compris la ligature distale ayant été réalisée par voie trans-urétrale.


Résultats

Dés le développement de la technique, tous les patients éligibles (absence de tumeur dans l’uretère pelvien, n =7) ont été opérés suivant cette technique. Dans tous les cas, la dissection et la ligature fut possible par voie trans-urétale, ainsi que l’exérèse complète de la pièce opératoire en évitant tout écoulement d’urine dans le rétropéritoine ou la cavité péritonéale. Il s’agit d’une procédure simple, reproductible et qui n’augmente pas la morbidité de l’intervention. Aucune complication ou conversion à chirurgie ouverte secondaire à cette technique n’a pas été observée.


Conclusion

Différentes techniques ont été décrites pour manier l’uretère distale, mais dans tous les cas, soit la fermeture de la voie urinaire n’est pas étanche, soit la complexité/morbidité de l’intervention augmentent de manière considérable. Cette vidéo montre une technique simple et reproductible, permettant de mener à terme cette intervention en respectant toutes les consignes oncologiques sans augmenter sa morbidité.. Dilemme résolu ? (Fig. 1, Fig. 2)

Mots clés:
A.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Le priapisme : analyse d’une série personnelle de 113 cas
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 733


Objectifs

En dehors des pays où la drépanocytose est fréquente, le priapisme est une pathologie rare d’où une prise en charge inhomogène et souvent retardée. Les séries publiées>50 cas étant l’exception, la série et l’expérience (un des 3 piliers de l’EBM) d’un uro-andrologue référent du priapisme ont été analysées pour objectiver les éventuels changements survenus sur une longue période.


Méthodes

Analyse rétrospective des principales caractéristiques (fréquence, mécanisme, étiologie, prise en charge, résultats) de tous les cas de priapisme vus, en phase aiguë ou non, entre janvier 1985 et décembre 2015 dans 3 lieux différents d’exercice.


Résultats

Nombre : 113 cas (3,7/an) d’âge moyen 47,5ans variant de 10 à 79. Mécanisme : presque toujours veineux sous forme aiguë (86=76,1 %) ou parfois chronique (21=18,6 %), rarement artériel (6=5,3 %). Étiologie : post-traumatique si artériel ; iatrogène (55=63,9 %), idiopathique (22=25,6 %,) et hématologique (9=10,5 %) si veineux aigu. Délai de prise en charge : 54,6heures en moyenne et 41 % seulement vus<24e heure. Traitement : abstention (n =3), médical exclusif (86=76,1 %) (embolisation ou pharmacologique) et chirurgical (24=21,2 %) avec shunt d’Al-Ghorab (91 %). Résultats : pas de séquelles érectiles pour tous les patients traités avant la 24e heure (médicalement). Pour les opérés (2 perdus de vue) : 3 sans séquelles, 6 pertes définitives d’érections et 13 avec érections partielles ou normales mais avec aide médicale. Le délai pré-thérapeutique a été le principal paramètre pronostique.


Conclusion

Cette étude observationnelle montre que :

– le priapisme reste rare ;

– le priapisme veineux aigu reste une urgence sans progrès pour le délai pré-thérapeutique ;

– le recours à la chirurgie ;

– une diminution de l’étiologie iatrogène et une augmentation du priapisme chronique ;

– l’efficacité du traitement médical si<24e heure.

La diffusion d’algorithmes pratiques devrait réduire les séquelles érectiles.

Mots clés:
P. / D.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Le pronostic des tumeurs vésicales en fonction du mode de présentation : les tumeurs non infiltrant le muscle qui progressent sont-elles associées à un moins bon pronostic ?
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 764


Objectifs

Comparer le pronostic des tumeurs vésicales en fonction de son mode de présentation : d’emblée infiltrant le muscle (TVIM), et non infiltrant le muscle (TVNIM) qui progressent secondairement au cours du suivi.


Méthodes

C’est une étude rétrospective concernant 524 cystectomies réalisées de 1990 à 2014 pour TVIM. Les patients ont été subdivisés en 2 groupes : Un 1er groupe incluant 130 patients ayant d’emblée une TVIM et un 2e incluant 394 patients ayant une TVNIM ayant progressé. Nous avons précisé pour chaque groupe le stade tumoral sur pièce de cystectomie, les taux de récidive locale, à distance, et la survie globale. Les comparaisons de pourcentages étaient effectuées par le test du &khgr; 2 de Pearson. Les données de survie étaient en établissant des courbes de survie selon la méthode de Kaplan–Meier. Le seuil de signification était fixé à 0,05.


Résultats

Un stade pT0 sur pièce de cystectomie était rapporté dans 7,2 % des cas dans le 1er groupe et 5 % dans le 2e groupe (p =0,8). Le stade pT4 était retrouvé dans 14 % des cas dans le 1er groupe et 15 % des cas dans le 2e groupe (p =0,7). Le taux d’envahissement ganglionnaire lors du curage était de 12 % dans 1er groupe versus 22,9 % dans le second. La différence était statistiquement significative (p =0,01). Le taux de récidive locale était significativement plus important dans le 2e groupe (13 %) que dans le 1er (4,6 %), p =0,001. Le taux de métastases était de 22,7 % dans 1er groupe versus 17,7 % dans le 2e (p =0,2). La survie globale était quasi similaire dans les 2 groupes (p =0,9) (Fig. 1).


Conclusion

Les TVNIM qui progressent secondairement étaient associées à un risque plus élevé d’envahissement ganglionnaire et de récidive locale après cystectomie. Toutefois, ni le risque de récidive métastatique ni le taux de survie globale n’étaient affectés par le moment de l’invasion du muscle.

Mots clés:
M. / W. / A. / H. / A.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Le rôle de l’IRM dans l’évaluation diagnostique et algorithme thérapeutique dans la maladie de La Peyronie : les résultats d’une série de 120 patients
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 732


Objectifs

L’évaluation de la valeur ajoutée de l’IRM dans la prise en charge de la maladie de La Peyronie comme un outil dans l’évaluation initiale et au cours de l’algorithme de prise de décision avant le traitement.


Méthodes

Entre 2012 et 2016, tous les patients présentés qui avait consulté pour une suspicion de maladie de La Peyronie ont bénéficié d’une évaluation clinique et une IRM du pénis. Les données des 120 premiers patients ont été analysées et présentées. Le protocole d’IRM normalisée a été réalisée par un seul radiologue dédié. Il comprend une acquisition de 1,5Tesla avec des séquences T1, avec et sans le gadolinium, une séquence T2, et une reconstruction 3D de la cartographie des plaques. Le radiologue a également effectué une échographie du pénis.


Résultats

Dans l’ensemble, 120 IRM ont été effectuées chez 110 patients. L’âge moyen de la cohorte était de 52ans (24–75). Sept patients ont eu un deuxième traitement après des injections de vérapamil. IRM nous a permis de détecter jusqu’à 20 % des plaques occultes à l’examen clinique ou les ultrasons, plaques actives ont montré élevées faibles signaux/sur T1 et T2 respectivement alors que les plaques de repos étaient des signaux haut/bas. Corrélations des résultats cliniques et IRM ont montré des plaques indolores peuvent rester actives sur l’imagerie. Dans la dépendance, plaques actives peuvent être vus que sur l’IRM et restent occultes à l’examen ou à ultrasons.


Conclusion

L’IRM dans le cadre de l’évaluation initiale permets :

– confirmer les plaques : taille, nombre, localisation et caractère inflammatoire ou non ;

– identifier les lésions du corps caverneux qui ne sont pas palpables ;

– évaluer la réponse thérapeutique après traitement intra-lésionnels.

Mots clés:
V. / W. / P. / I. / A.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Le score de Gleason après prostatectomie totale de l’ISUP 2005 à l’ISUP 2014 : impact sur la survie sans récidive biologique : proposition d’un nouveau groupe pronostic
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 772


Objectifs

Le score de Gleason, révisé en 2005 et 2014 est l’un des principaux facteurs pronostiques des cancers de la prostate. L’objectif était de comparer les survies sans récidive biologique (SSRB) après prostatectomie totale (PT) en fonction du grade déterminé selon les différentes classifications ISUP 2005 ou 2014.


Méthodes

Entre 2005 et 2015, 2805 PT consécutives ont été réalisées pour cancer de prostate localisé. Les scores de Gleason des PT ont été classés en 4 groupes : ISUP 2005=Gleason 6 vs 7 vs 8 vs 9 vs 10 ; ISUP 2005 modifié=Gleason 6 vs 7 vs 8+9+10 ; ISUP 2014=Gleason 6 vs 7 (3+4) vs 7 (4+3) vs 8+9+10 ; ISUP 2014 modifié Epstein=Gleason 6 vs 7 (3+4) vs 7 (4+3) vs 8 vs 9+10. Aucun traitement complémentaire n’a été effectué sans récidive biologique définie par un taux de PSA>0,2ng/mL. La SSRB a été étudiée avec la méthode de Kaplan–Meier en fonction des 4 classifications proposées et un modèle de Cox a été effectué.


Résultats

Avec un suivi moyen de 32,17 mois, la survie vie sans récidive biologique à 5 et 10ans était de 71 % et 55 %. Les courbes de survies selon les 4 classifications sont représentées sur la Fig. 1. En analyse multivariée, il n’a pas été démontré de différence significative de survie entre les scores de Gleason 6 et 7 (3+4) (HR=2,5 ; p =0,235) alors que l’on retrouve une différence significative entre les scores de Gleason 6 et 7 (4+3) (HR 2,45, p <0,0001). Il existe une différence significative entre les scores de Gleason≤7 (3+4) et 7 (4+3) (HR 2,024, p <0,0001).


Conclusion

Les nouvelles définitions du score de Gleason permettent de mettre en évidence plusieurs catégories d’agressivité tumorale sur la pièce opératoire : le score de Gleason 3+4 se rapproche du score de Gleason 6 et pourrait bénéficier d’une éventuelle surveillance active, les scores 8, 9 et 10 représentent les tumeurs les plus agressives, et les scores 4+3 sont une entité à part, intermédiaire entre les deux précédents.

Mots clés:
N. / A. / J. / Y. / D.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Le score de Gleason est-il corrélé au score PIRADS défini par l’IRM prostatique multiparamétrique ?
2016
- Communications rapides
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 813


Objectifs

L’agressivité des cancers de prostate pourrait être estimée au moyen de l’IRM prostatique multiparamétrique (IRMmp) et du score PIRADS. L’objectif de l’étude est d’étudier la corrélation entre le score PIRADS et le score de Gleason (SG) obtenu par analyse des biopsies prostatiques écho-guidées avec fusion d’images (BPfi) et par analyse des pièces de prostatectomie radicale (PR).


Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique comparant la distribution des SG obtenus par l’analyse de la pièce de PR et de leurs BPfi (UroStation® Koelis, Grenoble, France) en fonction du score PIRADS. Les IRMmp ont toutes été relues par un radiologue sénior et les zones cibles des biopsies étaient définies par un score PIRADS≥3. Tous les SG ont été déterminés par lecture croisée par deux uropathologistes. La distribution des SG en fonction du score PIRADS a été comparée par un test du Chi2 et la concordance calculée à l’aide d’un test de Cohen Kappa.


Résultats

Les données de 74 patients opérés d’une PR après BPfi ont été analysées. Les proportions de GS≤6 (3+3), 7 (3+4), 7 (4+3) et≥8 (4+4) au sein des zones suspecte en IRMmp ont été comparables quel que soit le score PIRADS (p =0,13) (Tableau 1). Dans 3 cas (4 %), la biopsie de la zone suspecte n’a pas mis en évidence de cancer. La concordance du SG obtenu par l’analyse de la pièce de PR et des PBfi était médiocre, avec un coefficient Kappa=0,378 (CI95 % [0,194–0,563]) (Tableau 2).


Conclusion

Dans cette étude, le score de PIRADS n’a pas été corrélé au SG des aires prostatiques correspondantes déterminé à partir de l’analyse des pièces de PR. La concordance des résultats des BPfi avec ceux de l’analyse des PR était médiocre.

Mots clés:
H. / Y. / M. / P. / A.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Le traitement standard du cancer de la vessie non musculo-invasif avec du BCG peut être associé à une vaccination anti-cancer pour augmenter la réponse vaccinale cellulaire T locale
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 705


Objectifs

Dans la présente étude, nous avons étudié les effets secondaires d’une administration concomitante d’un vaccin anti-cancer et de la thérapie au bacille de Calmette-Guérin (BCG), ainsi que l’influence du traitement BCG sur les réponses immunitaires anti-vaccin chez des patients atteints de cancer non musculo-invasive de la vessie.


Méthodes

Dans une étude exploratoire ouverte à répartition aléatoire de phase I, 24 patients, répartis en trois groupes, ont reçu cinq injections d’un vaccin anti-cancer (protéine recombinante MAGE-A3+adjuvant AS15) associé ou non à deux combinaisons de thérapie au BCG (Tableau 1). Les profils d’effets secondaires ont été comparés entre les trois groupes en considérant les interventions seules ou concomitantes. Les réponses immunitaires déterminées à partir du sang et de l’urine ont été comparées entre les groupes de traitements et en fonctions des instillations avec le BCG.


Résultats

Les événements indésirables (EI) observés chez tous les patients sont mineurs et similaires à ceux connus pour le vaccin MAGE-A3 et pour le traitement au BCG. Ces EI ne sont pas augmentés par les doubles interventions, ce qui suggère que le BCG n’exacerbe pas les EI dus au vaccin et inversement. Tous les patients ont généré une réponse anticorps anti-MAGE-A3 ainsi que, chez la moitié d’entre eux et indépendamment de la présence ou non d’un traitement BCG, des cellules T spécifiques du vaccin. Par contre, de telles cellules ne sont détectées dans l’urine des patients qu’après une instillation intravésicale du BCG.


Conclusion

Les vaccins anti-cancer incluant de puissants adjuvants peuvent être associés sans risque pour le patient à un traitement vésical standard au BCG. L’augmentation dans la vessie des lymphocytes-T spécifiques du vaccin suite à la thérapie au BCG est une preuve de principe du bénéfice potentiel d’un traitement combiné alliant vaccination systémique et immunostimulation locale.

Mots clés:
P. / L. / D. / D. / P.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Les cancers de prostate localisés intraprostatiques : peut-on prédire le risque de marges positives ?
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 771


Objectifs

Il est admis que la présence d’une marge chirurgicale positive (MCP) est associée à une augmentation du risque de récidive biochimique. Lorsqu’on s’intéresse aux cancers de prostate intraprostatiques (pT2), le rôle de la MCP sur la récidive biochimique est controversé. L’objectif de cette étude est d’identifier des facteurs prédictifs de MCP chez les pT2 et les conséquences sur la survie sans récidive biologique et globale.


Méthodes

Nous avons analysé rétrospectivement 2096 patients ayant eu une prostatectomie totale pour un cancer de prostate localisé (≤ pT2c) entre janvier 1988 et décembre 2015. Des régressions logistiques univariées et multivariées ont été réalisées pour identifier des facteurs de risque de MCP et de récidive biochimique. La survie sans récidive biochimique des patients avec versus sans MCP a été comparée à l’aide d’un test de Log-rank .


Résultats

Trois cent soixante-dix (17,7 %) patients avaient une MCP avec un âge moyen de 63,1ans. Le risque de MCP, en analyse univariée, était augmenté en présence d’un plus petit poids prostatique (p <0,0001), d’un stade pathologique pT2c (p <0,0001), d’un score de Gleason supérieur à 6 sur la pièce opératoire (p <0,0001) et un grade 4 prédominant (p =0,004). En analyse multivariée, le poids de la prostate, le stade pT2c et un Gleason supérieur à 6 restaient significativement associés avec le risque augmenté de MCP. Les récidives biochimiques était significativement plus nombreuses chez les patients avec MCP (p <0,0001) sans qu’il n’y ait de différence en terme de survie globale (p =0,057).


Conclusion

Le risque de MCP dans le cadre d’un cancer de prostate localisé est augmenté en cas de tumeur de gros volume et de grade élevé survenant sur une prostate de petit volume. La présence d’une MCP expose à un risque augmenté de récidive biochimique sans que celle-ci ne soit péjorative sur la survie globale.

Mots clés:
M. / I. / A. / J. / D.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Les perforations vésicales au cours d’une résection de tumeur vésicale nécessitant une réparation chirurgicale : caractéristiques cliniques et résultats oncologiques
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 675


Objectifs

La perforation vésicale au cours de la résection transurétrale de tumeur de vessie est une complication largement sous-estimée. Si un simple drainage par sonde vésicale suffit dans la majorité des cas, le recours à la conversion chirurgicale reste rare.


Méthodes

Nous rapportons 19 cas de perforation vésicale nécessitant une conversion chirurgicale par laparotomie. Il s’agit d’une perforation intrapéritonéale ou sous-péritonéale importante. Les caractéristiques cliniques, les résultats oncologiques à long terme, l’incidence et le temps d’apparition de la localisation extra-vésicale ainsi que la survie des patients présentant cette complication ont été étudié. La survie globale a été mesurée par la méthode de Kaplan-Meier.


Résultats

L’âge moyen est de 65ans. Un antécédent de résection noté dans 12 cas, la taille moyenne de la tumeur est de 4,9cm. La perforation est intrapéritonéale chez 15 patients et extrapéritonéale chez les 4 autres. Elle intéressait la face latérale dans 14 des cas. Le diagnostic est peropératoire dans 17 cas. Deux plaies grêliques étaient diagnostiquées. La majorité des tumeurs était de haut grade (15 cas) et classée au moins pt1 dans 15 cas. La progression était observée dans 5 cas. Deux récidives extra-vésicales étaient notées (paroi antérieure et psoas) survenant respectivement à 5 et 15 mois. La survie moyenne est de 41 mois, respectivement de 75 %, 50 % et 25 % à 1, 3 et 5ans. Cette survie chute de façon significative dans le groupe des TVIM.


Conclusion

La perforation vésicale au cours d’une RTUV nécessitant une réparation chirurgicale semble être plus fréquente chez les patients âgés présentant une tumeur de la face latérale sur une vessie déjà réséquée. Le taux de récidive et de progression seraient augmenté contre une baisse de la survie globale. Le taux de dissémination métastatique est faible mais précoce imposant une surveillance rapprochée.

Mots clés:
S. / I. / A. / M. / H.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Les scores morphométriques RENAL et PADUA sont-ils encore prédictifs de difficulté chirurgicale à l’ère de la néphrectomie partielle robot-assistée ?
2016
- Communications rapides
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 819


Objectifs

La chirurgie robot-assistée à permis de repousser les limites techniques de la cœlioscopie rendant accessible à une chirurgie conservatrice des tumeurs rénales de plus en plus complexes. L’objectif est ici d’évaluer si les scores morphométriques RENAL et PADUA permettent encore de prédire la difficulté chirurgicale des néphrectomies partielles (NP) robotisées.


Méthodes

Les données des patients opérés par un même opérateur d’une NP robot-assistée pour tumeur rénale unique entre janvier 2014 et fevrier 2016 ont été prospectivement collectées et étudiés selon les scores RENAL et PADUA. Les tumeurs étaient étiquetées comme de complexité « faible » (RENAL=4–6, PADUA=6–7), « modérée » (RENAL=7–9, PADUA=8–9) ou « élevée » (RENAL=10–12, PADUA≥10). Les caractéristiques préopératoires (score de Charlson, BMI, fonction rénale préopératoire), les données opératoires (durée de clampage, d’intervention et pertes sanguines) et les résultats carcinologiques et fonctionnels ont été évalués. Une analyse multivariée a été effectuée pour rechercher les facteurs prédictifs de durée d’ischémie, durée opératoire, pertes sanguines et fonction rénale à 3mois.


Résultats

Sur la période, 72 patients ont bénéficié d’une NP robot-assistée pour tumeur unique. Les caractéristiques initiales étaient équivalentes entre les groupes. La durée d’ischémie augmentait significativement avec la complexité tumorale pour les 2 scores (RENAL p <0,001, PADUA p =0,02), contrairement au taux de complication et durée d’hospitalisation.(Tableau 1) Le score RENAL était associé à une majoration des pertes sanguines (p =0,04), taux de conversion en néphrectomie élargie (p =0,02), variation de créatinine (p =0,005) et débit de filtration glomérulaire (DFG) à 3mois (p =0,004). Une tendance similaire s’observait avec le score PADUA. En analyse multivariée, les scores RENAL et PADUA étaient prédictifs de durée d’ischémie, durée opératoire, pertes sanguines. Le score RENAL était aussi prédictif de la variation de DFG à 3 mois (p =0,02) et la survenue d’une insuffisance rénale chronique (p =0,04).


Conclusion

A l’ère de la néphrectomie partielle robot-assistée, les scores morphométriques RENAL et PADUA demeurent prédictifs de difficulté chirurgicale peropératoire, sans incidence sur les complications. Le score RENAL apparait en outre comme prédictif de la fonction rénale post-opératoire.

Mots clés:
C. / G. / D. / D. / C.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
Lithotripsie par laser en salves : un nouveau mode de lithotripsie
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 697-698


Objectifs

Un nouveau lithotripteur à laser mis sur le marché permet un nouveau mode de lithotripsie : la lithotripsie en salves. Chaque salve est constituée de trois impulsions laser indépendantes qui ont, chacune une longueur d’impulsion de plus en plus grande. Les auteurs ont décidé d’évaluer ce nouveau mode de lithotripsie et de le comparer à la lithotripsie conventionnelle.


Méthodes

Un système automatisée a été utilisé pour effectuer des expériences de lithotripsie sur des calculs artificiels faits de différents matériaux. Le mode en salves du nouveau lithotripteur à laser (StoneLight 30 d’AMS) est prédéfini pour émettre 3 salves par seconde, chacune faite de 3 impulsions. Une énergie totale des salves de 3,5J a été choisie, équivalant à une puissance de sortie de 10,5W. Une lithotripsie conventionnelle à impulsion courte (300μs) a été effectuée en utilisant un paramétrage du lithotripteur réglé sur des valeurs proches (10Hz×1,0J), ainsi que sur des niveaux d’énergie plus faibles (10Hz×0,5J) et plus élevés (10Hz×1,5J).


Résultats

À une puissance et des niveaux d’énergie comparables, le nouveau mode en salves (à 10,5W) a été significativement plus ablatif que la lithotripsie conventionnelle (à 10W=10Hz×1,0J), dépassant largement cette dernière avec des volumes d’ablation plus importants de 60,5 % (p <0,00001), indépendamment du matériau des calculs (voir Figure 1). Par rapport aux réglages de lithotripsie à plus forte énergie (15W=10Hz×1,5J), le nouveau mode en salves a été seulement 3,3 % moins ablatif, mais ces résultats n’ont pas été statistiquement significatifs (p >0,05).


Conclusion

Le nouveau mode en salves est significativement plus ablatif que la lithotripsie conventionnelle pour des paramètres de puissance et d’énergie similaires. La variation continue synchronisée de la longueur d’impulsion dans le même paramétrage du lithotripteur pourrait améliorer et accélérer les procédures de lithotripsie par laser à l’avenir.

Mots clés:
P. / O.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
L’emploi de la solution de préservation SCOT 15 ® pourrait réduire l’incidence des rejets aigus en transplantation rénale
2016
- Communications orales
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 710


Objectifs

La solution de préservation SCOT 15® a été développée sur le concept d’immunomasquage. Il a été montré qu’elle pouvait prolonger la survie d’une allogreffe dans des modèles animaux. Le but de l’étude est le calcul de la survie sans rejet des greffons rénaux à 6 mois après préservation avec SCOT 15®.


Méthodes

Nous avons réalisé une analyse rétrospective monocentrique de 445 greffes rénales entre 2009 et 2014 (12 % de donneurs vivants, 71 % DDME, 17 % de DDAC). Les reins ont été préservés de manière statique (59 %) ou sur Lifeport® (41 %). Nous avons analysé les différentes solutions de préservation et de rinçage utilisées pour chaque greffon. Les rejets (humoraux ou cellulaires) ont tous été prouvés par biopsies et les biopsies réalisées pour cause.


Résultats

Cinq groupes ont été constitués : non S : greffons jamais perfusés avec SCOT 15® (n =36) ; S : greffons perfusés d’emblée avec SCOT 15®+préservation statique (n =155) ; SKS : greffons perfusés d’emblée avec SCOT 15®+préservation sur machine puis rinçage avec SCOT 15® (n =133) ; AS : greffons perfusés d’emblée avec une autre solution que SCOT 15®+préservation statique (n =73) ; AKS : greffons perfusés d’emblée avec une autre solution que SCOT 15®+préservés sur machine, puis rincés avec SCOT 15® (n =50) ; Les 4 derniers groupes sont réunis en groupe S (greffons rincés avec SCOT 15® avant implantation, quelles que soient les solutions antérieures utilisées.). La survie des greffons sans rejet à 6 mois a été significativement meilleure dans le groupe S que dans le groupe Non S (p =0,03) (Fig. 1).


Conclusion

Cette étude suggère que les propriétés d’immunomasquage de la solution SCOT 15® pourraient jouer un rôle protecteur après allogreffe rénale chez l’homme. Ces résultats doivent être confirmés sur des séries plus grandes et multicentriques.

Mots clés:
S. / J. / N. / J. / G.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C
L’impact de l’intoxication tabagique sur l’agressivité tumorale au moment de la cystectomie totale
2016
- Réf : Prog Urol, 2016, 13, 26, 764-765


Objectifs

Le tabac est le principal facteur de risque contrôlable identifié dans le développement des carcinomes urothéliaux. Plusieurs études rétrospectives ont suggéré une association entre l’intoxication tabagique et un pronostic défavorable chez les patients traités par cystectomie totale. L’objectif principal de ce travail était d’évaluer ces associations dans une étude contemporaine, prospective et multicentrique.


Méthodes

Nous avons collecté de manière prospective, les données cliniques et anatomopathologiques de 295 patients dans 7 centres entre 2014 et 2015, incluant le statut tabagique (non-fumeur, sevré, actif), la durée de l’intoxication tabagique (nombre d’années de tabagisme<ou ≥20ans), l’intensité de l’intoxication tabagique (nombre de cigarettes/j<ou ≥20/j) et le nombre d’années de sevrage (< ou ≥10ans) sur 295 patients dans 7 centres européens depuis décembre 2013. Une analyse de régression logistique a été conduite pour évaluer l’association entre d’une part le statut tabagique, la durée, l’intensité et le sevrage tabagique et d’autre part les caractéristiques tumorales.


Résultats

Sur les 237 patients analysés, 62 (26,2 %), 99 (41,8 %) et 76 (32,1 %) étaient respectivement non fumeurs, sevrés et actifs. Sur les 94 patients tabagiques sevrés, 24 (25,5 %) l’étaient depuis moins de 10ans, contre 70 (74,5 %) depuis plus de 10ans (p <0,001). Le statut tabagique, la quantité et la durée totale étaient significativement associés au stade de la tumeur (p ≤0,01). Le tabagisme actif était associé à l’âge, l’administration d’une chimiothérapie néoadjuvante et/ou adjuvante, et au stade tumoral (tous les p ≤0,03). L’analyse multivariée ajustée pour le sexe, l’âge, l’administration de chimiothérapie néoadjuvante et le nombre de RTUV montrait que le tabagisme actif était associé à une maladie localement avancée (p =0,003). Le sevrage tabagique>10ans réduisait significativement ce risque (stade≥pT3, RR=0,190 et/ou pN+, RR=0,19) au moment de la cystectomie.


Conclusion

Le sevrage tabagique prolongé (>10ans) améliore significativement les caractéristiques tumorales au moment de la cystectomie, ce qui est un facteur reconnu de meilleur pronostic à long terme. Les patients doivent donc être informés des risques du tabagisme et bénéficier d’un conseil de sevrage.

Mots clés:
J. / N. / P. / J. / A.
Mots-clés:
bladder cancer / NMIBC / Hyperthermia / Intravesical chemotherapy / Mitomycin-C