Urinary stress incontinence fue to intrinsic sphincteric deficiency : experience with fat and collagen periurethral injections.

16 juillet 2001

Mots clés : Urinary incontinence, sphincter incompetence, urinary incontinence surgery, periurethral injection
Auteurs : Haab F, Zimmern Ph, Leach GE
Référence : J Urol, 1997, 157, 1283-1286
BUTS. Les auteurs ont comparé de façon prospective l'efficacité de deux produits pour traiter l'incontinence urinaire d'effort par insuffisance sphinctérienne. PATIENTS ET METHODES. Dans le même centre 67 femmes au total ont eu des injections péri-uréthrales pour une insuffisance sphinctérienne, toutes réalisées par un seul chirurgien. Les patientes ont été divisées en deux groupes, 45 (groupe 1) recevant une injection de graisse et 22 (groupe 2) du collagène. Les deux groupes étaient comparables pour ce qui est de l'âge, du nombre de grossesses, du nombre de sessions chirurgicales ayant échoué auparavant et du nombre de garnitures utilisées chaque jour. L'étude urodynamique pré-opératoire a révélé un point de fuite par manoeuvre de Valsava dans les deux groupes (moyenne plus ou moins la déviation standard, 23,82 ± 12,41 versus 29,35 ± 11,32) sans différence significative. Les patientes ont classé le degré subjectif de satisfaction et d'amélioration post-opératoire de 0 à 100%. RESULTATS. Avec un suivi moyen de 7 mois après la dernière injection, seulement 13% des femmes du groupe ayant eu une injection de graisse et 24% du groupe collagène ont été guéries. Le pourcentage moyen d'amélioration subjective a été significativement plus élevé dans le groupe collagène que dans le groupe graisse (70,9 ± 28% versus 31,2 ± 41,7% respectivement, p<0,001). Le taux d'échec était significativement plus élevé dans le groupe ayant reçu de la graisse en comparaison au groupe collagène (p<0,001). CONCLUSION. A partir de ces résultats d'une étude prospective étudiant l'injection de graisse ou de collagène, le collagène semble être plus efficace que la graisse pour le traitement de l'incontinence avec insuffisance sphinctérienne.