Traitement microchirurgical de l'impuissance d'origine vasculaire.

16 juillet 2001

Mots clés : andrologie, traitement des dysérections, micro-chirurgie, chirurgie vasculaire
Auteurs : Sarramon JP, Janssen T, Rischmann P, Bennis S, Malavaud B, Dauvergne P
Référence : Prog Urol, 1993, 3, 787-795
L'impuissance d'origine vasculaire peut être dûe à un défaut d'apport artériel, à une fuite caverno-veineuse, ou à l'association des deux phénomènes. Plusieurs techniques microchirurgicales ont été proposées afin de restaurer la fonction érectile de manière physiologique, évitant les injections intracaverneuses de drogues vaso-actives ou l'implantation de prothèses péniennes. Depuis plus de 15 ans, nous avons recours à ce type de chirurgie chez des patients motivés et sélectionnés (72 patients traités, 57 patients évalués en postopératoire). Chez les patients présentant une impuissance d'origine artérielle, nous pratiquons une revascularisation artério-artérielle selon Michal II en cas de lésion limitée proximale ou distale avec conservation d'une des deux artères dorsales (13 patients), et nous pratiquons une artérialisation de la veine dorsale profonde de la verge en cas d'atteinte diffuse et distale (8 patients); avec dans les deux types de revascularisation 62% de résultats positifs pour un suivi moyen de 22 mois. Chez les patients présentant une impuissance d'origine veineuse (11 patients), nous pratiquons une artérialisation de la veine dorsale profonde, avec 92% de résultats positifs pour un suivi moyen de 12 mois. Chez les patients présentant une impuissance d'origine artérielle et veineuse (25 patients), nous pratiquons, selon le siège de la lésion artérielle, une revascularisation selon Michal II associée à une ligature de la veine dorsale ou une artérialisation de la veine dorsale, avec respectivement 64% et 58% de résultats positifs pour un suivi moyen de 12 et 5 mois. A la lumière de ces résultats, nous voudrions tenter de définir la place de la microchirurgie vasculaire dans le traitement de l'impuissance.