Traitement des fistules urinaires en transplantation rénale.

16 juillet 2001

Mots clés : Transplantation rénale, complication iatrogène, Fistule urinaire, lésion
Auteurs : Benoit G, Lassal M, Blanchet P, Bellamy J, Charpentier B, Jardin A
Référence : Prog Urol, 1994, 4, 501-508
61 malades transplantés rénaux ont présenté une fistule urinaire (4 %). Le diagnostic est précoce (12 jours en moyenne), posé par la présence d'urine dans les redons, la présence d'un urinome en échographie. Le diagnostic topographique exact, la nature de la fistule, nécrose ou désunion, n'est pas facile même avec les techniques d'imagerie actuelle. La fréquence des fistules a diminué avec l'utilisation d'un uretère court, l'anastomose urétéro-vésicale type Lich Grégoir et la mise en place préventive d'une endoprothèse urétéro-vésicale. Les 36 premières fistules urétérales ont été traitées par chirurgie incisionnelle. Les 7 dernières fistules urétérales ont été traitées par mise en place d'endoprothèse par voie antérograde. 87% des malades ont guéri de leur fistule en gardant leur greffon : 31 des 36 malades opérés par voie incisionnelle et les 7 malades traités par voie percutanée. Le traitement percutané doit être proposé en première ligne en cas de fistule urétérale après transplantation rénale.