Traitement de l'incontinence urinaire d'effort par colposuspension percutanée : une technique non satisfaisante

03 novembre 2001

Mots clés : incontinence urinaire, Chirurgie, urèthre.
Auteurs : HAAB F, CORTESSE A, RODE P, DESGRANDCHAMPS F, GATTEGNO B, TEILLAC P, LE DUC A, THIBAULT P
Référence : Prog Urol, 2001, 11, 336-339
But:Le but de cette étude a été d'évaluer les résultats avec un recul minimum d'un an de la technique de colposuspension percutanée à l'aiguille avec ancrage osseux (système Vésica®) dans le traitement de l'incontinence urinaire d'effort (IUE) de la femme. Matériel et méthodes:34 femmes âgées de 35 à 86 ans (moyenne 62 ans) ont été traitées pour IUE par hypermobilité cervico uréthrale selon la technique Vesica*. Toutes avaient en préopératoire une manoeuvre de Bonney positive sans insuffisance sphinctérienne mesurée sur le profilométrie uréthrale. Résultats:Globalement, à 1 an post opératoire, 9 patientes (26%) sont totalement sèches et ne portent pas de protection, 19 (56%) sont améliorées mais conservent des fuites occasionnelles et 6 (17%) sont des échecs. L'examen clinique a retrouvé des fuites en post opératoire chez 24 patientes avec dans tous les cas une récidive de l'hypermobilité avec manoeuvre de Bonney positive. Nous avons observé 1 abcédation sous cutanée et 2 douleurs prolongées au niveau d'un implant osseux. Nous n'avons observé aucun cas d'infection osseuse et aucune vis n'a été explantée. Il n'y a pas eu de rétention au delà du 3ème jour post opératoire. Conclusion:En conclusion, la technique de colposuspension percutanée donne des résultats à un an décevants, en rapport dans tous les cas avec une récidive de l'hypermobilité uréthrale.