Syndrome de la jonction pyélo-urétérale congénital de l'adulte traité par coeliochirurgie.

16 juillet 2001

Mots clés : hydronéphrose congénitale, adulte, chirurgie laparoscopique, Pyéloplastie
Auteurs : Danjou P, Leroy J, Brunet P, Lemaitre L
Référence : Prog Urol, 1995, 5, 946-950
BUTS : Réaliser par coeliochirurgie la pyéloplastie selon Anderson, Hynes et Küss pour traiter le syndrome de la jonction pyélo-urétérale (SJPU). PATIENTS ET METHODES : Nous avons proposé, aux patients pour lesquels l'indication d'un traitement pour SJPU était retenu, une pyéloplastie sous coeliochirurgie par une voie d'abord trans-abdomino-péritonéale. Les jonctions pyélo-urétérales ont été abordées après décollement colique et réséquées. Les sutures ont été réalisées par trois surjets de fil vicryl 4/0 : deux pour l'anastomose pyélo-urétérale et un pour le manche de la raquette pyélique. Les vaisseaux polaires inférieurs ont été transposés en arrière de la voie excrétrice et toutes les anastomoses protégées par une endoprothèse posée préalablement. Les durées d'intervention et d'hospitalisation post-opératoire, le volume des pertes sanguines ont été relevés. A trois mois, cinq patients sont évaluables d'un point de vue clinique et radiologique par comparaison des urographies pré et post-opératoires.
RESULTATS : De mai 1994 à mai 1995, sept patients consécutifs (âge moyen 33,4 ans, 17-65 ans) présentaient un SJPU congénital symptomatique. Trois patients avaient une artère polaire inférieure croisant la face antérieure de la jonction, et deux un bassinet géant. La durée moyenne d'intervention a été de 120 minutes (maximum : 147 mn; minimum : 90 mn). La perte sanguine a été constamment inférieure à 50 ml. La durée moyenne de séjour hors complication (1 cas) a été de trois jours (maximum 4 jours - minimum 1,5 jours). Notre complication est due à une fistule post-opératoire en raison d'une erreur technique nécessitant quinze jours d'hospitalisation. Les cinq patients évaluables sont asymptomatiques. Les résultats radiologiques montrent une amélioration franche dans quatre cas sur cinq, dans l'autre cas l'aspect dynamique est amélioré.
CONCLUSION : Le SJPU peut être traité sous coeliochirurgie selon des principes chirurgicaux qui ont fait leurs preuves, à condition de réunir dans un bloc opératoire parfaitement équipé un chirurgien et une équipe rompus à ce type de chirurgie. Ainsi, la pyéloplastie sous coeliochirurgie est une alternative aux traitements par chirurgie ouverte et par endopyélotomie dans la mesure où les patients bénéficient des avantages de la coeliochirurgie sans rien concéder à la méthode de traitement du SJPU.