Suivi prospectif de 3.228 patients souffrant d'une hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) clinique traités pendant 3 ans par l'alfuzosine en médecine générale

16 juillet 2001

Mots clés : HBP, traitement médical de l'HBP, alpha-bloquant, résultat à long terme, Qualité de vie
Auteurs : Lukacs B, Grange JC, Comet D, McCarthy C, Groupe HBP
Référence : Prog Urol, 1999, 9, 271-280
BUTS : Déterminer (a) l'amplitude et la durée de la réduction du score de symptômes et de l'amélioration du score de Qualité de vie (QDVLS) (incluant la fonction sexuelle), (b) les effets indésirables et (c) la survenue de rétentions aiguës d'urine et de chirurgie prostatique pendant 3 ans de traitement par alfuzosine.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : 3228 patients souffrant d'Hypertrophie Bénigne de la Prostate (HBP) ont été inclus par 812 centres dans une étude prospective ouverte d'une durée de 3 ans et ont été traités avec l'alfuzosine (libération immédiate) à la posologie recommandée. Un score de symptômes (Boyarsky modifié) et un score de QDVLS spécifique comprenant 20 items dont 3 questions de sexualité (UrolifeTM BPHQL20) ont été auto-administrés à l'inclusion et à 3, 6, 12, 18, 24, 30 et 36 mois.
RÉSULTATS : 2579 patients (79,9%) ont achevé l'étude à 3 ans. Le score de symptômes a été réduit significativement de 54% à 3 mois et cette réduction a été maintenue jusqu'à 36 mois (- 43,4%). ; le score de QDVLS a été significativement amélioré de 45,4% à 12 mois et cette amélioration s'est maintenue jusqu'à 36 mois (+ 43,4%). L'alfuzosine a été bien tolérée : la distribution quantitative et qualitative des effets indésirables a été similaire à celle précédemment observée dans des études contrôlées versus placebo (vertiges/étourdissements : 2,1%). Les effets indésirables ont entraîné 4,2% de sorties d'essai. 120 patients (3,7%) ont été opérés pour HBP et 9 patients (0,3%) ont présenté une rétention aiguë d'urine.
CONCLUSION : Cette étude prospective confirme la sécurité d'emploi au long cours de l'alfuzosine dans les conditions habituelles de la médecine générale et souligne la nécessité de mesurer la QDVLS dans le contexte de l'opinion des patients.