Base bibliographique

Study of urinary tract infection in children in one health district.
Study of urinary tract infection in children in one health district.
2001
- Article original
- Réf : Br Med J, 1994, 309, 631-634

BUTS : Déterminer le nombre d'enfants ayant des urocultures, une infection urinaire ou une pyurie stérile et chez qui des explorations complémentaires étaient entreprises. Rapporter les résultats biologiques aux résultats de l'imagerie. CONCEPTION DE L'ETUDE : Enregistrement pendant un an des urocultures soumises au laboratoire; revue des résultats biologiques; revue des résultats radiologiques : Lieu: Portsmouth et le district médical du South East Hampshire ; Sujets: population estimée à 89 086 enfants de moins de 12 ans ; Paramètres principaux: numération de germes dans les urines et résultats de l'imagerie. RESULTATS : 12551 échantillons d'urine provenant de 7450 enfants (3138 garçons et 4312 filles) ont été adressés au laboratoire. 2238 enfants avaient une infection urinaire ou une pyurie stérile à au moins une reprise pendant l'étude (13,9ä garçons et 37ä filles). 996 (45%) des enfants porteurs d'infection urinaire ou de pyurie stérile ont subi un examen d'imagerie sous quelque forme que ce soit. 128 enfants ayant une infection ou une pyurie amicrobienne avaient une anomalie urinaire connue, et le diagnostic de novo a été fait chez 114 enfants (1,0ä garçon et 1,5ä filles). 50 (44%) des enfants chez qui le diagnostic de novo a été fait n'avaient pas de pyurie et 48 (42%) avaient des numérations de germes inférieures à 108-l. Une anomalie radiologique a été découverte chez huit enfants qui avaient une pyurie stérile. CONCLUSIONS : l'infection urinaire de l'enfant est beaucoup plus fréquente que l'on croit. Une numération de germe basse, une absence de pyurie ou une pyurie stérile doivent être pris en compte.

OBJECTIVES : To determine the number of children who had urine specimens sent for culture, who had infections or sterile pyuria, and who were investigated further. To relate the laboratory findings to the results of imaging. DESIGN : One year survey of urine specimens submitted to a laboratory; review of previous and subsequent laboratory reports; review of the findings of imaging of the urinary tract. SETTING : Portsmouth and South East Hampshire health district. SUBJECTS : An estimated population of 89,086 children aged 12 years or under. MAIN OUTCOME MEASURES : Urine bacterial count and results of imaging. RESULTS : 12,551 urine specimens were submitted from 7450 children, 3138 boys and 4312 girls. 2238 children had infection or sterile pyuria at least once during the study (13.9-1000 boys, 37-1000 girls). 996 (45%) of the children with infection or sterile pyuria underwent some form of imaging. 128 children who had infection or sterile pyuria were already known to have urinary tract abnormalities and 114 children had newly identified abnormalities (1.0-1000 boys, 1.5-1000 girls). 50 (44%) of the children with newly detected abnormalities had no pyuria and 48 (42%) had bacterial counts below 10(8)-l. Eight children who had sterile pyuria on presentation were found to have abnormalities on imaging. CONCLUSIONS : Urinary tract infection is much commoner in children than is widely believed. Low bacterial counts, the absence of pyuria, or a finding of sterile pyuria should not be disregarded

Mots clés:
child / urinary tract infection / Screening / epidemiology
Mots-clés:
child / urinary tract infection / Screening / epidemiology
Success of the narrow-backed cuff design of the AMS800 artificial urinary sphincter: analysis of 144 patient
Success of the narrow-backed cuff design of the AMS800 artificial urinary sphincter: analysis of 144 patient
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1993, 150, 1412-1414

Le sphincter artificiel a connu de nombreuses modifications depuis son introduction en 1973. La dernière évolution concernant les manchettes date de 1987. Le nouveau dessin a été conçu afin de diminuer le risque d'érosion uréthrale en assurant une meilleure répartition des pressions entre la manchette et la paroi uréthrale. PATIENTS ET METHODES: Depuis juin 1987 ce modèle de manchette a été implanté chez 136 hommes et 8 femmes (âge moyen 57 ans). Le suivi moyen a été de 28 mois. La manchette a été placée en péri cervical chez 8 femmes et 29 hommes, et péribulbaire chez 107 patients. Des manchettes de 4,5 cm et des ballons de 61 à 70 cm ont été implantés le plus souvent (109 patients). Les étiologies de l'incontinence étaient : post prostatectomie radicale (44%), post adénomectomie (29%), vessie neurologique (17%), post traumatique (5%) et divers (6%). RESULTATS: Le taux de réinterventions a été de 16% en raison soit d'une complication chirurgicale (8%) soit d'une anomalie mécanique ( 8%). La manchette a dû être explantée 5 fois, dont 3 fois pour érosion uréthrale. Aucun patient n'a été réopéré pour un problème de pression dans la manchette. Une continence complète a été obtenue chez 92 patients (63%). Au total, 132 patients (91,6%) se sont déclarés satisfaits de l'intervention. CONCLUSION: L'utilisation des manchettes de dernière génération de 4,5 cm avec des ballons de 61 à 70 cm a permis une réduction de la fréquence des érosions uréthrales et une diminution du nombre de réinterventions pour défaut de pression dans la manchette.

The narrow-backed cuff design of the AMS800 artificial urinary sphincter was introduced to improve transmission of cuff pressure to underlying tissue and, theoretically, to decrease the incidence of cuff erosion. The AMS800 urinary sphincter with this design change was implanted in 136 male and 8 female patients (mean age 57 years). Mean followup was 28 months. The cuff was placed around the bladder neck in all 8 female and in 29 male patients, and it was implanted around the bulbous urethra in the remaining 107. The 4.5 cm. cuff in combination with the 61 to 70 cm. pressure balloon was implanted in 109 patients. There were 12 device failures and 12 surgical complications. Five patients required cuff removal and none required reoperation for inadequate cuff pressure. Postoperatively, 132 patients reported satisfactory continence. The design change of the AMS800 and the use of the 4.5 cm. cuff with the 61 to 70 cm. pressure balloon decreased the incidence of cuff erosion and the need for reoperation for inadequate cuff pressure.

Mots clés:
Urinary incontinence / urinary incontinence surgery / artificial sphincter
Mots-clés:
Urinary incontinence / urinary incontinence surgery / Artificial sphincter
Suivi prospectif de 3.228 patients souffrant d'une hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) clinique traités pendant 3 ans par l'alfuzosine en médecine générale
Prospective follow-up of 3,228 patients suffering from clinical benign prostatic hyperplasia (BPH) treated by alfuzosin in general practice for 3 years.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 271-280

BUTS : Déterminer (a) l'amplitude et la durée de la réduction du score de symptômes et de l'amélioration du score de Qualité de vie (QDVLS) (incluant la fonction sexuelle), (b) les effets indésirables et (c) la survenue de rétentions aiguës d'urine et de chirurgie prostatique pendant 3 ans de traitement par alfuzosine.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : 3228 patients souffrant d'Hypertrophie Bénigne de la Prostate (HBP) ont été inclus par 812 centres dans une étude prospective ouverte d'une durée de 3 ans et ont été traités avec l'alfuzosine (libération immédiate) à la posologie recommandée. Un score de symptômes (Boyarsky modifié) et un score de QDVLS spécifique comprenant 20 items dont 3 questions de sexualité (UrolifeTM BPHQL20) ont été auto-administrés à l'inclusion et à 3, 6, 12, 18, 24, 30 et 36 mois.
RÉSULTATS : 2579 patients (79,9%) ont achevé l'étude à 3 ans. Le score de symptômes a été réduit significativement de 54% à 3 mois et cette réduction a été maintenue jusqu'à 36 mois (- 43,4%). ; le score de QDVLS a été significativement amélioré de 45,4% à 12 mois et cette amélioration s'est maintenue jusqu'à 36 mois (+ 43,4%). L'alfuzosine a été bien tolérée : la distribution quantitative et qualitative des effets indésirables a été similaire à celle précédemment observée dans des études contrôlées versus placebo (vertiges/étourdissements : 2,1%). Les effets indésirables ont entraîné 4,2% de sorties d'essai. 120 patients (3,7%) ont été opérés pour HBP et 9 patients (0,3%) ont présenté une rétention aiguë d'urine.
CONCLUSION : Cette étude prospective confirme la sécurité d'emploi au long cours de l'alfuzosine dans les conditions habituelles de la médecine générale et souligne la nécessité de mesurer la QDVLS dans le contexte de l'opinion des patients.

OBJECTIVE : To determine (a) the amplitude and duration of reduction of the symptom score and improvement of the HRQL score (including sexual function), (b) the adverse effects and (c) the incidence of acute urinary retention and prostatic surgery during the 3 years of alfuzosin treatment. MATERIAL AND METHODS : 3,228 patients suffering from BPH were included by 812 centers in a 3-year open prospective study and were treated with alfuzosin (immediate release) at the recommended dosage. A symptom score (modified Boyarsky) and a specific HRQL score, comprising 20 items including 3 questions on sexuality (Urolifetm BPH Qol20) were self-administered on inclusion and after 3, 6, 12, 18, 24, 30 and 36 months. RESULTS : 2,579 patients (79.9%) completed the 3 years of the study. The symptom score was significantly decreased by 54% at 3 months and this reduction was maintained until 36 months (- 48.4%); the HRQL score was significantly improved by 45.4% at 12 months and this improvement was maintained until 36 months (+ 43.4%). Alfuzosin was well tolerated : the qualitative and quantitative distribution of adverse effects was identical to that previously observed in placebo-controlled trials (vertigo-dizziness : 2.1%). Adverse effects were responsible for 4.2% of drop-outs from the trial. 120 patients (3.7%) were operated for BPH and 9 patients (0.3%) developed acute urinary retention.
CONCLUSION : This prospective study confirms the long-term safety of use of alfuzosin under routine general practice conditions and emphasizes the need to measure HRQL in the context of the patient1s opinion.

Mots clés:
HBP / traitement médical de l'HBP / alpha-bloquant / résultat à long terme / Qualité de vie
Mots-clés:
BPH / medical treatment of BPH / alpha-adrenergic antagonist / long term outcome / Quality of life
Superselective endo-vascular treatment of renal vascular lesion
Superselective endo-vascular treatment of renal vascular lesion
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1995, 153, 14-17

L'embolisation avec des micro-coïls de platine injectés au travers d'un micro cathéter Tracker-18 a été effectuée chez 6 patients lorsque le cathétérisme périphérique sélectif avec des cathéters standards d'angiographie n'a pas été possible. Au total les patients avaient 7 lésions rénales vasculaires périphériques (3 fistules artério-veineuses, 2 faux anévrismes, 1 traumatisme vasculaire direct et 1 malformation artério-veineuse). Chez tous les patients les micro-coïls de platine ont été utilisés d'emblée comme élément d'embolisation. Deux patients ont eu besoin d'embolisations répétées de colle. Le traitement endovasculaire a été techniquement réussi chez tous les patients et il n'y a pas eu de complications. Trois patients n'ont eu aucun infarctus parenchymateux et trois autres de petits infarctus périphériques (10 à 15% du parenchyme rénal). Le traitement endovasculaire super sélectif avec un cathéter à rigidité variable est une technique utile quand les techniques classiques d'embolisation ne sont pas possibles.

Embolization with platinum micro-coils delivered through the Tracker-18 micro-catheter was performed in 6 patients when peripheral selective catheterization with standard angiographic catheters was not possible. The patients had a total of 7 peripheral renal vascular lesions (3 arteriovenous fistulas, 2 false aneurysms, 1 direct vascular trauma and 1 arteriovenous malformation). In all patients we initially used platinum micro-coils as the embolic agent. Two patients required repeat embolization with glue. Endo-vascular treatment was technically successful in all cases and no complications were encountered. There was no renal parenchyma infarction in 3 patients and small peripheral infarctions (10 to 15% of the renal parenchyma) occurred in 3. Super selective endo-vascular treatment with a variable stiffness catheter is safe and useful technique when classical methods of embolization are not possible.

Mots clés:
renal artery / vascular surgery / vascular disease / embolization
Mots-clés:
Renal artery / vascular surgery / vascular disease / Embolization
Surgical resection of solitary metastases after chemotherapy in patients with nonseminomatous germ cell tumors and elevated serum tumor markers.
Surgical resection of solitary metastases after chemotherapy in patients with nonseminomatous germ cell tumors and elevated serum tumor markers.
2001
- Article original
- Réf : Cancer, 1992, 70, 2354-2357

Parmi les patients ayant une tumeur germinale non séminomateuse (TGNS) avancée qui recoivent une chimiothérapie de première ligne à base de cisplatine, 20 à 30% n'ont pas une réponse complète (RC) et une stratégie de sauvetage est nécessaire. Habituellement, ces patients reçoivent une chimiothérapie à base de cisplastine et d'ifosfamide avec carboplatine à haute dose et greffe de moëlle autologue (GMA). Néanmoins, 33% d'entre eux seulement ont une RC durable et la toxicité de cette approche est très élevée. Cela incite à rechercher d'autres stratégies, et en particulier la résection chirurgicale de la maladie résiduelle. En effet, pour les patients ayant une TGNS avancée, la chirurgie après chimiothérapie est envisagée habituellement seulement chez les patients dont l'hormone gonadotropique chorionique (HCG) et l'alpha-fétoprotéine (AFP) se sont normalisées car les études préalables ont montré que dans le cas contraire la RC est peu probable après résection complémentaire chez ces patients. Cette étude cherche à définir la place de la chirurgie chez les patients qui n'ont pas une RC durable après chimiothérapie, présentant une métastase unique réséquable et qui gardent un taux élevé de marqueurs sériques. MATERIELS ET METHODES. L'étude est basée sur 15 patients ayant une TGNS, réfractaires à une chimiothérapie à base de cis-platine, avec une élévation persistante du taux de l'HCG et/ou AFP, chez qui a été réalisée l'ablation d'une métastase solitaire considérée comme chirurgicalement réséquable. Il s'agissait d'une masse résiduelle rétropéritonéale dans 10 cas, d'une métastase pulmonaire dans 1 cas et médiastinale dans 1 cas. Les critères de réponse sont ceux du MSKCC pour les TGNS, précédemment publiés (J. Clin. Oncol., 4, 1493, 1986). RESULTATS. Chez 12 des 15 patients, les marqueurs se sont normalisés et ils sont considérés comme des RC post-chirurgie, et 7 fois (58%) ils le sont restés avec une médiane de recul de 6 mois. A l'opposé, 5 ont récidivé avec une médiane de 2 mois après l'intervention. Ils ont été traités par une chimiothérapie ± greffe de moëlle autologue (GMA) et deux ont atteint de nouveau une RC. Trois malades ont atteint seulement une RI post chirurgie et ont gardé un niveau élevé d'un ou deux marqueurs. Ces 3 malades été traités par chimiothérapie de sauvetage (avec dans 2 cas résection d'une métastase pulmonaire) et 2 sont actuellement en RC. Globalement, 11 patients sur 15 (73%) dans cette étude sont en RC, 3 à 127 mois après la résection de la masse résiduelle. Ceci inclue les cas ayant eu une chimiothérapie de sauvetage après l'échec de la chirurgie. CONCLUSION. Cette étude montre qu'une RC peut être obtenue par une exérèse chirurgicale dans une proportion importante des cas (73%) chez les patients ayant une métastase solitaire résécable après chimiothérapie de première ligne, malgré l'existence de marqueurs élevés avant la chirurgie de sauvetage. Deux facteurs semblent désigner les patients susceptibles d'avoir une réponse complète : 1) les patients ayant une élévation isolée de l'AFP semblent avoir davantage bénéficié de cette chirurgie de sauvetage. Par contre ceux ayant une élévation de l'HCG ont très mal répondu à la chirurgie et sont peut-être plutôt des candidats d'emblée à d'autres tentatives de chimiothérapie, 2) les métastases rétropéritonéales ont mieux répondu à cette chirurgie de sauvetage que les autres sites de récidive.

BACKGROUND. Chemorefractory metastatic germ cell tumors and elevated tumor markers generally indicate inoperable disease. METHODS. Solitary metastases were resected in 15 patients who had a nonseminomatous germ cell tumor and an elevated alpha-fetoprotein (AFP) and/or human chorionic gonadotropin (HCG) serum level after treatment with cisplatin-based chemotherapy. Patients underwent resection for a residual mass after chemotherapy or for a new solitary metastasis after achieving a complete response (CR) to salvage chemotherapy. RESULTS. Seven patients were disease-free after surgical resection alone. All five patients with an elevated HCG level had a relapse after surgery compared with 3 of 10 patients with only an elevated AFP level. Only 4 of 10 patients with a retroperitoneal metastasis had a relapse after surgery compared with 4 of 5 patients with visceral disease. Eleven of 15 patients overall were disease-free after surgery and subsequent chemotherapy after a relapse. CONCLUSIONS. Surgical resection of a solitary metastasis despite elevated serum tumor markers should be considered in patients who have not had a durable CR to cisplatin-based chemotherapy.

Mots clés:
Testis / nonseminomatous germ cell tumor / metastasis / residual tumor / resection of a metastasis
Mots-clés:
Testis / nonseminomatous germ cell tumor / Metastasis / residual tumor / resection of a metastasis
Surgical treatment of invasive squamous cell carcinoma of the penis: retrospective analysis of 350 cases
Surgical treatment of invasive squamous cell carcinoma of the penis: retrospective analysis of 350 cases
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1994, 151, 1244-1249

Entre 1960 et 1987, 414 patients porteurs de cancer épidermoïde invasif du pénis ont été adressés à l'Institut National Brésilien du Cancer. La lymphadénectomie a mis en évidence des métastases chez 39% des 23 patients N0, 49% des 92 patients N1-2 et 100% des 18 patients N3. Les auteurs ont analysé l'évolution de 350 patients qui ont subi un traitement chirurgical. Chez 224 patients (64%), une amputation ou une chirurgie pénienne isolée a été faite d'emblée, chez 102 patients (29%) une amputation avec lymphadénectomie et chez 24 (7%) une chirurgie palliative pour cancer avancé. La survie à 5 ans a été meilleure pour les patients ayant subi une lymphadénectomie contemporaine de la chirurgie, comparée à celle des patients ayant eu une lymphadénectomie secondaire (p

Between 1960 and 1987, 414 patients with invasive squamous cell carcinoma of the penis were referred to the Brazilian National Cancer Institute. Inguinal metastases were demonstrated by lymphadenectomy in 39% of the 23 patients with stage N0, 49% of 92 with stages N1 and N2, and 100% of 18 with stage N3 disease. We analyzed the followup of 350 patients who underwent surgical treatment. In 224 patients (64%) amputation or some form of penile surgery was done initially, while 102 (29%) underwent amputation and lymphadenectomy, and 24 (7%) underwent palliative surgery for advanced squamous cell carcinoma. The statistics revealed a better 5-year survival rate for the patients who underwent lymphadenectomy concomitantly with penile surgery compared to those who underwent delayed lymphadenectomy (p

Mots clés:
Pénis / tumor / Surgery / penile amputation
Mots-clés:
penis / tumor / surgery / penile amputation
Surgical treatment of venous leakage: medium-term follow-up
Surgical treatment of venous leakage: medium-term follow-up
2001
- Article original
- Réf : Eur Urol, 1993, 23, 352-0

38 patients, dont 6 totalement anérecteurs, d'un age moyen de 58 ans, qui présentaient des érections molles et de courte durée malgré des injections intracaverneuses de Papavérine 60 milligrammes associée à 1 milligramme de Phentolamine et chez lesquels on a mis en évidence des fuites veineuses, ont subi des ligatures multiples des veines péricaverneuses. Le suivi à été de 7 à 44 mois avec une moyenne de 28 mois. La presque totalité des fuites était localisée dans le territoire profond et superficiel de la veine dorsale. 19 patients ont retrouvé des érections spontanées qui pouvaient permettre des rapports avec un suivi sexuel moyen de 23 mois. 5 d'entre eux ont perdu leurs érections en moyenne dans les 9 mois dont 4 d'entre eux ont répondu positivement aux injections intra-caverneuses. Parmi les 19 échecs, 8 obtenaient des érections suffisantes pour avoir des relations sexuelles avec injection intra-caverneuse. Les 11 restants n'ont trouvé aucun bénéfice à l'intervention chirurgicale. Parmi ces 11 échecs, 4 ont subi une ligature complémentaire qui a permis des érections chez 3 d'entre eux après injection intra-caverneuse. Au total avec un recul moyen de 23 mois, les auteurs obtiennent 10 succès complets sans la nécessité d'employer des drogues intracaverneuses, soit 26%. Par contre, ils rapportent 71% de succès en associant des injections intra-caver neuses. Il apparaît que les mauvais candidats à la ligature veineuse sont les patients agés diabétiques et fumeurs. Les récidives proviennent des veines caverneuses crurales.

Thirty-eight men aged 26-69 years (mean 58) who failed to achieve a full, sustained erection with intracavernosal injections of papaverine and phentolamine (PIPE) and who had evidence of a venous leak on digital subtraction dynamic cavernosography underwent penile vein ligation. Postoperative follow-up ranged from 7 to 44 months (mean 28). Nineteen patients regained spontaneous erections which would allow intercourse (mean follow-up on these men was 23 months). Of these 19 patients, 5 experienced recurrent loss of potency over a 6- to 17-month period (mean 9 months), 4 of these subsequently responding to intracavernosal therapy. Of the 19 without full erections after ligation, 8 obtained erections which would allow intercourse with intracavernosal injections. Two of these patients subsequently lost their response to injections at 2 and 6 months postoperatively. Eleven men had no benefit from surgery (either with or without injections). Of the total of 27 men with erections allowing intercourse, only 19 made an attempted coitus during the follow-up period. Of 9 men with treatment failure who had undergone repeat cavernosography, 8 had evidence of a persistent leak, usually arising from the cavernosal veins. At the time of this study, 4 men had been re-explored, following which 3 obtained erections with the aid of PIPE. Patients who fail to improve following ligation may benefit from re-investigation and repeat ligation using a different surgical approach.

Mots clés:
andrology / erectile dysfunction treatment / penile vein ligation / long-term follow up
Mots-clés:
andrology / erectile dysfunction treatment / penile vein ligation / long-term follow up
Surgically staged patients with prostatic carcinoma treated with definitive radiotherapy: fifteen-year results.
Surgically staged patients with prostatic carcinoma treated with definitive radiotherapy: fifteen-year results.
2001
- Article original
- Réf : Urology, 1994, 43, 640-644

BUTS. Apprécier les résultats à long terme de la radiothérapie externe dans le traitement du cancer de prostate. PATIENTS ET METHODES. Il s'agit d'une étude rétrospective portant sur 71 patients ayant subi entre 1970 et 1978 une radiothérapie externe pour un cancer de la prostate. Le suivi minimum a été de 15 ans. Tous ces patients ont eu une évaluation ganglionnaire par lymphadénectomie avant la radiothérapie. Aucun patient n'a été perdu de vue. 35 patients étaient N0 et 36 patients étaient N1. RESULTATS. La survie globale, la survie spécifique et le contrôle local sont respectivement de 40%, 15% et 5% pour les tumeurs T1b-T2N0M0, 75%, 22% et 6% pour les tumeurs T3N0M0, 92%, 60% et 45% pour les tumeurs TxN1M0. Les échecs thérapeutiques ont été traités par hormonothérapie. Aucun des patients avec rémission clinique complète à 15 ans n'avait d'élévation du PSA. CONCLUSIONS Nos résultats confirment l'efficacité de la radiothérapie externe dans le traitement des cancers de prostate T1b-T2 N0M0.

OBJECTIVE. To assess the long-term outcome of patients with lymphadenectomy-staged prostate cancer treated with external beam radiotherapy. METHODS. A retrospective analysis was performed on all patients with prostate cancer who underwent staging pelvic lymphadenectomy before treatment with definitive radiotherapy from 1970 to February 1978. This included 71 patients who were evaluated for a minimum of fifteen years. No patients were lost to follow-up. Thirty-five patients were node negative and 36 were node positive. RESULTS. Fifteen-year actuarial overall survival, cause-specific survival, and local control for the 20 patients with clinically organ-confined disease (T1b-T2 N0M0) was 40 percent, 75 percent, and 92 percent, respectively. The results for the 15 T3 N0M0 patients were 15 percent, 22 percent, and 60 percent. Patients with positive nodes did much worse, with rates of 5 percent, 6 percent, and 45 percent. Thirty-four patients received hormonal therapy at the time of first failure. No patient who was clinically free of disease at fifteen years had an elevated level of prostate-specific antigen (PSA). CONCLUSIONS. Our data suggest excellent results in a cohort of patients (T1b-T2 N0M0) treated with primary radiotherapy who would be considered candidates for radical prostatectomy. Outcome is significantly worse in patients with T3 lesions and node-positive disease.

Mots clés:
prostate / tumor / radiotherapy / long term outcome
Mots-clés:
prostate / tumor / radiotherapy / long term outcome
Surveillance d'une tumeur de vessie avec envahissement ganglionnaire.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1993, 7, 181-184

Dans le cas d'une TVI avec envahissement N1 microscopique, après prostatectomie totale, la surveillance rejoint celle d'une TVI N0: bilan clinique et biologique, cytologie urinaire, endoscopie basse (en cas de remplaçement in situ), tous les 3 mois la première année, puis tous les 6 mois. Scanner abdomino-pelvien et radio pulmonaire tous les 6 mois la première année puis annuellement (le scanner abdomino-pelvien peut être remplaçé une année sur deux par une UIV). En cas d'envahissement plus important mais traité activement par chimiothérapie cytotoxique, la surveillance reste importante mais doit prendre en compte l'impact des examens sur la qualité de vie, la survie étant limitée. Le scanner abdomino-pelvien, l'endoscopie basse et la cytologie urinaire deviennent optionnels, en dehors d'une symptomatologie les imposant. Dans une situation palliative, la surveillance cède le pas au respect de la qualité de vie et se limite à un bilan clinique et biologique tous les 3 mois la première année, puis tous les 6 mois. Une échographie rénale à 6 et 12 mois puis annuelle est indiquée dans les tumeurs trigonales. Dans ce dernier cas surtout, la surveillance se couple avec un entourage psychologique pour aider le patient à bénéficier au mieux d'une survie limitée.

Mots clés:
Vessie / tumeur urothéliale infiltrante / Métastase ganglionnaire / Surveillance / Suivi
Mots-clés:
bladder / invasive transitional cell carcinoma / lymph node metastasis / Watchful waiting / follow up
Surveillance de la fonction rénale par scintigraphie au 99m Tc-DMSA après urétérostomie cutanée trans-iléale
Monitoring of renal function by 99m Tc-DMSA renal scan after ileal conduit urinary diversion.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1991, 1, 871-879

Soixante et un malades adultes ont eu une surveillance de la fonction rénale par scintigraphie au 99m Tc-DMSA après cystectomie pour tumeur maligne suivie de dérivation urinaire type Bricker. La période de suivi post-opératoire a été de 10 ans. Le taux de sténoses de l'anastomose urétéro-iléale a été de 12,8% des anastomoses réalisées et celui des pyélonéphrites a été de 8%. La valeur moyenne de la fonction rénale globale et de la fonction de chaque rein ne s'est pas significativement dégradée (respectivement p=0,1 et p=0,7) au cours du temps. Mais 26% des reins évalués à 1 an et à 5 ans ont une baisse importante de fixation à la scintigraphie. Cette baisse est en relation dans 70% des cas avec la survenue d'une sténose de l'anastomose urétéro-iléale ou d'une pyélonéphrite. La fonction rénale reste stable à 5 ans dans le groupe A de malades qui ont une bonne fonction rénale initiale (n=22, p=0,07) et dans le groupe B de malades dont la fonction rénale initiale est mauvaise (n=7, p=0,9). De même, la fonction des reins uniques ne se dégrade pas sur une période de 5 ans post-opératoire (n=7, p=0,05). La valeur fonctionnelle des reins n'est donc pas globalement altérée après dérivation urinaire trans-iléale. La survenue d'une dégradation de la fonction rénale doit faire rechercher une complication mécanique ou infectieuse. La scintigraphie rénale isotopique au DMSA est un examen de surveillance complet, qualitatif et quantitatif après ce type de dérivation urinaire. Cependant il s'agit d'un examen de deuxième intention, demandé pour apprécier le retentissement rénal d'une complication dont la survenue est détectée par échographie rénale qu'il convient de pratiquer régulièrement après dérivation urinaire selon Bricker.

The renal function of sixty one adult patients was monitored by 99mTc-DMSA renal scan after cystectomy for a malignant tumour followed by ileal conduit urinary diversion. The postoperative follow-up period was 10 years. The stenosis rate of the uretero-ileal anastomosis was 12.8% and the incidence of pyelonephritis was 8% The mean value for overall renal function and for the function of each kidney did not deteriorate significantly (p = 0.1 and p = 0.7, respectively) over time. However, 26% of kidneys evaluated at 1 year and at 5 years showed a markedly decreased uptake on the renogram. In 70% of cases, this decreased uptake was related to the development of stenosis of the uretero-ileal anastomosis or pyelonephritis. Renal function remained stable at 5 years in group A, corresponding to patients with good initial renal function (n = 22, p = 0.07), and in group B, corresponding to patients with poor initial renal function (n = 7, p = 0.9). Similarly, the function of solitary kidneys did not deteriorate over the 5-year postoperative follow-up period (n = 7, p = 0.5). The functional value of the kidneys was therefore not globally altered after ileal conduit urinary diversion. The existence of a mechanical or infectious complication should be systematically investigated in the presence of a deterioration in renal function. DMSA isotope renal scan is a complete, qualitative and quantitative, follow-up examination after this type of urinary diversion. However, it is a second-line examination requested to assess the renal implications of a complication primarily detected by renal ultrasonography, which should be performed regularly after ileal conduit urinary diversion.

Mots clés:
Dérivation urinaire / urétérostomie cutanée trans intestinale / suivi à long terme / exploration fonctionnelle rénale / scintigraphie rénale
Mots-clés:
urinary diversion / transintestinal cutaneous ureterostomy / long-term follow up / renal functional tests / radionuclide renography
Survie des cancers de prostate avec métastase : 71 malades suivis de 7 à 11 ans
Survival of metastatic prostate cancer : 71 patients followed for 7 to 11 years.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 254-258

BUTS : Affiner notre évaluation pronostique, et donc notre stratégie thérapeutique, pour les cancers de prostate généralisés. METHODE : Une cohorte de 71 malades, recrutés entre 1981 et 1985 et porteurs de cancers de prostate métastasés, a été suivie par le groupe pendant 7 à 11 ans.
RESULTATS : La surveillance de cette cohorte a donné comme durée médiane :32 mois de survie, 1 an de rémission clinique, 15 mois entre l'apparition d'une résistance clinique et le décès.Mais les variations sont très grande autour de ces durées médianes : 17% des malades sont morts dans l'année et, à l'opposé, 30% ont survécu plus de 5 ans.
CONCLUSION : Les facteurs pronostiques qui ressortent de cette étude sont le degré de différenciation de la tumeur primitive, et surtout la taille de cette tumeur primitive. Ce dernier facteur pourrait, dans certains cas, inciter à associer d'emblée un traitement spécifique de la tumeur prostatique primitive au traitement hormonal.

OBJECTIVES : To refine our prognostic evaluation and consequently our therapeutic strategy to disseminated prostate cancer. METHOD : A cohort of 71 patients with metastatic prostate cancer, recruited between 1981 and 1985, was followed for 7 to 11 years. RESULTS : The surveillance of this cohort revealed the following median survivals : 32 months of overall survival, 1 year of clinical remission, 15 months between onset of clinical resistance and death. However, very marked variations were observed around these median durations : 17% of patients died within one year and, in contrast, 30% survived for more than 5 years.
CONCLUSION : Prognostic factors emerging from this study are the degree of differentiation of the primary tumour, and especially the size of the primary tumour. In some cases, this last factor could encourage the immediate coprescription of specific treatment of the primary prostatic tumour with endocrine therapy.

Mots clés:
prostate / Tumeur / Métastase / Pronostic / Survie
Mots-clés:
prostate / tumor / Metastasis / prognosis / Survival
Survival of men with clinically localized prostate cancer detected in the eighth decade of life
Survival of men with clinically localized prostate cancer detected in the eighth decade of life
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1994, 151, 1326-1329

Les auteurs ont relaté leur expérience du management d'hommes de 70 à 79 ans porteurs de cancer prostatique cliniquement localisé afin de déterminer si d'éventuels candidats à la chirurgie étaient en fait susceptibles de mourir de causes intercurrentes à brève échéance après le diagnostic. Parmi les 101 hommes dans leur huitième décade qui présentaient par ailleurs les critères d'indication opératoire, 44 ont subi une prostatectomie radicale et 57 ont été traités médicalement (simple surveillance, radiothérapie et/ou hormonothérapie). Cinq patients opérés sont morts (médiane de suivi du groupe de 59 mois), dont un de cause intercurrente. Parmi le groupe traité médicalement, il y a eu 15 décès et le cancer métastatique en était la cause la plus fréquente. Tous les décès par cancer de prostate sont survenus plus de trois ans après le diagnostic. La survie dans le groupe des patients opérés était significativement meilleure que dans le groupe traité médicalement (p

We reviewed our experience with the management of men 70 to 79 years old with clinically localized prostate cancer to determine whether surgical candidates were likely to die of intercurrent disease soon after the disease was diagnosed. Of 101 men in the eighth decade of life who were surgical candidates by all criteria other than patient age 44 underwent radical prostatectomy, whereas 57 were managed by medical therapy including observation, radiation therapy and/or androgen deprivation. Five patients died in the surgical group at a median followup of 59 months, only 1 of whom died of intercurrent disease. Among 15 deaths in the medical group metastatic prostate cancer was the most common cause and all deaths from prostate cancer occurred more than 3 years after diagnosis. Survival for the surgical group was significantly better than that for the medical group during followup (p

Mots clés:
prostate / tumor / elderly person / survival
Mots-clés:
prostate / tumor / elderly person / Survival
Suspected urolithiasis in pregnant women: imaging algorithm and literature review.
Suspected urolithiasis in pregnant women: imaging algorithm and literature review.
2001
- Didactique
- Réf : Am J Roentgenol, 1996, 167, 869-875

La survenue d'une colique néphrétique pendant la grossesse peut poser des problèmes diagnostiques difficiles. L'urographie I.V. a été pendant longtemps le seul examen disponible. L'émergence de l'échographie et des écho-Dopplers a permis de modifier totalement la stratégie diagnostique. Après avoir fait une revue de littérature sur l'apport des différents examens d'imagerie, les auteurs proposent un algorythme décisionnel. L'écho-Doppler est l'examen de première intention en particulier pendant le premier trimestre de la grossesse. Le Doppler permettra de rechercher une augmentation des résistances intra-rénales évoquant une obstruction urétérale et permettra d'étudier les jets urétéraux. Pour que l'examen soit rentable, le patient doit être bien hydraté et si nécessaire recevoir 600 cc à 1l d'apports hydriques pendant l'examen. L'examen est réalisé vessie pleine. Les reins sont examinés en échographie par une sonde 3,5 ou 5 Mhz. L'examinateur recherche une dilatation des cavités pyélocalicielles, mesurera la taille des reins, cherchera un calcul intra rénal. L'uretère doit être suivi le plus bas possible. Si la dilatation des cavités pyélocalicielles est modérée, que l'index de résistance est

Urolithiasis during pregnancy is a difficult clinical problem in which carefully selected radiologic studies play an essential role. For years excretory urography has been the standard of care in the radiologic evaluation of urolithiasis in pregnancy. Recently, sonography, particularly Doppler sonography, has evolved as an invaluable tool in the armamentarium of radiologists facing this challenging problem. In experienced hands, the diagnosis of urolithiasis in pregnancy can be made confidently using Doppler sonography and, when necessary, excretory urography.

Mots clés:
stones / acute renal colic / pregnancy / doppler ultrasonography
Mots-clés:
stones / acute renal colic / pregnancy / doppler ultrasonography
Sutureless rabbit bladder mucosa patch graft urethroplasty using diode laser and solder
Sutureless rabbit bladder mucosa patch graft urethroplasty using diode laser and solder
2001
- Technique chirurgicale
- Réf : J Urol, 1995, 153, 1303-1307

Les fistules et les rétrécissements au niveau des sutures d'anastomoses sont des complications fréquentes de la majorité des urétroplasties. Les auteurs ont utilisé la muqueuse vésicale de 26 lapins pour réparer de larges pertes de substance dans l'urètre proximal en utilisant une soudure activée au laser dans l'espoir que de telles réparations seraient plus solides, plus rapides à exécuter et éviteraient les complications usuelles de la chirurgie conventionnelle. De grandes pertes de substance ovalaire ont été créées dans l'urètre proximal de tous les animaux ayant subi une urétroplastie. 12 animaux ont eu une fermeture de la brèche par un patch de muqueuse vésicale à l'aide d'une soudure à base d'albumine (50% sans sutures) activée au laser diode (808 nm.). 14 animaux supplémentaires ont subi une réparation à l'aide de sutures à la polydiaxone (7-0) (groupe témoin). La pression de fuite et le temps de réparation étaient notés pour chaque greffe de muqueuse vésicale. D'autres sections de la muqueuse vésicale ont été effectués et réparées au laser pour déterminer la force tensile. Dans les deux groupes, des radiographies, une urétroscopie et les éléments cliniques étaient évalués pendant au moins 6 semaines en postopératoire. Le temps d'urétroplastie était siginificativement réduit dans le groupe laser (p

Fistula and strictures at the site of sutured anastomoses are frequent complications of major urethroplasty. We harvested bladder mucosa in 26 rabbits to repair large defects in the proximal urethra using laser-activated solder in the hope that such a repair would be stronger, faster to create and avoid common complications seen with conventional repair. Large oval defects were created in the proximal urethra in all animals undergoing urethroplasty. Twelve animals underwent bladder mucosa graft closure via diode (808 nm.) laser activation of an albumin-based solder (50% were suture-free). Fourteen additional animals underwent closure with 7-zero polydiaxanone suture (controls). Leak pressure and time of repair were recorded for each graft. Additional sections of bladder mucosa were harvested, transected and repaired by laser welding to determine tensile strength. In both groups, radiography, urethroscopy and clinical course were evaluated for as much as 6 weeks postoperatively. Urethroplasty time was significantly (p

Mots clés:
urethroplasty / mucosa graft / bladder mucosa / Laser / animal experiment
Mots-clés:
urethroplasty / mucosa graft / bladder mucosa / Laser / animal experiment
Syndrome d'arrêt des antiandrogènes dans le traitement hormonal du cancer de la prostate métastatique en échappement hormonal.
Antiandrogen withdrawal syndrome in the endocrine treatment of metastatic prostatic cancer at the stage of hormonal escape.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 93-97

Pendant la phase d'échappement hormonal d'un cancer de la prostate traité par blocage androgènique complet une chute du taux de PSA après arrêt des antiandrogènes a été décrite. Nous rapportons un nouveau cas : Patient traité initialement par pulpectomie et Nitulamide pour un adénocarcinome N+. (PSA à 165 ng/ml). A la phase d'échappement hormonal, l'arrêt du nitulamide a entraîné une diminution du PSA. Le remplacement du nitulamide par l'acétate de cyprotérone a entraîné une réaugmentation du PSA qui a de nouveau diminué après arrêt de celui-ci. Trois ans après arrêt le taux de PSA est à 3,5 ng/ml. Ce syndrome est problablement du à la mutation du récepteur aux androgènes. En échappement hormonal, l'arrêt de tout antiandrogène hormis les analogues de la LH-RH est recommandé et peut être suivi d'une baisse temporaire du PSA. Aucun autre antiandrogène ne doit être administré en remplacement du précédent.

A fall in the PSA level after stopping antiandrogens has been described at the stage of hormonal escape of prostatic cancer treated by complete androgen inhibition. The authors report a new case. The patient was initially treated by pulpectomy and nitulamide for N+ prostatic carcinoma (PSA : 165 ng/ml). At the stage of hormonal escape, discontinuation of nitulamide induced a reduction of the PSA. Replacement of nitulamide by cytoproterone acetate was followed by a renewed increase of PSA, which again decreased after stomming cyproterone acetate. Three years later, the PSDA level was 3.5 ng/ml. This syndrome is probably due to mutation of the androgen receptor. In hormonal escape, suspension of all antiandrogens apart from LHRH analogues is recommended and can be followed by a temporary fall of PSA. No other antiandrogen must be administered in the place of the previous drug.

Mots clés:
prostate / Tumeur / Hormonothérapie / syndrome d'arrêt des anti-androgènes / hormono-résistance
Mots-clés:
prostate / tumor / endocrine therapy / antiandrogen withdrawal syndrome / hormone resistance
Syndrome de la jonction pyélo-urétérale congénital de l'adulte traité par coeliochirurgie.
Laparoscopic treatment of congenital ureteropelvic junction syndrome in adults.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 946-950

BUTS : Réaliser par coeliochirurgie la pyéloplastie selon Anderson, Hynes et Küss pour traiter le syndrome de la jonction pyélo-urétérale (SJPU). PATIENTS ET METHODES : Nous avons proposé, aux patients pour lesquels l'indication d'un traitement pour SJPU était retenu, une pyéloplastie sous coeliochirurgie par une voie d'abord trans-abdomino-péritonéale. Les jonctions pyélo-urétérales ont été abordées après décollement colique et réséquées. Les sutures ont été réalisées par trois surjets de fil vicryl 4/0 : deux pour l'anastomose pyélo-urétérale et un pour le manche de la raquette pyélique. Les vaisseaux polaires inférieurs ont été transposés en arrière de la voie excrétrice et toutes les anastomoses protégées par une endoprothèse posée préalablement. Les durées d'intervention et d'hospitalisation post-opératoire, le volume des pertes sanguines ont été relevés. A trois mois, cinq patients sont évaluables d'un point de vue clinique et radiologique par comparaison des urographies pré et post-opératoires.
RESULTATS : De mai 1994 à mai 1995, sept patients consécutifs (âge moyen 33,4 ans, 17-65 ans) présentaient un SJPU congénital symptomatique. Trois patients avaient une artère polaire inférieure croisant la face antérieure de la jonction, et deux un bassinet géant. La durée moyenne d'intervention a été de 120 minutes (maximum : 147 mn; minimum : 90 mn). La perte sanguine a été constamment inférieure à 50 ml. La durée moyenne de séjour hors complication (1 cas) a été de trois jours (maximum 4 jours - minimum 1,5 jours). Notre complication est due à une fistule post-opératoire en raison d'une erreur technique nécessitant quinze jours d'hospitalisation. Les cinq patients évaluables sont asymptomatiques. Les résultats radiologiques montrent une amélioration franche dans quatre cas sur cinq, dans l'autre cas l'aspect dynamique est amélioré.
CONCLUSION : Le SJPU peut être traité sous coeliochirurgie selon des principes chirurgicaux qui ont fait leurs preuves, à condition de réunir dans un bloc opératoire parfaitement équipé un chirurgien et une équipe rompus à ce type de chirurgie. Ainsi, la pyéloplastie sous coeliochirurgie est une alternative aux traitements par chirurgie ouverte et par endopyélotomie dans la mesure où les patients bénéficient des avantages de la coeliochirurgie sans rien concéder à la méthode de traitement du SJPU.

OBJECTIVES : To perform pyeloplasty as described by Andrson, Hynes and Küss by laparoscopic surgery for the treatment of ureteropelvic junction syndrome (UPJS). METHODS : In patients with an indication for treatment for UPJS, we proposed laparoscopic pyeloplasty via a trans-abdomino-retroperitoneal incision. The ureteroplevic junctions were exposed after detachment of the colon and were resected. Three Vicryl 4/0 running sutures were performed : two for the ureteropelvic anastomosis and one for the pelvic racket handle. The lower pole vessels were transposed posteriorly to the urinary tract and all anastomoses were protected by a previously inserted stent. Operating times and postoperative hospital stays, and volume of blood loss were recorded. At three months, five patients are evaluable clinically and radiologically by comparison of pre- and postoperative urographies. RESULTS : From May 1994 to May 1995, seven consecutive patients (mean age : 33.4 years, range : 17-65 years) presented with symptomatic congenital UPJS. Three patients had a lkower pole artery crossing the anterior surface of the junction, and two had a giant renal pelvis. The mean operating time was 120 minutes (max : 147 min; min. : 90 min). The blood loss was always less than 50 ml. The mean hospital stay in the absence of complications (1 case) was three days (max. : 4 days, min. : 1.5 days). This one complication was due to a postoperative fistula resulting from a technical error requiring an additional fortnight in hospital. The five evaluable patients are asymptomatic. Radiological results showed frank improvement in four out of five cases, while the dynamic appearance was improved in the other case. CONCLUSIONS : UPJS can be treated by laparoscopic surgery according to proven surgical principles, provided it is performed in a perfectly equipped operating room, by a surgeon and operating team experienced in this type of surgery. Laparoscopic pyeloplasty therefore constitutes an alternative to open surgery and endopyelotomy, as the patients benefit from the advantages of laparoscopic surgery without impairing the efficacy of treatment of UPJS.

Mots clés:
hydronéphrose congénitale / adulte / chirurgie laparoscopique / Pyéloplastie
Mots-clés:
ureteropelvic junction syndrome / adult / laparoscopic surgery / pyeloplasty
Syndrome de Werner associé à une tumeur rénale bilatérale.
2001
- Cas clinique
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 103-106

Le syndrome de Wermer est une polyendocrinopathie caractérisée par l'atteinte tumorale de plusieurs glandes endocrines. Classiquement elle touche les parathyroïdes, le pancréas et l'hypophyse avec dans des cas isolés l'atteinte associée d'autres organes. Nous rapportons le cas, unique à notre connaissance, d'une association d'un syndrome de Wermer et d'une tumeur rénale bilatérale dont l'une est un adénocarcinome. L'intérêt de cette observation est double: la bilatéralité de l'atteinte rénale associée au syndrome de Wermer ce qui en fait l'originalité, et les difficultés thérapeutiques qui en résultent.

Wermer's syndrome associated with a bilateral renal tumour.

Mots clés:
Rein / tumeurs bilatérales / tumeur rare
Mots-clés:
Kidney / bilateral tumors / rare tumor
Systematic biopsies accurately predict extracapsular extension of prostate cancer and persistent-recurrent detectable PSA after radical prostatectomy.
Systematic biopsies accurately predict extracapsular extension of prostate cancer and persistent-recurrent detectable PSA after radical prostatectomy.
2001
- Article original
- Réf : Urology, 1994, 44, 371-375

Déterminer si une analyse méthodique des biopsies échoguidées systématiques, associée au dosage du PSA et à la densité des PSA peut être fiable pour la stadification du cancer de prostate. METHODE. Cent patients avec une atteinte localisée prostatique (T1, T2), qui ont bénéficié d'une prostatectomie radicale, ont été stadifiés en pré-opératoire par le toucher rectal, la mesure du PSA, la densité du PSA et les biopsies systématiques échoguidées (3 biopsies allant jusqu'à la capsule pour chaque lobe) afin d'évaluer le stade tumoral T, le grade de Gleason, le nombre de biopsies positives et la présence de cancer dans le tissu péri-prostatique. Les pièces de prostatectomie radicale ont été analysées selon la méthode Mac Neal. Le taux de PSA a été mesuré chaque mois pendant 2 ans. RESULTATS. Un envahissement capsulaire a été observé chez 45% des pièces histologiques, la présence d'un PSA persistant ou récurrent a été notée chez 47% (avec un recul moyen de 18 mois). Les stades cliniques T2B, la présence d'un Gleason à IV, des PSA supérieurs à 25ng-ml, la densité des PSA supérieurs à 0,6, le nombre de biopsies positives supérieur à 66%, ont une valeur prédictive respectivement de 72, 66, 80 et 87%. Le tissu péri-prostatique a été évaluable sur les biopsies dans 77% des cas. La présence de cancer dans la graisse péri-prostatique sur les biopsies a une valeur prédictive positive de 94% pour la récidive biologique ou histologique en extra-capsulaire. CONCLUSION. La présence de tissu cancéreux extra-capsulaire sur les biopsies, prédit avec exactitude l'extension extra-capsulaire du cancer de la prostate. Néanmoins il est nécessaire de faire attention de bien prélever de la capsule prostatique ainsi que du tissu environnant afin d'obtenir une meilleure stadification de la maladie. Le deuxième élément intéressant pour prévoir l'envahissement extra-capsulaire est le pourcentage de biopsies positives.

OBJECTIVES. To determine if methodic analysis of systematic echo-guided biopsies associated with prostatic-specific antigen (PSA) and PSA density can accurately predict the actual pathologic stage of prostate cancer (Ca P). METHODS. One hundred patients with clinically localized (T1, T2) Ca P who underwent radical prostatectomy (RP) were preoperatively staged by digital rectal examination (DRE), measurement of serum PSA (Yang Pros-check) and PSA density (PSAD), and transrectal echo-guided systematic biopsies (three in each lobe aiming to sample prostatic capsule) to evaluate T stage, Gleason grade, number of positive biopsies, and presence of cancer in the periprostatic tissues. Radical prostatectomy specimens were processed following the McNeal method. The PSA levels were measured every month for 2 years. RESULTS. Extracapsular disease was detected on the specimen in 45% of the patients, persistent-recurrent detectable PSA in 47% (mean follow-up 18 months). Clinical stage T2 B, presence of Gleason grade 4, PSA > 25 ng-mL, PSAD > 0.6, number of positive biopsies > 66% of the total number of cores taken had a positive predictive value (PPV), respectively, of 72%, 66%, 80%, and 87%. Periprostatic tissue was evaluable on the core biopsies in 77% of the cases. Presence of cancer in the periprostatic fat on the core biopsies had a PPV of 94% for extracapsular disease-biological recurrence. CONCLUSIONS. The presence of extracapsular cancerous tissue on prostatic core biopsies accurately predicts extracapsular extension of Ca P. Therefore, care should be taken when performing prostate biopsies to sample the prostate capsule and surrounding tissues to obtain a more accurate staging of the disease. The second best predictor of extracapsular disease is the percentage of positive biopsies.

Mots clés:
prostate / tumor / histoprognosis / PSA density / prognosis
Mots-clés:
prostate / tumor / histoprognosis / PSA density / prognosis
Systematic sextant biopsies in 651 patients referred for prostate evaluation.
Systematic sextant biopsies in 651 patients referred for prostate evaluation.
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1994, 151, 99-102

Une biopsie topographique de la prostate par biopsie systématique échoguidée en ÇsextantÈ a été pratiquée chez 651 patients sans effets secondaires notables à l'aide d'un dispositif mécanique automatique. Les résultats histologiques concernaient les patients préalablement classés selon les résultats du toucher rectal en Çprostate normale ou anormaleÈ. Seulement 3 des 72 patients non urologiques (4%) avec un antigène spécifique de prostate (PSA) normal (?4ng/ml) avaient un cancer prostatique. Des 259 patients ayant une prostate dure au toucher rectal, 105 (41%) avaient un cancer prostatique. Selon que le PSA était inférieur à 4ng/ml ou égal ou supérieur, la proportion de biopsies positives était respectivement de 13 et 58%. Des 56 patients porteurs de cancer cliniquement de stade B ou C et ayant un PSA inférieur à 4ng/ml, 20 (36%) avaient réellement un cancer prostatique, comparés aux 155 sur 187 (83%) patients dont le PSA était égal ou supérieur à 4ng/ml. L'échographie trans-rectale n'a pas été utile pour le dépistage du cancer prostatique, étant donné le faible taux de positivité des biopsies de nodule hypoéchogènes. Cependant l'échographie transrectale a permis d'identifier 157 cancers prostatiques parmi les 175 patients porteurs cliniquement de cancer stade B ou C (90%).

In 651 patients mapping of the prostate by 6 systematic sextant ultrasonography guided biopsies was performed without major side effects using the automatic biopsy gun. The histological findings provided data on patients with normal and abnormal prostates as determined by digital rectal examination. Only 3 of 72 nonurological patients (4%) with normal prostate specific antigen (PSA) levels of less than 4 ng./ml. had prostate cancer. Of the 259 patients with a firm prostate on digital rectal examination 105 (41%) had prostate cancer. For those with a PSA level of less than 4 and 4 ng./ml. or greater the positive biopsy rates were 13% and 58%, respectively. Of 56 patients with clinical stage B or C disease and a PSA level of less than 4 ng./ml. 20 (36%) had prostate cancer, compared to 155 of 187 (83%) with a PSA level of 4 ng./ml. or greater. Transrectal ultrasound was not helpful in screening for prostate cancer due to the low positive biopsy rate for hypoechoic lesions. However, among 175 patients with clinical stage B or C disease transrectal ultrasound identified 157 (90%) with prostate cancer.

Mots clés:
prostate / tumor / Screening / Biopsy
Mots-clés:
prostate / tumor / Screening / biopsy
Système nerveux végétatif et physiologie prostatique. Particularités du système alpha adrénergique
Autonomic nervous system and prostatic physiology. Specific features of the alpha-adrenergic system.
2001
- Recherche - Physiologie
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 26-36

La prostate possède une riche innervation végétative, dont la connaissance permet un meilleur traitement des troubles mictionnels secondaires à un adénome. Le contingent glandulaire possède une innervation principalement cholinergique (récepteurs muscariniques M2). Les cellules musculaires lisses sont riches en récepteurs catécholaminergiques a et b, impliqués respectivement dans la contraction et la relaxation musculaire, mais ils pourraient également être impliqués dans la croissance. Ces a récepteurs, dont il existe 2 familles (a1, a2) appartiennent à la famille des récepteurs à 7 domaines transmembranaires, couplés à des protéines G. Parmi les a1 récepteurs, les gènes puis les protéines recombinantes de 3 sous-types ont été décrits : a1-a, -b, d. Dans la prostate, leur prédominance stromale est nette, principalement dans la région centro-prostatique. Les ARNm présents codent principalement pour le sous-type a1a. L'utilisation d'agonistes et d'antagonistes spécifiques montre qu'ils contrôlent la contraction musculaire lisse selon un mécanisme considéré initialement comme de type a1A. Mais leur faible affinité pour la prazosine et le développement de nouveaux a1L est en faveur de l'implication d'un sous-type fonctionnel différent : a1L. Cette différence pourrait s'expliquer par une conformation différente du récepteur ou par des mécanismes de couplage différents. La caractérisation du sous-type impliqué dans la contraction musculaire lisse prostatique reste encore à clarifier.

Mots clés:
prostate / neuro-pharmacologie / alpha-bloquant
Mots-clés:
prostate / neuropharmacology / alpha-adrenergic antagonist
Technique and application of MR urography
Technique and application of MR urography
2001
- Article original
- Réf : Radiology, 1995, 194, 25-27

ComF-RA-95-01940025.html

Mots clés:
imaging / intravenous urography / magnetic resonance imaging
Mots-clés:
imaging / intravenous urography / magnetic resonance imaging
Technique chirurgicale de la transplantation rénale.
Renal transplantation surgical technique.
2001
- Technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 594-604

La technique opératoire de la transplantation rénale obéit à des règles simples qui doivent prévoir une reprise chirurgicale ou une nouvelle transplantation. Idéalement la première transplantation est réalisée dans la fosse iliaque droite, en position basse, rétropéritonéale. L'anastomose artérielle est faite en latéro-terminale sur l'artère iliaque externe, l'anastomose veineuse en termino-latérale sur la veine iliaque externe, lorsqu'il s'agit d'un rein droit la veine rénale est allongée aux dépens de la veine cave, l'uretère est réimplanté dans la vessie selon la technique de Gregoir, intubé par une endoprothèse. Les deuxièmes transplantations se font dans la fosse iliaque gauche en rétropéritonéal selon la même technique. Les troisièmes transplantations se feront dans la fosse iliaque droite en rétropéritonéal en position haute, anastomose artérielle termino-latérale sur l'artère iliaque commune, anastomose veineuse latéro terminale sur l'origine de la veine cave inférieure et anastomose urétérovésicale ou urétérourétérale si l'abord de la vessie est difficile. Les anastomoses artérielles termino-latérales ou termino-terminales donnent des résultats à peu près équivalents, mais il semble préférable de préserver la vascularisation des organes érectiles en n'utilisant pas l'artère iliaque interne. Parmi les anastomoses urinaires l'anastomose urétéro urétérale donne plus de complications que l'anastomose type Leadbetter et type Gregoir. Lorsqu'on réalise des anastomoses type Gregoir il faut faire un long trajet sous muqueux pour réduire le risque de reflux, facteur de pyélonéphrite aiguë. La mise en place d'endoprothèse semble faciliter l'anastomose, prévenir le risque de fistule, une prophylaxie antibiotique est nécessaire pendant qu'elles sont en place.

The renal transplantation operative technique obeys simple rules which must allow for surgical revision or a new transplantation. Ideally, the first transplantation is performed in the right iliac fossa, in a low, retroperitoneal position. A side-to-end arterial anastomosis is performed onto the external iliac artery, and an end-to-side venous anastomosis is performed onto the external iliac vein. In the case of a right kidney, the renal vein is elongated by means of a vena cava patch graft and the ureter is reimplanted into the bladder according to Gregoir's technique, intubated by a stent. Second transplantations are performed retroperitoneally in the left iliac fossa, according to the same technique. Third transplantations are performed in the right iliac fossa in a high, retroperitoneal position. The end-to-side arterial anastomosis is performed onto the common iliac artery, the side-to-end venous anastomosis is performed onto the origin of the inferior vena cava and the ureterovesical anastomosis is replaced by an uretero-ureteric anastomosis when the approach to the bladder is difficult. As end-to-side or end-to-end arterial anastomoses give virtually equivalent results, it seems preferable to preserve the blood supply of erectile organs by avoiding anastomosis with the internal iliac artery. Among the various urinary anastomoses, uretero-ureteric anastomosis is associated with more complications than the Leadbetter or Gregoir anastomoses. When a Gregoir anastomosis is performed, a long submucosal track must be performed to reduce the risk of reflux, a factor responsible for subsequent acute pyelonephritis. Insertion of a stent appears to facilitate anastomosis and prevents the risk of fistula. Antibiotic prophylaxis is required while the stent is in place.

Mots clés:
Transplantation rénale / Chirurgie
Mots-clés:
renal transplantation / surgery
Technique d'hémostase dans la néphrectomie partielle.
2001
- Technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 1996, 6, 605-606

Nous décrivons une technique originale d'hémostase au cours des néphrectomies partielles, associant une hémostase provisoire par forci-pressure du parenchyme rénal au moyen de clamps vasculaires atraumatiques, et la mise en place de points hémostatiques appuyés sur bande de Tissu de Renforcement Gore-Tex(r).Cette technique qui a été utilisée trois fois est apparue comme simple, facilitant l'exposition de la tranche rénale, et efficace sur l'hémostase. Elle ne nécessite ni contrôle ni clampage pédiculaire, ni hypothermie locale. Aucune complication post-opératoire (fistule urinaire, hémorragie secondaire, infection du Gore-Tex) n'a été observée.

Haemostasis technique in partial nephrectomy.

Mots clés:
Néphrectomie partielle / hémostase
Mots-clés:
Partial nephrectomy / Hemostasis
Technique de désassemblage du pénis : une nouvelle approche de la chirurgie reconstructrice de l'hypospade.
Penile disassembly technique : a new approach in hypospadias repair.
2001
- Technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 371-379

Nous rapportons notre expérience de la technique de désassemblage pénien pour le traitement des hypospades sévères. De novembre 1995 à décembre 1997, cette technique a été employée chez 102 patients, âgés de 9 mois à 32 ans. Le principe général de la technique consiste à séparer les différents composants du pénis : d'un côté le gland avec son pédicule vasculo-nerveux (dorsal) ainsi que l'urèthre sectionné ou non sectionné, entouré du corps spongieux, et d'un autre côté, les corps caverneux. Après correction de l'incurvation et réalisation de différentes techniques d'uréthroplastie, les différentes parties du pénis sont à nouveau réunies dans leur configuration anatomique initiale.Notre objectif était également d'obtenir un certain degré d'augmentation de taille du pénis dans les cas de micropénis avec hypospade.Les patients ont été suivis en moyenne 19,2 mois (4-29 mois). Le redressement du pénis a été obtenu dans tous les cas sans récidive de l'incurvation. Les complications ont été liées à l'uréthroplastie : trois sténoses uréthrales, deux fistules et deux diverticules.La technique de désassemblage pénien est très efficace dans les cas les plus sévères d'hypospade. Il est également possible avec cette technique de procéder à une augmentation de taille du pénis.

We report our experiences with penile disassembly technique in the treatment of severe hypospadias. During a period from November 1995 to December 1997 the technique was applied to 102 patients, aged from 9 months to 32 years. The principle of the technique involves separation of the penis into its component parts : glans cap with neurovascular bundle (dorsally) together with nondivided or devided urethra and urethral plate (ventrally), and corpora cavernosa. After correction of the curvature and different techniques of urethroplasty the penile entities are joined into normal anatomical relationships. Our goal was also to achieve some degree of penile enlargement in small hypospadiac penises.The patients were followed from 4 to 29 months (mean 19.2 months). Straightening of the penis was achieved in all cases without recurrence of curvature. Complications were related to urethroplasty : 3 urethral stenoses, 2 fistulas and 2 diverticulum.Penile disassembly technique is very effective for most severe hypospadias. Possibility of penile augmentation is real with this technique.

Mots clés:
malformation génitale / hypospade / chirurgie réparatrice
Mots-clés:
genital malformation / hypospadias / reconstructive surgery
Technique de Duplay modifiée dans le traitement de l'hypospadias antérieur. Résultats immédiats et à long terme ; à propos de 321 cas et revue de la littérature.
Modified Duplay technique in the treatment of anterior hypospadias. Immediate and long-term results in 321 cases and review of the literature.
2001
- Technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 1999, 9, 1136-1147

BUTS : Description d'une technique chirurgicale dans le traitement des hypospadias antérieurs, malformation fréquente dont le traitement n'est pas dénué de complications. Evaluation des résultats à court, mais aussi à long terme.
MATÉRIEL ET MÉTHODES : Il s'agit d'une étude rétrospective portant sur 321 patients traités selon cette méthode. Cinquante-huit patients ont pu être revus avec un recul moyen de 71 mois.
RÉSULTATS : Les résultats immédiats sont marqués par la survenue de 16 fistules, soit 5%, dont 4 se sont fermées spontanément. Il a été observé 5 reculs du méat, soit 1,6%, 6 sténoses du méat, soit 1,9%. Le taux global de complications ayant nécessité un traitement spécifique est de 5,6%. Les résultats à long terme montrent un recul dans 20,7% des cas, une sténose urétrale dans 1,7%, une fistule dans 3,5%. Il s'agit de la série présentant le recul moyen le plus important. La comparaison avec les techniques proposées actuellement permet d'envisager ce procédé dans le traitement des hypospadias distaux. L'analyse des résultats à long terme encourage vivement un suivi régulier et prolongé d'enfants traités d'hypospadias dans les 2 premières années.
CONCLUSION : La technique de Duplay modifiée est fiable, facilement réalisable, qui donne des résultats tout à fait corrects, même à long terme, dans le traitement des hypospadias distaux.

OBJECTIVES : Description of a surgical technique in the treatment of anterior hypospadias, a frequent malformation for which the treatment is not devoid of complications. Evaluation of the short-term as well as the long-term results. MATERIAL AND METHODS : Retrospective study of 321 patients treated according to this method. 58 patients were reviewed with a mean follow-up of 71 months. RESULTS : The immediate results were marked by the development of 16 fistulas (5%), 4 of which closed spontaneously. Five cases (1.6%) of meatal retraction and 6 meatal stenoses (1.9%) were observed. The overall complication rate requiring specific treatment was 5.6%. The long-term results showed meatal retraction in 20.7% of cases, meatal stenosis in 1.7% of cases and fistula in 3.5% of cases. This is the series with the longest mean follow-up. Comparison with the currently proposed techniques suggests that this technique is indicated in the treatment of anterior hypospadias. Long-term analysis of the results strongly encourages regular and prolonged follow-up of children treated for hypospadias in the first 2 years.
CONCLUSION : The modified Duplay technique is reliable, can be easily performed, and gives perfectly satisfactory results, even in the long-term, for the treatment of anterior hypospadias.

Mots clés:
malformation génitale / Pénis / hypospade / uréthroplastie / chirurgie réparatrice
Mots-clés:
genital malformation / penis / hypospadias / urethroplasty / reconstructive surgery
Technique de la prostatectomie radicale périnéale pour cancer prostatique localisé.
TexF-PU-95-00050415.html
2001
- Technique chirurgicale
- Réf : Prog Urol, 1995, 5, 415-425

En l'absence d'indication au curage ganglionnaire pelvien ou si ce dernier a déjà pu être effectué par d'autres procédés, la prostatectomie radicale périnéale offre un excellent contrôle local du cancer prostatique localisé. En respectant ces contre-indications locales et générales (volume de la glande, souplesse de l'articulation coxo-fémorale, état cardiovasculaire...), la prostatectomie périnéale assure une exérèse de qualité strictement identique à la prostatectomie rétropubienne. Le délai de réapparition de la continence n'est pas modifié. Le seul problème est représenté par la difficulté de la préservation des pédicules neurovasculaires de l'érection. Les soins pré et post-opératoires, ainsi que la technique chirurgicale, sont décrits pas à pas afin de permettre au lecteur de commencer à se familiariser avec cette technique chirurgicale séduisante.

Perineal radical prostatectomy technique for localized prostatic cancer.

Mots clés:
prostate / Tumeur / prostatectomie radicale / voie d'abord périnéale
Mots-clés:
prostate / tumor / radical prostatectomy / Perineal approach
Technique et résultat de la biopsie des vésicules séminales dans la stadification du cancer de la prostate localisé.
Seminal vesicle biopsy technique and results in the staging of localized prostatic cancer.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1997, 7, 42-47

BUT : Permettre le diagnostic des stades C pathologiques du cancer de la prostate avant décision thérapeutique.
Matériel et Méthodes : La biopsie des vésicules séminales est réalisée en consultation sans anesthésie. Une prévention antibiotique identique à celle de la biopsie de prostate est réalisée. Les biopsies se font en vision longitudinale à l'aide d'une sonde transrectale. Une ponction par biopsie de vésicule est pratiquée en dehors de la prostate au tiers-interne de la longueur de la vésicule séminale.
RESULTATS : Lorsque les biopsies de vésicules séminales sont négatives, dans un tiers des cas un envahissement vésiculaire a été retrouvé au compte rendu anatomo-pathologique final concernant dans la plupart des cas une atteinte seulement endo-prostatique de la vésicule Les biopsies sont utiles lorsqu'au moins une des deux bases prostatiques est atteinte. Sur les dernières 42 prostatectomies radicales qui ont été réalisées parce que les biopsies des vésicules séminales étaient négatives, nous retrouvons seulement 11% d'atteintes capsulaires, presque toujours inférieures à 1 mm et 0% d'atteinte ganglionnaire ilio-obturatrice.
CONCLUSION : Même si les données du toucher rectal, le taux de PSA, le score de Gleason, le nombre de biopsies positives et leur longueur, permettent une approche de la stadification pré-opératoire, seules les biopsies des vésicules séminales peuvent indiquer, pour un malade donné et non plus statistiquement, une meilleure stadification pré-opératoire des cancers de prostate.

OBJECTIVE : To allow the diagnosis of pathological stage C prostatic cancer before deciding on treatment. METHOD : Seminal vesicle biopsy was performed as an outpatient procedure without anaesthesia. An identical antibiotic prophylaxis to that used for prostatic biopsy was performed. Biopsies were performed by longitudinal vision using a transrectal probe. A seminal vesicle needle biopsy was performed lateral to the prostate in the medial third of the seminal vesicle. RESULT : When seminal vesicle biopsies are positive, the final pathology report after radical prostatectomy confirmed the diagnosis in 100% of cases. When seminal vesicle biopsies were negative, seminal vesicle invasion was detected on the final pathology examination in one third of cases, mostly corresponding to exclusively intraprostatic involvement of the seminal vesicle. Biopsies are useful when at least one of the two prostatic bases is involved. In the series of the last 42 radical prostatectomies performed because of negative seminal vesicle biopsies, we detected only 11% of capsular lesions, almost always less than 1 mm, and 0% of ilio-obturator lymph node invasion.
CONCLUSION : Although the digital rectal examination findings, the PSA level, the Gleason score, and the number of positive biopsies and their length, allow an approach to preoperative staging, only seminal vesicle biopsies can provide a better preoperative staging of prostatic cancer, for a given patient and no longer just statistically.

Mots clés:
prostate / Tumeur / vésicule séminale / Biopsie / bilan d'extension tumorale
Mots-clés:
prostate tumor / seminal vesicle / biopsy / staging
Technique et résultats du «mini-bricker» dans la dérivation des voies urinaires après cystectomie totale pour tumeur de vessie.
Technique and results of the mini-bricker operation in urinary tract diversion after total cystectomy for bladder cancer
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1994, 4, 953-958

Nous avons réalisé chez 24 malades présentant une tumeur vésicale un "Mini-Bricker": dérivation urinaire où la taille de l'anse intestinale est réduite à 4 cms en moyenne et l'anastomose urétéro-iléale réalisée en termino-terminale afin de permettre si nécessaire des manoeuvres endo-urologiques rétrogrades.Les suites opératoires ont été simples dans 71% des cas. 7 complications précoces ont été relevées: 3 infectieuses, 1 thrombo-embolique et 2 éviscérations. A moyen terme, un cas de lithiase réno-urétérale bilatérale est à rapporter sans notion de pertubation métabolique, ainsi que 2 sténoses de l'anastomose urétéro-iléale, traitées par dilatation endoscopique. La médiane de suivi est de 3 ans avec 5 malades décédés. Une enquête rétrospective sur la qualité de la vie a révélé que 88% des malades sont satisfaits de leur montage et ont rapidement acquis une autonomie au décours de la cystectomie sans aucune rééducation, ni lever nocturne

The authors have performed a "Mini-Bricker" operation in 24 patients with bladder cancer. This technique consists of urinary diversion in which the size of the itnestinal loop is reduced to an average of 4 cm and the ureteroileal anastomosis is performed end-to-end in order to allow subsequent endourological procedures, if necessary. The postoperative course was uneventful in 71% of cases. Seven early complications were reported : 3 infectious, 1 thromboembolic and 2 hernias. In the medium term, one case of disturbances and 2 stenoses of the ureteroileal anastomosis were treated by endoscopic dilatation. The median follow-up is 3 years and 5 patients have died. A retrospective survey of quality of life revealed that 86% of patients were satisfied with their diversion and rapidly acquired autonomy following cystectomy without the need for retraining and without having to get up at night.

Mots clés:
dérivation urinaire externe non continente / urétérostomie cutanée trans intestinale / Cystectomie radicale
Mots-clés:
noncontinent external urinary diversion / transintestinal cutaneous ureterostomy / Radical cystectomy
Technique for nodal staging in prostate cancer
Technique for nodal staging in prostate cancer
2001
- Article original
- Réf : J Urol, 1994, 151, 1324-1325

Il n'existe pas de consensus actuellement ni sur le diagnostic ni sur les conséquences thérapeutiques de l'atteinte ganglionnaire dans le cancer de prostate. Certains prônent un traitement radical chez les patients N1, soit parce qu'ils ont trouvé un allongement de la survie, soit pour obtenir un contrôle local de la maladie. Si le curage à ciel ouvert représente la technique de référence, d'autres approches moins invasives ont été envisagées ces dernières années. IMAGERIE. L'IRM et la tomodensitométrie n'ont pas donné de bons résultats même si l'association à des prélèvements radio-guidés a permis d'améliorer la spécificité de ces techniques. FACTEURS PREDICTIFS. Différents auteurs ont essayé de dégager des facteurs pronostiques prédictifs d'envahissement ganglionnaire tels que le score de Gleason calculé sur les biopsies, les données du toucher rectal ou encore le taux de PSA. L'utilisation de ces différents facteurs pourrait permettre d'éviter l'évaluation ganglionnaire chez près de 61% des patients porteurs de stades cliniques A ou B. Cependant cette évaluation, si elle a un sens statistique, demeure délicate à l'échelle individuelle. LA CHIRURGIE CÎLIOSCOPIQUE. La cÏlioscopie est reconnue par la plupart des auteurs comme une technique efficace pour l'évaluation ganglionnaire. cependant le taux de complications n'est pas négligeable, estimé entre 3 et 15% selon l'expérience des opérateurs. Les travaux concernant la pelviscopie ont donné des résultats comparables. cependant le faible taux de patients N1 (entre 0 et 25% selon les séries) remet en question l'intérêt d'une évaluation ganglionnaire pré-opératoire systématique. Actuellement de nouvelles techniques non invasives comme la radio-immuno-détection ou les tomographies par émission de positrons sont en cours d'évaluation.

Mots clés:
prostate / tumor / Staging / lymph node metastasis
Mots-clés:
prostate / tumor / staging / lymph node metastasis
Technique modifiée du sillon cervico-prostatique dans les adénomes dysectasiants du sujet jeune désirant conserver des éjaculations.
Modified bladder neck incision in young patients with benign prostatic hypertrophy wishing to retain antegrade ejaculation.
2001
- Article original
- Réf : Prog Urol, 1994, 4, 371-377

Le traitement de l'obstruction cervico-prostatique par résection transuréthrale de l'adénome est responsable d'une éjaculation rétrograde mal acceptée par les plus jeunes de nos patients. Le sillon cervico-prostatique, initialement proposé comme traitement de la sclérose du col et des petits adénomes, a été réalisé selon une technique modifiée chez 36 patients d'âge moyen 57,6 ans (extrêmes 41-72 ans) porteurs d'un adénome prostatique dysectasiant de moins de 30 grammes et désirant conserver des éjaculations antérogrades. Cette technique consiste à creuser un sillon profond à l'aide du crochet du résecteur, partant d'un orifice urétéral et s'arrêtant 5 mm au-dessus du veru montanum, en incisant toute l'épaisseur du détrusor et de l'urèthre prostatique jusqu'à la graisse rétro-cervicale. Ainsi est préservé un anneau musculaire uréthral sus-montanal dont la contraction lors de l'orgasme s'opposerait à l'éjaculation rétrograde du sperme. Chez 8 patients, la résection d'un lobe médian y a été associée, en respectant l'anneau musculaire cervical. Le recul moyen a été de 2,4 ans (extrêmes 4 - 84 mois). 32 patients (91,5%) ont été très nettement améliorés de leur dysurie avec un score de Madsen inférieur à 2. L'éjaculation antérograde a été respectée chez 32 malades (91,5%). Deux patients ont dû avoir une résection de prostate secondaire en raison d'une dysurie persistante (ces 2 patients conservaient des éjaculations antérogrades). Le sillon cervico-prostatique unilatéral préservant un anneau musculaire sus-montanal est une technique facile, rapide, comportant peu de morbidité, efficace dans le traitement du prostatisme lié à un adénome de petit volume (inférieur à 30 grammes). Il est l'intervention de choix chez les patients jeunes porteurs de petits adénomes, qui désirent conserver des éjaculations. Il présente l'avantage de pouvoir être réalisé sous anesthésie locale chez des patients fragiles, ce qui en fait une alternative aux prothèses in situ d'écartement des lobes.

The treatment of bladder neck obstruction by transurethral resection of the prostate is responsible for retrograde ejaculation, which is poorly tolerated by our younger patients. Bladder neck incision, initially proposed as treatment for bladder neck sclerosis and for small prostates, was performed according to a modified technique in 36 patients with a mean age of 57.6 years (range : 41-72 years), with benign prostatic hypertrophy less than 30 grams and wishing to retain antegrade ejaculation. This technique consists of creating a deep groove with the resector hook extending from the ureteric orifice to 5 mm above the verumontanum, incising the full thickness of the detrusor and prostatic urethra as far as the retrocervical fat. This preserves a supramontanal ring of urethral muscle whose contraction during orgasm prevents retrograde ejaculation of semen. Resection of the median lobe was also performed in 8 patients, while sparing the cervical muscular ring. The mean follow-up was 2.4 years (range : 4-84 months). Dysuria was very considerably improved in 32 patients (91.5%), with a Madsen score of less than 2. Antegrade ejaculation was preserved in 32 patients (91.5%). Two patients had to undergo secondary prostatic resection because of persistent dysuria (these 2 patients retained antegrade ejaculation). Unilateral bladder neck incision, sparing a supramontanal muscular ring is an easy, rapid technique with low morbidity, effective in the treatment of prostatism due to a small prostate (less than 30 grams). It is the operation of choice in young patients with small prostates who wish to retain antegrade ejaculation. It has the advantage of being able to be performed under local anaesthesia in high-risk patients, which makes it an alternative to intraprostatic stents.

Mots clés:
prostate / HBP / chirurgie endoscopique / incision du col vésical / éjaculation rétrograde
Mots-clés:
prostate / BPH / endoscopic surgery / bladder neck incision / retrograde ejaculation