Rétention urinaire aiguë secondaire à un adénocarcinome à cellules claires de l'urèthre

01 novembre 2001

Mots clés : Urèthre, adénocarcinome, rétention urinaire, Femme
Auteurs : TIGUERT R, RAVERY V, MADJAR S, GOUSSE AE
Référence : Prog Urol, 2001, 11, 70-72
Nous rapportons un cas de cancer primitif à cellules claires de l'urèthre chez une femme ayant fait une rétention urinaire aiguë. Le diagnostic a été fait par cystoscopie et confirmé par l'examen anatomo-pathologique des biopsies uréthrales. Le traitement a consisté en une uréthro-cystectomie avec confection d'une poche colique type «Indiana». Le stade anatomo-pathologique était T3 N2 M0 [1]. A 3 mois post-opératoire la patiente a présenté des adénopathies inguinales métastatiques. Elle a été traitée par 3 cures de chimiothérapie (mitomycine et 5 fluorouracile) associées à de la radiothérapie. Avec un recul de 10 mois la patiente est toujours vivante et les adénopathies inguinales ont régressé.
Cette observation souligne la rareté de ce type histologique et précise la conduite à tenir devant une rétention urinaire chez une femme lorsque la responsabilité d'une pathologie spécifique sous-jacente est suspectée.