Réimplantation urétéro-vésicale après échec du traitement endoscopique d'un reflux : étude anatomique et histologique de 61 pièces de résection chez 40 enfants

01 novembre 2001

Mots clés : Urologie pédiatrique, Reflux vésico-urétéral, Traitement endoscopique
Auteurs : BERTSCHY C, AUBERT D, PIOLAT C, BILLEREY C
Référence : Prog Urol, 2001, 11, 113-118
But:Evaluer l'aspect anatomopathologique de la jonction urétero-vésicale réséquée au cours d'une réimplantation chirurgicale secondaire pour reflux persistant après échec d'un traitement endoscopique initial par polytetrafluoroethylène (Teflon®) dans 27 cas et par polydiméthylsiloxane (Macroplastique®) dans 13 cas. Matériel et Méthode:61 jonctions urétero-vésicales ont été étudiées histologiquement chez 40 enfants. L'âge des patients au moment de l'intervention était de 4,1 ans ( 1 à 15 ans). Le délai entre l'injection endoscopique et la réimplantation chirurgicale était de 15,3 mois ( 2 à 54 mois ). Résultats:La persistance du reflux n'est pas corrélée avec la situation anatomique de l'implant, qui est retrouvé en bonne position dans 52,4% des cas .
Les deux substances utilisées induisent l'une comme l'autre une réaction macrophagique à cellules géantes qui colonisent l'implant en créant une néovascularisation.
Le Macroplastique® semble s'accompagner d'une réaction inflammatoire plus importante que le Téflon®.
Malgré la différence de taille des particules, les deux substances induisent un phénomène macrophagique caractérisé par une microfragmentation des particules dont la taille est mesurée à 6 microns. L'étude ne peut conclure sur la migration à distance mais montre une raréfaction des particules au profit de la fibrose dont la densité est corrélée avec l'âge de l'implant . Conclusion:L'extinction de la réaction locale aux produits utilisés dans cette étude parait longue et son échéance indéterminée ce qui justifie une surveillance prolongée des enfants dont le reflux a été traité par injection sous-méatique en endoscopie.