Base bibliographique

Accréditation : nouveau référentiel risque urologie 2020–2021
Accreditation: New urology risk referentiel 2020–2021
2020
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2020, 2, 30, F35


L’accréditation de la qualité de la pratique professionnelle des médecins et des équipes médicales exerçant en établissements de santé publics ou privés est une démarche nationale volontaire de gestion des risques fondée sur la déclaration et l’analyse des événements indésirables associés aux soins, l’élaboration et la mise en oeuvre de recommandations et le suivi d’activité de formation et d’évaluation de pratique. Chaque organisme agréé par la Haute autorité de santé (HAS) pour l’accréditation définit la stratégie nationale de gestion des risques valable pour la spécialité dans toutes ses composantes, traduite par un programme d’accréditation. Ce programme définit les actions devant être réalisées annuellement par les médecins engagés dans l’accréditation de façon individuelle ou en équipe. Tous les deux ans l’organisme d’accréditation met à jour le programme à suivre annuellement par les urologues. La HAS a validé le 31 janvier ce nouveau référentiel dit programme « B ».


Accreditation of the quality of professional practice of physicians and medical teams practising in public or private health institution is a voluntary national risk management approach based on the reporting and analysis of adverse events associated with care, the development and implementation of recommendations, and the monitoring of training and practice assessment activities. For one year, the urologist accreditation organization has implemented team accreditation.

Affirmation de l’obstruction sous-vésicale avant chirurgie
Preoperative assessment of bladder outlet obstruction
2020
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2020, 2, 30, F51


Objectifs

Présenter les moyens disponibles pour affirmer l’obstruction sous-vésicale (OSV), leurs valeurs diagnostiques et pronostiques respectives et leurs indications.


Méthodes

Une revue de la littérature a été effectuée à l’aide de la base de données Medline/PubMed et SCOPUS recherchant les articles traitant de l’évaluation préopératoire de l’obstruction sous-vésicale.


Résultats

L’indication d’une chirurgie de désobstruction est basée sur un faisceau d’arguments cliniques et selon les cas radiologiques, endoscopiques et urodynamiques. Outre l’examen clinique et la débitmétrie avec mesure du résidu postmictionnel, l’échographie et l’endoscopie peuvent apporter des arguments en faveur d’une OSV. Bien que le bilan urodynamique ne soit pas systématique avant chirurgie de désobstruction (en particulier prostatique), l’étude pression débit reste le gold standard , l’OSV étant, en soi, un concept urodynamique. L’interprétation de l’étude pression débit se fait à l’aide du nomogramme de l’ICS chez l’homme avec calcul de l’index d’OSV (Bladder outlet obstruction index=PdetQmax−2 qmax). Chez la femme il n’existe pas de critère consensuel définissant l’OSV urodynamique. Bien que peu développé en France, l’examen vidéo-urodynamique qui associe la fluoroscopie au bilan urodynamique standard peut être un outil d’intérêt dans la recherche préopératoire d’une OSV. Plusieurs pistes d’alternatives non invasives à l’urodynamique ont été évaluées au cours des dernières années comme le condom test, le penile cuff test ou les biomarqueurs urinaires mais restent tous du domaine de la recherche clinique.


Conclusion

L’affirmation de l’OSV en préopératoire repose, stricto sensu, sur l’examen urodynamique avec étude pression débit, l’OSV étant en soi un concept urodynamique. Toutefois l’urodynamique n’est pas indiqué de manière systématique avant chirurgie de désobstruction, notamment prostatique. L’examen clinique et la débitmétrie libre avec mesure du résidu post-mictionnel restent les bases indispensables de l’évaluation d’une OSV à pratiquer de manière systématique en préopératoire.


Aims

To present the various evaluations possible to diagnose bladder outlet obstruction (BOO), their diagnostic performances and prognostic values along with their indications.


Methods

A literature review was conducted on PubMed looking for studies addressing the preoperative assessment of BOO.


Results

The surgical decision for a bladder outlet procedure is based on a cluster of clinical arguments That might be completed with radiological, endoscopic and urodynamic parameters. Beyond physical examination and uroflowmetry with post-void residual, ultrasound, cystourethrography and cystoscopy may provide help diagnosing BOO. Although urodynamics are not systematic prior to a bladder outlet surgical procedure (especially benign prostatic obstruction surgery), the pressure flow study remains the gold standard, BOO being, per se , a urodynamic concept. The pressure flow study shall be interpreted suing the ICS nomogram in male patients, with calculation of the BOO index (BOOI=PdetQmax-2Qmax). In female patients, there is no consensual urodynamic definition of BOO. Despite its limited spread in France, video-urodynamics, which combine a “plain” urodynamic with a cystourethrography might be a useful tool to diagnose BOO preoperatively. Several non-invasive exams, such as the penile cuff test, the condom test or urinary biomarkers, have been described over the past few years but none has been assessed enough to be used in daily practice.


Conclusion

The diagnosis of BOO preoperatively relies, per se , on urodynamics with pressure flow study, BOO being a urodynamic concept. However, a urodynamic study shall not be systematically performed before a bladder outlet surgical procedure, especially before BPO surgery. Physical examination, free uroflowmetry and post-void residuals remain the cornerstones of BOO assessment, and to be performed in all patients before an outlet procedure.

Annulation du congrès annuel de la SIFUD-PP et nouvelles dates des futurs événements
Cancellation of the annual SIFUD-PP congress and upcoming dates
2020
- Éditorial
- Réf : Prog Urol, 2020, 7, 30, 365-366




 

Applications médicales de l’intelligence artificielle : opportunités & challenges
Artificial intelligence applications in medicine: Growing opportunities and research challenges
2020
- Avis d'expert
- Réf : Progrès FMC, 2020, 2, 30, F63


On recense un nombre croissant d’applications médicales qui utilisent de l’intelligence artificielle (IA) et du machine learning . Actuellement en urologie, il y a peu d’outils concrets bien qu’il existe des projets en cours rapidement applicables à notre exercice, notamment en oncologie prostatique. D’ailleurs, de récentes autorisations réglementaires pour des usages dans d’autres domaines médicaux témoignent du fait qu’une vague d’IA pourrait investir nos pratiques. L’analyse de ces innovations et l’étude de leurs caractéristiques à l’origine de leur validation réglementaire renseignent sur les perspectives de recherche et de développements de l’IA dans notre spécialité. L’apport de l’IA pourrait être réparti en 3 catégories : l’assistance (IA-A), la substitution (IA-S) ou l’extension (IA-X) de l’expertise médicale humaine. Les freins à son émancipation seraient réduits d’autant que l’intégralité de ses 3 champs d’usage serait considérée sans se réduire à la seule IA-S, source du fantasme d’une intelligence concurrente de celle de l’homme. Dès lors, des évolutions du contexte réglementaire d’évaluation et de validation en matière d’innovation en IA seraient alors nécessaires pour en permettre l’essor dans nos pratiques et en autoriser la commercialisation sur notre marché, voire le remboursement selon certains usages.


There are a growing number of medical applications that use artificial intelligence (AI) and machine learning. Currently in urology, there are few concrete tools but there are ongoing projects quickly applicable to our activities, especially in prostatic oncology. Moreover, recent regulatory authorizations for uses in other medical fields testify to the fact that a wave of AI could take over our practices. The analysis of these innovations and the study of their characteristics at the origin of their regulatory validation provide information on the perspectives of research and developments of AI in our specialty. The contribution of AI could be divided into 3 categories: assistance (A-AI), substitution (S-AI) or extension (X-AI) of human medical expertise. The brakes on its emancipation would be reduced as much as the entirety of its 3 fields of use would be considered without being reduced only to S-AI, source of the fantasy of an intelligence competing with that of the man. Therefore, changes to the regulatory context for evaluation and validation in terms of AI innovation would then be necessary to allow it to flourish in our practices and authorize its marketing, or even reimbursement according to certain uses.

Comment s’habiller en Neuro-urologie?
How to dress up in Neuro-urology department?
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 7, 30, 374-380




 

Comparaison des index permettant l’évaluation de la contractilité du détrusor chez la femme
Comparison of indices allowing an evaluation of detrusor contractility in women
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 7, 30, 396-401




 

Cure de cystocèle par prothèse vaginale libre de faible grammage : résultats à 6 ans
Cystocele repair by a light tension-free vaginal mesh: results after 6 years of follow-up
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 7, 30, 367-373


Introduction

L’objectif de cette étude était d’évaluer à long terme, l’efficacité anatomique et fonctionnelle, mais aussi la prévalence des complications des prothèses vaginales posées sans fixation dans la chirurgie de cystocèle.


Matériel et méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective, monocentrique, incluant 90 patientes opérées par voie vaginale d’un prolapsus uro-génital, entre juin 2006 et novembre 2008. Une prothèse de polypropylène (Novasilk, COLOPLAST®) de faible grammage (22g/m2) était mise en place sans fixation en inter-vésico-vaginal. Les patientes étaient revues à 1 mois, 1 an, 3 ans et à plus de 6 ans. Seuls les résultats à long terme sont présentés dans cette étude. Le résultat anatomique était apprécié par la classification de POP-Q et les résultats fonctionnels par des questionnaires standardisés de symptômes (PFDI-20), de sexualité (PISQ-12) et de qualité de vie (PFIQ-7)


Résultats

A plus de 6 ans post-opératoire, la prévalence des perdues de vue était de 26 % (n =23). Sur le plan anatomique, la prévalence des récidives (Ba≥0) était de 17 % (n=8). Sur le plan fonctionnel, la satisfaction globale des patientes était de 89 %. Les scores de qualité de vie (4,11±8,45 vs 17,5±14,4, p <0,0001) et de symptômes (35,8±15,9 vs 94±23,4, p <0,0001) ont été significativement améliorés. Concernant les complications, la prévalence des rétractions et des expositions de prothèse était de 1,7 % (n =1) et la prévalence des ré-interventions de 6,7 % (n =4). Un seul cas de dyspareunie de novo a été observé.


Conclusion

Dans cette courte série rétrospective d’interposition prothétique pour le traitement de la cystocèle, la prévalence de satisfaction des patientes à moyen terme était élevée.


Introduction

The objective of this study was to evaluate the long-term anatomical and functional efficacy, but also the safety of tension-free vaginal mesh in cystocele repair.


Methods

This retrospective and monocentric study included 90 women who underwent a prolapse repair between June 2006 and November 2008. A light-weight polypropylene vaginal mesh (22g/m2, Novasilk COLOPLAST®) was used without any fixation. Females were followed at 1 month, 1 year, 3 years and 6 years. Only long-term results are presented in this study. The anatomical result was assessed by the POP-Q classification and the functional results by standardized symptoms (PFDI-20), sexuality (PISQ-12) and quality of life (PFIQ-7) questionnaires.


Results

6 years after surgery, the follow-up rate was 74%. Anatomically, the prolapse recurrence rate (Ba0) was 17% (n =8). Functionally, the overall patient satisfaction rate was 89%. Quality of life and symptoms scores (4,11±8.45 vs. 17.5±14.4 and 35.8±15.9 vs 94±23.4 respectively) were significantly improved (p <0.001). Concerning the prevalence of the complication, the retraction and exposition rate was 1.7% (n =1) and a re-intervention rate was 6.7% (n =4). The rate of de novo dyspareunia was 1.7% (n =1).


Conclusion

In this short retrospective series of vaginal mesh interposition for cystocele repair, the prevalence of medium-term patient satisfaction was high.

Effet du besoin d’uriner sur la marche Parkinsonienne
Effect of need to void on Parkinsonian gait
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 7, 30, 390-395




 

Intérêt du PET-PSMA dans le bilan d’extension du cancer de prostate de haut risque
2020
- Veille bibliographique
- Réf : Progrès FMC, 2020, 2, 30, F69


La biopsie change-t-elle la prise en charge des tumeurs du rein ?
Does the biopsy change the management of renal tumors ?
2020
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2020, 2, 30, F46


Introduction

Actuellement le CCAFU recommande de réaliser une biopsie rénale dans des situations bien spécifiques (avant surveillance, traitement ablatif, traitement systémique chez le patient M+, doute diagnostic) et plus globalement chaque fois que la biopsie est susceptible de modifier la prise en charge.


Matériel et méthode

Nous avons mené une revue bibliographique Pubmed sur la performance diagnostique et les complications de la biopsie de tumeur rénale.


Résultats

La biopsie rénale est un examen fiable, sûr et performant pour la caractérisation des tumeurs du rein, avec un niveau de preuve scientifique élevée. Les sensibilités et spécificité de la biopsie pour la détermination de la malignité/bénignité sont ainsi de 99,1 % de 99,7 % au prix d’une morbidité faible.


Discussion et conclusion

Plusieurs études récentes rapportent que la biopsie tumorale modifie de façon significative la prise en charge thérapeutique des petites masses rénales en particulier, et dans une moindre mesure des tumeurs localement avancées, la biopsie ayant pour conséquence la diminution des chirurgies pour tumeur bénigne. Dans cette revue nous faisons le point sur la technique de biopsie et son intérêt potentiel pour les petites masses, les tumeurs>7cm et les tumeurs métastatiques.


Introduction

Currently the CCAFU recommends performing a renal biopsy in very specific situations (before surveillance, ablative treatment, systemic treatment in metastatic patient, undetermined tumor) and more generally when the biopsy is likely to change the management.


Material and method

We performed a review on Pubmed dealing with the diagnostic accuracy and complication of renal tumor biopsy.


Results

Renal biopsy is a reliable, safe and effective technic for the characterization of renal tumors, with a high level of evidence. The sensitivity and specificity of the biopsy for the determination of the malignancy/benignity are 99.1% of 99.7% respectively.


Discussion and conclusions

Recent studies reported that tumor biopsy significantly modified the therapeutic management of small renal masses in particular, and to a lesser extent locally advanced tumors, the biopsy resulting in the reduction of benign tumor surgeries. In this review we propose a state of the art on the technique of biopsy and its potential interest for small renal masses, tumors>7cm and metastatic tumors.

Place de la radiothérapie stéréotaxique pour la prise en charge des cancers de prostate oligométastatiques
Stereotactic body radiotherapy for oligometastatic prostate cancer
2020
- Le point sur...
- Réf : Progrès FMC, 2020, 2, 30, F38


La radiothérapie stéréotaxique est une technique innovante de radiothérapie externe, permettant de délivrer de fortes doses de rayonnement en une fraction unique ou en quelques fractions, avec une précision maximale. Cette technique peu invasive peut être proposée pour la prise en charge des métastases de cancer de prostate, permettant d’obtenir un excellent contrôle local. Différentes situations de cancer de prostate oligométastatique peuvent être identifiées, selon l’atteinte synchrone ou métachrone, d’une part, et selon le statut d’hormonosensibilité, d’autre part. Les modalités modernes d’imagerie, et particulièrement les nouveaux traceurs utilisés en médecine nucléaire ont permis de mieux sélectionner les patients oligométastatiques. Les données de la littérature, bien que préliminaires, suggèrent qu’un traitement focal des oligométastases de cancer de prostate par radiothérapie stéréotaxique pourrait avoir un impact sur le pronostic des patients et permettre dans certains cas une épargne thérapeutique, avec un profil de toxicité favorable. Les indications thérapeutiques doivent être proposées au cas par cas chez des patients rigoureusement sélectionnés.


Stereotactic radiotherapy is an innovating radiotherapy technique used to deliver a high dose of radiation by a single dose or a small number of fractions with a high accuracy. This minimally invasive technique can be performed for the management of prostate cancer metastases, providing an excellent local control. Different situations of oligometastatic prostate cancer can be identified, according to synchronous or metachronous disease, and according to castration sensitivity status. Modern imaging modalities, particularly novel tracers use in nuclear medicine improved selection of oligometastatic patients. Preliminary data from literature suggest that focal ablative treatment of prostate cancer oligometastases by mean of stereotactic radiotherapy could impact the disease the prognosis and in selected cases could save further lines of systemic therapy, with low toxicity. Indication of stereotactic radiotherapy must be proposed on a case-by-case basis in carefully selected patients.

Prise en charge chirurgicale des complications de bandelette sous-urétrale et résultats fonctionnels
Surgical management of suburethral sling complications and functional outcomes
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 7, 30, 402-410


Objectifs

Identifier les différents tableaux cliniques amenant au diagnostic des complications de bandelettes sous-urétrales (BSU) et analyser les résultats fonctionnels après prise en charge chirurgicale de ces complications.


Méthode

Étude monocentrique observationnelle rétrospective de toutes les patientes opérées d’une section ou ablation de BSU, entre décembre 2005 et octobre 2019, dans un centre de référence de pelvipérinéologie.


Résultats

Pendant la durée de l’étude, 96 patientes ont été incluses. Les complications de BSU prises en charge chirurgicalement étaient les suivantes : exposition prothétique vaginales (48 %), urétrales (17 %), vésicales (10 %) ; dysurie (30 %), douleur (6 %), infection (3 %). Le délai moyen avant diagnostic était de 2 ans. Ce retard au diagnostic s’expliquait par une symptomatologie aspécifique et polymorphe. La prise en charge chirurgicale a consisté en une exérèse partielle de la BSU dans 79 % des cas et une section simple dans 21 % des cas avec une faible morbidité péri-opératoire. À trois mois post-opératoire, 36 patientes (53 %) présentaient une incontinence urinaire d’effort (IUE) dont 13(19 %) de novo (i.e. non présente avant section/ablation) et 19(28 %) une hyperactivité vésicale dont 9(13 %) de novo. Il a été possible de reposer une 2e BSU à la moitié des patientes présentant une IUE après section/ablation avec un taux de succès, à 3 ans, de 83 %.


Conclusion

La présentation clinique des complications de BSU était polymorphe. Le traitement chirurgical était associé à une faible morbidité dans notre étude. En post-opératoire, la moitié des patientes présentaient une IUE et la pose d’une seconde BSU était une option thérapeutique pertinente après une bonne évaluation.


Niveau de preuve

4.


Objectives

To identify various clinical presentation leading to the diagnosis of mid-urethral sling (MUS) complications and to analyze the functional outcomes after surgical management of these complications.


Method

Retrospective observational monocentric study of all patients treated by MUS section or removal, between December 2005 and October 2019, in a pelviperineology centre.


Results

During this study, 96 patients were included. MUS complications surgically managed were vaginal mesh exposure (48 %), urethral mesh exposure (17 %), bladder mesh exposure (10 %); dysuria (30 %), pain (6 %), and infection (3 %). The mean time to diagnosis was 2 years. This diagnosis delay was caused by a non-specific and heterogeneous symptomatology. Surgical management consisted in MUS partial removal (79 %) and MUS simple section (21 %) with low perioperative morbidity. At three months follow-up, 36 patients (53 %) had stress urinary incontinence (SUI), including 13 (19 %) de novo (meaning no SUI before MUS section/removal) and 19 (28 %) had overactive bladder, including 9 (13 %) de novo. Half of the patients with SUI after MUS section/removal were able to be treated by a second MUS with a success rate of 83 % at 3 years.


Conclusion

Clinical presentation of MUS complications is heterogeneous. Surgical treatment was associated with low morbidity in our study. Post-operatively, half of the patients had SUI and a second MUS was a relevant treatment option after proper evaluation.


Level of evidence

4.

Satisfaction des patientes et efficacité du pessaire en cas de prolapsus des organes pelviens
Patient satisfaction and symptom changes in women using a pessary for pelvic organ prolapse
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 7, 30, 381-389


Introduction

Le pessaire fait partie de l’arsenal thérapeutique proposé aux femmes ayant un prolapsus des organes pelviens (POP). Pourtant, son utilisation en France semble être limitée aux patientes âgées ou en cas de refus ou de contre-indication à la chirurgie.


Objectifs de l’étude

L’objectif principal de l’étude était d’évaluer et de rechercher les facteurs associés à la satisfaction des patientes porteuses d’un pessaire. Les objectifs secondaires étaient d’évaluer l’amélioration des scores de symptômes et de qualité de vie et de rechercher les facteurs associés à l’échec du pessaire.


Matériel et méthodes

Nous avons réalisé une étude de cohorte unicentrique. Le critère de jugement principal était le résultat au score PGI-I (Patient Global Impression of Improvement). L’amélioration des symptômes a été évaluée à l’aide des scores de symptômes PFDI-20, ICIQ-SF, PISQ-12 et USP et le score de qualité de vie PFIQ-7.


Résultats

Quatre-vingts patientes ont été incluses. Le taux de satisfaction était de 78,1 % à 1 mois et 87,5 % à 6 mois. L’efficacité du pessaire était le principal avantage rapporté par les patientes à 1 mois (60 %) comme à 6 mois (59,4 %). Les seuls facteurs associés à la satisfaction des patientes étaient l’amélioration plus importante des symptômes (PFDI20 et PFIQ7 (p <0,05)). En cas d’échec, les patientes étaient significativement plus jeunes et en surpoids (p =0,001).


Conclusion

Le pessaire est un dispositif efficace avec un taux de satisfaction élevé. Il constitue une véritable alternative thérapeutique de première intention sans complication majeure chez les femmes présentant un POP symptomatique.


Introduction

Pessary is one of the commonly used conservative treatments of pelvic organ prolapse (POP). However, its use seems to be limited to elderly patients or in case refusal or contraindication to surgery.


Aim

Our main objective was to evaluate and identify factors associated with satisfaction in women using a pessary. Secondary objectives were to assess improvement in symptom and quality of live scores and to identify factors associated with unsucessfull pessary use.


Methods

This was a prospective cohort study performed in a French teaching hospital in women with symptomatic POP. The primary endpoint was the PGI-I (Patient Global Impression of Improvement). Symptom improvement was assessed using the symptom scores (PFDI-20, ICIQ-SF, PISQ-12 and USP) and the PFIQ-7 quality of life score.


Results

Eighty five patients were included. The satisfaction rate was 78,1% at 1 month and 87,5% at 6months. The effectiveness of pessary was the main benefit reported by patients at both 1month (60%) and 6 months (59,4%). The only factors associated witch patient satisfaction were the greater improvement in symptoms (PFDI20 et PFIQ7; p <0.05). In case of failure, patients were significantly younger and overweight (p =0.001).


Conclusion

The pessary is a true first-line treatments alternative of POP without major complications. Patient acceptance and satisfaction are important.

Traitement cystoscopique d’une coudure urétérale après hystérectomie par cœlioscopie
Cystoscopic treatment of an ureteral stricture following laparoscopic hysterectomy
2020
- Lettre à l'éditeur
- Réf : Prog Urol, 2020, 7, 30, 411-412




 

Covid-19, des prises en charge adaptées en andrologie et médecine sexuelle
2020

Comme pour la cancérologie, les lithiases urinaires et l’urologie fonctionnelle, la prise en charge médicale en andrologie et médecine sexuelle a été adaptée par l’Association française d’urologie durant la crise du nouveau coronavirus, pour éviter aux patients d’être contaminés. On entend par crise du Covid-19 toute la période avec un risque viral avéré. Cela concerne donc également la phase déconfinement progressive en cours.

Composition des calculs urinaires : données épidémiologiques d’une population française
Composition of urinary calculi: Lessons from a French epidemiologic retrospective study
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 6, 30, 339-345




 

Dépistage du cancer de la prostate en France : résultats des enquêtes EDIFICE
Prostate cancer screening in France: Results from the EDIFICE surveys
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 6, 30, 332-338


Introduction

Le cancer de la prostate (CaP) est le plus fréquent des cancers masculins en 2018 en Europe. La question du dépistage du CaP en population générale a été débattue après la publication d’études internationales européenne (ERSPC) et nord-américaine (PLCO). Il n’existe pas aujourd’hui de dépistage organisé du CaP. L’objectif de cette analyse était d’évaluer la pratique du dépistage du CaP dans la population française sans antécédent de cancer entre 2005 et 2016.


Méthodes

Les enquêtes EDIFICE se sont intéressées, depuis 2005, à la connaissance et aux comportements des Français face au dépistage des cancers. La pratique du dépistage a été évaluée selon la réponse à la question : « Avez-vous déjà fait un dépistage du CaP ? » Les réponses ont été analysées en fonction de l’âge, de la catégorie socioprofessionnelle et du niveau de précarité sociale.


Résultats

Après une forte augmentation entre 2005 et 2008 (de 36 % à 49 %, p ≤0,01), une baisse significative du taux déclaré de dépistage du CaP a été observée entre 2014 (49 %) et 2016 (42 % ; p =0,02). Cette baisse se répercute principalement dans les catégories socialement favorisées et chez les plus jeunes (50–54 ans). Les pratiques de dépistage restent identiques chez les hommes plus âgés.


Conclusion

La perception de l’efficacité du dépistage du CaP pourrait expliquer les changements de comportement dans la population française. Cette baisse de participation au dépistage du CaP nécessite une surveillance afin d’éviter une perte de confiance générale dans le dépistage des cancers.


Niveau de preuve

3.


Introduction

Prostate cancer (PCa) is the most common cancer amongst men in 2018 in Europe. The issue of PCa screening in the general population has been debated following the publication of international European (ERSPC) and North American (PLCO) studies. There is currently no organised PCa screening. The objective of this analysis was to evaluate the practice of PCa screening in the French population with no history of cancer between 2005 and 2016.


Methods

Since 2005, the EDIFICE surveys have focused on the knowledge and behaviour of French people with regard to cancer screening. The practice of screening was evaluated according to the answer to the question: “Have you ever done PCa screening?” Responses were analysed according to age, socio-professional category and level of social precariousness.


Results

After a strong increase between 2005 and 2008 (from 36% to 49%, P 0.01), a significant decrease in the reported PCa screening rate was observed between 2014 (49%) and 2016 (42%; P =0.02). This decrease was mainly reflected in the socially advantaged categories and in the youngest age group (50–54 years). Screening practices remain the same in older men.


Conclusion

The perception of the effectiveness of PCa screening could explain the changes of behavior in the French population. This decrease in participation in PCa screening requires monitoring to avoid a general loss of confidence in cancer screening.


Level of evidence

3.

Éditorial
Editorial
2020
- Éditorial
- Réf : Prog Urol, 2020, 6, 30, 299-300




 

Efficacité des dispositifs médicaux pour le traitement endovésicale des tumeurs de vessie non infiltrant le muscle: revue de la littérature
The role of device-assisted therapies in the management of non-muscle invasive bladder cancer: A systematic review
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 6, 30, 322-331




 

Évaluation à court terme de la mini-bandelette Altis® dans l’incontinence urinaire d’effort chez la femme
Short-term evaluation of Altis® single-incision sling in women stress urinary incontinence
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 6, 30, 346-352


Introduction

Le traitement chirurgical de l’incontinence urinaire d’effort est aujourd’hui dominé par les bandelettes sous-urétrales. L’Altis® (Coloplast) est une mini-bandelette à incision unique et tension ajustable. L’objectif de cette étude était de rapporter les résultats en termes d’efficacité et de morbidité de la mini-bandelette Altis à un an.


Matériels et méthodes

Il s’agit d’une étude monocentrique, rétrospective, réalisée dans le centre hospitalier universitaire, entre février 2015 et mai 2018. Les patientes étaient âgées de plus de 18 ans et présentaient une incontinence urinaire d’effort majoritaire avec présence d’une hypermobilité urétrale et corrigée par les manœuvres de soutènements, en échec des traitements conservateurs. Le recueil se faisait de manière prospective, à l’inclusion, au moment de la pose, à 6 semaines, à 6 mois, et à 1 an postopératoire. Le critère principal de jugement était le taux de guérison à 12 mois.


Résultats

Trente patientes ont été incluses dans l’étude. L’âge moyen était de 45,4±12,9 ans. Le score ICIQ-UI moyen était de 13,5±4,06 et le Pad Test médian était de 12g. Quatre-vingt-treize pour cent des procédures se déroulaient en chirurgie ambulatoire. La durée opératoire moyenne était de 22,2minutes. Le taux de guérison à 12 mois était de 75 %. 14,2 % de nos patientes étaient en échec du traitement.


Conclusion

Nos résultats à court terme montrent une bonne efficacité de la mini-bandelette Altis. Mais sa place reste à définir par rapport aux autres techniques, TVT, TOT et techniques non prothétiques.


Niveau de preuve

3.


Introduction

Midurethral slings are the main surgical treatment of stress urinary incontinence. Altis is a minimally invasive single-incision sling system. The aim of this study is to report the safety and efficacity results during a year of follow up.


Materials and methods

This single-centre and retrospective study has been performed in a university hospital, between February 2015 and May 2018. We included women aged more than 18, complaining a stress urinary incontinence with a urethral hypermobility and positive support maneuvers, who had failed from non surgical treatment. A prospective data collection has been done at the moment of inclusion, peroperative time, at 6 weeks, 6 months and a year after the procedure. The main evaluation criteria was the cure rate at twelve months.


Results

Thirty patients were included in our study. The mean age was 45,4±12,9 years old, the mean ICIQ-UI score was 13,5±4,06 and the median pad test was at 12g. Ninety three percent of the procedures were done as ambulatory surgery. The average operating time was at 22,2minutes. Overall, 75% of our patients were objectively cured and 14,2% were in fail of this treatment.


Conclusion

The short term results show a good efficacity and safety of this procedure. But its place remains to be defined in relation to other techniques, TVT, TOT and non-prosthetic techniques.


Level of evidence

3.

Évaluation de la prise en charge de la dysfonction érectile par les urologues français en 2018
Evaluation of care given to patients suffering from erectile dysfunction by French urologists in 2018
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 6, 30, 318-321




 

Impact des autodilatations urétrales sur la morbidité du sphincter urinaire artificiel, après le traitement endoscopique de la récidive de sténose de l’anastomose vesico-uretrale
Influence of urethral self-dilatation on the morbidity of the artificial urinary sphincter after endoscopic treatment of recurrent stenosis of the vesicourethral anastomosis
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 6, 30, 304-311


Objectif

Analyser la morbidité de la pratique des autodilatations (AD) quotidiennes chez les patients opérés d’une prostatectomie totale, appareillés par sphincter urinaire artificiel (SUA) pour incontinence urinaire (IU) et qui ont présenté une récidive d’une sténose de l’anastomose vésico-urétrale (SAVU) traitée par voie endoscopique.


Matériel et méthodes

Cent trente-huit patients appareillés par SUA pour IU entre 1998 et 2007 ont été divisés en deux groupes. Trente-cinq ont pratiqué des AD pour SAVU récidivante (groupe AD) et 103 patients n’ont pas réalisé d’AD (groupe sans AD). Ces deux groupes ont été comparés pour le taux d’explantation (érosion-infection), de révisions (atrophie urétrale et défaillance mécanique) et les résultats fonctionnels à 2 ans. L’analyse statistique en uni- et multivariée a pris en considération les facteurs de confusions tels que l’âge et l’antécédent de radiothérapie. L’évaluation fonctionnelle a été faite par les questionnaires validés IQoL, Ditrovie et MHU.


Résultats

Les patients des deux groupes étaient comparables sauf pour l’importance de l’incontinence urinaire évaluée par PAD test et les questionnaires. Le taux d’explantation était significativement plus élevé dans le groupe « AD » ( 20,0 % (5,6–32,2) vs  4,85 % (0,30–11,5)) et  , p =0,008). Il n’a pas été constaté de différence significative entre les deux groupes pour le taux de révision chirurgicale (32 % vs 20 %, OR=0,44, p =0,09). Les résultats fonctionnels à deux ans ne montraient pas de différence significative.


Conclusions

La pratique des autodilatations pour récidive de sténose d’une anastomose vésico-urétrale postprostatectomie expose les patients appareillés par un SUA à un taux d’explantation plus élevé.


Niveau de preuve

3.


Objective

To analyze the morbidity of the practice of daily self-dilatation (SD) in patients undergoing total prostatectomy, who have had artificial urinary sphincter (AUS) for urinary incontinence (UI) and who have had a recurrence of endoscopically treated vesicourethral anastomosis (VUS) stenosis.


Materials and method

One hundred and thirty-eight patients with SUA for urinary incontinence (UI) fitted between 1998 and 2007 were divided into two groups. Thirty-five patients have had used self-dilatation (SD) for recurrent anastomotic stenosis (SD group) and 103 patients did not perform SD (non-SD group). These two groups were compared for explantation rate (erosion-infection), revision rate (urethral atrophy and mechanical failure) and 2-year functional results. The uni- and multivariate statistical analysis taken into consideration confounding factors such as age and radiotherapy history. The functional assessment was done by the validated IQoL, Ditrovie and MHU tests.


Results

Patients in both groups were comparable except for the importance of urinary incontinence assessed by PAD test and questionnaires. The explantation rate was significantly higher in the “SD” group (28.5% vs 7.77%) and (OR=4.68, 95% CI [1.490–15.257], P =0.006). There was no significant difference between the two groups in the surgical revision rate (32% vs 20%, OR=0.44, P =0.09). The functional results at two years did not show any significant difference.


Conclusions

The use of self-dilation for recurrence of stenosis of vesicourethral anastomosis after prostatectomy exposes patients fitted with an SUA to a higher explantation rate.


Level of evidence

3.

Injection intra scrotale de toxine botulique A, une demande esthétique masculine: technique et limites
Intrascrotal injection of botulinum toxin A, a male genital aesthetic demand: Technique and limits
2020
- Articles originaux
- Réf : Prog Urol, 2020, 6, 30, 312-317




 

Les thérapeutiques non chirurgicales de la maladie de Lapeyronie : état des lieux des connaissances actuelles
Non-surgical management of Peyronie's disease: State of current knowledge
2020
- Revue de la littérature
- Réf : Prog Urol, 2020, 6, 30, 353-364


Contexte

La maladie de Lapeyronie (ML) est une maladie inflammatoire de la verge, qui entraîne la formation de plaques fibreuses cicatricielles de l’albuginé avec une courbure et un raccourcissement du pénis lors des érections. Il n’existe pas de standard international pour l’évaluation, le suivi ou le traitement de cette pathologie. Nous présentons dans cet article une revue de la littérature concentrée sur les stratégies thérapeutiques décrites. Un algorithme est suggéré pour faciliter l’évaluation et la prise en charge des patients.


Matériels et méthode

La revue de la littérature a été réalisée selon la stratégie PRISMA en utilisant la base de données PubMed et les termes Mesh : « Peyronie », « disease », « treatment » et « diagnosis ». Les résultats sont présentés d’une manière descriptive.


Résultats

Plusieurs traitements ont été proposés sans études randomisées prospectives englobant assez de patients. L’efficacité des thérapies par voie orale est supérieure dans le cadre d’une prise en charge multimodale de la phase aiguë de la maladie. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens et le para-aminobenzoate de potassium sont supérieurs aux autres molécules pour le contrôle de la douleur. Le traitement local par vérapamil gel, l’iontophorèse et les injections intra-lésionnelles de vérapamil, d’interféron alfa-2b et de collagénase clostridium histolyticum (CCH) ont révolutionné le traitement de la ML en modifiant la taille de la plaque et l’angulation du pénis. Les thérapies alternatives par traction ou par ondes de choc extracorporelles paraissent prometteuses. La CCH intra-lésionnelle est le seul médicament approuvé par l’agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (FDA). Le tunellage de la plaque avant les injections de CCH améliore davantage l’angulation.


Conclusion

Il existe une myriade de thérapeutiques non chirurgicales disponibles pour la prise en charge de la ML, mais les preuves scientifiques de leur utilisation sont faibles. Des études supplémentaires à grande échelle sont nécessaires pour évaluer les pratiques actuelles, et concevoir des traitements plus efficaces.

Prise en charge de la sténose de l’urètre chez les candidats au sphincter artificiel urinaire : le mieux est-il toujours l’ennemi du bien ?
Urethral stricture management in male candidates to artificial urinary sphincter: Is the best always the enemy of the good?
2020
- Commentaire à...
- Réf : Prog Urol, 2020, 6, 30, 301-303




 

COVID-19
2020
- Traitement
Recommandations du Comité d’Andrologie et de Médecine Sexuelle de l’AFU concernant la prise en charge andrologique et en médecine sexuelle durant la crise sanitaire liée au COVID-19
2020
- Recommandations
Introduction 

Objective: To assist Urologists in the management of andrological and sexual medicine pathologies during the COVID-19 crisis. 
Material and method: Use of the formalized consensus method

Results: The medical and surgical management of patients in andrology and sexual medicine must be adapted.  Consultations should, as far as possible, be carried out by tele-consultation. For operative procedures, the delay between the operative decision and the date of (re)scheduling of the procedure will depend on (1) the level of criticality of the clinical situation, (2) the type of intervention, (3) the functional and psychological repercussions, including quality of life while waiting for the procedure, (4) the notion of losing the chance of having an optimal outcome, (5) the risk of potential complications from delaying a procedure for too long, and (6) taking into account the patient's risk factors for severe forms of COVID-19. The protection of urologists from COVID-19 should be considered. Each Urologist must make the best decision for the patient, taking into account the acceptable time frame and quality of life impact before surgical management, the COVID risk parameters, the technical and anesthetic feasibility and the structural possibility of the health care institution to ensure a specific dedicated pathway during the COVID-19 health crisis.

Conclusion: The management of andrological and sexual medicine pathologies must be adapted to the COVID-19 crisis context. Some patients may require surgery, including in emergency. These recommendations are transitional and will end with the COVID-19 crisis.
 

Mots clés:
priapisme / Infertilité masculine / Maladie de Lapeyronie / vasectomie / Transsexualisme
Mots-clés:
priapism / Male infertility / Peyronie’s disease / vasectomy / Transsexualism
Recommandations du Comité d’Andrologie et de Médecine Sexuelle de l’AFU durant la crise sanitaire liée au COVID-19
2020

Chers collègues,

La prise en charge des patients d’urologie est actuellement bouleversée par l’épidémie de COVID-19. L’essentiel des ressources humaines et matérielles des établissements de santé français a été redéployé vers la prise en charge des patients infectés. Les activités de consultation, de traitements médicaux et plus encore chirurgicaux en établissements de santé sont réduites du fait des procédures de confinement de la population et de l’épargne des plateaux techniques chirurgicaux.

Recommandations CCAFU sur la prise en charge des cancers de l’appareil urogénital en période d’épidémie au Coronavirus COVID-19.
2020
- Recommandations
Résumé

 

Objectif : La population française est confrontée à la pandémie de COVID-19 et le systèmes de santé a été réorienté en urgence pour la prise en charge des patients atteint du coronavirus. La prise en charge des cancers de l’appareil urinaire et génital masculin doit être adaptée à ce contexte.

Matériel et méthode : Un avis d’experts documenté par une revue de la littérature a été formulé par le Comité de Cancérologie de l’Association Française d’Urologie (CCAFU).

Mots clés:
Cancer de la prostate / cancer du rein / Cancer de la vessie / Cancer du testicule / cancer du pénis
Recommandations du Comité Lithiase de l’Association Française d’Urologie pour la prise en charge des calculs urinaires durant la crise sanitaire liée à la pandémie à COVID-19.
2020
- Recommandations
Les objectifs :
  • Limiter la fréquentation des urgences par les patients lithiasiques (risque de contamination et augmentation de la charge de travail aux urgences)
  • Limiter la consommation d’antiinflammatoires non stéroïdiens (AINS) tant que leur innocuité n’est pas totalement démontrée dans ce contexte
Mots clés:
COVID-19 / Lithiase