Prise en charge urologique de la lithiase cystinique du haut appareil urinaire. Modalités et indications

16 juillet 2001

Mots clés : Lithiase, composition chimique du calcul
Auteurs : Robert M, Rakotomalala E, Guiter J, Navratil H
Référence : Prog Urol, 1998, 8, 32-40
Relativement rare, la lithiase cystinique urinaire traduit un trouble héréditaire du transport des acides aminés dibasiques et se caractérise par de fréquentes récidives. Malgré les remarquables progrès du traitement urologique de la lithiase du haut appareil urinaire, sa prise en charge demeure problématique. Les calculs de cystine sont en effet tout particulièrement résistants aux ondes de choc extracorporelles et relativement peu accessibles au laser pulsé à colorant (504 nm). A cette exception près, les techniques endo-urologiques représentent souvent la solution thérapeutique la mieux adaptée mais leur morbidité ne doit pas être négligée. Les caractéristiques physico-chimiques de cette lithiase permettent d'autre part d'envisager une dissolution par alcalinisation urinaire ou formation de composés disulfures. Parallèlement aux traitements oraux, qui constituent la base de la prévention des récidives, la dissolution peut être obtenue par perfusion directe de la voie excrétrice urinaire. Cette approche requiert souvent une irrigation de plusieurs semaines et expose aux complications spécifiques du cathétérisme notamment percutané. Associant essentiellement dilution et solubilisation de la cystine urinaire, la prophylaxie pose le problème des effets secondaires potentiels du traitement pharmacologique. Aisément accessible, le dépistage de la cystinurie peut être systématique ou limité aux familles concernées. L'incidence ainsi que la fréquente bénignité de la cystinurie tendent cependant à limiter son intérêt ainsi que ses indications.