Prévention des récidives des tumeurs de vessie de stade pTa par instillation endovésicale de BCG.

16 juillet 2001

Mots clés : Vessie, tumeur urothéliale superficielle, BCG
Auteurs : Wetzel O, Glémain P, Bouchot O, Guillonneau B, Baron M, Buzelin JM, Auvigne J
Référence : Prog Urol, 1993, 3, 595-607
Afin d'apprécier l'efficacité à long terme et la tolérance de l'immunothérapie par instillations endo-vésicales de BCG dans le traitement des tumeurs de vessie de stade pTa, 45 patients ont été inclus dans une étude rétrospective (recul moyen de 52,7 mois, extrêmes: 12-87 mois).41 patients (91%) ont répondu à l'immunothérapie: 24 (53%) n'ont pas présenté de récidive avec un recul moyen de 49,4 mois (extrêmes: 19-87 mois), 17 (37,7%) ont été améliorés par le traitement puisque le délai entre les récidives a significativement augmenté. 4 patients (8,8%) n'ont pas répondu à la BCG-thérapie avec une progression chez l'un d'entre eux (évolution vers une papillomatose vésicale stade pTa G 3). La tolérance locale fut mauvaise pour douze malades (26,6%) imposant l'arrêt ou l'espacement des instillations. D'autres complications telles une prostatite et une poussée fébrile intense ont été observées. 3 patients ont gardé après arrêt du traitement, des troubles mictionnels à type de pollakiurie intense en rapport avec une petite vessie sequellaire. Ni le grade, ni la fréquence des récidives avant traitement, ni le caractère uni ou multifocal, ni le siège de la tumeur initiale n'ont semblé être des critères de réponse à la BCG-thérapie et n'ont pu représenter à eux seuls des indicateurs pronostiques à l'échelle individuelle.