Poches sous-uréthrales de la femme. A propos de 6 cas

16 juillet 2001

Mots clés : Urèthre, Femme, Diverticule, lésion
Auteurs : Anidjar M, Martin O, Méria P, Hermieu JF, Delmas V, Boccon-Gibod L
Référence : Prog Urol, 1993, 3, 778-786
6 patientes d'âge moyen 40 ans présentant une poche sous-uréthrale ont été traitées d'août 1990 à octobre 1992. Les signes fonctionnels les plus fréquents ont été des infections urinaires récidivantes (2/3 des cas) et un écoulement uréthral post-mictionnel (1 cas sur 2). L'examen clinique n'a qu'une fois sur deux retrouvé une masse vaginale antérieure sensible. Seules l'uréthrocystographie ascendante et mictionnelle et l'échographie endovaginale ont toujours montré l'image directe ou indirecte du diverticule. Les patientes ont été soumises à l'exérèse de la poche sous-uréthrale par voie basse en décubitus ventral, après stérilisation des urines par une antibiothérapie prolongée. Le drainage des urines s'est fait le plus souvent par cathéter sus-pubien permettant de réaliser une cystographie descendante au 15ème jour avant clampage puis ablation. Toutes les patientes sauf une ont repris d'emblée une miction satisfaisante sans dysurie, ni incontinence urinaire d'effort; une patiente a repris des mictions de façon retardée avec sensation de vidange vésicale incomplète, mais elle urine normalement à trois mois. Avec un recul de 2 mois à 2 ans (recul moyen 13 mois), toutes les patientes sont asymptomatiques. Les examens d'imagerie post-opératoires (UCAM, échographie endovaginale) ont montré dans 5 cas une disparition de la poche sous-uréthrale. Une patiente a conservé une image de poche résiduelle de petite taille sur la cystographie descendante au 15 ème jour. Les poches sous-uréthrales sont une affection rare de la femme d'âge moyen, à rechercher systématiquement devant des infections urinaires inexpliquées et dont l'exérèse chirurgicale par voie vaginale en position ventrale, donne de très bons résultats.